‹ Contribution au Diagnostic et au Traitement des Affections de l'Utérus de la VacheChapitre 25 sur 27 · DE ES · texte numérisé non relu

DE ES

grosseur du poing sur l'ovaire G, 2 kystes de la grosseur de la tête d’un enfant sur l’ovaire D.

L’éciatement est pratiqué immédiatement et sans grande conviction, la vache entre en chaleurs le 4 avril, est saillie et fécondée.

Exploitation F..., à S.., 27 août 1923.

OBs. 3. — Vache croisement hollandais-normand, 7 ans, vêlée depuis décembre; est devenue nymphomane en mars; traitée tardivement parce que très bonne laiïtière:

Diagnostic : Endométrite catarrhale, kyste ovaire D, de la grosseur d’une noix.

La rupture est pratiquée, après quelques jours de calme, la vache redevient nymphomane.

Visitée de nouveau le 16 septembre, elle porte un nouveau kyste de l’ovaire D; la rupture pratiquée inrmédiatement, amène le calme ; les chaleurs réapparaissent le 27 ; la vache est saillie et fécondée.

Elle à avorté au début de 1924, n’a plus présenté de nymphomanie, à été saillie et fécondée normalement, et a vêlé normalement en 1925.

Exploitation H.., à F..., 12 avril 1924.

OBs. 4. -- Vache normande, 11 ans, vêlée depuis novembre 1923, a présenté alternativement des périodes de calme et de nymphomanie.

Diagnostic : Endométrite catarrhale, kyste et corps jaune sur l'ovaire D.

L'énucléation du corps jaune et l'éclatement du kyste sont pratiqués immédiatement ; la vache entre en chaleurs le 19, est saillie et fécondée.

Exploitation R..., à Er, 16 avril 1924.

OBS. 5, — Vache normande, 8 ans, achetée en février

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et vêlée le 19, a présenté de la nymphomanie dès ses premières sorties.

Diagnostic : Endométrite catarrhale, kyste ovaire D.

Eclatement pratiqué immédiatement; le 18, la vache est calme et, laissée en liberté avec ses congénères, repousse les autres vaches qui avaient pris l’habitude de monter sur elle, elle a cessé ses beuglements de taureau.

Le 25 elle est redevenue nymphomane, est visitée die nouveau le 29 ; un nouveau kyste est trouvé et rupturé immédiatement. La guérison se produit mais ne dure que quelques jours.

L'expérience est poussée 7 fois consécutives et chaque fois après une guérison fugace la nymphomanie réapparaît avec la même intensité.

En désespoir de cause, la vache est castrée le 11 août; l’ovaire présente la trace cicatricielle des différentes ruptures ; le kyste s’est reproduit 4 fois ; dans 3 autres cas, c’est un autre kyste qui s’est formé et a été rupturé.

D. Traitement danois.

Alors que les Suisses avec Hess portaient toute leur attention sur les ovaires, les Danois avec Albrechtsen les négligeaient systématiquement et réservaient tous les soins à la matrice.

__ Zschokke note cependant que lorsque la muqueuse de l'utérus est infectée et plus ou moins recouverte de sécrétion, la stérilité est de règle.

Albrechtsen, examinant de 1906 à 1908, avec la collaboration de son aide Niessen Peitersen, 400 vaches

stériles, trouve toujours une infection catarrhale et

des lésions du col.

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Il vient naturellement à l’idée de traiter ces lésions primitives; par l'expérience, j'en suis arrivé à placer les autres méthodes avant celle-ci, mais il est hors de doute que la méthode danoise donne des résultats satisfaisants.

Le traitement danois consiste dans l'irrigation de l'utérus. Cette irrigation peut sembler assez difficile, parce que pratiquée longtemps après l’accouchement. alors que le col est fermé; mais il ne faut pas oublier que dans toutes affections utérines (sauf le pyomètre), le col n’est pas tout à fait imperméable, puisqu'il livre le passage à un écoulement plus ou moins abondant.

On peut d’ailleurs, comme J6hnk, profiter des chaleurs pour opérer sur un col plus largement ouvert; mais on opère alors sur des organes congestionnés physiologiquement, et cela n’est nécessaire que très rarement.

Albrechtsen introduit un crochet dans l’ouverture du col, puis il le tire en arrière entre les lèvres de la vulve, place sa pince spéciale (pince de Museux de 36 centimètres de longueur) un mors dans l’orifice, l’autre sur le bord externe: le col est ainsi fixé solidement et un speculum vaginal appliqué alors permet l'examen plus facile du col et l'introduction des sondes.

