‹ Contributions à la faune malacologique francaise (volume 2)Chapitre 17 sur 39 · ER · texte numérisé non relu

ER

{1} ne Monterosato, 1858. Enum. e sinon., p. 43. | De ivuterosato, 1880. Bull. mala:. Ital., VI, p. 258.

1883. In Mem. acrad, Torino, p. 188.

p. 15, pl. IV, fig. 8-10. — Aradas et Benoit, 1870. Conch. viv. mar. Stoil., p. 292, pl. V, fig. 12.

Nassa renovata, de Monterosato, 1878. Enum. e sinon., p. 43. — limata (pars), Locard, 1886, Prodr. malac. francç., p. 134,

. DescriPTioN. — Coquille d’un galbe lancéolé. courte et trapue, plus: développée et acuminée en dessus qu’en dessous. — Test solide, épais, subopaque, orné d’un double régime de côtes et de cordons : côtes longitudinales droites ou légèrement flexueuses, minces, assez élevées, espacées (18 à 20 sur le dernier tour), régulières, continues, même jusqu’à la base du dernier tour), laissant entre elles un espace intercostal très notablement plus grand que leur épaisseur ; cordons décurrents minces. aplatis, peu saillants, réguliers, passant par-dessus les côtes, laissant entre eux un espace un peu plus grand que leur épaisseur, — Spire assez élevée, acuminée, composée de 9 à 10 tours très élagés, à croissance rapide et régulière, à profil très convexe; dernier tour développé, surtout en diamètre, à profil extérieur très arrondi, un peu globuleux, atténué dans le bas. — Suture profonde, bien accusée par le profil des tours. — Sommet aigu, parfois tronqué, lisse, brillant, d’un fauve très pâle. — Ouverture un peu oblique, assez courte, ovalaire, rétrécie dans le haut, bien arrondie dans le bas, terminée dans le haut par un sinus peu profond mais très large ; labre tranchant sur les bords, un peu épaissi à l’intérieur, orné dans cette partie de plis fins, nombreux, réguliers, très allongés; columelle très courte, arquée, ornée de quelques plis granuleux plus ou moins saillants, dont un pli allongé vers le sinus supérieur, et un pli basal; callum assez développé, reliant les deux bords de l’ouverture, plissé dans le haut, avec des bords très nettement définis, un peu relevés sur la columelle; canal ouvert, un peu ailongé, bien réfléchi, plus profond que large. — Coloration d’un fauve un peu clair, avec quelques larges maculatures un peu plus foncées, à bords mal définis ; une zone décurrente plus colorée, assez large, plus ou moins accusée, sur le milieu du dernier tour ; intérieur jaunâtre pâle ; péristome . blanc nacré. — Opercule corné.

DiMENsioNSs. — Hauteur totale : 22 à 24 millimètres. Diamètre maximum: 14 à 16 millimètres.

VaRiËTÉ. — Minor. — Coquille de même galbe, ou d’un galbe un peu plus ventru, mais de taille plus petite.

… OsservaTioNs. — Cette espèce, comme la précédente, a été souvent con- fondue soit avec le Buccinum limatum, soit avec le B. prismaticum. Pour résumer les connaissances actuelles relatives aux espèces de ce groupe, nous dirons qu’il existe soit à l’état vivant, soit à l’état fossile, un certain nombre de formes affines, mais différentes :

… 4° Nassa prismatica, Broc., très bitn défini et représenté par M. Bel- Jardi (1) avec toutes indications synonymiques qui s’y rapportent; espèce exclusivement fossile dans le pliocène supérieur de l'Astésan, du Modenais, etc.

. 2 Nassa limata, Chemnitz, dont nous avons donné la synonymie ; “espèce vivante, du golfe de Gascogne et de la Méditerranée. 3° Nassa denticulata, A. Adams ; espèce vivant dans la Méditerranée, et que nous avons retrouvée fossile dans les marnes du pliocène de Biot, près d'Antibes, dans les Alpes-Maritimes.

… 4° Une espèce fossile du miocène de Lapugny, nommé par MM. Hôrnes et Dur (2) Buccinum limatum, et qui est très probablement différente du véritable N. limala ; il conviendra de changer le nom de cette dernière Eine ce.

…— RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Le Nassa denticulata comparé au N. imata en diffère : par sa taille un peu plus petite; par son galbe plus plus ramasst; par ses tours à croissance beaucoup plus rapide, core plus étagés, à profil notablement plus convexe; par ses costulas plus étroites, un peu moins nombreuses, laissant entre elles un pace intercostal plus grand ; par son ouverture moins ovalaire, plus Dance ; ob.

HagirarT. — Rare; zone coralligène ; les côtes de la Méditerrante.

