‹ Contribution Expérimentale à la Chimio-Thérapie de la Maladie du SommeilChapitre 31 sur 61 · AA CE · texte numérisé non relu

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d'une façon très tardive sans que le résultat se soit révélé défavorable. Des récidives elles-mêmes furent traitées avec succès.

Donnée avant le virus, cette association n'empêche pas l'infection. Elle la fait avorter quand elle est administrée au moment de la période d’incubation.

Ulrich a soumis 776 malades à cette association. Les résultats ne se sont pas montrés supérieurs à ceux que l'on obtient avec le trypoxyl employé seul.

Trypoxyl et orpiment.

Sur 14 malades, traités par Thiroux et d’Anfreville, un seul était guéri quinze mois après la cessation des injections. Deux ont rechuté quelques mois après et les 11 autres sont morts.

Trypoxyl et collargol.

Expérimenté par Von Raven, sur 6 malades, 3 seulement n'avaient pas rechuté après la dernière injection. Les résultats se sont révélés inférieurs aux résultats obtenus par l'emploi du trypoxyl seul.

Trypoxyl et arsenobenzol.

Cette méthode a permis à Blanchard et Laigret d'enregistrer de très bons résultats. Jamot la préconise et elle lui paraît être supérieure à l'association trypoxyl-émétique, l’'émétique ayant une action trypanocide rapide mais peu durable. Jamot, dix mois après la cessation du traitement, enregistre 90 % de stérilisations. Le traitement consistant en une première dose massive de trypoxyl puis quinze jours, un mois ou deux mois après, on fait 2 injections de novarsénobenzol et 4 injections de trypoxyl.

Sur 30 malades à la période sanguine, dont le traitement remonte à 9 mois aucune rechute n'a été enregistrée.

Employée à la période méningée, Lefrou pense que cette association est supérieure à celle du trypoxyl avec l’émétique.

Elle permettrait de stériliser définitivement à la dose de 0,60 de médicament pour un adulte. Certains auteurs néanmoins lui préfèrent la méthode plus répandue trypoxylo-émétique qu'ils estiment au moins égale et moins coûteuse.

TRYPOXYL ÉMÉTIQUE

C'est la méthode qui a été de beaucoup la plus utilisée. Elle est devenue et reste encore actuellement la méthode classique de la thérapeutique de la maladie du sommeil.

Sicé montre des malades à la période sanguine qui sont stérilisés pendant fort longtemps, sinon guéris d’une façon définitive. Ce traitement consiste à faire 6 injections de trypoxyl à forte dose, alternant à semaine passée avec 5 injections d’émétique à des doses variant entre 0,04 et 0,10 suivant le poids. À ces doses, Van Saceghem préfère l'emploi du trypoxyl à raison de 2 centigrammes par kilogramme et l'émétique à la dose de 6 milligrammes par kilogramme. De toute façon cette méthode a permis des guérisons durables chez certains malades après deux et trois ans de contrôle (Mouchet et Dubois).

D'après Laigret et Blanchard, sur 100 malades traités, après une cure de 6 injections de trypoxyl émétique, on note, à la fin de la première année, 90 trypanosés restant en état de guérison apparente. Six ont rechuté et 4 ont évolué vers la période méningée. Au bout de la deuxième année, sur 80 malades suivis, 15,5 % ont présenté une évolution méningée et 2,6 % des rechutes accompagnées de réaction méningée. Quant à la troisième année, 33 % paraissent guéris, 18 % sont en observation, les autres sont morts ou ont échappé au contrôle médical.

Il est évident que cette méthode, surtout à la première période de la maladie, donne des résultats semblant supérieurs à ceux du trypoxyl employé seul puisque au lieu de 10 % on n'enregistre que 6 % de rechutes. Elle permet de plus de constater que

rs. AE

67 malades sur 100 sont considérés comme guéris trois ans après l'application du traitement. Mais à li période méningée son effcacité est très diminuée.

Pour éviter de plus les inconvénients de l'émétique qui nécessite la voie intraveineuse et donne lieu à des accidents d’intolérance, certains auteurs utilisent avec avantage l’anthiomaline (antimonio thiomalate de lithium) qui s'emploie par voie veineuse et semble mieux toléré.

Walravens, employant la méthode trypoxylo-émétique l'a complété en y ajoutant l'emploi du moranyl. Il a enregistré non seulement les résultats que fournit la méthode que nous venons de relater, mais il estime de plus que l’adjonction du moranyl produit une action des plus favorables sur les manifestations

nerveuses.

Emétique et orsanine sodique.

Cette association donne des résultats tout à fait comparables à ceux obtenus par le trypoxyl et l'émétique. D'après Vaucel, la stérilisation à la période sanguine se trouve réalisée d’une façon satisfaisante mais, si l’expérimentation porte sur des malades ayant évolué à la période méningée, cette association ne donne que peu de résultats. Peut-être la terminaison fatale est-elle plus éloignée mais les réactions biologiques du liquide céphalorachidien ne sont que peu influencées favorablement.

Moranyl tryparsamide.

À l'encontre des médications déjà relatées qui, nous l'avons vu, agissaient mal chez les malades ayant évolué à la période méningée, cette association aurait l'avantage de favoriser le retour à la normale des manifestations pathologiques cliniques et humorales (Vaucei).

À la suite de ces diverses associations médicamenteuses, nous ne pouvons omettre de citer les résultats que des auteurs belges ont obtenus avec les DN.

Las + Re

Ce sont des produits qui leur ont donné d'assez bon résultats employés seuls mais qui manifestent leur supériorité en association avec des produits trypanocides classiques plus effcaces.

Ils sont surtout intéressant dans les cas d’arséno-résistance.

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