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CONCLUSIONS

Nous avons essayé de montrer que contrairement à l'opinion classique, le diagnostic de paralysie infantilé peut être difficile; que les seules notions de paralysie flasque, massive, rapidement installée, à tendance régressive, sont insuffisantes à caractériser la poliomyélite antérieure aiguë et qu’elles sont aujourd'hui dépassées. On trouve en effet à quelques nuances près le même syndrome dans diverses affections qui, selon toute vraisemblance, sont indépendantes de la paralysie infantile :

Encéphalite aiguë (type Beriel, Devic, Verge, Cruchet) ;

dans certains syndromes ide Guillain Barré;

dans certaines paralysies consécutives à des affections générales et probablement aussi dans nombre de névraxites aiguës mal classées.

Il semble que le cadre de la paralysie infantile ait été inconsidérément élargi et qu’on y a introduit des faits qui lui étaient étrangers.

La carence des arguments cliniques fait ressortir la nécessité de chercher sur d’autres bases un terrain qui permettent d'établir des limites précises à la maladie de Heine Medin.

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Nous avons vu qu’à l’heure actuelle il n’est pas de données histologiques ou bactériologiques qui autorisent des espoirs dans ce sens.

Ces limites, nous avons essayé de le montrer, sont particulièrement fragiles quand elles séparent la paralysie infantile des encéphalites aiguës, malgré des mois et des années d’évolution, certains cas restent classés différemment par les auteurs les plus qualifiés.

Avec notre maître, le Docteur BABONNEIX, nous avons été amenés à penser que ces difficultés ne pourront être surmontées que le jour où un critère biologique nouveau, pratique et irréfutable sera trouvé, permettant un regroupement sémiologique et une refonte complète des cas englobés jadis dans le cadre de la maladie de Heine Medin.

Ce ne sont sans doute là qu'hypothèses, mais il nous a semblé qu’elles méritaient d’être formulées au terme d’une étude qui n’avait d’autre but que de rappeler certaines difficultés que pose le diagnostic de la paralysie infantile.

Vu : Le Président de Thèse, Vu : Pour le Doyen,

NOBÉCOURT,. M. TIFFENEAU.

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris,

G. Roussy.

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