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TOME XVII

194 E. ANDRÉ. — LÉPIDOPTÈRES DE SAONE-BT-LOIRE.

D. oelerio L. — Comme Tespèce précédente, c'est un papiU Ion du Midi et d'Algérie. M. Constant 1> trouvé une fois à Autun. Il vole en mai et août. Sa chenille vit en juin et septembre sur la vigne.

D. Elpenor L. — Ce beau papillon, assez commun dans bien des localités, est rare autour de Mâcon. Je Tai trouvé une seule fois, sur le boulevard de la Liberté, et deux fois sa chenille, à Charnay, sur la vigne. M. Limard a pris plusieurs fois le papillon à Saint-Laurent, butinant sur des Zinnias, en juin et septembre. La chenille vit en juillet-août sur la vigne, le fuchsia et les épilobes. Elle a deux variétés d*aspect bien différent : Tune à fond gris, l'autre à fond d'un beau vert.

D, porcellus L. — Je n'ai trouvé que deux exemplaires de cette espèce; mais M. Limard l'a prise plusieurs fois dans les mêmes conditions que la précédente. Chenille sur Épilobe et Caille-lait.

Di nerii L. — Pris à Chalon par M. Batault, ce Déiléphile ne peut être considéré comme appartenant à notre faune. C'est encore une espèce méridionale. Cependant il pond parfois sur les lauriers-roses, les lauriers-tins, où les pervenches et les chenilles s'y développent de juillet à octobre ; mais l'hiver tue les chrysalides.

G. 8MERINTHUS Ochs.

Les Smérinthes ont le vol beaucoup moins facile que les Sphinx et Déiléphiles, aussi on les trouve plus souvent appliqués contre le tronc des peupliers, tilleuls, saules, etc., qu'en train de voler. Leur trompe presque nulle ne leur permet pas de butiner sur les fleurs. Leurs chenilles vivent sur les arbres et s'enfoncent dans la terre pour s'y chrysalider à nu.

8m, populi L. — Commun à Mâcon : Square de la Poste, digue de Saint-Clément, de Saint-Laurent, etc., contre

CATALOaUB RAISONNÉ. — SPHINGBS. 195

les troncs de peupliers où on pourrait le prendre pour une feuille morte. Sa couleur générale varie du gris cendré au gris ferrugineux. On le trouve du i^^ mai au 15 juin puis en août et septembre. La chenille, complètement verte, se nourrit des feuilles des peupliers, trembles, saules, bouleaux, en juillet, septembre et octobre. On peut la faire tomber facilement en ébranlant les arbres.

Sm. Ooellata L. — J'en ai trouvé une »p vers le Stand et une paire à Bussières. M. Lafay Ta trouvé aussi à Placé et M. Guillemin à Romanêche. Il éclôt en mai et août. La chenille vit sur les saules, peupliers, pommiers, prunelliers, amandiers, pêchers, etc., en juin et juillet.

8m. Tiliœ L. — La chenille vit en juillet-août sur le tilleul et l'orme. On peut la trouver en août quand elle descend pour se chrysalider, au quai du Breuil, au square de la Poste, etc. Le papillon n'est pas rare dans les mêmes endroits en mai-juin. On peut trouver la chrysalide eu août, septembre, octobre, en fouillant la terre au pied des arbres.

Q. PtEROGON Bdv.

^' Œnotherœ S. V. — Cette espèce se rapproche des Sphinx par son vol rapide, des Smérinthes par ses ailes découpées et ses couleurs. M. Constant la dit rare autour d'Autun et plus abondante du côté de Chalon Qt de Mâcon. Je ne l'ai rencontrée qu'une fois butinant au crépuscule sur des fleurs de Silène et je

l*ai manquée. M. Flamary en a pris deux exemplaires aux Perrières de Sancé, au même endroit où j'en ai V\i un. La chenille vit en juillet-août sur les Épilobes ^t rCËnothère. Le papillon vole en juin.

G:MACR0GL088A Ochs.

M. Stellatarum L. — Tout le monde connaît cette espèce qu'on nomme vulgairement oiseau-mouche. Pendant presque toute l'année, du matin au soir, ce petit être infatigable plane devant les fleurs au fond desquelles il enfonce sa longue trompe pour en sucer le miel. Sa chenille vit principalement sur le Caille-lait jaune. Elle se métamorphose sur la terre, au milieu de quelques feuilles sèches reliées par des fils de soie.

