INTRODUCTION
Exerçant dans un centre important d'élevage bovin, j'ai été frappé de la fréquence des maladies de l'utérus chez la vache. et des pertes considérables qu'elles faisaient subir aux éleveurs, du fait de la mortalité, de la morbidité, de la diminution du rendement laitier et de la stérilité consécutive.
Les causes tiennent pour une partimportante aux mauvaises conditions d'hygiène pendant la période de stabulation. En effet, les vaches sont entretenues pendant huit mois de l’année en liberté dans des prairies naturelles; les étables n’ont donc été construites qu’à regret et toujours elles sont insuffisantes. Pendant le séjour à l’étable qui correspond à celles des parturitions. les vaches sont entassées, au mépris de toute hygiène dans des locaux trop petits, mal aérés, mal éclairés, non pavés ou très mal. sans écoulement pour le purin, le plus souvent sans litière (la paille devant être achetée), ces vaches ne sont presque jamais pansées et sont couvertes d’excréments après quelques jours de ce régime.
Malgré tous nos conseils de vétérinaires ruraux et
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malgré l'influence que nous.arrivons à posséder auprès de nos clients, nous nous heurtons à des impossibilités matérielles qui ne seront pas vaincues avant longtemps. Les propriétaires ne construiront pas d’étables neuves fort onéreuses, alors que la ferme ne sera pas louée à un taux plus élevé ; les fermiers se résoudront difficilement à acheter une litière, devant être amenée des pays de culture, et revenant forcément à un prix élevé qui doit être déboursé entièrement. :
Il faut donc pour l'instant, tout en nous efforçant de jouer un rôle d’hygiénistes, employer les méthodes qui permettent de rendre la santé à nos malades le plus rapidement possible.
Or, les maladies de l'utérus, et particulièrement les maladies chfoniques, sont curables, même rapidement, en employant des moyens judicieux.
Le traitement des maladies aiguës est bien connu en France, et encore en a-t-on proposé un certain nombre dans lequel il faut choisir: celui des maladies chroniques y est à peu près inconnu, et l’on se contente bien souvent d’atiendre l’action bienfaisante du temps et du séjour au pâturage: cela peut durer fort longtemps sans être suivi d’un résultat satisfaisant. À l'étranger on a beaucoup travaillé la question et l’on est arrivé à de bons résultats en suivant 1des chemins différents. Il en résulte que nous avons aujourd'hui des armes sérieuses pour lutter contre ces maladies.
Dans la foule des traitements proposés Jusqu'à ce
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jour, j'ai cherché quels étaient les plus efficaces et les plus simples en clientèle rurale, l'ordre dans lequel il fallait les appliquer. C'est ce que j'ai essayé d'exposer dans ce modeste travail qui, forcément condensé. est exposé de la façon suivante
1° Classification clinique des maladies de l'utérus et diagnostic;
2° Traitement prophylactique ;
3° Traitement des maladies aiguës ;
4 Traitement des maladies chroniques.
L'utilité d’un diagnostic aussi précis que possible ne fait aucun doute, car le traitement ne peut êlre efficace que s'il est appliqué judicieusement : par exemple, il est important de différencier dès le début une métrite aiguë d’une métro-péritonite.
S'il y a un traitement prophylactique général, un traitement particulier pour les maladies aiguës, le traitement des maladies chroniques comporte des indications générales applicables à tous les cas el quelques-unes qui sont particulières à certaines formes cliniques.
J'appelle traitement suisse, les traitements préconisés par Hess et couramment appliqués en Suisse ; traitement danois le traitement relaté par Albrechtsen et en faveur au Danemarck ; {traitements mixtes le traitement combiné des deux méthodes, et principalement utilisé en Allemagne et au Danemarck; ou l’as-
sociation de l’un d'eux avec la vaccinothérapie.
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