‹ Contribution Expérimentale à la Chimiothérapie de la Maladie du SommeilChapitre 20 sur 63 · COMPOSÉS ARSENICAUX À DEUX NOYAUX CYCLIQUES · texte numérisé non relu

COMPOSÉS ARSENICAUX À DEUX NOYAUX CYCLIQUES

Ce sont les arsénobenzènes. Deux groupes de produits surtout

sont importants : 606 et 914 d'une part, galyl et ludyl d'autre part.

Arsénobenzol ou 606 et novarsénobenzol ou 914.

L'arsénobenzol a été le premier médicament chimique, employé parmi les composés de ce groupe. En raison des diffcultés directes d'emploi et de son oxydation, il a été détrôné par le novarsénobenzol dont voici la formule :

OX / C5 H5—AS — AS—C: Hs NH?/ NNH-—CH: SO: NA

ere

De tous les essais, entrepris avec ces arsénobenzols sur les trypanosomés, il ressort que :

19 A la première période de la maladie, si les parasites du sang disparaissent vite, il n’en est pas de même pour les parasites des ganglions. Même dans les cas les plus favorables, Broden, Rodhain et Corin soulignent les difficultés existantes pour guérir certains trypanosés de cette période. Vorweck et R. Lurz, après disparition des trypanosomes ganglionaires et du sang périphérique, notent des rechutes, se produisant au bout de 15 jours à 6 mois ;

2° A la période nerveuse, l'amélioration de la réaction méningée et des symptômes cliniques est toute transitoire. Plus ou moins rapidement, d'après Lefrou, la maladie reprend son évolution :

3° À un stade plus avancé de la maladie, Vorweck et R. Lurz déconseillent vivement le Novar qu'ils estiment inférieur au trypoxyl puisque des rechutes par ce médicament ont été enrayées par celui-ci.

Notons cependant avec Jojot que ce produit est préférable au trypoxyl chez des trypanosés syphilitiques ou pianiques.

Galyl et ludyl.

Le galyl est le dioxydiaminoarsenobenzène, phosphamate de sodium.

Le ludyl est le phenyl métadisulfone diarsenobenzol.

Ïl est difficile d'affirmer lequel de ces deux médicaments est le plus actif. Quoi qu'il en soit, ils se sont révélés peut-être supérieurs au 606 et au 914, mais inférieurs au trypoxyl.

Mouneyrat, Tanon et Dupont ont obtenu des guérisons d'emblée sur des petits animaux de laboratoires (rats, cobayes) infectés par du gambiense. Chez l'homme, ils ne notent que 50 % de succès en pratiquant 4 injections espacées de 8 jours à raison de | cer. par kilo dissous dans 3 cc. de sérum carbonaté

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