Ces dernières sont introduites dans l’orifice externe et poussées en avant, par un mouvement de va et: vient, de haut en bas et de droite à gauche, à travers

Jes replis du col. Quand le col est fixé solidement en

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position horizontale, l'opération est sans danger: le col ayant une longueur de 8 centimètres environ, on arrive bientôt dans la matrice; il est toujours possible de se guider par la voie rectale.

Il n’est pas nécessaire de pousser la sonde jusque dans les cornes. la bifurcation de celles-ci m'arrivant pas jusqu’à l’ouverture interne du col; l'injection se répartit dans tout l'utérus. L'opération est même dangereuse, surtout idans les pyomètres où les parois utérines sont très minces.

Albrechtsen et Wester recommandent une ou plusieurs, irrigations à l’eau bouillie tiède, jusqu'à ce qu'elles ressortent claires; puis une dernière avec la solution physiologique de sel marin à 9 pour 1.000; la quantité de liquide à injecter est d'après Stälfors de 100 à 400 grammes.

Pendant l’opération, il y a intérêt à masser lutérus par la voie rectale. Schumann recommande de secouer la pince, de façon à mettre le liquide en contact avec toute la muqueuse. Quand l'utérus est vide, on injecte une solution iodo-iodurée

LOTO RS EM SANTE QU: Ro Iodure de potassium ..... ; 3 Hausse DER STAR EE re 01

On pratique le massage de l'utérus pendant quelques minutes, puis la vidange; il y a intérêt à éviter de laisser le liquide s’écouler sur la muqueuse vaginale, qui est beaucoup plus sensible que la muqueuse utérine.

Pour les injections, Albrechtsen se sert de préfé-

rence de sondes en gomme ‘de diverses dimensions; pour les plus fines il est nécessaire d'introduire un mandrin métallique; mais il emploie également des sondes métalliques. L’injection se fait au moyen de seringues de verre ou d’ébonite.

Différentes solutions ont été utilisées, mais n'ont pas la valeur du Lugol : l'alcool dilué pour dissoudre les sécrétions graisseuses, le lysol à 1 %, l’alun à 2 %, le chinosol à 1 %, le pyoctanin à 1 %, l’eau oxygénée, la teinture d’iode à 1 %. é

Le procédé a été modifié par Williams: il ne se sert pas du crochet, mais il prend le col avec une longue pince de 50 centimètres, qu'il applique sur un des côtés des bords du col, il tire ce dernier entre les lèvres de la vulve, applique une deuxième pince de 37 centimètres sur le bord opposé du col et découvre largement l’orifice cervical. Il se sert de sondes métalliques à double courbure.

Si le col est étroit, il est indiqué de se servir de dilatéurs, qu'on introduit dans l'orifice cervical et que l’on fait cheminer petit petit; je n’ai jamais eu à m'en servir.

L’instrumention a été très développée : pinces d’'Albrechtsen, de Stälfors, de Knowles : dilateurs .d’Albrechtsen, de Stälfors. de Palmer; sondes métalliques à double ou simple courant. Les premières ont l'inconvénient de s’obstrurer facilement avec les mucosités. Pour pousser l'injection, certains auteurs recommandent la pompe utérine aspirante et ‘foulante. Oppermann n'en est pas partisan, à cause des

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ruptures possibles de l’utérus et de métrites graves. probablement dues à des fissures de la muqueuse sous l'influence ide la pression exagérée.

Personnellement, j'ai cherché à simplifier l’opération et à éviter l'emploi d’une instrumentation encombrante et inutile. L'essentiel est de fixer le col ; je donne la préférence à la technique de Williams; je me sers des sondes en gomme qui sont moins dangereuses, ou de soudes métalliques à simple courant; j'injecte les liquide avec une simple seringue de 300 centimètres cubes. Le lavage préliminaire doit être abondant; il faut que le liquide ressorte très clair. ;

Au lieu de linjection de solution physiologique, je préfère l'injection d’une solution de fluorure de sodium à 1 pour 1.000; elle a l'avantage de dissoudre les mucosités glaireuses et à ce titre est employée en médecine humaine dans le traitement des cystites anciennes, c’est pourquoi elle était tout indiquée dans l’'endométrite; puis j'injecte la solution iodée.

Albrechtsen porte une grosse attention au traitement du col; je l'ai presque toujours négligé, la guérison de la métrite amenant celle du col.

Les dangers de l'opération sont minimes, si la technique est bien observée. On peut parfois idéterminer des perforations de la paroi utérine, mais elles ne sont pas toujours mortelles. J'ai noté un cas de rupture d’une corne utérine, qui s’est fort heureusement terminée, avec une péritonite localisée et un abcès ponctionné par le vagin. Je n'avais pourtant

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pas développé une force anormale en poussant l’injection, aussi je renonce à la pompe utérine et n'injecte jamais plus de 400 centimètres cubes de liquide.

