TRIGONIA BATHONICA, Lycett
(PL V, fîg. 9).
1857 Trigonia Bouchardi, Oppel, Juras., p. 48().
1863 n Bathonica, Lycett, Great ool. moll. suppl., p. 52, pl. XI, fig. 3.
1872 » » Lycett, Mon. Brit. foss. Trig., p. 17, pl. I, fig. 3.
1849 » Cyhele, d’Orb., Prodr., t. I, p. 309, n" 231.
Coquille sub-triangulaire, déprimée, crochets antérieurs, mais un peu éloignés du bord, recourbés en dedans et légèrement en arrière ; bord antérieur et angle antérieur formant une courbe prononcée ; bord palléal arqué, excavé dans sa partie postérieure. Extrémité postérieure rostrôe, tronquée. Bord postérieur de l’aréa très court ; bord supérieur concave. Aréa étroite, bordée par une carène arquée, étroite, mais bien distincte, légèrement épineuse; l’aréa divisée en deux moitiés par un sillon est ornée de côtes transverscs, fines, serrées. L’écusson est allongé, étroit, très enfoncé, orné de crêtes transversales. Les flancs sont très larges, ornés de côtes nombreuses , serrées , épineuses. Les premières côtes sont très fines , formées de rangées de petits tubercules, descendant d’abord verticalement, puis se relevant vers les crochets en passant sur le côté postérieur ; les autres sont droites , quelquefois bifurquées à leur extrémité et vont en diminuant de longuoui' en appi'ocliant de l’angle postérieur.
Cette espèce a été établie par Lycett d'après un seul échantillon de la Grande-Oolitlie des environs de Batli. Lycett signale pour différencier cette espèce de la Tr. duplicata l’absence de bifurcation et de
SCAPHOIDE/E.
côtes intei'calaii'es sur le bord et l’absence de côtes concentriques au sommet ; ce dernier cai'actère distingue aussi cette espèce de la Tf. (jem?nala, Lyc. La description qui a été donnée ci-dessus montre que l’absence de côtes intercalaires ou bifurquées n’est pas caractéristique.
Oppel a signalé sans la décrire une espèce qu’il a nommée Tr. Boiichardi. Cette espèce étant identifiée par MM. Rigaux et Sauvage avec la Trigonia Bathonica, le nom de Tr. Boucharcli doit tomber en synonymie. 11 en est de même du nom de Tr. Cybele attribué par d’Orbigny à la même espèce et accompagné seulement dans le Prodrome d’une description insuffisante pour faire reconnaître l’espèce (1) qui n’a d’ailleurs pas été retrouvée dans la collection d’Orbigny.
Étage et Localités. — • Bathonien supérieur (Couches à Z. cardium) des diverses localités du Calvados.
EXPLICATION DES FIGURES
PL t', fig. 9. Écliaiitillon de Ranville, vu par la valve gauche, de la collection Deslongchamps.