G. HEMARIS.

Ce genre ne diffère des Macroglosses que par ses ailes dont le milieu est transparent dès que le papillon a volé un peu. Au moment de leur naissance ces papillons ont les ailes complètement couvertes d'écaillés d'un brun rouge; mais très faiblement flxées.

//. Bombyliformis Ochs. — Assez commun du 20 mai au 15 juin, dans les prairies et même dans les jardins. 11 butine sur les Lilas, les Lychnis, les Ajuga, les Anchusa, etc. On le prend aussi en août, mais plus rarement (C*). Je ne l'ai jamais trouvé aux environs de Mâcon. Sa chenille vit sur les Chèvrefeuilles.

H. Fuciformis L. — D'après M. Constant, serait plus rare que le précédent. Je Tai pris plusieurs fois en mai dans le vallon entre le bois et le château de Saint- Léger. Sa chenille se trouve de juillet à octobre sur les Scabieuses.

Fam. — SESIID^

Les lépidoptères de cette famille sont peu répandus dans les collections. Beaucoup sont de petite taille et ressemblent à certains hyménoptères. Ils volent en plein jour,

Catalogue raisoi4né. — sphingbs. 197

pendant les heures où le soleil est le plus chaud. Leur vol bas et rapide contribue encore à les rendre invisibles pour le chasseur. Leurs chenilles, vermiformes, vivent dans rihtérieur des végétaux.

G. TROCHILIUM Scop.

T. apiforme L. — De 1893 à 1896 j'ai trouvé souvent cette espèce dans le square de la Poste. Elle se trouve aussi de temps en temps autour des peupliers, le long de la Saône, à Saint-Laurent et à Saint-Clément. C'est au mois de mai qu'on trouve les femelles appliquées contre le tronc des peupliers et attendant les mâles qui volent très rapidement aux environs pendant Tardeur du soleil. La femelle pond un grand nombre d'œufs très petits et d'un rouge brique. Les jeunes chenilles s'enfoncent dans Técorce aussitôt après leur naissance et ne tardent pas à pénétrer jusque dans le bois même de Tarbre.

Bien que Qodart dise que cette chenille vit solitaire, on en trouve souvent trente à quarante dans le même arbre creusant chacune une galerie dans la partie basse du tronc.

Cette chenille, selon Berce, vit deux ans en continuant ainsi ses déprédations. (C'est ainsi qu'un des 4 peupliers qui existaient au milieu du square de la Poste a été détruit. Lea autres sont bien languissants quoique depuis plusieurs années les Sésies aient disparu.) Au mois de novembre, elle commence à se préparer pour sa première transformation. A cet effet, elle prolonge sa galerie jusqu'à l'extérieur et se construit soit dans cette galerie, soit dans la terre, tout contre l'arbre j un cocon formé de parcelles de bois agglutinées et tapissé de soie à Tintérieur. Elle y reste enfermée tout l'hiver et ne devient chrysalide qu'en mars ou avril de l'année suivante.

Les cocons sont assez difficiles à découvrir, mais comme on a tout rhiver pour les rechercher on peut arriver, en les détruisant, à sauver les arbres attaqués.

On peut aussi combattre cette espèce en inspectant les arbres chaque matin pendant Tépoque d'éclosion du papillon, dont la couleur vive attire facilement le regard.

G. 8CIAPTER0N Stgr.

8. tabaniforme Rott. — N'a été prise que deux ou trois fois aux environs d'Autun. J'en ai pris une femelle aux Perrières de Sancé, contre le tronc pourri d'un peuplier, et un mâle, le 5 mai 1893, sur le boulevard de la Liberté. La chenille vit deux ans dans le tronc, les racines et les branches du peuplier, du tremble et du bouleau. Avant de se métamorphoser en chrysalide, la chenille fait (pour faciliter la sortie du papillon) une ouverture qu'elle bouche au moyen d'un opercule soyeux. Le papillon éclôt en mai et juin.

La variété Rhingiiforme Hb. se distingue du type par son thorax marqué de six points jaunes. Elle n*est pas rare aux environs de Lyon.

G. 8ESIA P.

8. apheoiformia God. — Prise à Autun sur un tronc d*arbre, et aux environs de Lyon, en juin. On la trouve butinant sur les fleurs ou posée contre le tronc des aunes ou des bouleaux dont la chenille se nourrit. La chenille vit deux ans.

8. tipuliformla L, — La chenille ne vit qu'un an, dans les tiges du groseillier rouge et du groseillier noir (cassis). Le papillon éclôt en juin et juillet. On le trouve butinant sur les fleurs de chardons et autres ou voltigeant autour des groseilliers. M. Lafay l'a pris plusieurs fois dans son jardin.

