‹ Contribution au traitement de la syphilis dans les maternités: Fonctionnement des maternités de l'Hôpital Tenon et de la CharitéChapitre 7 sur 29 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

De nombreux documents ont déjà été publiés sur le rôle des dispensaires annexés aux maternités pour la prophylaxie de l’'Hérédo-syphilis. La création de ces organisations préconisée par M. le Professeur Couvelaire a, en effet, pris rapidement une très grande importance en raison des excellents résultats qui ont été obtenus.

Nous avons pu prendre part pendant quelques mois, au fonctionnement de l’une de ces consultations spéciales, dans le service de M. le Professeur agrégé Lévy-Solal, ce qui nous à permis de nous initier à son organisation el d'étudier un certain nombre d'observations. Nous avons seulement retenu celles qui présentaient une relation suffisamment prouvée avec la syphilis et avons écarté toutes celles qui étaient incomplètes ou dans lesquelles le rôle de la syphilis pouvait être contesté.

Nous avons surtout essayé à l’aide de ces obervalions, en nous plaçant à un point de vue un peu particulier, de montrer par des chiffres et des faits, comment se présente en pratique la question du dépistage de la syphilis au cours de l’état puerpéral, question qui prend un très grand intérêt du fait du grand nombre de syphilis latentes ou ignorées, chez la femme.

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Nous tenons à remercier ici particulièrement M. le Professeur agrégé Lévy-Solal qui nous à accueilli dans son service avec une grande amabilité, ainsi que son assistant le Docteur P. Viard qui nous à prêlé son concours et a mis à notre disposition ses observations et une abondante

documentation personnelle,

PÉRÉESFSCOTDENTSIQUITONLE SUSPECGTERSESESY PETITS AURCOUIRSMDEUMECAIMPUERPERAL

Nous avons pu réunir 94 observations se rapportant à des femmes venues consulter pendant la durée de leur grossesse — ou bien envoyées à la consultation spéciale en raison d'accidents suspects survenus dans le service soit ‘au moment de l'accouchement, soit chez les nourrissons pendant leur séjour à la maternité.

On peut classer les cas de la façon suivante :

9 femmes sont venues consulter présentant des accidents spécifiques primaires ou secondaires.

11 femmes, parce qu'élant enceintes, el se sachant antérieurement atteintes de syphilis, elles sont venues suivre un traitement prophylaclique.

Dans tous les autres cas, la syphilis était ignorée el son existence certaine ou probable à été révélée par divers accidents :

31 femmes sont venues consulter pour éviter la répélition d’avortements el pouvoir mener leur grossesse à terme.

7 femmes avaient accouché avant terme lors de leur précédente grossesse. (La plupart avaient également présenté des avortements).

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RE | 5 femmes avaient eu des enfants présentant des mani- me ae festations suspectes de syphilis héréditaire. F cn £ femmes avaient eu des enfan(s présentant des malfor- Po u ER : malions. » À SANT Les :

SR 4 8 sont venues consulter parce qu'elles avaient perdu eu à sn plusieurs enfants en bas âge. De:

Ve WE > + 1 £ LOC » à N s A *æp" L,% ( ER D'autre part, certaines femmes ont été retenues au cours pH A M: d'un examen obstétrical, parce que l’on remarquait : 4 Un excès du volume utérin chez l'une.

Par La mort de l'enfant chez une autre.

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st PR Deux femmes venaient pour avortement spontané. DEN ‘ 1 DR en ChezS autres, on avai remarqué au cours de l'examen, à FRS signes ou stigmates suspects. DC = * x #. : el à NP & * ° .

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Cri L'une avait présenté de l'Hydramnios. JA" p | | 2 avaient atliré l'attention exclusivement par un placenta pe. anormalement gros.

à 6 avaient eu des enfants suspects d'Heredo-syphilis. HE

Notons que dans la très grande majorité des Gus LE | te syphilis était ignorée. :

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DS 20 femmes se savaient alleintes de syphilis où bien "+: venaient pour des accidents spécifiques primaires ou al

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Chez les autres la spécificité élait inconnue, mais Linter Vi rogatoire permellait de retrouver la trace d'accidents |

er syphilitiques personnels chez 9 femmes.

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Chez 9 autres, le mari avait eu la syphilis ou avait présenté une affection en rapport avec la syphilis.

Chez 23 femmes, on trouvait dans les antécédents, des accidents qui pouvaient faire supposer une syphilis héréditaire.

Chez toutes les autres femmes, l'inlterrogaloire ne fournissait pas de renseignements conecluants sur l’origine de la contamination.

Dans un prerier groupe de faits, 9 femmes sont venues consulter avec des lésions primaires ou secondaires ; cinq étaient porteuses de chancres :

L'une présentant un chancre de la grande lèvre n’est plus revenue dès que la Cicatrisation à été obtenue et le résultat de sa grossesse n'est pas connu.

Deux onf subi un traitement complet et ont accouché d'enfants apparemment sains.

Une a été contaminée au cours de l'allaitement, un mois et demi après l'accouchement ; le traitement a été immédiatement appliqué et continué pendant une nouvelle grossesse, qui a été menée heureusement à terme.