Dans l’endométrite catarrhale, profitant de l'opinion de Jôhnk, je ne pratique d'ordinaire pas le traitement d’Albrechtsen, au moins au début. Le matin du rut, je fais pratiquer une irrigation vaginale abondante d’une solution aqueuse ide bicarbonate de soude à 2 %, une autre une heure avant la saillie ; l’ouverture du col est-elle suffisante pour permettre l’entrée d’une partie de la solution qui entre en contact avec la muqueuse utérine ? Y a-t-il neutralisation de l’alcalinité ? destruction de la spermatoxine ? Toujours est-il que cette intervention doit avoir une certaine efficacité, puisque la saillie est souvent suivie de fécondation.

Dans le pyomètre, la technique suivie est la même. Lorsqu'’en effet, la matrice a été vidée de son contenu

purulent et absolument détergée au moyen de lavages

à l’eau bouillie tiède, l'organe revient sur lui-même, Sa capacité diminue considérablement, et les 300 cm' de Lugol injectés sont suffisants pour en assurer l’antiseptie. |

Dans un grand nombre de cas de métrite purulente, et cela peut sembler extraordinaire, une seule injection suffit. Mais il est parfois nécessaire de renouveler plusieurs fois le traitement.

Quelques 6bservations permettent de juger de l'efficacité du traitement.

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Exploitation E..., au F.., 15 avril 1924.

OBSERVATION 1. — Vache normande, 5 ans ; métrite : purulente, vêlée en novembre, a été traitée sans succès par le Gamor et par l’énucléation d’un corps jaune : les ovaires sont normaux ; le traitement danois est pratiqué ; le 20, l’écoulement est arrêté, les chaleurs répaparaissent le 27 ; la vache est saillie et fécondée.

Exploitation L.., à M... 18 avril 1924.

OBs. 2. — Vache normande, 8 ans, métrite purulente, vêlée en décembre, a été traitée sans succès par la vaccinothérapie et l’énucléation d’un corps jaune ; les ovaires sont normaux ; l’injection de Lugol est pratiquée, le 25 l’écoulement est tari, les chaleurs réapparaissent le 30 ; la vache est saillie et fécondée.

Exploitation D... à E.…., 16 mai 1924.

OBs. 3. — Vache normande, 7 ans ; vêlée depuis 4 mois : pyométrie ; l’utérus est du volume d’une gestation de 4 mois, il m'est absolument imossible de saisir les ovaires ; l’opération est pratiquée, il s'écoule au moins 5 litres de pus ; la sécrétion purulente 8e tarit le 21 ; la vache est saillie le 1” juin et fécondée.

Exploitation C..., à S.., 12 avril 1925.

OBs. 4 — Vache normande, 8. ans, vêlée depuis: 5 mois, a présenté après le vêlage un peu de métrite purulente qui n’a pas été traitée ; depuis les rejets de pus sont peu importants et intermittents.

Métrite purulente ; le traitement danois est pratiqué; la sécrétion purulente ne se tarit pas ; nouveau traitement le 26, pas de succès ; puis le 13 mai, l'écoulement

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se tarit le 16, mais les chaleurs ne réapparaissent qu’en aoûtet spontanément. La vache est alors saillie et fécondée (diagnostic de gestation contrôlé).

E. Traitements mixtes.

Le traitement mixte le plus important est celui le plus employé en Allemagne : traitement simultané des ovaires et de la matrice. Même, Albrechtsen le recommande avec les ovaires kystiques.

Mais il est aisé de concevoir qu’un traitement mixte peut être institué avec l’un des traitements suisse ou danois et la vaccinothérapie.

D'ordinaire, je pratique le traitement des ovaires, puis l'injection intra-utérine, soit en même temps, soit quelques jours après. Ainsi dans le pyomètre, je fais d'abord l’énucléation des corps jaunes persistants, puis quelques jours après j'utilise la dilatation subie par le col, pour pratiquer un lavage utérin.

Mais il m'est arrivé de pratiquer l’opération en sens inverse. N’ayant pu saisir les ovaires, j'ai pratiqué d’abord l'opération danoise; après vidange de l'utérus suivie de son affaissement, les ovaires étant plus facilement accessibles, j'ai reconnu la présence de corps jaunes qui purent être énucléés.

Exploitation L.…., à M... 28 avril-3 mai 1924.

OBSERVATION 1. — Vache normande, 6 ans, traitée 2 fois sans succès pour pyomètre par l’énuecléation d’un corpS jaune récidivent ; l’énucléation d’un corps jaune est pratiquée de nouveau le 28 avril ; le 3 mai, la

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