8. eonopiformia Esp. — Rare. Creuse d'Auxy, Montjeu, Ornez. Jamais trouvée autour de Mâoon. En juin, sur les vieilles souches de chêne dans lesquelles vit la chenille.

8. asjliformis Rott. — Trouvée à Mâcon, 6 juin 1895 et dans plusieurs localités du département, en juin et juillet sur les fleurs de sureau, de ronce, etc. La chenille vit deux ans dans lés gros troncs, les vieilles souches et les excroissances des chênes malades. Elle fait son cocon dans Técorce ou sous la mousse. Il est formé de débris de bois réunis par des fils de soie.

S. myopiformia Bork. — Mon ami Lafay en a pris une paire le 6 juillet 1894 dans son jardin (rue de Bel-Air). M. Constant Ta prise aussi deux ou trois fois dans son jardin (à Autun) en juillet. La chenille vit deux ans dans le tronc des pommiers, surtout aux endroits où récorce est blessée.

8, culieiformia L. — Pas très rare en mai et juin dans les jardins (C^) département du Doubs (Bruand). La chenille vit dans le tronc et les branches du bouleau et de l'aune (d'après Staudinger), et sous Técorce du prunier et du pommier (selon Laspeyres et Bruand).

8. fehneurnoniforrnia F. — Prise une fois à Givry, sur une touffe de serpolet, par M. Constant, un exemplaire le 28 juillet 1894 dans la prairie de Saint-Clément, près de la Grosne, et un autre, aussi en juillet, toujours sur le thym sauvage. Dép* du Doubs. Chenille dans les souches et les vieux troncs de chêne.

S. uroceriformia Tr. — C'est M. Constant qui a signalé le premier cette rare espèce en France ; il en a pris un exemplaire en 1862 près de Couches-les-Mines. M. Millière Ta trouvée aux environs de Lyon et M. Fallou a Essinges (Lozère), à la fin de juin.

S. empiformia Esp, — Très commune en juillet à Chalonsur-Saône dans les prairies des rives de la Saône où croît TEuphorbia sylvatica. Jamais trouvée à Autun (C^).

200 E. ANDRÉ. — LÉPIDOPTÈRES DE SAONE-Et-LOIRE.

Elle devrait exister à Mâcon dans les prés du Breuil ou de Saint-Clément ; je ne Tai jamais trouvée. La chenille vit deux ans dans les racines des Euphorbes dans lesquelles elle pénètre par les tiges coupées. Elle se forme une espèce de cocon très allongé, dépassant deux fois sa longueur.

8. œrifrons Z. — Saint-Maurice-lès-Gouches, en juin. Pas très rare, mais toujours localisée, et encore ne la trouve-t-on pas tous les ans. Elle vole sur les Rumex en fleurs (C*). Je n'ai jamais vu cette espèce et n'ai pas connaissance qu'elle ait été retrouvée en France depuis M. Constant.

S. Chrysidiformis Esp. — M. Constant en a pris dix exemplaires le même jour, sur les fleurs du Sedum album et du Rumex acetosa, près de Dracy-lès-Gouches, en 1860, et ne Ty a plus retrouvée depuis. J'en ai trouvé un exemplaire à Saint-Clément le 6 juillet 1894. La chenille vit dans les racines des Rumex, de TArtemisia campestris et de TElychrysum.

G. BEMBECIA Hb.

B. Hylœiformis Lasp, — A été trouvée plusieurs fois par M. Proteau, dans son jardin, à Autun, de juin en août. La chenille ne passe qu'un hiver, elle vit dans les rameaux et les racines du framboisier.

Pam. — THYRIDiPiC

G. THÏRIS lUig.

L fenestrella Scop. — Environs de Chalon, Givry, Cortiambles, dans la première quinzaine de juillet, CoUiard (Ain), le 5 juillet 1903. Jamais trouvée aux environs d'Autun ni de Mâcon. Elle se trouve sur les fleurs du Sureau, dé THyèble, des Ombellif ères, du Troène, etc.

CATALOGUE flAIâONNÉ. — SPHINGÈS. ^ôl

Elle vole très rapidement à l'ardeur du soleil. Sa ohenille, livide avec la tête et les deux premiers anneaux noirs, vit comme les Tordeuses, enroulée dans une feuille de clématite, en juin.

