SUITES OPÉRATOIRES
Les suites opératoires de l’opération de Walther sont en général très simples ; nous n'avons jamais observé de décès ; nous n'avons jamais observé de suites dramatiques ; nous n'avons même jamais observé de complications importantes. La température dépasse rarement 38 le lendemain de l'opération, quelquefois 3805, mais en quelques jours, elle retourne à la normale ; le pouls reste calme.
Le deuxième jour environ après l'opération, presque ‘toutes nos malades ont eu quelques petites pertes de sang : est-ce un léger suintement sanguin le long du surjet hémostatique ramené par les trompes ? On connaît l'expérience suivante : une solution aseptique de noir de fumée est injectée à travers le cul-de-sac du Douglas ; quelques jours après, ce noir est rejeté par le col utérin.
Nous croyons plutôt qu’il s’agit de petites règles provoquées par l’ablation des corps jaunes. Watrin a fait de petites résections d’ovaires et n’a jamais observé de pertes de sang ; il a réséqué des corps jaunes et
chaque fois il a obtenu dans les deux ou trois jours
des règles légères durant deux à trois jours.
Dans nos observations, elles ont été peu douloureuses.
Une fois, nous avons eu, par un point de suture de la paroi un écoulement jaune d’or (obs. XVD) qui a duré deux jours, sans élévation de température ét a disparu par simple lavage à l’éther. La malade est sortie vingt-deux jours après l'opération. La cicatrisation a été nôrmale.
Deux fois (obs. III) où l'on a fait l'opération dé Waither bilatérale avec ligamentopexie et (obs. XXXIV) où l’on a fait l'opération de Walther à droite seulement, après incision de Jalaguier nous avons obsérvé : après des suites normales, pendant six jours et dix jours, une montée de la température ; le touchér nous a fait découvrir un empâtement douloureux du Douglas et nous a commandé une colpotomie; les deux fois, la température est retombée à 37° immédiatement, il s'agissait dans les deux cas d’hématomes suppurés du Douglas.
Ce sont les seuls incidents que noùûs avons vus en six ans ; ils furent tous bénins ; jamais nous n’avons vu de suites opératoires qui ont pu provoquer la moindre inquiétude.