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B. Renault, comptes rendos, mars

2. tfoiicê nirief (raottix êciantifiqueê de B. Renault^ 1896, p. 146.

Les Fougères arborescentes actuelles émettent, très haut sur la tige, des racines qui conservent (en descendant) à peu près un diamètre uniforme ; les PsaronixAs qui étaient également arborescentes, émettaient depuis le haut de la tige des racines qui augmentaient de diamètre, à mesure qu'elles descendaient à l'intérieur des tissus nourriciers du parenchyme cortical et devenaient quatre à cinq fois plus volumineuses à Tintérieur des tissus.

Rapport sur les mines de galène argentifère,

de cuivre et de manganèse, sises sur les communes de

Monteils et de LafouiUade (Avejrron).

Le massif montagneux et accidenté du Rouergue, compris entre Villefranche et Laguépie, à travers lequel la rivière de TAveyron a creusé un sillon à la fois profond et capricieux dont la voie ferrée Paris-Toulouse a épousé les sinuosités, offre d*immenses richesses minérales des plus variées. La différence de niveau de la base de la vallée (225 mètres) aux points culminants des collines adjacentes (460 mètres) est de 235 mètres.

Cette région a donné lieu à plusieurs concessions ; celles de la Baume et celle de Pichiguet sont les plus importantes. Entre les limites de ces concessions, se remarquent de riches et importants filons de plomb argentifère, de cuivre et de manganèse situés s'ur les communes de LafouiUade et de Monteils. Â la suite d'études sur leur ensemble, nous avons obtenu des propriétaires du sol des permis exclusifs de recherches en dehors des périmètres concédés.

La constitution géologique du pays se divise en deux zones distinctes, nettement tranchées ; à l'ouest, les terrains d'origine sédimentaire du houiller et du trias forment contact en se buttant aux terrains primitifs, porphyres, granits, micachistes, qui constituent les premiers contre-

forts du plateau central. Ils sont découpés par de puissants dykes de quartz, d'origine plus récente, qui se sont fait jour au milieu des massifs, en s'accompagnant d'émissions métallifères importantes.

Oes gîtes ont été l'objet de quelques tentatives d'exploitation, dans les temps anciens; ainsi il est notoire que Ton a battu monnaie au quatorzième et au quinzième siècle, au château de Najac et à Villefranche. Toutefois ces travaux paraissent d'importance fort secondaire, les faibles amas de déblais, les excavations superficielles dont quelquesunes peuvent remonter à une date fort éloignée, en sont la preuve. La plupart des gisements sont restés vierges de toute reconnaissance.

Il y a quinze ans, au Puech de Falgairolles, commune de Monteils, dans la propriété de M. Lucien Boutonnet, un puits de 24 mètres fut creusé et mit au jour un filon de plomb à petits grains, de 0*^70 de puissance, très riche en argent. Sa largeur progresse avec la profondeur ; on y rencontre aussi quelques petites mouches de cuivre gris. Dans le voisinage, plusieurs recoupes insignifiantes furent faites sur des têtes de filons croiseurs ou étoi« lements, et démontrèrent également la présence d'imprégnations de cuivre carboné, de malachites, d'azurites, et plusieurs filonnets de chalcopyrite de plusieurs centimètres d'épaisseur, dont la continuité autorise les meilleures espérances. Malgré le succès obtenu et les belles promesses des fouilles superficielles, malgré la démonstration de l'abondance et de la richesse du minerai, le manque de ressources vint bientôt tout paralyser.

A la même date environ, mais de l'autre côté de la rivière, vers Bestés et Lafouillade, un autre prospecteur creusa quelques tranchées sur le prolongement de ces mêmes filons, et découvrit une veine manganésifère mesurant de O'^SO à i'°80 à la surface; elle a été suivie sur 800 mètres de longueur, et nous l'avons reconnue nous-

même sur une distance bien plus éloignée, jusqu'aux premières maisons du village de Lafouillade, avec amélioration en qualité. Pour des raisons restées inconnues, ces travaux furent délaissés.

Nous espérons que des recherches en profondeur rencontreront des minerais moins siliceux et d'un titre plus élevé.

Ce gisement de FalgairoUes, orienté dans les mêmes sens que les autres filons de la contrée, c'est-à-dire N.-O.-S.-E., forme un énorme mur ou dyke, s'élevant souvent à 10 mètres au-dessus de la surface du sol, d'épaisseur égale tant à la base qu'au sommet, que l'on peut suivre sur 5 ou 6 kilomètres, dans la direction de Lafouillade. Par sa texture comme par sa charpente quartzeuse, il paraît extrêmement intéressant, au point de vue de sa minéralisation en profondeur.

D'autres crêtes de puissants filons, visibles sur de longues étendues, surgissent également dans le voisinage, à Rouquiers, à Seillors, à Courbières, à la Barasque; et suivent la même orientation, avec veines d'étoilement ou croiseurs, et constituent un groupe extrêmement sérieux de minéralisation, où le cuivre, à l'état de pyrites ou de carbonate mélangé de cuivre gris, parait abondant eu égard au peu d'importance des reconnaissances.

On remarque aussi des enduits de blende, de sulfate de baryte. Au contact des filons se rencontrent aussi des remplissages de feldspath plus ou moins décomposé, passant au kaolin plus ou moins pur. Voici le résultat des analyses :

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