Fam. -- ZYG^eNIDiC

G. AGLAOPE Latr.

A. infauata L. -^ Cette espèce est très localisée; mais très abondante dans les endroits qu'elle habite. Sa chenille vit surtout dans les endroits arides, sur les prunelliers et l'aubépine : à Champ-Gomtôt, près de Sancé, à Blany, à Verchizeuil, à Blanot, à Chenôve (Gôted'Or), etc. Elle est de couleur lie de vin avec une bande jaune sur le dos, garnie de petits bouquets de poils implantés sur des tubercules. Sa chrysalide est entourée d'un cocon de consistance parcheminée et de forme ovoïde, qu'on peut trouver sous les pierres dans le voisinage des buissons qui ont nourri la chenille. . Celle-ci, dans son jeune âge, ne mange que le parenchyme des feuilles et la transparence des feuilles ainsi rongées décèle facilement sa présence. Il paraît que dans le midi de la France, cette chenille est parfois un fléau pour les amandiers, les abricotiers et autres arbres fruitiers. Les papillons mâles voltigent en plein jour, en juin et juillet, souvent en essaims nombreux, autour des buissons où les femelles lés attendent.

G. INO Leacb.

Les chenilles des Ino sont courtes, garnies de petites ^grettes de poils courts. Leurs mouvements sont lents. ElleB se métamorphosent dans un cocon formé d'un tissu l^ger. A l'exception d7. pruni, elles vivent sur les plantes basses et leurs^ papillons butinent en plein soleil sur les fleurs des prairies.

/. pruni s. V. — Cette espèce pourrait presque constituer un genre intermédiaire entre Aglaope et les autres espèces d*lno. La chenille vit sur le prunellier et Taubépine, comme celle d*Aglaope. Le papillon n*a pas les couleurs brillantes des autres Ino et, au lieu de butiner conime celles-ci sur lesScabieuses, Jacées, etc., voltige autour des buissons. On trouve la chenille en mai et le papillon en juin-juillet sur les collines arides : Solutré, Levigny, Blanot. Assez rare.

/. globulariœ Hb. — La moins rare des Ino. Chenille en mai sur Globulaires, Scabieuses, Jaoée. Papillon en juin et juillet dans les prairies et les clairières des bois : Sennetrière, Fontenailles, Bagé.

/. Statices L. — Guère plus rare que la précédente, de juin à août dans les mêmes localités. Chenille sur Patience, Centaurée, etc.

/. Oeryon Hb. — Chenille sur Helianthemum vulgare. Papillon en juillet, plateau d*Auxy, Montjeu, Beuvray, etc. Assez rare (C*).

/. Micans Frey. — Chenille en mai sur Cistus salvisefolius. Un seul exemplaire trouvé en 1862 aux environs d'Autun (C*). Deux exemplaires trouvés à la Sennetrière (And.).

G. ZïGjCNA Pab.

Chenilles épaisses, courtes, pubescentes, à marche lente. Chrysalides enfermées dans une coque parcheminée, généralement fixée contre les tiges des plantes.

Les papillons volent pendant l'ardeur du soleil et s'écartent peu du lieu de leur naissance. Le matin, ou quand le temps est couvert, ils restent fixés en haut des tiges des graminées ou posés sur lés fleurs. On peut alors les prendre facilement à la main et les piquer immédiatement.

CATALOGUE RAISONNÉ. — SPHlNGfiS. 203

2, pfloaeUœ Esp, {=:minos S. V.) — R. Gouches-Ies-Mines, Givry, Mercurey, Nolay (Côte-d'Or), Besançon, Morteau (Doubs). Juin-juillet. Chenille en mai-juin, sur Lotus oornioulatus, Hippocrepis comosa, Trifolium montanum, Pimpinella saxifraga, Thymus serpyl- Inm, ete.

Z. achilleœ Esp. — R. en mai-juin à la Sennetrière, Autun, CoUiard (Ain) et mêmes localités que la préoédente. Chenille sur Astragallus, Coronilla, Lotus, Trifolium, Hippocrepis. L'ab. vici» et l'ab. flava doivent pouvoir se trouver dans les mêmes localités.

Z. melUoti Esp. — R.R. en juillet. Prise une seule fois par M. Constant sans souvenir de localité. Un exemplaire à la Orisière, le 26 juillet 1892. Bois de Pagney et Pontarlier (Doubs). Chenille sur Lotus, Vicia, Trifolium.

Z. trifolii Esp. — C. dans le vallon entre le château et le bois de Saint-Léger (Charnay), aux Noyerats, Davayé, etc., ainsi qu'aux environs d'Autun.