D. — Groupe du N. INCRASSATA

ans ce groupe nous avons réuni des Nassa de taille assez petite, d'un >un peu variable, toujours ornées de costulations longitudinales ne. sur toute la hsuteur des tours, et découpées par des stries décn entes plus ou moins profondes ; toutes ces espèces ont le péris-

(4) Nassa prysmathica, Brocchi, in Bellardi, 1882. Mem. accad, Torino, pl. V, fig. 1. (2) Môrues et Auinger, 1882. Gaster. Oesterr. Ungar , p. 130, pl. XI, fig. 2-7,

tome blanc; le type du groupe est le Nassa incrassata, forme bien connue, autour de laquelle nous avons réuni un certain nombre de formes affines dont p'usieurs étaient mal définies ou mal décrites Jusqu'à présent.

NASSA INCRASSATA, Müller.

Tritonium incrassatum, Müller, 1776. Zoo!. Dan., Prodr , p. 2946.

Buccinum minutum, Pennant, 1787. Brit. zool., IV, p.122 pl. LXXIX.

Murex incrassatus, Gmelin, 4759. Syst. nal., édit. XI, p. 3547. ]

Buccinum macula, Moritagu, 1803. Test. Brit, p. 24, pl. VU, fig. 4. — De B'ainville, 1826, Faune franc., p. 174, pl. VI, C, fig. 7.

— coccinella, de Lamarck, 1822. Anim. s. vert, VIT, p.274. — Kiener, 1835 Coq. viv, Bucc., p. S2, pl. XXV, fig. 98.

Nussa incrassala, Pelit de ‘a Saussaye, 1852. In Journ. conch., WIN , p. 199. — Recve, 1853. . Icon. conch., pl. XVIK, fig. 144 — Forbes et Han'ey, 1853. Brit. Moll., p. 3894, pl. CV, bg. 3-4; pl. LL, fi5. 1. —Sowerby, 1859. Z//. ind., pl. XIX, fig. 2. — Jeffreys, 1867-1869. Brit. conch., IV, p.351, pl. 1 XXXVIL, fig. 4. — Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 14882. ZJol!. Rouss., p.15, pl XI, fig. 3, 4 et 7.

Buccinum inrrassatum, Küster, 4838. Zn Martini et Chemnitz, Conch. Cab., Bucc., p. 25, pl. VI, fig. 40-12.

Columbella incrassala (pars', J. Roux, 1882. Stat. Alpes-Marilimes, p. #13.

Descriprion. — Coquiile d’un galbe fusiforme. un peu allongée, plus conique et plus développée en dessus qu'en dessous. — Test un peu mince, assez solide, subopaque, orné d’un double régime de costulations et de stries; cost lations longitudinales droites, ou un peu flexueuses, nombreuses, assez finc:, assez élevées, subégales, à peine atiénuées dans le bas, laissant entre elles des espaces interecstaux un peu plus petits que l'épaisseur des côtes ; stries décurrentes régulières, profon es, plus rapprochées que les côtes, découpant celles-ci sous formes de réticulations transversalement rectangulaires, bien régulières, assez saillantes. — Spire élevée, conique, aiguë, composée de 6 à 7 tours à crvissance lente et régulière, à profil arrondi, surtout dans le bas ; dernier tour assez développé, un peu ventru, un peu plus petit, à son extrémité, que la moiué de la hauteur tot:le, à profil extérieur bien arrondi, un peu atténué das le bas. — Suture un peu profonde, accusée surtout par le profil des tours. — Sommet acuminé, lisse, brillant, d'un fauve très clair. — Ouverture bien arrondie, surtout dans le bas; labre 4 légèrement épaissi à l’intérieur, orné de denticu'ations pliciformes assez nombreuses, peu saillantes, parfois obsolètes, allongtes et rapprochées, F plus accusées dans le bas, ct soutenu à l'extérieur par un fort bouirelet À arrondi et continu; columelle courte. arquée, ornée de rides ou de plis

nombreux et peu saillants ; callum peu étendu, reliant les deux bords D épaissi sur la columelle ; canal court, ouvert, réfléchi, plus profond que large. — Coloration d’un fauve clair ; une zone supramédiane, continue, étroite, plus foncée, avec des maculatures brunes, | pi ble sur tous les tours ; une seconde zone, de même nuance, visible à base du dernier Le assez large, parfois confuse ou réduite à de Le. taches ; intérieur fauve très clair; péristome et bourrelet du labre blar nacré. — Opercule corné, fau ve clair, ovale, à nucléus apical.

Dimensions. — Hauteur totale : 12 à 14 millimètres.

4 Diamètre maximum : 6 à 7 millimètres.

L VaRiËTÉs. — Major. — De même galbe, atteignant de 15 à 16 millimètres de hauteur totale.

4 nr. — De même galbe, de tail'e plus petite que 10 millimètres. Varicosa (Bucq., Dautz., Dollf.) (1). — De toutes tailles, avec une arice sur le dernier tour.

… Rosacea. — D'une belle couleur rosr, avec une tache brune à la base u canal, le péristome et le bourrelet blanc.

Dr (Scacchi) (2). — D: toutes tailles, d’une coloration jaune uniforme.

Fusca (Scacchi). — De toutes tailles, d'une teinte brun: uniforme, | rrugineuse.

Ÿ D (de Monterosato) (3). — De toutes tailles, d’une teinte no'râtre avec une ou deux zones décurren'es d'un blanc jaunâtre.

