‹ Contributions à l'étude des BopyriensChapitre 83 sur 103 · CANCRION CANCRORUM, Fritz MuELtrer · texte numérisé non relu

CANCRION CANCRORUM, Fritz MuELtrer

1864. Entomiscus cancrorum Fritz Muezcer, Für Darwin, fig. 16, 41. (Traduit dans le Bulletin scientifique du Nord, XIV, 1882, pp. 422 et 449).

1871. Entoniscus cancrorum Fritz Muerrer, lenaische Zeitschrift für Naturwissenschaft, VI Bi p. 54, pl. II, fig. 1-3.

1886. Cancrion cancrorum Grarp et Bonnier, Sur le genre Enhone. Comptes rendus de l’Académie des Sciences, 11 octobre.

Hab. Dans plusieurs espèces de Xanfho de la côte de Desterro (Brésil).

Cette espèce, qui devra très probablement se subdiviser en plusieurs formes parasites des diverses espèces de Xantho sur lesquels on la trouve, est très voisine des suivantes que nous avons pu étudier par nous-mêmes.

Dans la description qu'il donne de là femelle, Frirz MUuELLER fournit des renseignements suffisants pour que l’on puisse à coup sûr faire rentrer ce parasite dans le genre Cancrion, mais l'étude n'a pas été poussée assez loin pour permettre de donner une diagnose différentielle et comparative.

Cependant la figure 16 de « Für Darwin », qui représente la partie terminale du mâle, montre que le dernier segment abdominal est à peine divisé et ne semble pas présenter de squammes. De plus, à la face ventrale de l'abdomen, il ne paraît pas non plus y avoir de tubercules chitineux ou de crochets.

L'embryon de la première forme que nous avons reproduit (fig. 27, [, p. 228) nous a permis de compléter la diagnose du genre.

8 CANCRION MISER, Grarp et BONNIER.

(PI. IV, fig. 5. PL VI, fig. 11-14. PL IX, fig. 12-13).

1886. Cancrion miser Grarp et Bonnier, Sur le genre Æntione. Comptes rendus de l’Académie des Sciences, 11 oct.

1887. Cancrion miser Grarp et Bonnier, Sur la phylogénie des Bopyriens. Comptes rendus de l’Académie des Sciences, 9 mai.

Hab.: Parasite de Pi/umnus hirtellus LiNNÉ (1). Wimereux (Pas-de-Calais).

Cette espece est très rare, nous n'en avons trouvé que six exemplaires sur plus de quinze cents Crabes examinés et qui tous provenaient des rochers de Hermelles de la tour de Croy. De mème que les autres Entonisciens, le C. miser infeste surtout les Crabes jeunes, le parasite arrivant à maturité au moment où son hôte devrait ètre mür lui-même. N'ayant jamais trouvé à Wimereux la Sacculine du Pilumnus (Sacculina Steenstrupii Giarn), nous n'avons pu observer entre

(1) Nous avons trouvé une seule fois chez Pilumnus hirtellus, sous le foie, un parasite d'une couleur rosée qu’on pourrait prendre à première vue pour un Entoniscien. Ce parasite est un cestode que nous croyons identique au Rhynchobotrium ruficolle DiesiNG (Sitzungsberichte Akad. Wien, XLVIII, Heft 4-5, p. 300, 1863).

Nous avons rencontré le même parasite, ou une espèce très voisine, une seule fois également chez un Carcinus Mænas, à Wimereux.

celle-ci et Cancrion miser la coïncidence que nous avons signalée pour d’autres espèces entre les Rhizocéphales et les Entonisciens , mais, une fois, nous avons trouvé le Cancrion infestant un crabe porteur de Cepon elegans.

La membrane d’enveloppe présente, dans les espèces de ce genre que nous avons examinées, un aspect absolument particulier : elle se chitinise rapidement, et au lieu de restertransparente comme chez Grapsion, Portunion où E'ntoniscus, elle s’épaissit considérablement, prend une couleur jaunâtre et se couvre de dépôts épais de chitine brune qui trahissent, à première vue, la présence du parasite.

Aucune des six femelles que nous avons pu étudier ne renfermait d'œufs mürs, aussi n’avons-nous pu avoir d'embryons libres.

La chambre incubatrice est beaucoup plus réduite que dans les autres genres ; la partie antérieure , formée par le capuchon , est seule bien développée; pour les autres parties, comme ii n y a pas de bosses ventrales, elles s'appliquent contre le corps et donnent à l'ensemble de l'animal l'aspect plus ou moins vermiforme figuré par FriTrz MUELLER pour Cancrion cancrorum (VI, PI. III, fig. 1). La première lame incubatrice (PI. IV, fig. s) présente, sur le bord distal de sa lamalle ascendante, une série de découpures régulières formées par des petites poches secondaires de la partie interne constituée par les replis de la lamelle ascendante. Les À lames de la deuxième paire, celles qui forment le casque, sont recouvertes d’épaississements chitineux et les trois dernières paires sont très réduites. L’ovaire est, quand les ovules ne sont pas encore tout à fait mürs, d’une couleur rouge cerise, très différent du rouge orange des cœ-

Ne RE B cums hépatiques ; il présente normalement quatre bosses dorsales, mais dans deux des individus que nous avons examinés, l’une des deux bosses postérieures était avortée.

Le dernier segment abdominal ou pygi- , 2 ; ‘ RE NE £ Portion terminale de l’abdomen de Cancrion dium est très caractéristique dans cette PER

espèce : 1l est aplati, pyriforme, profon- A. Face ventrale. dément divisé et en deux parties symé- 5 Re GORE

triques par une échancrure médiane qui s’étend presque jusqu’à la base ; la lame externe des pléopodes est large et à peu près rectangulaire, tandis que la rame interne est presque triangulaire, allongée avec un bord interne épaissi et terminé par une petite pointe.

Le mâle (PI. VIII, fig. 11-13) est beaucoup plus frêle que dans les autres genres. Les pattes thoraciques sont très courtes, avec un dactylopodite très rudimentaire ; le propodite est recouvert à la surface interne d’une brosse formée de rangées parallèles de petits tubercules épineux. Les ouvertures génitales sont situées sur une paire de petits mamelons de part et d'autre du septième anneau thoracique apode. Les segments du pléon présentent, à la face ventrale, deux rangées horizontales de petits tubercules chitineux, plus rares sur les derniers anneaux ; le pygidium est divisé, par une fente médiane, en deux mamelons couverts de squammes chitineuses. Les cœcums hépatiques sont colorés en vert.

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