AU ES
carbone, on permettra à l'organisme de les mieux utiliser, comme si une surcharge le fatiguait et diminuait encore son pouvoir glycolytique, déjà réduit.
Dans notre Observation I nous constatons que la première tentative de réduction fait baisser la glycosurie et l'hyperglycémie; mais c’est un résultat trompeur, car la tolérance pour les hydrates de carbone reste nulle. Il serait donc faux et dangereux de juger de l'effet de la diététique uniquement sur le sucre de l'urine et du sang. La deuxième tentative, au contraire, semble réussir, mais ce n’est que passagèrement; car la tolérance pour les hydrates de carbone, après avoir été totale, redevient nulle. Le poids, il est vrai, continue d'augmenter, mais cette augmentation paraît due à l’accroissement statural. Quant à l’acétonurie qui avait d’abord diminué, elle réapparaît nettement par la suite.
Dans notre Observation IT, le régime de réduction fait baisser la glycosurie et l’hyperglycémie; il paraît augmenter la tolérance pour les hydrates de carbone, mais le poids reste stationnaire et surtout les corps acétoniques sont trouvés en forte quantité dans l'urine.
Somme toute, il semble bien que chez l'enfant, le régime de réduction ne modifie guère la sensibilité de l'organisme vis-à-vis des hydrates de carbone. On l'accuse, en outre, de provoquer ou d'augmenter lacétonurie. On sait, en effet, que les hydrates de carbone permettent l'oxydation des corps acétogènes par un mécanisme d’ailleurs discuté. Or, ces corps acétogènes
proviennent, suivant une théorie généralement ad-