‹ Contribution Expérimentale à la Chimio-Thérapie de la Maladie du SommeilChapitre 48 sur 61 · POIDS INOCULATION · texte numérisé non relu

POIDS INOCULATION

Témoin trypanosome . . 500] 27 avril 1933 18 jours

» d° 28 avril, Ë 29 jours 11, 16 et 21 mai

Soigné le 122 jour... : d° 8, 10 et 16 mai } 23 jours

Soigné le 15° jour... ; do 11 et 17 mai à 21 jours

Soigné le lendemain .

MORANYL

Technique. — Nous connaissons déjà par l'étude que nous en avons faite l’importante action trypanocide de ce médicament.

Nous basant sur les résultats connus, nous avons expérimenté le moranyl in vivo, dilué soit dans du sérum de cheval, soit dans du sérum artificiel. Cette expérimentation particulière qui visait la valeur de l'excipient a déjà été l’objet d’une communication à la Société de Pathologie exotique, publication que nous avons signée avec nos maîtres Tanon et P. Lassablière.

Nous laisserons de côté cette question particulière de l’excipient et nous relaterons les résultats que nous avons obtenus.

Recherches in vivo. — Ces recherches ont porté sur plusieurs lots de cobayes e |

Un premier lot a été soigné trois jours après l’inoculation ;

Un deuxième lot a été soigné huit jours après l’inoculation ;

Un troisième lot a été soigné dix jours après l’inoculation. Expérience des cobayes soignés trois jours après l'inoculation :

Nous avons utilisé 3 milligrammes de moranyl dissous soit dans du sérum de cheval, soit dans du sérum artificiel. Les cobayes soignés, ont reçu une seule injection trois jours après l'inoculation. Ils présentaient tous des trypanosomes dans leur sang le jour de l'injection, sauf le n° 37.

Cobaye n° 60. — Le lendemain de l'injection, les parasites ont disparu du sang périphérique. Ils n'ont réapparu que 11 jours après l’inoculation. Ils ont à nouveau disparu et ne sont décelés une dernière fois que trois jours avant la mort. Sa survie a été

de 33 jours.

Cobaye n° 18. — Soigné de la même façon que le cobaye n° 60, dès le lendemain de l'injection les parasites, après avoir disparu du sang, ont réapparu le vingt-troisième jour et augmenté en nombre jusqu’au vingt-huitième jour après son inoculation, date à laquelle est mort le cobaye. L

PPT

Cobaye n° 24.— Après avoir eu son sang périphérique stérilisé le lendemain de l'injection de moranyl, il n'a jamais plus présenté d'examen positif. [l est mort 58 jours après son inoculation.

Cobaye n° 37. — Aucun examen, antérieur ou postérieur à ‘son injection, ne s'est révélé positif. Ce cobaye a survécu 212 jours. Sa mort s’est produite à un moment où nous le considérions comme définitivement guéri.

La survie moyenne des trois premiers cobayes est de 39 jours. Si nous considérons le dernier cobaye qui a été influencé d’une façon particulièrement favorable par le moranyl, la survie s'élève à 110 jours.

Expérience de cobayes soignés huit jours après leur inoculation.

Ces cobayes ont reçu une première injection huit jours après l'inoculation et une deuxième onze jours après. Le moranyl, utilisé aux mêmes doses que dans l'expérience’ précédente, était dissout soit dans du sérum de cheval, soit dans du sérum artificiel.

Cobaye n° 4. — Il présentait de nombreux parasites lors de la première injection. [ls ont disparu dès le lendemain pour réapparaître 57 jours après l’inoculation. Sa survie à partir de l'inoculation a été de 60 jours.

Cobaye n° 3.— Il à présenté les mêmes caractéristiques que le cobaye n° 4. Cependant les parasites n’ont plus réapparu dans le sang périphérique. Il est mort 49 jours après son inoculation.

Cobayein° 56. — Soigné dans les mêmes conditions que les précédents, il a été définitivement guéri.

Cobaye n° 5. — Après l'application du traitement, aucun examen ultérieur ne s'est révélé positif. Il a également présenté une survie totale.

OS

La survie moyenne des deux premiers cobayes est de 59 jours. Les deux autres n'ont jamais plus présenté de symptômes de trypanosomiase.