Dans Taberration minoïdes Selys {=confiuens Stgr.) les taches rouges des supérieures sont réunies par paires et les deux paires reliées en outre par une bande qui longe la côte. Quand toutes les taches sont réunies en une bande irrégulière on a Taberration Orobi Hb. On trouve beaucoup de variétés intermédiaires. Papillon en juin-juillet. Chenille sur Lotus corniculatus, Hippocrepis comosa, Trifolium procumbens et autres légumineuses.

Z. îonicercs Esp. — En juin-juillet, dans les mêmes localités que Z. trifolii y mais moins abondamment (C). Je n'oserais affirmer avoir pris cette espèce qui ressemble beaucoup à la précédente (And.). Elle a aussi une variété à taches réunies : ab. confluens de Sélys. La chenille a les mêmes mœur^ que celle de Z. trifolii.

rè04 E. ANDRÉ. — LÉPIDOPTÈRES 1)K SAONÉ-ET-LOIftE.

Z . fliipendulœ L. — Presque s^assi commune que Z. irifoUij dçms les mêmes localités et au même moment (juin à août). J'ai pris à Davayé, en août, les variétés Cyiisi Hb. (Les taches réunies par paires, taille 32 à 36 millim.), bipunctata Selys. (Les taches basales et les médianes réunies par une bande, les 2 points extrêmes bien séparés), et communimacula Selys (taches médianes et extrêmes très grosses, réunies deux par deux et communiquant par une bande qui longe la côte). Chenille sur les légumineuses.

Z. peuoedani Esp. — Coteaux secs et pierreux des vignobles de l'arrondissement de Cbalon : Givry, Mellecey, etc., en juillet. Rare. Jamais aux environs d'Autun (C). Besançon, 20 juillet, 5 août. Les individus qui n'ont que cinq taches rouges aux supérieures constituent la variété Aihamanihad^ Esp. J'en ai pris 3 exemplaires le 10 juillet 1893 à Levigny. L'année précédente, le même jour (10 juillet), j'en avais pris un exemplaire à la Grisière. Le type à six taches, moins rare du côté de Cbalon, n'a pas été trouvé aux environs de Mâcon. Chenille en mai sur les légumineuses herbacées.

Z. hippocrepidis Hb. — G. dans toute la région calcaire^ Chalon, Givry, Couches et quelquefois; même aux environs d'Autun. Juin-juillet (C). Très abondante à Davayé et Solutré, en août. Besançon, en juin. Chenille Bur Hippocrepis comosa et Lotus comiculatus.

Z. Hilaris Ochs. — R.R. Coteaux secs et chauds de la région calcaire. Environs de Chalon en juillet (C).

Z. fauata L. — C. Sur les coteaux calcaires : Nolay (Gôted'Or), Couches, Chalon, Cormatin, Blauôt, Solutré, Davayé, et surtout à la Grisière en juillet et plus abondamment pendant la première quinzaine d'août. Les individus qu'on prend plus tard sont très défraîchis. On peut en voir quelqujss individus butinant sur les fleurs ijes: chardons pendant la journée ; mais leur

petite taille et leur vol bas, assez rapide, empêchent de se rendre compte de leur abondance. Pour en faire une bonne récolte il faut aller sur la Grisière, de grand matin ou par un temps couvert. On les trouvera en grand nombre posées sur les épis en fleurs des courtes graminées <iui croissent en cet endroit. La chenille vit sur Coronîlla minima, Ornithopus perpusillus, Hippo^ crépis comosa, etc. J'en ai récolté soixante, sous les pierres, à la Grisière, le 23 juin 1894.

Z. earniolica Scop. — Un exemplaire en août à Solutré.

La variété Hedyaarl Hb. a les taches moins bien bordées de blanc. Chenille en mai sur le sainfoin (Hedysarum onobrychis). Elle vit aussi sur les airelles (Dorycnium) dans les localités élevées.

Pam. — SYNTOMIDiC

G. NACLIA Bdv.

Les chenilles se nourrissent des Lichens, Physcia, Usnea, etc., qui croissent sur les branches d'arbres. Elles sont rayées longitudinalement, avec des poils courts, disposés par aigrettes. Elles hivernent et se métamorphosent en mai et juin dans une coque. Les papillons ont le vol et Tattitude de repos de certaines phryganes. H. ancilla L. — R. aux environs d'Autun, plus commune

dans la région calcaire. Prise deux ou trois fois à Bri-

secou en juillet (G*).

H. punotata F. — R. sur les collines chaudes et arides de

Tarrondissement de Chalon, en juillet (G*). Je l'ai

trouvée à Davayé et à Blanot (And.).

206 E. ANDRÉ. -^ LËPIOOPTÉRKS DE SAONE-BT-LOIRB.

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