TRAITEMENT
Le traitement médical n’a jamais paru modifier la. marche de ces tumeurs. L’arsenie, l’iodure de potas= sium, n’ont jamais enrayé le développement du molluscum. $
C’est le traitement chirugical seul qui doit être. préconisé. L'opération s'impose toutes les fois que la tumeur devient gènante, qu’elle s’enflamme fréquemment, qu’elle s’ulcère et surtout quand elle a une tendance à l’évolution maligne.
Dans sa thèse, M. Barry indique certaines règles en ce qui concerne le traitement chirurgical : « Il ne faut jamais opérer lorsque ces tumeurs sont le siège d’inflammation, ou de quelque autre complication. »
Nous ne sommes point de l’avis de M. Barry, et nous croyons au contraire que dès qu’un molluscum présente une tendance à une inflammalion qui pourrait engendrer une évolution maligne, on doit se hâter
d’en pratiquer l’ablation. On ne doit pas craindre,
tout en faisant de la chirurgie conservatrice, d’énucléer tout le tissu environnant la néoformation.
L’ablation se fait généralement au bistouri. Lorsque la tumeur est bien pédiculée, on sectionne le pédicule ; l’hémorrhagie est de peu d'importance, mais on peut avoir une ou deux artérioles à lier,
Dans les cas où la tumeur s’est modifiée par des inflammations antérieures et de plus lorsqu'elle est rattachée par un large pédicule, nous aurons à nous préoccuper de deux complications.
Nous savons que les processus inflammatoires amènent la dilatation des vaisseaux sanguins et surtout celle des voies lymphatiques. Nous devons donc craindre l'hémorrhagie à cause de la distension des vaisseaux sänguins, et là septicémie par suite de la porte d'entrée qu'établit ia dilatation des lymphatiques, à l'agent infectieux. \
La méthode antiseptique devra être appliquée dans. toute sa rigueur. :
Rappelons enfin certains procédés qui peuvent rendré service dans diverses circonstances. La torsion du pédicule entrainant la gaugrène, peut amener la - chute de la tumeur. ;
Nous signalerons encore l’énucléation de la tumeur par le thermo-cautère, l’anse galvanique, l’écraseur linéaire de Chassagnac, les injections intersticielles qui ont été très en honneur dans ces derniers temps, méthode préconisée par M. le Professeur Lannelongue. Rappelons encore la ligature élastique qui n’est applicable que dans les cas où les tumeurs sont bien pédiculées, |