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Colorants.
| Ils ont été très employés. Nous ne relèverons ici que les principaux d'entre eux.
Îls se classent en trois groupes : les colorants azoïques, les colorants du groupe du triphénylméthane et les colorants du groupe de l’acridine.
Ajoutons deux acides employés en chimie industrielle dans la Ne fabrication de nombreux colorants : Îles acides « et B naphtylaminodisulfonés. D’après Nicolle et Mesnil, les résultats trouvés avec l'acide 6 sont supérieurs à ceux de l'acide «. La survie chez le rat serait de 20 jours environ pour le nagana.
Colorants azoïques.
Ils se caractérisent par le chromophore — N — N — et, CN suivant le nombre de ces groupements on obtiendra les mono, di, tétrazoïques, etc., etc.
Les recherches entreprises sur les azoïques sont plus intéressantes par la découverte d’une urée disubstituée qu'ils ont permis de faire que par leur efficacité. C'est en effet en partant de ces azoïques que Fourneau a établi la formule de son 309.
Colorants diazoïques.
Trypanroth. — Trypanbleu. — Ils ont été employés, pour la première fois, par Ehrlich et Shiga. Ce sont des dérivés des couleurs d’aniline, appartenant à la série de la benzidine. D'après Tsuzuki, le trypanbleu serait plus actif que le trypanroth ; mais d'après Et. et Ed. Sergent, Foley, le trypanbleu lui-même est insuffisant et toxique.
Afridol violet. — I] est obtenu par la diazotation de la diamino diphényl-urée et copulation avec l'acide H.
Bien qu'inférieur au moranyl, 1l se montre plus efficace que le trypanbleu. D’après Nicolle et Mesnil, 1l est le seul composé de ce groupe permettant des survies moyennes de 30 jours, chez
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des rats infectés par du T. Surra. D'après Ed. et Et. Sergent, Foley, la guérison expérimentale est obtenue une fois sur deux. Chez l'homme les améliorations ne sont que passagères.
Colorants dérivés du tryphénylméthane.
Vert malachite et vert brillant. — Ce sont deux colorants très voisins.
Le premier est obtenu par condensation de l'aldéhyde benzoïque sur la diéthylaniline. Le second est le dérivé tétraéthylé, correspondant au vert malachite.
D'après Mesnil et Nicolle, les résultats n'ont pas été encourageants. Ils n'ont en effet relevé aucun cas de guérison.
À côté de ces deux colorants, existe le chlorhydrate de parafuchsine, qui est le paratriaminotriphénylcarbinol ou para rosaniline. Expérimenté par Ehrlich, il n'obtient que quelques résultats, sans doute meilleurs qu'avec les deux composés précédents, mais encore peu favorables.
Colorants dérivés de l’acridine.
L'acridine est une base faible, se rattachant au noyau de l'anthracène.
Le premier, Ehrlich, a reconnu les propriétés trypanocides des dérivés de l’acridine. Salmon a obtenu des cas de guérison chez des souris infectées par du gambiense. Plus tard, Van Saceghem, a reconnu à ce produit une valeur trypanocide réelle sur le gambiense. Mais cette action est inférieure à celle du trypoxyl.
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COMPOSÉS ORGANOMÉTALLIQUES
Nous rangeons, sous cette rubrique, des corps de la chimie organique, comprenant, dans leur formule, une ou plusieurs molécules métalliques.
Argent. — Il a été employé sous toutes ses formes. Que l’on s'adresse au protargol, à l’argyrol, au nucléinate d’argent ou à d’autres composés, tous les auteurs n’ont enregistré que des insuccès. Témoin seulement les travaux de Plimmer, Fry et
Ranker.
Mercure. — Un seul produit mérite d'être cité : c’est l’énésol. C'est un composé mixte mercurio-arsenical. Au point de vue chimique, c'est du salicylarseniate de mercure. Expérimenté par Uhlenhuth, Hubener et Worthe, les résultats sont certains, mais l'efficacité de ce médicament est négligeable, à côté de celle du trypoxyl.
Bismuth. — Le trépol ou tartrobismuthate de soude et de potassium d’après Levaditi et Nicolau se montre efficace dans certaines trypanosomiases. /n vitro, ilest dépourvu de propriétés parasiticides. /n vivo, Van den Branden et Van Hoof ne révèlent que des échecs à peu près complets sur les trypanosés à la période méningée. Il souligne, de plus, que leur disparition de la circulation n'est que momentanée.
Antimoine.
Nombreux sont les composés organiques antimonieux, expérimentés. ;
Nous verrons d’abord le composé organique le plus simple : l’émétique ou tartre stibié puis différents dérivés organostibiés plus complexes. ù
TARTRE STIBIÉ OU ÉMÉTIQUE. — Morgenroth et
Rosenthal ont obtenu des guérisons définitives sur des souris
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naganées avec 0 mmgr. 3. Donné en même temps que le virus, l'incubation est légèrement retardée.
Et. et Ed. Sergent notent des cas d'intoxication par l'émétique. Ce médicament, avantageux par son action parasiticide, agit fe d'autant mieux que la dose est plus élevée, mais il est parfois, : aux doses toxiques, sans action sur le trypanosome. Ouzilleau, Lefrou et Ledentu déplorent le caractère peu stable de la stérilisation et son action trypanocide peu durable quoique très rapide. | À la période méningée, les réactions auraient tendance à s’accentuer sous les effets de l’'émétique. Si, d'après Lefrou, on doit y recourir, il y aura intérêt à ne l’'employer qu'en l'associant avec le trypoxyl. Ainsi pourra-t-on l'utiliser avec profit, aussi bien dans des cas méningés que dans des cas de trypoxylo-résistance (L. Martin). De cette façon, son action s'ajoute à celle du trypoxyl.
En somme, l’émétique s'avère comme un médicament très utile associé mais difficile à employer seul.
Stibényl et chloro-stibényl. — Le stibényl est le para-acéty- Æ lamino phénylstibinate de sodium. Il est un peu moins efficace SE que le chloro-stibényl, son déviré chloré. Ce dernier produit tout comme les tartres stibiés est un très bon trypanocide stérilisant rapidement le sang périphérique, mais dont l’action serait peu durable. Au bout d’un temps plus ou moins long, les réci-
dives sont assez fréquentes.
% Fouadine. — C'est l'antimoine trivalent de la pyrocatechine disulfonate de Na renfermant 6,3 d'antimoine d'après son fabricant.
Il a été employé plus particulièrement dans des cas d’arséno résistance. Van den Branden cite des résultats remarquables, témoin un malade qui fut débarrassé de ses trypanosomes
ganglionaires et du sang périphérique en deux mois, après échec complet de la médication arsénicale.
D'après certains, la fouadine se présenterait, avec l'émétique, s
comme l’un des antimoniaux les plus actifs et auxquels il faudrait 20
avoir recours, surtout associé au trypoxyl ou à la place de celui-ci one dans des cas d’arséno résistance.
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2 De tous les composés organo-métalliques, employés jusqu’à ce jour dans la chimiothérapie de la maladie du sommeil, certains
D ; s F n'ont apporté aucune contribution. D'autres, tels les composés
‘=: organo-stibiés, sont de puissants adjuvants. Mais, il en est qui
4 laissent bien loin derrière eux tous les autres composés organo-
À métalliques, ce sont les composés organo-arsenicaux. ;
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