‹ Contributions à l'étude des romans de la Table rondeChapitre 53 sur 71 · J. Loth, Chrest., p · texte numérisé non relu

J. Loth, Chrest., p

8. Cart. de Redon, p. 2X7, 345. Roaul (p. 187, en 1144), est fils de KaradocdeMoya (Mouais, Loire-Inférieure); or Kar.idoc était fils de Rodaldus de Wevu (p. 304, an 1 10 4 )

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Rodait. La forme Rudalt avec u bref (ou français) étant assurée, d'abord par l'échange avec Rodait, en second lieu par des graphies du moyen âge comme Roumain!, il n'y a pas lieu de douter de sa valeur ni de la séparer de Rodait. Il est probable que Rodait est plus ancien, Rudalt ne se montrant pas avant 913 '. Si la celticité de ce nom est assurée, son sens n'est pas certain2. Ritahï devenu, dans le Morbihan breton, Ruant, avec // français est un nom tout différent \

Le nom de Ruald, RoaJd est porté en Angleterre par des Bretons ou descendants de Bretons. Dans le Domesday Book, Rualdus Adoubed figure parmi les grands propriétaires du pays 4. Parmi les signataires d'une charte de Wihenoc de Monemuda (Monmouth), concernant des dons de terres en Angleterre et en France à Saint-Florent de Saumur, donation confirmée par Guillaume le Conquérant en 1086, un des signataires s'appelle Rudalt''. En 1137-1146 dans une charte d'Alan le Noir, qui se qualifie cornes Angliae et indigena en même temps que comte de Cornwall, Roald signe comme connétable du prince6. Un Will. filius Roaldi apparaît dans une charte faite à York, concernant des donations de terres de Conan,duc de Bretagne, qui paraît êtreConanlV" (1146-1171). J'ajouterai qu'on ne trouve pas du tout Rudalt ni Rodait dans les documents français où les noms germaniques sont les plus abondants, comme le polyptique d'Irminon.

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