INTRODUCTION
Dans le cours de ses savantes leçons sur l’asphyxie et plus particulièrement sur les asphyxies mécaniques, notre maître, M. le professeur Sarda, nous signalait, l’année dernière, l’intérêt de recherches nouvelles-sur un point encore discuté de cette étude : l’état du sang dans le cœur dans certains genres de mort asphyxique. Plus récemment, quand, sur le point de terminer nos études médicales, nous sommes venu le consulter sur le choix d’un sujet de thèse, il nous aengagé à tenter quelques recherches dans ce sens. Nous nous sommes mis à l'œuvre sans nous dissimuler les difficultés grandes de l’entreprise.
C’est pourquoi, avant de soumettre ce modeste travail à la critique bienveillante de nos juges, nous posons, en principe, ce fait que notre prétention n’a été que de relater des résultats d'expériences de laboratoire. Trop heureux seronsnous Si, loin de penser à établir des conclusions définitives, nous pouvons contribuer pour une très minime part à la mise à point ultérieure d’un signe capital, estimons-nous, de
diagnostic médico-légal. Nous nous réclamons donc entiè-
rement de notre titre, notre pensée ne dépassant pas cette limite: contribuer à la recherche d’un fait scientifique à établir. ;
Dans cette science encore Jeune qu'est la médecine légale, nombreuses sont, en effet, les inconnues, science entre toutes difficile parce que délicate entre toutes. Et les problèmes posés, chemin faisant, au médecin expert, ont besoin d’être résolus avec une justesse, une précision, une évidence indiscustables, nous allions dire mathématiques, chaque signe qui doit aider à la conviction définitive de l'expert devant porter en lui la plus absolue certitude. Dire cela, c’est dire le rôle sévère, le rôle noble et beau du médecin légiste dans la société, du médecin dont parle l’auteur de Sapho : « Et » subitement leur apparaissait la puissance du médecin dans
» les temps modernes, dernier prêtre, croyance suprème. »
Nous ne saurions trouver une meilleure place pour remercier tous ceux qui se sont intéressés à nos études médicales et, en particulier, nos maîtres de la Faculté de Montpellier. C'est de leur savant enseignement que nous aurons tiré notre ligne de conduite future pour l'exercice de notre devoir médical ; à ce titre, toute notre reconnaissance leur est acquise.
Que M. le professeur Sarda reçoive ici, particulièrement, l'expression de notre profonde et respectueuse gratitude. Nous sommes et serons fier de garder dans notre souvenir
les marques de sympathie qu'ilnous a prodiguées depuis le
jour où il nous a fait l'honneur et le plaisir de nous admettre dans son laboratoire. Nous n’oublierons également point le charme et l'intérêt de ses causeries toujours si documentées sur cette science aux grands horizons qu'il professe si bien et qu’il nous a si bien appris à aimer.
Nous le remercions encore de l'honneur qu'il nous a fait en acceptant la présidence de cette thèse.
Et à côté du Maïtre nous faisons une bonne place dans nos remerciements à l'élève privilégié, à M. le docteur Dusser, chef du laboratoire de médecine légale, pour sa charmante
amitié et son active et dévouée collaboration.