OBSERVATION I
MtGr. (RS 148 ans.
Entrée, dans le Service où elle est envoyée par le D' M... qui avait été appelé en consultation.
Rien à signaler dans ses antécédents héréditaires: dans les antécédents personnels, on ne trouve pas de maladie de la première enfance, mais la malade dit avoir été toujours une enfant délicate.
Réglée tardivement à 17 ans, elle a depuis des règles normales, indolores.
A 25 ans, elle a eu un fils; tout se passe très bien.
En 1927, elle présente des métrorragies et elle est soignée à l'hôpital Beaujon pour métrite hémorragique et on lui fait un currettage.
Première crise. — Il y a deux ans environ, sans
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aucun symptôme prémonitoire à la fin de ses règles (exactement quarante-huit heures après le début de celles-ci), M" Gr. est réveillée la nuit par une douleur atroce lui arrachant des cris accompagnés de vomissements.
Le D' M... appelé dans la nuit, calme M" Gr. par une injection de inmorphine. Aucun diagnostic n'est porté.
Le lendemain, la crise était terminée.
Les règles suivantes furent indolores mais très peu abondantes.
Deuxième crise. — Trois mois après, dans des circonstances absolument semblables (la nuit, à la fin des règles, crise absolument identique.
Troisième crise. — Diurne un an après.
Quatrième crise. — Le 17 juin 1939, M" Gr. se lève vers 8 heures et s’apprête à ses occupations; elle se trouve une fois de plus à la fin de sa période menstruelle. ;
A 8 h. 15, elle doit se jeter sur son lit en proie à une douleur terrible siégeant dans la fosse iliaque droite, qui lui arrache des hurlements. Elle vomit. On applique, en vain, des compresses laudanisées.
Le D' M. est appelé d'urgence, donne un lavement laudanisé et une piqûre de morphine sans résultat. On met de la glace; la douleur se calme un peu. Mais, le lendemain matin, elle reprend et c’est alors qu’elle est amenée à l’hôpital.
La température est à 37°; le pouls à 80.
L’utérus est en position normale, de taille et de consistance normales.
Le cul-de-sac droït est occupé par une masse de la grosseur d’une petite orange et de consistance dure, à peine douloureuse et séparée de l’utérus par un sillon.
2e Ne Ar CD
Le diagnostic de hyste de l'ovaire tordu est posé et l’on opère.
On fait une très large incision transversale suspubienne.
A l'ouverture du ventre, on trouve, recouvert d’adhérences épiploïques et intestinales, une masse de la grosseur d’une tête d'enfant de 3 ans. On pense à un kyste de l’ovaire. Cette masse est facilement libérée à la compresse de ses adhérences et énucléée.
On s’aperçoit alors qu'il s’agit d’un énorme kyste salpingien gauche dont le pédicule est plusieurs fois
tordu sur lui-même à sa base, torsion dans le sens des aiguilles d’une montre.
Ablation de ce kyste avec l’ovaire gauche.
L’utérus présente trois où quatre fibromes allant de la taille d’une prune à celle d’une mandarine.
Hystérectomie sub-totale par procédé classique. Evidemment du col. L’appendice est long et rouge et est enlevé.