‹ Contribution au traitement chirurgical de l'ovarite scléro-kystique: L'opération de Walther, résection subtotale de l'ovaireChapitre 16 sur 62 · TECHNIQUE OPÉRATOIRE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE OPÉRATOIRE

Les différents traitements de l’ovarite sclérokystique ont été exposés dans l'historique de cet essai; nous ne reviendrons pas sur leur description, nous contentant de décrire la technique de la résection subtotale, copiée sur la technique de Walther telle qu’elle se pratique à la clinique gynécologique de l'Hôpital Broca dans le Service du Professeur Jean-Louis Faure.

Nous faisons soit une laparotomie médiane sousombilicale, soit une incision de Pfannenstiel, soit dans quelques rares cas où, cliniquement, l'ovaire droit est seul en cause et où le gauche paraît à tous points de vue normal, une incision latérale basse de Mac Burney ou de Jalaguier. Nous reviendrons, après avoir exposé la technique générale, à la petite variante qu’oblige l'incision latérale.

La laparotomie, la pose des valves faite, la libération d’adhérences s’il y a lieu, on examine les deux ovaires, on les palpe, on recherche les lésions macroscopiques.

Après avoir protégé selon l’habitude le Douglas, on prend le ligament utéro-ovarien. Il ne faut, en effet, jamais saisir l’ovaire ni les trompes avec une pince

traumatisante. Le ligament utéro-ovarien, très solide,

LAN DPTES

avasculaire, permet de faire des tractions sans danger et même, en cas d'incision latérale, d'amener l'ovaire dans le champ opératoire. :

Nous mettons alors un fil aux deux extrémités, de chaque côté de l'ovaire, pour assurer l’hémostase transitoire pendant l'opération.

On procède alors à la résection subtotale selon la technique de Walther. On résèque à environ 5 mm. du méso et même souvent plus près, laissant alors une bande infime de tissu ovarien car les deux incisions transversales ne sont pas faites dans un plan horizontal mais, en tenant le bistouri, le manche un peu relevé, la section est faite un peu obliquement vers le méso ; lorsque les deux incisions sont faites, l'ovaire est réséqué presque totalement ; en effet, ses deux plans de section se rejoignent au milieu du lit de l’ovaire beaucoup plus profondément que le tracé superficiel de l'incision formant ainsi un angle dièdre dont l’arête correspond au grand axe de l'ovaire ; là région de l'ovaire qui se trouve près du méso est presque toujours dénuée de kystes; si l’on aperçoit une petite lésion, elle est grattée avec une fine curette.

Il faut maintenant faire une bonne hémostase, c’est capital.

Contrairement à la résection cunéiforme où le surjet fait en plein tissu ovarien est difficile (le catgut coupant le tissu ovarien friable et hémorragique), la résection subtotale fait porter le surjet près du méso dans un tissu solide, ne se coupant pas.

Walther fait un surjet d’affrontement, puis un

LEA ES deuxième surjet encerclant l'ovaire et assurant l’hémostase. Il propose ensuite de faire les deux surjets avec le même fil passé une fois pour l'affrontement, une deuxième fois encerclant pour l’hémostase.

Plus simplement, nous faisons un seul surjet à points passés, prenant l'ovaire au ras du méso, traversant la première section, apparaissant au fond de l'angle traversant la deuxième section et sortant à la hauteur où il avait pénétré à l'entrée ; ce surjet est passé au-dessus dés deux tranches et, serré, il ferme le dièdre, accole ainsi les deux sections et assure l’hémostase. On évitera de passer à travers le méso qui est très vasculaire.

On relâche alors les fils passés de chaque côté de l'ovaire pour s’assurer que la tranche ne saigne pas; si uñ point Saigneé légèrement, ce qui est exceptionnel, oh fait un point séparé horizontal en dessous de l’endroit incriminé.

Nous mettons quelquefois un drain de sécurité dans le Douglas. On le laissera quarante-huit heures.

En cas d'incision latérale, nous faisons celle-ci üñ peu basse puis, la malade étant en position demidéclive, un écarteur est placé dans la partie inférieure de l’incision iliaque; on voit alors les organes du petit bassin, le fond de l’utérus, la corne utérine; en arrière de celle-ci, on place une pince mousse (pince à plateaux) qui saisit le ligament utéro-ovarien sans léser ni la trompe ni l’arcade vasculaire utéro-ovarienne. La traction est sans danger sur ce ligament résistant et permet d’attirer l'ovaire dans la fosse iliaque. À ce

moment on pratique la résection subtotale de l'ovaire

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