$ | Axonta — De petite taille, d'une teinte fauve plus ou moias claire, s zones décurrentes.

z onata. — De toutes tailles, d’une teinte brun NE avec une troisième tone décurrente infra-suturale, analogue à la zone supra-médiane.

22 , a (Scacchi). — Entièrement blanche.

L€ | Onsenvarrons. — Sous le nom de Buc.inum ou de Nassa incrassata, n nombre d'auteurs ont confondu des espèces bien distinctes. Müller >premier qui ait fait conui re cette coquille sous le nom de Tritosu vincrassatum. Pennant, presque à la même époque, mais cependant àu pe date postérieure, la nomma Buccinum minutum. C'est très vrai-

à 1% A: j Bucquoy, Dautzenberg el Dollfus, 4882. Mo1/. Rouss., p. 47, pl. XI, fig. 7.

ë Seacchi, 1836. Cat. regni Neapolitani,p. M. (2) De Monterosato, 1875. Nuova rivista, p. 41.

semblablement la même espèce qui a été désignée sous le nom de B. macula par Montagu, et de B. coccinella par de Lamarck. Ce dernier nom se voit encore dans les collecti ins un peu anciennes (1). Quant aux Buccinum Ascaniasi, B. Lacepedei et B. ambigua, que l’on a voulu ranger dans ces dernières années avec le B. incrassala, nous montrerons plus loin en « quoi ces espèces diffèrent du type du groupe tel que nous venons de le décrire.

Hagrrar. — Commun ; zones littorale et des laminiires, en colonies populeuses ; sur toutes les côtes.

NASSA VALLICULATA, Locard.

Buccinum macula (non Montagu) Payraudeau, 4826. Mol. Corse, p. 157, pl. VII, fig. 23-24. — De Blainville, 4826. Faune franc., pl. VI, C., fig. 8. — coccinella (pars), Kiener, 1835. Coq. viv., Bucc., p. 83, pl. XX, fig, 78. Nassa incrassata (var. elongata), Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 1882. Mol. Rouss., p. 47, pl. X{, fig. 6.

— valliculata, Locard, 1886. Prodr. malac. franç., p 137 et 350.

Descriprion. — Coquille d’un galbe fusiforme-allongé, beaucoup plus conique et beaucoup plus développée en dessus qu’en dessous. — Test un peu mince, assez solide, subobaque, orné d’un double régime de costulations et de stri.s ; costulations longitudinales, nombreuses, droites ou à peine flexueuses, assez fines, un peu élevées, subaiguës, à peine atténuées dans le bas, laissant entre elles des espaces intercostaux un peu plus petits que l’épaisseur des côtes ; stries décurrentes régulières, plus rapprochées que les côtes et découpant celles- c1 sous forme de réticulations transversalement rectangulaires, fines, régulières, assez saillantes. — Spire bien élevée, conique, aiguë, composée de 7 à 8 tours à croissance lente et régulière, à profil convexe; dernier tour assez développé, notablement À plus petit à son extrémité que la moitié de la hauteur totale, à profil extérieur bien arrondi, un peu atténué dans le bas. — Suture peu profonde, « mais bien marquée par le profil des tours. — Sommet acuminé, lisse, « brillant, d’un fauve très clair, — Ouverture presque complètement cireu=

(4) Peut-être conviendrait-il également de joindre à cette même synonymie les Planaxæis riparia et PI. Desmarestiana de Risso ; malheureusement ces deux formes sont trop sommai= rement décrites par leur auteur, et nous n'avons pas pu nous procurer d'assez bons tn pours élucider définitivement cette question, ÿ

re; labre légèrement épaissi à l’intérieur, orné dans cette partie de quelques denticulations pliciformes, peu distinctes, obsolètes, soutenu à ; l'extérieur par un fort bourrelet arrondi ; callum peu étendu, reliant les - deux bords de l'ouverture, épaissi sur la columelle ; columelle courte, arquée, ornée de rides ou plis peu nombreux et peu saillants ; canal court, ouvert, réfléchi, plus profond que large. — Coloration d’un fauve clair, avec une zone supérieure médiane, continue ou discontinue, de couleur brune, - étroite, visible sur tous les tours ; une seconde zone un peu confuse, de mème couleur à la base du dernier tour ; intérieur fauve clair; péristome et bourrelet blanc nacré. — Opercule corné, fauve, ovalaire; nucléus apical.

Dimensions. — Hauteur totale : 16 à 18 millimètres. Diamètre maximum : 7 1/2 à 8 millimètres.

VamiËTés. — Minor. — Mème galbe élancé, mais ne dépassant pas 5 milimètres de hauteur.

Varicosa. — De toutes tailles, avec une varice sur le dernier tour. Lutescens. — D'une coloration jaune uniforme, sans bandes brunes. Fasciuta — D'une teinte noirâtre, avec une ou deux zones décurrentes d’un blanc jaunâtre.