Expérience de cobayes soignés dix jours aprés leur inoculation.

Une seule injection de moranyl à la dose de 3 milligrammes a été pratiquée sur deux cobayes. L'un avait reçu le moranyl dissous dans du sérum de cheval, l’autre l'avait reçu dissous dans du rérum artificiel.

Cobaye n° 49, — Inoculé le 18 novembre 1932, il a été soigné le 28 novembre alors qu'il présentait de nombreux trypanosomes dans son sang périphérique. Le lendemain de l'injection, :1l présentait encore quelques rares trypanosomes qui, les jours suivants, ont complètement disparu. Ils n'ont réapparu que le

18 février 1933, il est mort le 21 février 1933, soit 95 jours après son inoculation.

Cobaye n° 36. — Inoculé et soigné le même jour avec la même dose de moranyl que le n° 49, les examens au lendemain de l'injection se sont révélés positifs. Par la suite, ils se sont toujours montrés négatifs. Sa survie a été de 105 jours.

La survie moyenne des cobayes soignés dix jours après leur inoculation a été de 100 jours.

Conclusion.

1° Le moranyl est le puissant trypanocide dont nous avons déjà parlé dans la première partie de cette thèse ;

2° Son action est rapide, d'autant plus rapide que le nombre des parasites, lors de l'injection est moins grand.

30 La stérilisation du sang périphérique est d'autant plus durable que le nombre d'injections est plus nombreux et que ces injections sont plus rapprochées du jour de l’inoculation.

AT An

Tableau récapitulatif de l’expérience.

Témoin trypanosome .

Cobayes scignés 3 jours après l’inoculation :

Témoin trypanosome .

Cobayes soignés 8 jours après l'inoculation :

INOCULATION

18 nov. 1932

d° do° d° d°

INJECTIONS

Dates

21 nov. 1932 d°

10 nov. 1932

Témoin trypanosome .

Cobayes soignés 10 j.

après l'inoculation :

18 nov. 1932

28 nov. 1932 d°

Dose par kgr.

en moromyl

SURVIE

12 jours

58 jours 110 jours

15 jours

60 jours

49 jours totale totale

10 jours

95 jours 105 jours

EPA Es

STIBIOTHIOPROPANOL SULFONATE DE SOUDE

. , . . . . ; Technique. — Ce sel d'antimoine déjà expérimenté par Lépine nous a permis d'effectuer des essais qui ont porté sur des expériences in vitro et in vivo.

Expériences in vitro. — Une goutte de la solution de stibiothiopropanol sulfonate de soude mise en contact entre lame et lamelle avec du sang de cobaye trypanosé a produit une nette modification sur la mobilité des parasites. Leurs frétillements étaient intenses. Après l'addition du produit, ils ont progressivement diminué. Au bout de 15 minutes, certains trypanosomes étaient morts, chez d'autres le flagelle ne présentait que quelques mouvements pendulaires. Par la suite, leur nombre a diminué. Le phénomène de trypanolyse a pu être noté sur certains parasites (1).

Expériences in vivo. — Les cobayes ont été soignés cinq jours après leur inoculation, leur sang périphérique s'était révélé fortement positif. Les injections de ce produit ont été faites dissous dans du sérum de lapin ou du liquide de Ringer Loke.

Cobaye n° 26. — Le 8 juin 1933, l'inoculation a été faite. Il a présenté par la suite de nombreux trypanosomes.

Le 13 juin 1933 : injection de 0,01 de stibiothiopropanol sulfonate de soude. Les trypanosomes ne disparaissent pas du sang.

Le 15 juin 1933 : nouvelle injection de 0,01, les trypanosomes disparaissent durant trois jours du sang périphérique. Ils répaparaissent et augmentent en nombre jusqu'au 23 juin 1933.

Le 23 juin 1933, une injection de 0,03 est pratiquée. Le lendemain les parasites n'avaient pas diminué en nombre. Le cobaye est mort le 26 juin 1933.

La survie a été de 18 jours.

(1) Voir le travail de Tanon et Dupont, Bulletin et Mémoire Société Médecine

des Hopitaux de Paris. Tome XXIV, page 975, 1913.

EPST

Cobaye n° 34. — Le 8 juin 1933 : inoculation du cobaye.

