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l'avantage de pouvoir permettre facilement la ponction des petits kystes, car en cas de récidives douloureuses sur la greffe, cette ponction arrête presque toujours les douleurs ; l’ablation de la greffe serait facile et toujours bénigne si elle devait être faite ; de plus, ces greffes reprennent généralement très bien. Certains considérant alors les troubles laissés après castration, suivie de greffes comme peu graves par rapport à ceux de l’ovarite sclérokystique la préconisent comme l'opération de choix. Nous la réserverons à certains cas.
Chaque fois qu'il sera possible, nous conserverons par une hystérectomie fundique ou supra-isthmique une portion de muqueuse utérine qui, associée à un ovaire laissé en place, même en grande partie réséqué, ou même, plutôt, à une greffe, permettra de conserver au moins de très légères règles et ainsi d'éviter les accidents pénibles de la castration totale.
Ce sont les possibilités de guérison clinique, de suppression des troubles de la ménopause chirurgicale, de gestations ultérieures qui orientèrent la chirurgie moderne dans la voie conservatrice. Pour de nombreux auteurs, les interventions conservatrices ne peuvent guérir l'oyarite sclérokystique. Car, disent Forgues et Massabuau, si elles détruisent ou enlèvent les kystes les plus gros et les plus apparents, elles ne s'adressent pas à la cause de la maladie, elles n’enrayent pas le processus. Nous sommes de l'avis de Cotte persuadé, dit-il, « que cet état de l'ovaire est souvent transitoire et qu'il peut très bien disparaître
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après une intervention conservatrice ». En effet, en cas d'ovarite sclérokystique la conservation a donné de bons résultats et, actuellement, de nombreux chirurgiens en sont partisans.
La première de ces opérations fut l’ignipuncture ; dans les cas de petits kystes superficiels, elle peut donner des résultats, mais l'intervention nous montre rarement des lésions si légères et, dans ces cas, les résultats ne sont pas ceux que l’on pouvait attendre ; la moyenne des statistiques donne 50 ° de récidives. Les auteurs accusent soit les kystes non cautérisés qui aident à la reproduction de la maladie, soit la large sclérose consécutive à la cautérisation. De plus, les hémorragies par chute d’escarres sont fréquentes dans les suites opératoires.
La technique de Walther, grosse destruction par un pôle de l'ovaire ou celle de de Rouville, qui fend l'ovaire sur toute sa longueur pour brûler les kystes centraux, n’ont guère donné de meilleurs résultats. Les hémorragies sont rares dans ces cas, l’hémostase pouvant être assurée par un surjet enroulant l'ovaire, mais les grosses destructions dues au thermocautère donnent une sclérose énorme de l'ovaire. Nous n’avons pratiqué que trois ignipunctures depuis 1927 ; nous ne pouvons donc parler de nos résultats.
L'électrocoagulation, plus moderne, détruirait davantage le kyste en profondeur ; la chute d’escarres serait aussi abondante, la sclérose aussi envahissante; les récidives existeraient dans la même proportion.
La résection ovarienne a donné des résultats diffé-