TRIGONIA ELONGATA, Sow
(PI. III, fis. 1).
Trisonia clongata, Sow., Min. Concli., pl. CDXXXI, p. 40.
» cardissa, Ag., Mém. sur les Trigonies, p. 45, pl. XI, fig. 4-7.
» elongata, d’Orb., Prodr., t. I, p. 338, n° 161.
» » Hébert, Bull. Soc. Géol. Fr., 2“ série, t. VIIl, p. 141.
» » Oppel, .luraform., p. 565.
» » Lycett, Mon. Brit. foss. Trig., p. 154, pl. XXX.
» » Giiillier, Géol. du Dép. Sarthe, p. 159, 170.
» » (?) Bizet, Bull. Soc. Géol. Norm., t. XIII, p. 112.
Cette espèce est très élevée, fortement bombée ; les crochets sont fortement recourbés en dedans ; le bord antérieur est long, presque
COSTAÏÆ.
droit, le bord palléal légèrement arqué. L’aréa, plane, est très développée, aussi large dans chaque valve que les flancs avec lesquels elle forme un angle presque droit ; la carène marginale est très saillante, fortement crénelée; les côtes de l’aréa sont nombreuses, saillantes, épineuses au croisement des fines côtes d’accroissement, séparées en deux séries par une carène médiane, généralement peu différenciée ; la carène qui sépare l’aréa du corselet est épineuse, plus saillante que les côtes qui ornent l’aréa. Le corselet est large, dans le plan de l’aréa, orné de tubercules disposés en séries obliques de haut en bas et d’arrière en avant. Un sillon bien marque, surtout sur la valve gauche, limite en avant la carène marginale. Les premières côtes des flancs sont droites, les autres de plus en plus arquées ; les plus rapprochées du crochet s’atténuent et s’infléchissent en arrivant au bord antérieur, fortement excavé, et se recourbent vers le crochet. Ces côtes, au nombre de 25 environ sur les échantillons adultes, sont planes, séparées par des intervalles plus larges qu'elles.
Deux des types do Sowerby sont de l’Oxfordien de Weymouth (fig. 1-2) ; ils onj; été rapportés à tort par d’Orbigny (Prodr., I, p. 338) à la 2V. cnrinata, Agass. du Néocomien (Lycett, Mon. Trig., p. 157). La fig. 3 de Sowerby représente un échantillon provenant de France.
Sous le nom de Tr. cardissa, Agassiz a décrit et figuré des exemplaires du Musée de Bâle, provenant des environs du Mans ; la nature marneuse de la gangue de ces spécimens, mentionnée par Agassiz, ne laisse pas de doute sur le niveau géologique de ces exemplaires qui ont été certainement recueillis dans l’Oxfordien de la Sarthe.
D'Orbigny, Hébert, Oppel ont déjà fait ^jasser le nom do Tr. cardissa en synonyme de celui de Tr. elongaia. Nous adoptons cette interprétation malgré l’opinion de Lycett (Mon. Brit. Trig., p. 157) qui considère l’espèce française comme distincte de celle d’Angleterre ; l’inflexion vers le crochet des côtes des flancs au bord antérieur, donnée comme caractéristique , s’observe sur les échantillons de l'Oxfordien Normand, dont la Tr. cay-'dissa, d’Agassiz, diflere moins que les variétés lata et angusiata, de Lycett no diffèrent de la forme type.
En Angleterre, où la Trigonia elongaia est bien développée, Lycett en distingue trois variétés (normale, var. lata, var. angusiata). Les formes normales (fig. 3) sont semblables aux formes Normandes de
COSTATÆ.
rOxfordien, sauf pour la taille qui est plus considérable et l’ornementation de l’aréa, formée de côtes rayonnantes, non tuberculeuse, et le nombre des côtes des flancs, moins nombreuses que dans les échantillons Normands.
La variété angnstaia, de Lycett, est la Tr. Œhlerti, n. sp. (voir cette espèce).
Cette espèce se rapproche de la Trigonia tenuicnstata du Bajocien par sa forme très élevée, mais elle s’en distingue par son épaisseur plus grande, ses crochets fortement recourbés, les carènes tuberculeuses de son aréa, l’ornementation de cette partie de la coquille, formée dans la Tr. ieimicostala de côtes Anes et nombreuses.
Étages et Localités. — Oxfordien inférieur (Callovien, Zone à St. macrocephalum. , Z. k A. anceps) de l’Orne et de la Sarthe ; Oxfordien moyen des côtes du Calvados et de la Sarthe. — En Angleterre : Cornbrash des comtés du Nord (var. lata de Lycett) ; Oxford- Clay de Weymouth (forme type). — En Allemagne : Oxfordien inférieur (Callovien, Z. à Amni. macrocephalus) d’Ehningen (d’après Oppel).
EXPLICATION DES FIGURES
PI. III, fig. 7. Échantillon vu par la valve gauche de l’Oxfordien moyen de Villers (Calvados), de la collection de la Faculté des Sciences de Caen. — Fig. 7 a. Le même, vu par la face postérieure. — hig. 7 h. Le même, vu par la face antérieure.