TRIGONIA PAPILLATA, Agass
(PL III, fig. 2-3, pl. IV, fig. 2-5).
Tri^oïiia
papillata,
monilifera,
1878 Lyrodon
suprajurense,
Agass,, Méiti. sur les Trigon., p. 30, pl. V, fig. 10-14
J’Ürb., Proclr., t. 11, p. 51.
Dollfus, Faune Kiiiim. de la Mève, p. 22, n® 78.
de Loriol, .lur. sup. de la Haute-Marne, p. 304, pl. XVI, fig. 27.
Lennier, Et. géol. et pal. sur fai. einb. Seine, p. 04.
Lyc., Mon. Brit. foss. Ti-ig. , p. 105, pl. XXX, fig. 1-2.
Bayle, Expi. Carte Géol. Fr., t. IV, pl. GXIX , fig. 1-2.
Coquille aussi haute que large, très renflée ; crochets très recourbés en dedans, placés très près du bord antérieur qui est légèrement arrondi ; bord palléal oblique, à peine excavé ; angle postérieur aigu. Aréa peu large, dont le plan forme avec celui des flancs un angle de 45”, ornée de côtes bien marquées, au nombre d’une dizaine, à [)eine tuberculeuses, croisées par des lignes d’accroissement. Carènes marginales bien marquées, celle de la valve droite très large, celle de la valve gauche plus étroite, séparée des flancs par un sillon ; ces carènes sont marquées de côtes transverscs saillantes ; la carène médiane est presque toujours absente et la séparation de l’area en deux moitiés produite par un sillon ; la carène interne est mieux marquée, noduleuse. Écusson bien développé, marqué seulement do côtes très obliques de haut en bas et d’avant en arrière. Les flancs sont ornés de côtes espacées, dont les plus rapprochées du bord palléal s’infléchissent en bas au voisinage de la carène marginale ; leur extrémité antérieure est très relevée vers le haut, puis, en arrivant au bord palléal redevient perpendiculaire à la ligne commissurale.
Dans le jeune âge la coquille est presque aussi large que haute, la carène médiane mieux marquée, épineuse (sur la valve gauche), c’est un échantillon de cette taille qui a servi de type à Agassiz.
CüSTAÏ.'E.
Les sables de Glos et les grès à Trigonia Bronni d’Hennequeville renferment une variété un peu plus transverse que la Tr. papillata, moins épaisse, les côtes moins obliques et plus arquées, non dôjetées au voisinage de la carène marginale ; l’aréa rappelle par son ornementation, toutefois moins accentuée, celle de la Tr. Meriani.
Les formes de la Tr. papillata adultes et typiques se distinguent très facilement de la Tr. Meriani de l’Oxfordien par leur forme plus renflée, moins haute, l’étroitesse de leurs flancs, ornés de côtes moins nombreuses, l’obliquité de leur bord palléal, l’ornementation de l’aréa, le développement des carènes marginales.
Les types de la Tr. papillata d’Agassiz proviennent, selon cet auteur, de Dives, mais il y a eu certainement confusion, et les échantillons ont dû être recueillis dans le Kimméridien de Criquebeuf (Calvados) ou du Havre. Nous retrouvons les caractères de Tr. papillata adulte dans les figures de Tr. monilifera données par Lycett, mais l’assimilation faite par Lycett nous paraît devoir être rejetée. M. do Loriol affirme l’identité de la Tr. papillata de la Haute- Marne avec l’espèce du Havre. Celle-ci a été très exactement figurée par M. Bayle sous le nom de Lyrodon mprajurense, Ag. sp., mais le type de Tr. suprajurensis provient du Portlandien du Jura et la figure donnée par Agassiz ne rappelle pas les échantillons du Havre ; au contraire les jeunes Tr. papillata du Kimméridien de cette localité sont conformes à la figure 10, pl. V, du Mémoire d’Agassiz. Nous conservons pour cette raison à l’espèce du Havre le nom de Tr. papillata sous lequel elle est généralement connue. Le nom de Tr. suprajurensis ne peut d’ailleurs être employé pour désigner cette espèce. Sous le nom d’Unio suprajurensis, Rômer (Ool. Geb., 2“ p., p. 35) a décrit une Trigonie nommée ensuite par Agassiz (Mém. sur Trigonies, p. 41) Tr. Rœmeri.
Étages et Localités. — Couches à Tr. Bronni de Glos et Hcnnequeville (Calvados). — Ptérocérien de Criquebeuf (Calvados) et du Havre (Seinc-Inférieurc). — Astartien et Ptérocérien de la Haute- Marne. — En Angleterre ; Coralline oolite do Wilts et Weymouth ; Kimmeride-Clay , Infér. de Weymouth, Wottoii Basset, Swindon (d’après Lycett).
COSTAÏÆ.
EXPLICATION DES FIGURES
PI. III, lig. 2. Echantillon de forme type, provenant du Ptérocérien du Havre, vu par la lace postérieure. — Fig. 2 a. Le même, vu par la face antérieure. — PI. H’, lig. 2 . Le même, vu par la valve gauche (Coll. Fac. Sc. Caen). — Fig. 4 . Echantillon de petite taille de la même localité , valve gauche. — Fig- S. Le même, vu du côté antérieur (Coll. Fac. Sc. Caen). — Fig. 0. Valve gauche d’une variété provenant d’Hennequeville. — PL HJ, f,g. 3 . La même, vue du côté postérieur (Coll. Deslongchamps).