… Azonata — D'une teinte fauve ou rousse un peu claire, sans zones ni

p ar 1es, D

A OBSERVATIONS. — Comme l’a très judicieusement fait observer de Blainville (1), Payraudeau a confondu l'espèce qui nous occupe avec le Buccinum macula de Montagu (2), qui n’est autre chose que le Tritonium incrasum de Müller (3). Ce sont deux formes bien distinctes, reproduites par pl isieurs auteurs, et qui pourtant figurent à peine à titre de variété dans Du 0 les figurations assez exactes données par Payrauau (4), nous reconnaissons cette même espèce dans l'atlas de de Blainile (5) et plus exactement encore dans les planches de Kiener (6). Enfin 1M. 1. Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus en ont donné une bonne photogralie sous le nom de Nassa incrassata var. elongata (7).

(1) De Blainville, 1826. Faune franc., p. 174.

(2) Montagu, 1803. Test. Brit., p. 241, pl. VII, fig. 4.

(8) Müller, 1776. Zoo!. Dan., Prodr., p. 2946.

#) Payraudeau, 1826. Moll. Corse, pl. VII, fig. 23, 24.

(ti De Blainville, 1826. Loc. cit. pl. VI, C. fig. 8.

5) Kiener, 1835. Cog. viv., Bucc., pl. XX, fig. 78.

… 1) Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 1882. Mo//. Rouss., pl Xl, fig. 6.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Par scn ornementation le Nassa valliculata se rapproche notablement du Nassa incrassata, mais son galbe est essen— tiellement différent. On le distinguera sans peine : à sa taille plus forte ; à sa spire beaucoup plus haute et plus acuminée ; à ses tours de spire plus nombreux, à profil un peu moins ariondi; à son dernier tour moins « ventru, moins développé, toujours moins haut ; à son ouverture plus exactenent circulaire, et partant plus arrondie dans le haut ; à son labre moins plissé ; etc.

HagiraT. — Peu commun : zone lit‘orale, cà et là sur les côtes de Provence.

NASSA ASCANIASI, Bruguière.

Buccinum Ascanias, Bruguière, 4789. Diction., n0 42. — De l'amarck, 1822. Anim. sans vert., NIK, p. 273. — De Blainvile, 1826. Faune Franç., p. 178 (non fig.). — Kienuer, 41835. Coa. viv., Buccin., p. 81, pl XXVE, fig. 406.

Columbella incrassata (pars), Roux, 1862. Stat. Alpes-Maritimes, p. #13.

Nassa Ascaniasi, Locard, 1886. Prodr. malac. francç., p. 137.

DESCRIPTION. — Coquille d’un galbe fusiforme assez al'ongé, plus conique et plus acuminée en dessus qu’en dessous. — Test un peu mince, assez solide, subopaque, orné d'un double régime de costu'ations et de stries ; costulations longitudinales droites ou un peu flexueuses, très nom= M breuses, assez fines, élevées, subégales, à peine atténuées dans le bas, laissant entre elles des espaces intercostaux un peu plus petits que l'épaisseur des côtes ; stries décurrentes régulières, profondes, plus rapprochées que les côtes, découpant celles-ci sous forme de réticulations transversalement rectangulaires, fines, régulières, assez saillantes. — Spire élevée, conique, aiguë, composée de 6 à 7 tours à croissance lente et régulière, à profil exactement arrondi; dernier tour très développé, « très ventru, à profil extérieur exactement arrondi. — Sutur: linéaire, mais bien marquée par le profil des tours. — Sommet acuminé, lisse, brillaut, d’un fauve très clair. — Ouverture exactement arrondie; labre épaissi à l'intérieur et orné dans celte partie de denticulations pliciformes fins, nombreuses, plus rapprochées dans le bas que dans le haut, soutenu extérieurement par un fort bourrelet bin arrondi; callum peu étendu, reliant les deux bords de l'ouverture, épaissi sur la columelle; canal court, ouvert, réfléchi, p'us profond que large. — Coloration d'un

x cendré uniforme, avec une bande bleuâtre étroite, continue, coura ant la suture et s'étendant sur la partie médiane du dernier tour. — # eule corné, fauve clair, ovale, à nucléus apical.

MENSIONS. — Hauteur totale : 12 à 14 millimètres. Diamètre maximum : 5 1/2 à 6 1/2 millimètres.

Je.

| à Nariërés. — Axonata (Kiener !). — De mène taille et de même galbe, ns bande colorée.

pr. — De même galbe, mais de taille plus petite.

J DBsERVATIONS. — Qu'est-ce que le Buccinum Ascanias ? À en croire la los grande partie des auteurs modernes, voilà une espèce qu’il faudrait tout jamais rayer de la nomenclature et faire rentrer purement et simement comme synonyme du Nassa incrassata. Cependant cette espèce,

e par Bruguière, a été admise par de Lamarck, de Blainville, Kiener ien d'autres, Il nous paraissait assez singulier que si les auteurs puous venons de citer avaient admis, décrit ou figuré une telle rme, ce n'était pas à la légère, et sans motifs sérieux. Qui donc, en eille matière, avait tort ou raison? Longtemps nous avons cherché pe du Buccinum Ascanias ; et nous avons (té agréablement surpris ik » retrouvant dans la collection Delessert au musée de Genève, absoent conforme à l'excellente figuration donnée par Kiener. Or, pour onque a vu ces échantillons, il n’est pas possible, même au moins clairpont de tous les malacologistes du monde de les confondre un seul instant » n'importe quelle forme du Nassa incrassata. Il faut donc nécessaire- Eure que cette espèce, comme bien d'autres, hélas! a été biffée catalogues par des auteurs qui ont négligé purement et simplement se donner la peine de l’étudier! Donc, avec Bruguière, de Lamarck, Blainville, Kiener, etc., nous maintiendrons cette belle espèce, et oudra bien reconnaître que nous sommes en bonne compagnie.

