‹ Contribution Nouvelle au Traitement Physique de la SciatiqueChapitre 4 sur 25 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Il est en général facile de diagnostiquer une sciatique autre chose est de la guérir. Pour y parvenir, il importe d'être fixé sur son étiologie, certaines sciatiques étant justiciables d’un traitement médical, d’autres d’un traitement chirurgical.

Lorsque nous aurons éliminé ces dernières, nous devrons encore, parmi les sciatiques « médicales », faire un choix, et mettre à part les sciatiques syphilitiques et paludéennes pour elles la thérapeutique est efficace : le mercure, l’iodure, la quinine apportent ia guérison.

Mais pour les autres, pour les sciatiques a frigore, rhumatismales, goutteuses, blennorrhagiques, radiculaires, le médecin est souvent presque désarmé pour lutter contre le mal.

C’est guidé par ces idées que le docteur Annequin, médecin inspecteur de l’armée (cadre de la réserve), fit paraître en décembre 1906, dans le Dauphiné Médical, une communication très intéressante sur « L'utilisation de l’entéroclyse à haute température dans le traitement de la sciatique d'origine médicale ».

Cet article, que nous suivrons pas à pas, puisqu'il nous a inspiré l’idée première de notre thèse, a surtout en vue la sciatique congestive courante et la sciatique infectieuse, et place en tête du traitement l'hydrothérapie chaude recto-

colique.

Nous exposerons dans ce travail les raisons théoriques et anatomo-pathologiques capables de justifier un tel essai.

J'ai beaucoup regretté pour ma part de n'avoir pas pu profiter des conseils du maître, car l'éminent praticien vient d’être enlevé subitement à ses laborieuses recherches. J'ose espérer que ma thèse servira d'hommage à sa mémoire, et je lui adresse ici un salut respectueux.

Les quelques observations qui suivront nous permettront d'apporter une contribution personnelle à ce travail.

-& eu)

D. ÉD Lt LE TRE

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