Le 13 juin 1933 : injection de 0,02 de stibiothiopropanol sulfonate de soude. Les trypanosomes après l'injection ont diminué en nombre.

Le 15 juin 1933 : l'examen sanguin se révèle toujours positif. Une nouvelle injection de 0,02 dissous dans du sérum de lapin est pratiquée.

Le lendemain et les jours qui suivent, jusqu'au 21 juin 1933, les examens ont été négatifs.

Le 22 juin 1933 : une nouvelle injection de 0,02 est pratiquée. Les parasites disparaissent à à nouveau mais pour une période qui ne durera que trois jours.

Leur nombre le 26 juin 1933 est très important. Une nouvelle injection de 0,02 est pratiquée. Le jour même, nous notons une diminution de leur nombre. Le 27 et le 28, la quantité de trypanosomes augmente à nouveau.

Le cobaye est mort le 29 juin 1933. Sa survie à partir de l'inoculation a été de 21 jours.

Cobaye n° 45. — Le 3 juin 1933 : le cobaye est inoculé.

Le 8 juin 1933 : les parasites apparaissent dans le sang périphérique en petite quantité. Une injection de 0,01 de stibiothiopropanol sulfonate de soude dissous dans | cc. de sérum de lapin est pratiquée.

Du 9 au 14 juin : aucun parasite n’a été décelé au cours des examens sanguins.

Le 14 juin 1933 : nouvelle apparition en petit nombre des ® trypanosomes. Nouvelle injection de 0,01 du produit.

Nouvelle disparition des flagellés le lendemain. Réapparition et augmentation de leur nombre les 16 et 17 juin 1933.

Ce dernier jour on pratique une injection de 0,02 de stibiothiopropanol sulfonate de soude : les parasites ne disparaissent pas du sang périphérique.

Le 19 juin 1933 : le nombre des parasites est très important. À nouveau, une injection de 0,02 est pratiquée.

ST. je

Disparition des trypanosomes le 20. Réapparition le 21 et augmentation de leur nombre jusqu'au 27.

Le 27 juin 1933 : dernière injection de 0,03. Le cobaye meurt le lendemain.

Sa survie a été de 25 jours à partir de la date de l’inoculation.

Cobaye n° 54, — Le 3 juin : inoculation du cobaye.

Le 8 juin 1933 : aucun parasite n’est décelé dans le sang. Une injection de 0,02 de stibiothiopropanol sulfonate de soude dissous dans Î cc. de sérum de lapin est pratiquée.

Ni le jour de la deuxième injection (14 juin 1933), ni les jours précédents, les examens n'avaient été positifs. Ce n’est que le 19 juin 1933, c'est-à-dire seize jours après l'inoculation que pour la première fois un examen s'est révélé positif.

Une nouvelle injection pratiquée à cette date semble avoir stérilisé le milieu sanguin jusqu'au 24 juin 1933.

Le 27 juin 1933 : on pratique une nouvelle injection de 0,02. Elle ne fait pas disparaître les trypanosomes, mais en diminue le nombre durant trois jours.

Le 1° juillet 1933, l'examen sanguin est fortement positif. On injecte 0,02 de stibiothiopropanol sulfonate de soude. Le même jour un autre examen pratiqué n'a pas permis de déceler une diminution de leur nombre. Le cobaye est mort le 2 juillet 1933. Sa survie a été de 29 jours.

Conclusion.

1° Le stibiothiopropanol sulfonate de soude ne semble pas s'avérer comme un trypanocide aussi puissant que le moranÿ] ;

2° Son action est surtout durable lorsque les parasites sont moins nombreux dans le sang périphérique ;

39 I] conviendrait de faire des injections répétées avant l’apparition des trypanosomes dans le sang périphérique.

at PCR

Ceux-ci ayant apparu, il est d'autant plus difhcile de stériliser le sang des cobayes qu'ils sont plus nombreux au moment de l'injection ;

4 La survie des cobayes soignés est d'autant plus prolongée que la quantité de stibiothiopropanol sulfonate de soude est plus grande.

5° Le stibiothiopropanol sulfonate de soude s'affirme cependant comme un précieux auxiliaire des autres médications employées.