La dernière, enfin, a eu une histoire assez Lypique :

Venue consulter en 1918, à une consultation d'Hôpilal, pour chancre de la grande lèvre, elle à été insuffisamment traitée (une série de novarsenobenzol suivie de quelques injections d'huile grise) et a fait en 1919 une fausse-couche de 6 mois, puis une seconde, la même année, de 7 mois.

Un nouveau traitement lui a été fait en 1920, également insuffisant, et la malade à accouché en 1921 d'un enfant

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présentant des signes nets d'heredo-syphilis, qui est mort en quelques heures.

Enfin, en 1922, elle a expulsé, après une nouvelle éhauche de traitement, un fœlus macéré, au 6° mois ; c’est à ce moment que la malade est venue consulter ; un traitement complet à été pratiqué, mais la malade n'a pas eu de nouvelle grossesse.

Parmi les femmes venues consulter avec des accidents secondaires, l’une a été perdue de vue ; deux ont été insuffisamment traitées, parce que les accidents (plaques muqueuses et roséole) étaient apparus tardivement, et ont fait des fausses-couches malgré un début de traitement ; une seule, traitée précocement, a mené sa grossesse à terme.

Ces quelques faits soulignent donc l'extrême importance d'un traitement rapide, intensif et prolongé, et l'inefficacité complète des doses insuffisantes où trop vite arrêtées ; le traitement, pour donner un résultat, doit être poursuivi jusqu'à l'accouchement, avec de courts répits entre les séries. |

Parmi les autres malades observées, 11 se savaient atteintes de syphilis : . |

7 sont venues pour suivre un traitement prophylactique au cours de leur grossesse ; l'évolution de la grossesse a élé normale dans tous les cas; cependant l'une des malades à présenté de FHydramnios et un traitement de prudence à été institué chez l'enfant, d'ailleurs apparemment sain ; il est à noter que le traitement n'avait été

commencé qu'au b° mois de la gestation ; chez une autre

malade, l'accouchement avait élé normal et l'enfant semblait sain. Mais l'enfant a présenté, après deux ans et demi, une méningite d’allure subaigüe, qui a rapidement regressé après quelques injections de muthanol.

Les quatre autres femmes n'ont pas suivi de traitement pendant leur gestation ; l'une a fait une fausse couche de 6 mois ; les trois autres ont expulsé des fœtus macérés. Ces malades ont été ensuite envoyées pour traitement à la consultation spéciale.

Toutes les autres femmes venues à la consultation ignoralient leur syphilis et n'avaient jamais été soignées. I faut remarquer que la grande majorité d’entre elles avait été victime d'un plus ou moins grand nombre d'accidents imputables à la syphilis, au cours de grossesses précédentes (avortements, accouchements prématurés, hydramnios), sans qu'un lraitement ait jamais été institué :

31 femmes ont élé envoyées à la consultation en raison d'avortements répélés, au cours de grossesses antérieures :

9 sont venues pour traitement après une fausse-couche, mais n'étant pas enceintes.

Les autres femmes ont été traitées pendant leur grossesse et l'ont menée à terme; cependant plusieurs d'entre elles venues tardivement, n'ont pu être sufli-

samment traitées et leurs enfants ont présenté des

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accidents dûs à la syphilis: l'une venue au 7 mois, à accouché d’un enfant présentant une hépatosplénomégalie, avec ictère ; mais son état s’est rapidement amélioré après

un traitement au muthanol ; une autre traitée au 8° mois

a présenté de l'Hydramnios ; son enfant a été traité dès la naissance ; une troisième a accouché d'un enfant hydrocéphale qui a rapidement succombé (le traitement n'avait été commencé qu'au 5° mois de la grossesse). Enfin une quatrième femme traitée au 7 mois, a accouché d'un enfant d'apparence normale, mais qui a présenté au bout de quelques jours, des vomissements en même temps qu'apparaissaient des convulsions ; ces manifestations ont rapidement disparu sous l'influence du traitement.

Un fait qui nous semble mériter d'être signalé, est l’action très capricieuse de la syphilis : souvent les avortements se suivent au cours des grossesses, mais parfois aussi, un enfant d'apparence saine nait immédiatement après une fausse-couche. Il est certain que dans bien des cas, des faits semblables font écarter l'hypothèse d'une syphilis ; par ailleurs, bien souvent on n'y pense pas et les avorltements se suivent : on se contente de ne pas attribuer de cause à une fausse-couche quand on n'en trouve pas d'éfidente et l’on en attend une nouvelle pour chercher plus avant : ces quelques exemples sont particulièrement éloquents :

OBSERVATION I M°° B..., 45 ans.

À eu 7 grossesses :

3 enfants sont morts en bas âge.

? enfants sont venus au monde morts el macérés. 1 avortement est survenu au 6° mois.

Enfin la malade à accouché d'un enfant vivant mais qui

présentait un ictère el a dû être mis au traitement spécifique.

el Des

La Réaction de Bordet-Wassermann était fortement

positive. La malade n'avait jamais suivi de traitement.

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