IL est à remarquer qu’il existe entre Kiener et les autres auteurs un in désaccord au sujet de la synonymie qu’il convient de donner aux sa Ascaniasi et N. incrassata, Deshayes, dans la sixième édition de TE k (2), donne au Buccinum Ascanias une longue synonymie, et mor tre que cette espèce n'est autre chose que le Tritonium incrassalum

IKiener, 1835. Cog. viv., Buccin., p. 81.

De, 4844. Hist. nat. anim. sans vert., 2 édil., X, p. 174.

de Müller. Le Buccinum coccinella (1) serait, au contraire, une espèce … des côtes de Bretagne, sans synonyme. Kiener, par contre, donne à son B. coccinella (2) les mêmes synonymes que Deshayes pour le B. Ascanias, et fait du B. Ascanias une espèce sans synonyme. Lequel des deux auteurs est dans le vrai? Deshayes, dont l1 bonne foi ne saurait être ‘ mise en doute, nous paraît être revenu plus tard sur sa première manière de voir. En effet, sur plusieurs étiquettes appartenant à des collections différentes, et écrites de sa propre main, postérieurement à la publication de la deuxième édition de Lamarck, nous avons pu voir qu’il donnait pour synonyme, au Buccinum coccinella de Lamarck, les Buccinum incrassatum, B. maculatum et B. Lacepedei. C'est donc à cette dernière manière de voir qu'il convient de se ranger. C’est pour cette raison que nous avons maintenu, d’après les lois de la priorité, le Buccinum coccinella comme synonymie du Nassa incrassata. |

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Le Nassa Ascaniasi, rapproché du Nassa incrassala, s’en distinguera très facilement: par sa taille plus forte; par son galbe plus allongé, rappelant celui du Nassa valiculata ; par son dernier tour notablement plus ventru ; par ses tours de spire beaucoup plus arrondis, « toujours très convexes », comme le dit Kiener ; par sa suture plus accusée ; par son ouverture plus arrondie; par son labre orné d'un plus grand nombre de denticulations pliciformes ; par ses côtes longitudinales plus nombreuses, plus rapprochées, plus atlénuées dans le bas, les costulations décurrentes restant les mêmes ; par sa bande unique colorée -ælc.

Hamirar. — Rare; zone littorale des environs de Nice, dans la Méditerranée. L

NASSA LACEPEDEI, Payraudeau.

Buccinum Lacepedii, Payraudeau, 1826. Mol. Corse, p. 464, pl. VI, fig. 13-14. — De Blainville, 1826. Faune franç., p. 178, pl. VI, C, fig. 6.

Planaxis rosacea, Risso, 1826. Hist. nat. Eur. mérid., 1V, p. 176.

Buccinum coccinella (pars), Kiener, 1835, Coq. viv., Bucc., p. 84, pl. XX, fig. 77.

Columbella incrassata (pars), J. Roux, 1862. Stat. Alpes-Maritimes, p. 413.

Nassa Lacepedei, Locard, 1886. Prodr, malac. francç., p. 137.

DescriPprion. — Coquille d’un galbe fusiforme un peu court, plus coni= 4 que et plus d'veloppé en dessus qu’en dessous. — Test un peu mince,

(1) Deshayes, Zoc. cit., p. 176. {2) Kiener, 1835. Coq. viv., Buccinum, p. 81 et 82.

Fr 2,9

ssez solide, subopaque, orné d'un double régime de costulations et de ties; costulations longitudinales droites où un peu flexueuses, assez jombreuse-:, fortes, assez élevées, subégales, à peine atténuées dans le is, laïssaut entre elles un espace intercostal un peu plus grand que leur # si seur; stries dcurrentes assez fortes, un peu espacées, régulières, ë Dur les costulations sous forme d’un treillis régulier à mailles ausversalement rectangulaires. — Spire u , peu élevée, conique, aigué, imposée de 6 à 7 tours à croissance lente et régulière, à profil bien à xe ; dernier tour assez allungé, assez ventru, un peu plus petit n extrémité que la moitié de la hauteur totale, à profil extérieur bien r ro ndi, un peu atiénué dans le bas. — Suiture linéaire, mais bien “3 se par le profil des tours. — Sommet acuminé, lisse, brillant, d’un ve très clair. — Ouverture bien arrondie, terminée dans le haut par à sinus étroit et peu profond, parfois presque nul ; labre un peu épaissi leurement, orné dans cette partie de denticulations pliciformes très reuses, peu saillantes, fines, très rapprochées, plus accusées et plus L- uses en bas qu’en haut, soutenu à l'extérieur par un fort bourét ben arrondi; columelle courte, arquée, ornée de rides ou plis peu nbreux ct peu saillants, dont un pli basal mieux accusé que les autres ; " ù peu étendu, reliant les deux bords de l'ouverture, épaissi sur la lumelle; canal court, ouvert, réfléchi, plus profond que large. — Coloion d'un fauve rosé, plus ou moins intense, monochrome, ordinaireen sans bandes ni zones décurrentes ; intérieur fauve clair ; péristome bourrelet blanc nacré. — Opercule corné, ovalaire, fauve be à nu-