En effet :

Les cobayes que nous avons soignés avec ce produit ont présenté une survie moyenne de 23 jours alors que l'affection des cobayes témoins a été de 8, 9, 10 et 13 jours, soit une moyenne de survie de 10 jours ;

Tableau récapitulatif de l’expérience.

INJECTIONS

INOCULATION Dose par kgr.

Dee en stibiothio-

propanol

sulfonate

de Na

10 jours

8 juin 1933 13, 15, F 18 jours 23 juin 1933

do 15215222 ë 21 jours 26 juin 1933

3 juin 1933 | 8, 14, 17, 19, À 25 jours 27 juin 1933

do 8, 14, 19, x 29 jours

27 juin, 1er juillet 1933

ose Série aromatique.

Trois produits ont été essayés sur le cobaye trypanosomé. Ce sont : la chloramine, la créosote et le quinby soluble et insoluble. Dans un but de comparaison également, des essais sur le tryparsamide ont été effectués.

Chloramine.

Technique. — La chloramine est un sel de soude de l'acide toluène para sulfamide monochloré dont la formule est la suivante :

Des expériences in vitro et in vivo ont été effectuées sur ce produit.

Expérience in vitro. — La mobilité des trypanosomes est modifiée lorsque l’on met en contact entre lame et lamelle une goutte de ce produit avec une goutte de sang de cobaye infecté. Au bout de quelques minutes, tous les parasites sont tués.

Expériences in vivo. — Des essais de toxicité, préalablement effectués nous ont montré que un cobaye auquel nous avions administré 2 jours de suite 2 cc. de chloramine à 0,10, après avoir présenté une plaie abdominale, est mort le surlendemain de la dernière injection. Il pesait 870 grammes.

Deux cobayes ont été soignés : l’un avec 2 cc. à 0,10 par cc., l’autre avec 2 cc. à 0 cgr. 02 par cc. huit jours après leur inoculation.

Cobaye soigné avec 0.10 par cc. de chloramine :

Inoculé le 8 mars 1933, il a été soigné le 16 mars 1933, alors qu'il présentait de très nombreux parasites dans le sang. Il est mort le lendemain.

CSA LLES

Cobayÿe soigné avec 0,02 par cc. de chloramine :

noculé le 8 mars 1933, il a été soigné le 16 mars 1933. Son sang s'était révélé assez fortement positif. L'injection de 2 cc. paraît avoir produit une diminution du nombre de parasites. Il est mort le surlendemain. Sa survie a été de 10 jours.

Conclusion.

La chloramine bien qu'apparaissant comme un trypanocide intéressant in vitro, ne semble pas devoir être retenue à cause de sa toxicité aux doses considérables où nous l'avons employée.

De plus, il ne semble pas prouvé que cette nette action parasiticide in vitro se reproduise in vivo. De toute façon, si même elle devait exister, il conviendrait de manier ce médicament d’une façon très prudente, ou bien de diminuer sa toxicité par un artifice.

Tableau récapitulatif de l’expérience.

INJECTIONS

Dose par ker.

en chloramine

Témoin chloramine 7 mars 1933

Témoin trypanosome .

Chloramine 0,10 ; d 16 mars 1933 Chloramine 0,02 Ë do d°

ar

Créosote.

Technique. — La créosote est obtenue par distillation du goudron de hêtre. C'est un produit qui s'avère toxique comme le prouvent les expériences qui ont déjà été faites.

Nous avons néanmoins voulu l’expérimenter sur la trypanosomiase du cobaye.

Expériences in vitro. — Nous n'avons pas obtenu de notables modifications sur la mobilité des parasites lorsque la goutte de créosote a été mélangée à la goutte de sang du cobaye infecté.

Expériences in vivo. — Deux cobayes ont été utilisés dans cette expérience. Tous les deux ont été soignés quatre jours après l'inoculation alors que l'examen sanguin s'était révélé fortement positif.

Le premier cobaye, après avoir reçu 1 cc. de créosote, est mort le surlendemain de l'injection. Il a survécu 6 jours.

Le second cobaye, soigné dans les mêmes conditions, a reçu une seconde injection de 0 cc. 5 le septième jour et une troisième de 1 cc. le huitième jour.

Les trypanosomes ont régulièrement augmenté en nombre jusqu'à sa mort. Il a survécu 9 jours.

Conclusion.

In vitro l'action de la créosote ne s’est pas révélée favorable.

