‹ Contributions à l'étude de la faune jurassique de NormandieChapitre 34 sur 60 · VII · texte numérisé non relu

VII

SCAFHOlDEÆ.

crêtes bblifuies. Les flancs sont larges, ornés de côtes dont la direction est perpendiculaire au bord palléal ; les premières sont rapprochées, peu larges, bifui-quées à leur extrémité, se recourbant brus(juement sur le côté antérieur, qui est- ainsi orné de côtes nombreuses, rapprochées, i)erpendiculaires à la ligne commissurale ; les autres côtes sont i)lus volumineuses, se bifurquant quelquefois à leur extrémité et vont on diminuant de longueur à mesure qu'on se rapproche de l’angle postérieur.

Cette espèce est parfaitement caractérisée et se distingue très nettement dos formes voisines de la section des Scaphoïdeæ ; la plus voisine est Tr. duplicata, Sow., du Bajocien, dont les côtes qui ornent les flancs sont moins volumineuses, les premières, c’est-à-dire celles qui sont le plus l’approchées du crochet ayant une direction arquée qui ne se trouve pas dans la Tr. Bergeroni. La Tr. Balhonica s’en écarte encore davantage, possédant des côtes très nombreuses, épineuses. Quant à la Tr. Snaintoneiisù, Lyc., les côtes en sont tuberculeuses et irrégulières, ce qui ne permet pas de confondre les deux espèces.

Étage et Localité. — Bathonien supérieur (C. à Z. cardiurn). Banville (Calvados). Rare.

EXPLICATION DES FIGURES

PI. V, iîg. 8. Valve droite de Ranvifle, de la collection Deslongcharnps.

26 b/, S’. TRIGONIA SNAINTONENSIS, Lycett.

1870 Trigonia Snaintonensis, Lyc., !Mon. Bril. Foss. Trig., Addenda, p. 198,

pl. XLI, lig. 1-2.

Nous trouvons dans les manuscrits de E.-E. Deslongchamps la note suivante : « Les types de la Tr. Snaintonensis proviennent du Lower calcareoiis gril do Snainton, près Scarborough ; ils paraissent présenter, avec la forme générale d’une espèce des couches à Pernes (Oxfordien) de la Sarthe, des côtes un peu plus épaisses, mais les

SCAE'MOIDE.K.

figures de Lycctt sont très défectueuses et l’identité est difficile, sinon impossible à constater. » E.-E. Deslongcliamps signale en outre rexistencc do cotte espèce dans le calcaire ferrugineux (Zone à Amm. anceps) du Callovien d’Exmes (Orne) et Montltizot (Sartlie).

La T}'igoiiia spinifera, d’Orb., 1849, des couches à A. cordalus de Neuvizy (Ardennes), nous semble identirjue à la Ty'. Snaintnnensis de Lycett. Comme la Ty\ SnnmtonennK, elle présente la forme générale de la Tr. recücosta, Lyc., du Bajocicn, mais plus convexe et avec une aréa plus éti’oite sans côte médiane, qui la rapproche de la Tr. ejemmata, Lyc., du Bajocicn dont l’aréa est bordée par une carène marginalc plate et une carène interne légèrement papilleuse. Dans la forme de Neuvi/y comme dans celle de Snainton les premières côtes des flancs sont transverses, les autres j)crpendiculaires au bord palléal ; nous constatons cependant sur les types de la Tr. spinifera de la collection d’Oi'bigny, entre les rangées transverses de tubercules qui avoisinent le crochet, dos côtes fines perpendiculaires semblables il celles des espèces du groupe do la Tr. .striata; ce caractère n’est ni figuré ni signalé pour la Tr. Snai.nlonen.sis.

Nous n’avons pu trouver d’exemplaires Noi'mands se rapportant à la Tr. SnuinlonensH, dont E.-E. Deslongcliamps signale l’existence dans nos régions.

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