) ENSIONS. — Hauteur totale: 11 à 13 millimètres. Diamè're maximum : 7 à 8 millimètres.

— Minor. — De mème galbe, mais de taille plus petite. ua. — De même taille, ou de taille un peu plus forte, mais d’un pe allongé, moins veniru au dernier lour.

a 18 (1). — D'un rose plus ou moins vif.

sca. — D'ua fauve brunâtre, plus ou moins foncé. Macul data. — Avec quel jues zones décurrentes étroi'es, obsolètes, disnues, d'un fauve pâle, sur le dernier tour.

1Mtisso, 1826. ist. nat. Eur. mérid., \V, p. 176.

b6 FAUNE FRANCAISE

OBsErvATIONS. — Comme l'espèce précédente, le Nassa Lacepedei, créé par Payraudeau, a été contesté par presque tous les auteurs, ou tout au plus considéré comme simple variété. Tenant à être absolument édifié au sujet de cete espèce, nous avons oblenu gracieusement la communivation du typemême de Payraude tu, déposé au Muséum de Paris, et nous pouvons aftirmer qu’il s’agit bien là d’une forme définitivement disuncte du Nassa incrassata et par le galbe et par l'ornementation. Il ne s’agit donc pas, comme le dit Kiener (1), d’une simple variété monochrome. Nous avons cité dans notre synonymie les figurations qui représentent exactement cette espèce. |

Nous pouvons également affirmer, d’après les types même de Risso, que le Planaxis rosucea de cet auteur doit être considéré comme synonyme du Nassa Lacepedei.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Comparé au Nassa incrassuta, on distinguera le Nassa Lacepedei: à son galbe plus court, plus ramassé ; à ses tours à profil plus arrondi ; à son dernier tour proportionnellement plus ventru ; à ses costulations moins nombreuses, plus fortes, laissant entre elles des espaces intercostaux plus grands ; à son ouverture ornée de plis beaucoup plus nombreux et plus saillants ; à sa coloration presque toujours monochrome ; etc.

Hagitar. — Rare: zone littorale; çà et là sur les côtes de Provence.

NASSA AMBIGUA, Montagu.

Buccinum ambiguum, Montagu, 1803. Test. Bril., p. 242, pl. IX, fig. 7. — Kiener, 1835. Coq. viv., Bucc., p.83, pl. XXI, fig. 81.

Nassa ambigqua, Reexe, 1853. Icon. conch., pl. XXVIIL, fig. 487. — Weïukauff, 1868. Conch. È Miltelm., W, p. 89. — Locard, 1886. Prodr. malac. franç., p.138,

Descriprion. — Coquille d'un galbe ovoïde, un peu ventrue, un peu plus développée et plus acuminée en dessus qu’en dessous. — Test un peu mince, assez solide, subopaque, orné d’un double régime de costulations et de” stries ; costulations longitadinales, peu nombreuses, droites ou à peine flexueuses, assez fines, un peu élevées, surtout dans le haut, subégales, à peine atténuées dans le bas, laissant entre elles un espace intercostall notablement plus grand que leur épaisseur ; stries décurrentes, fines,

(4) Kiener, 1835, Cog. viv., Bucc , p. 84.

FAUNE FRANÇAISE o7

profondes, régulières, très rapprochées, passant par-dessus les costula-

tons. — Spire assez élevée, conique, un peu aiguë, composée de 6 à ne 7 tours à croissance un peu rapide et régulière, à profillégèrementconvexe, sez renflé dans le bas, vers la suture ; dernier tour sensiblement égal à sa | FRRÈR à la moitié de sa hauteur totale, bien développé, ventru, à pri bien arrondi, atténué dans le bas. — Suture assez profonde, sometacuminé, lisse, brillant, d’un fauve très clair. — Ouverture assez petite, jen arrondie ; labre épaissi intérieurement, orné dans cette partie de # 8 denticulations étroits, assez saillantes, espactes, un peu allongées et soutenu à l'extérieur par un bourrelet arrondi, très saillant ; columelle Irès courte, arquée, ornée de rides ou plis allongés, peu NATURES assez larqués, dont un pli basal ; callum peu étendu, reliant les deux bords de e l'ouverture, épaissi sur la columelle ; caual court, ouvert, r. fléchi, plus pro und que large. — Coloration d’un fauve pâle, un peu roux, avec trois zones décurrentes étroites, discontinues, comme flammulées, d’un brun foncé, équidistantes sur le dernier tour ; une seule zone de mème allure sur les tours supérieurs; intérieur roux; péristome et bourrelet blanc nacré. — Opercule corné, ovalaire, fauve clair, à nucléus apical.