In vivo son action paraît inefficace. Sa toxicité, assez grande, semble avoir contribué à la mort rapide des cobayes.

Un cobaye sain ayant reçu quotidiennement 5 injections de créosote n'est cependant pas mort.

CAR. ss

Tableau récapitulatif de l’expérience.

INJECTIONS

POIDS INOCULATION Dose par kgr.

en créosote

27, 28, 29, 30, 31 janvier 1933

4 février 1933 d° 4, 7 et 8 fév.

Témoin trypanosome .| 830 gr. |31 janvier 1933 d°

TRYPARSAMIDE

Technique. — Nous connaissons déjà l’action de la tryparsamide sur la maladie du sommeil.

Au même titre que le moranyl, nous l'avons employé par comparaison avec le quinby.

Bornons-nous à rappeler que son action in vitro est moins nette que in vivo.

Expériences in vivo. — Elles ont porté sur deux séries de cobaye. Les premiers ont été soignés quatre jours, les seconds cinq jours après l'inoculation.

19 Cobayes soignés quatre jours après leur inoculation :

Deux cobayes ont reçu une seule injection quatre jours après leur inoculation.

Deux autres ont reçu 2 injections les quatrième et septième jour après leur inoculation.

Cobayes ayant reçu 1 injection. — Inoculés le 20 février 1933, ils ont été soignés avec 0,03 de tryparsamide. L'examen sanguin était faiblement positif. La stérilisation sanguine s'est produite le lendemain et a duré quatre jours. Le 3 mars on décelait à nouveau des trypanosomes dans leur sang périphérique et le nombre des parasites a augmenté jusqu'à leur mort. L'un a survécu 16 jours, l’autre 18 jours : soit une moyenne de 17 jours.

Cobayes ayant reçu 2 injections. -— Inoculés le 9 janvier 1933, une première injection de 0,03 de tryparsamide a été faite le 13. Leur examen sanguin était positif. Le 16, ils ont reçu une nouvelle injection de 0,02. L'un est mort 18 jours après son inoculation, l’autre 22 jours. La stérilisation sanguine a persisté 6 jours.

La survie moyenne a été de 20 jours.

AN Na

20 Cobayes soignés cinq jours après leur inoculation :

Les uns ont reçu une injection de 0,03 de tryparsamide, les autres une injection de 0,04. La tryparsamide était dissoute dans 2 cc. de sérum physiologique. Tous ces cobayes ont reçu une seule injection.

Cobayes soignés avec 0,03 de tryparsamide : a) Les uns ont été inoculés le 16 février 1933 et ont reçu l'injection de tryparsamide le 21 février. Ce sont les numéros : 47, 3, 21 et 73.

Les deux premiers présentaient de nombreux trypanosomes dans leur sang périphérique au moment de l'injection. Le lendemain, les parasites n'avaient pas disparu. Ces cobayes sont morts sans que l’on ait constaté la stérilisation sanguine : le premier | 1 jours, le second 13 jours après l’inoculation.

Chez les cobayes n°% 21 et 73, nous avons constaté la stérilisation du sang périphérique durant une période de sept jours pour le premier et de cinq jours pour le second, soit une période moyenne de stérilisation de six jours. La réapparition des parasites s'étant produite, le n° 21 est mort 25 jours après son inoculation, et le n° 73, 18 jours ;

b) Le cobaye n° 94, inoculé le 18 février 1933, présentait de nombreux trypanosomes dans le sang le 23 février. Soigné ce jour-là, la stérilisation sanguine a été constatée et a persisté . pendant six jours. Il est mort 23 jours après son inoculation :;

c) Enfin le cobaye n° 64, inoculé le 18 février 1933, soigné le 23 février, a présenté une stérilisation sanguine d'emblée et permanente. Sa survie a été totale. Nous l'avons suivi jusqu’au

23 mars 1934.

Cobayes soignés avec 0.04 de tryparsamide. — Deux cobayes inoculés le 26 janvier 1933, ont été soignés le 31. Ce sont les n® Îl et 8. Le premier a présenté une stérilisation sanguine qui n'a duré que quarante-huit heures. Il a survécu 16 jours. Le second a présenté une stérilisation sanguine de 8 jours. Sa survie a été de 26 jours.

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