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et les nucléoles sont plus nombreux (de 3 à 6). A la périphérie du gangtion dans la partie opposée à la portion parotidienne, on trouve des cellules un peu plus petites, à masse protoplasmique plus faible, et à noyau fortement coloré en rouge, avec un ou deux nucléoles peu visibles; ces cellules paraissent ère de même nature que les précédentes, mais représentent une forme plus jeune; ce qui paraît confirmer cette manière de voir, c’est que. nous avons pu trouver dans la zone intermédiaire, quelques cellules possédant des dimensions deux ou trois fois plus considérables que les précédentes, à . protoplasma incolore, et dont le noyau bien coloré en rouge présentait l’aspect muriforme, c’est-à-dire une forme kariokinétique indiquant une cellule en voie de division.
La trame réticulée du ganglion est conservée et forme le stroma de la tumeur ; cette trame est peu visible, surtout au centre, mais on peut constater quelques alvéoles vides, ronds ou ovales, dont les cellules se sont échappées pendant les manœuvres de la préparation.
Dans la bande de tissu conjonctif, qui sépare le ganglion de la portion deglande parotide, on constate la présence d’ilots et de trainées de cellules épithéliales présentant les caractères déjà décrits.
Dans la portion parotidienne de la coupe, la partie externe représente le tissu glandulaire à peu près normal; les acini sont garnis de leur épithélium dont le noyau est coloré en rouge intense ; en se rapprochant de la partie interne, c’està-dire vers le ganglion, on aperçoit un certain nombre d’acini dont l’épithélium a subi la dégérescence graisseuse et s’est détaché de la trame conjonctive; ces acini présentent une déformation, il sont aplatis, comme si le ganglion voisin les avait comprimés en se développant; enfin en se rapprochant encore, on trouve dans les alvéoles celluleuses de la gande, plus où moins déformés, des groupes de cellules épithéliales
cancéreuses, offrant les caractères que nous avons décrits. Ces cellules se distinguent très nettement par leur forme, leur dimension, la coloration plus faible de leurs noyaux, de l’épithélium glandulaire, avec lequel il est impossible de le cônfondre ; il n’existe aucune forme intermédiaire, et dans aucun alvéole on ne rencontre les deux formes cellulaires à la fois. Le néoplasme paraît s’être propagé par infection de voisinage, et devant lui l’épithélium normal de la glande a subi la dégénérescence graisseuse et s’est desquammé, laissant subsister seulement le squelette conjonctif de l’organe, qui devient le stroma de la néoplasie.
De cette étude. il ressort pour nous que les lésions que nous constatons se rapportent à un épithéliome diffus ou carcinome dont les masses épithéliales siègent dans des espaces conjonctifs plus ou moins déformés. Les travées conjonctives forment le stroma de la tumeur, et ce stroma affecte des formes différentes suivant les parties envahies par le néoplasme.
Dans le derme, les masses épithéliales sont très irrégulières dans leur forme et dans leurs dimensions ; dans le ganglion lymphatique et dans le tissu parotidien, le tissu conjonctif a conservé la disposition qu’il offrait avant le remplacement des éléments cellulaires normaux par les éléments néoplasiques ; -d’où une structure particulière de la tumeur, qui se trouve ainsi divisée en alvéoles réguliers; mais quel que soit l’aspect du stroma, ce qui donne à toutes les parties de la néoplasie son caractère particulier, ce sont les cellules épithéliales modifiées, que l’on retrouve partout avec les mêmes aspects.
Il est évident que ces mémes cellules, qui n’ont aucun rapport de parenté avec les éléments de tissus envahis, s'étaient développés primitivement dans le molluscum extirpé, ct qu’il n’y a là qu’une infection secondaire; aussi pouvonsnous dire que la tumeur primitive était un carcinome ou épithéliome diffus développé dans un molluscum.
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