DImENstoNS. — Hauteur totale : 8 à 10 millimètres. Diamètre maximum : 5 1/2 à 61/2 millimètres.

… Variétés. — Minor. — De mème galbe, mais n'atteignant pas 7 millimètres de hauteur totale.

. Ventricosa. — De même taille, mais avec le dernier tour plus renflé, plus ventru.

… Fulva. — De toutes tailles, d’un fauve très foncé, monochrome. Axonata. — De toutes tailles, d’un roux clair, sans bandes colorées.

Os SERVATIONS. — Par son galbe, sa taille, son mode d'ornementation, le a ambigua tend à s'éloigner considérablement des différentes formes on partie du groupe du Nassa incrassata. 11 pourrait à la rigueur, } nstituer avec l'espèce suivante un groupe à part. Cependant quelques mn ee logistes ayant cru devoir le confondre avec le Nassa incrassata, nous lavons maintenu dans ce même groupe, pour éviter de trop multiplier les oupes dans le genre Nassa proprement dt.

| Plusieurs auteurs, notablement Kuner, Weickauff et nous-mème sur S citations, avons indiqué le Nassa ambigua dans la Méditerranée ; c'est L D ou, une erreur, Le véritable Nuxsu ambiqua est une forme

propre à la Manche et à l'Océan, et encore ne croyons-nous pas qu’elle descende bien au delà de la Loire-Inférieure. Il est très probable que cette espèce a (té confondue avec l'espèce suivante, le Nassa Jousseaumei qui est spéciale à la Méditerranée.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — On distinguera toujours facilement le Nassa ambigqua de toutes les espèces du groupe : à sa taille généralement plus petite ; à son galbe plus court, plus ramassé, plus ventru ; à sa spire moins haute ; à ses tours à profil non plus simplement arrondi ou convexe, mais bien convexes dans le haut et renflés dans le bas, de manière à donner lieu à une suture notablement plus profonde ; à ses costulations bien moins nombreuses, et beaucoup plus espactes ; à ses stries décurrentes aussi rapprochées, mais beaucoup plus profondes et plus marquées ; à son ouverture plus petite, plus épaissie dans la région du labre; etc.

Hagirar. — Peu commun; zone littorale ; la Manche et l'Océan.

NASSA JOUSSEAUMEI, Locard.

Nassa incrassala (var. minor), Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 1882. Ho71. Rouss., p. 45, pl. XI, fig. 8.

— Jousseaumei, Locard, 1886. Prodr. malac. francç., p. 139 et 551.

DescriprTioN. — Coquille de petite taille, d’un galbe subovoïde, courte et ventrue, un peu plus développée et plus acuminée en dessus qu’en dessous. — Test assez solide, un peu épais, subopaque, orné d’un double régime de costulations et de stries; costulations longitudinales droites ou légèrement flexueuses, assez nombreuses, subégales, légèrerement atténuées dans le bas, laissant entre elles des espace: intercostaux sensiblement égaux à leur épaisseur ; siries décurrentes un peu fortes, régulières, profondes, plus rapprochées que les côtes, découpant celles-ci sous forme de réticulations transversalement rectangulaires, assez saillantes. —- Spire courte, conique, subaiguë, composée de 5 1/2 à 6 1/2 tours à croissance lente et régulière, à profil bien convexe; dernier tour développé, ventru, sensiblement égal, à son extrémité, à la moitié de la hauteur totale, à profil extérieur bien arrondi, un peu atténué dans le bas. — Suture linéaire, mais assez accusée par le profil des tours. — Sommet obtus, lisse, brillant, d’un fauve très clair, — Ouverture bien arron lie; labre épaissi à l’intérieur, et orné dans cette

jartie de deuticulations peu nombreuses, fines, un peu allongées, plus iccusées dans le bas que dans le haut, soutenu à l'extérieur par un fort ourrelet bien arrondi ; columelle très courte, arquée, ornée de rides ou plis peu nombreux, peu saillants, parfois obsolètes, dont un pli tout à fait basal; callum peu étendu, reliant les deux bords de l'ouverture,

aissi sur la columelle ; canal court, ouvert, réfléchi, plus profond que : rge. — Coloration d'un fauve roux, avec une zone supra -médiane, coninue, étroite, d'un brun foncé, parfois maculée, et une seconde zone a ssez large, souvent confuse, visible à la base du dernier tour. — Opercule corné, fauve clair, ovale, à nucléus apical.

. Dimensions. — Hauteur totale: 6 1/2 à 7 millimètres. Diamètre maximum : 4 1/2 à 43/4 millimètres.

l VaRiÉTÉS. — Azonata. — De même taille et de même galbe, mais monochrome.

