Les lésions organiques primitives : congestions
hémorrhagies, méningites, lésions des enveloppes osseuses, soit cérébrales soit rachidiennes.
2. Les lésions organiques secondaires ou consécutives (congestions, hémorrhagies, méningites, etc.) à des affections du cœur, des thromboses cérébrales, albuminurie, affections utérines et compressions nerveuses.
Les paralysies réflexes, ou dues à une irritation périphérique.
10° L’état puerpéral, non-seulement n’empêche [tas les femmes d’être soumises à toutes les causes de paralysies autres que celles que nous venons d’énumérer, c’est-à-dire rhumatisme, chloro-anémie, hystérie, et ces paralysies peuvent survenir chez une femme enceinte ou récemment accouchée absolument comme en dehors de l’état de gravidité ; mais dans quelques cas même il semble avoir plus qu’une action prédisposante, et les altérations du sang pendant l’état, puerpéral semblent dans certains cas avoir une influence tout à fait spéciale (paralysie par chloro-anémie, paralysies albuminuriques).
11° Les paralysies puerpérales sont en général bénignes et passagères, mais cela est surtout vrai pour les paralysies réflexes, car qu’il s’agisse d’hémiplégie, de paraplégie ou de paralysie des sens spéciaux, elles peuvent persister plus ou moins longtemps, quelquefois même d’une façon indéfinie.
12° Les paralysies organiques empruntent leur caractère de gravité à la nature même de la lésion qui les a déterminées : si cette lésion est légère la paralysie ellemême est passagère; si, au contraire, les organes de l’innervation sont touchés plus profondément, la paralysie > devient permanente, et dans des cas assez nombreux la J mort des malades est venue montrer la gravité même de cette lésion.
{3° Les lésions le plus souvent constatées sont les hémorrhagies cérébrales, les méningites cérébrales ou rachidiennes, soit qu’elles se soient rencontrées seules, soit qu’elles aient été accompagnées, et cela est relativement fréquent, de dégénérescences plus ou moins prononcées des reins.
14° Le fréquence même de la coïncidence de ces lésions rénales et des lésions cérébrales ou médullaires indique toute l’importance de l’albuminurie dans la pathogénie de ces paralysies puerpérales.
15° Il est jusqu’à un certain point possible d’établir un diagnostic précis de la cause de ces paralysies puerpérales, et, cette cause une fois connue, d’établir un pronostic d’autant plus certain que la cause de ces paralysies sera mieux établie.
16° Le traitement devra lui-même être subordonné à la connaissance de ces causes, les unes ayant un caractère permanent, les autres, au contraire, un caractère essentiellement fugace et passager.
A. Parent, imprimeur de la Faculté de Médecine, rue M.-io-Frmce, 31,