OnservarTioNs. — Nous devons à MM. Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus la connaissance de cette jolie petite forme dont ils ont donné dans leur s une bonne photographie, mais qu'ils ont cru devoir rattacher au sa incrassata à titre de variété. Pour nous, ses caractères sont bien suffi umment tranchés pour constituer une espèce. On peut dire de cette me qu’elle joue dans le groupe du Nassa incrassata le même rôle que Nassa Madeirensis dans le groupe du Nassa Ferussaci. Nous ferons marquer que c’est très vraisemblablement la présence de cette forme La fait dire à quelques auteurs que le Nassa ambigua vivait dans la

édi erranée.

PORTS ET DIFFÉRENCES. — Comparé au Nassa incrassata, le N. mei s’en distinguera : par sa taille toujours beaucoup plus petite; “son galbe plus court, plus ventru ; par sa spire proportionnellement vins haute ; par ses tours de spire à profil moins arrondi et par consé- L s paraissant moins séparés les uns des autres; par ses costulations vins nombreuses, un peu plus espacées et moins fortement découpées : les stries décurrentes ; etc.

pproché du Nassa ambigua on le reconnaitra: à son galbe encore En, avec le dernier tour plus obèse; à ses tours supérieurs à ofil plus régulièrement arrondi ; à ses costulations plus nombreuses, lu Do, à ses stries us en moins grand nombre, dé-

rés à

coupant plus profondément les costulations ; à sa coloration et à son ornementation ; etc. “1

Hagrrar. — Rare; zone des laminaires ; çà et là sur les côtes de l'Océan. | et de la Méditerranée. ’

E. — Groupe du N. PIGMÆA

Ce groupe renferme des espèces de taille assez petite, ornées, comme dans le groupe précédent, de costulations longitudinales étroites et. continues, mais découpées par de véritables cordons décurrents passant, par-dessus les côtes. En outre, chez ces espèces, le callum est moins développé, mais à bord mieux défini et de coloration violacé». Ces différentes formes sont plus méridionales que les précédentes.

NASSA PYGMÆA, de Lamarck.

(PL, fig. 9 )

Ranella pygmæa, De Lamarck, 1822. Anim. sans vert., NII, p. 154. —1843. 2e édil., IX, p. 550,“ ;. Buccinum tritonium, de Blainville, 1826. Faune Fe p. 180, pl. VILLE, fig. 5. — asperula (pars), Philippi, 1836. Enum. moll. Sic., I, p. 220.

Nassa pygmæa, Forbes et Hanley, 1853. Brit. moll., III, p. 394, pl. GVIIT, fig. 5et 7; pl. LL fig. 2. — Sowerby, 4839, ZUL. ind., pl. XIX, fig. 3. — Jeffreys, 1867-1869. Brit. conch

IV, p. 354, pl. LXXXVIIE, fig. 2. — Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 1882. Moi.

Rouss., p. 47, pl. XI, fig. 41 à 43. — Locard, 1886. Prodr. malac. franç., p.488.

— waricosa, Turton. In Zoo!. Journ., II, p. 365, pl. XIII, fig. 7. —- Brown, 1885. IUL. concis 2e édit., p. 15, pl. IV, fig. 24. 4 Columbella pygmæa, J. Roux, 1862. Stat. Alpes-Maritimes, p. 413 ”

Descriprion. — Coquille d’un galbe fusiforme un peu allongée, nota= blement plus conique et plus développée en dessus qu’en dessous. — Test. solide, mince, subopaque, orné de côtes et de cordons ; côtes longitusz dinales droites ou un peu flexueuses, très nombreuses, fines, étroites, élevées, subégales, à peine atténuées dans le bas, à profil bien arrondi, laissant entre elles un espace intercostal un peu plus grand que leur épaisseur ; cordons décurrents continus plus étroits que les côtes, à profil sub-méplans, peu saillants, régulièrement espacés, séparés par des intervalles réguliers, égaux à leur propre épaisseur, passant par-dessus les côtes de manière à former à leur rencontre des saillies subgranu=

leuses bien régulières; le plus souvent avec des varices en nombre … variable (0 à 6), irrégulièrement disposées. — Spire assez élevée, un peu … aiguë, composée de 6 à 7 tours bien arrondis, à croissance lente et régu- … ière; dernier tour bien développé, sensiblement plus petit que la moitié — de la hauteur totale, à profil extérieur bien arrondi, surtout dans le bas, … brusquement atténué vers le canal. — Suture linéaire bien accusée par - le profil des tours. — Sommet lisse, obtus, brillant, d'un fauve très —… clair. — Ouverture très arrondie ; labre légèrement épaissi à l’intérieur, …— soutenu à l'extérieur par un épais bourrelet arrondi, orné en dedans de … denticulations pliciformes nombreuses, très fines, allongées, très rapprochées surtout dans le bas; columelle courte, arquée, presque lisse ; » callum continu, mais peu développé à l'extérieur, reliant les deux bords … de l'ouverture, mince, très nettement limité dans toute son étendue ; - canal court, ouvert, à peine réfléchi, aussi profond que large. — Colo- . ration d’un roux pâle, fauve clair, avec trois bandes décurrentes sur le dernier tour, un peu plus foncées, assez larges, continues, régulièrement 4 .espacées, et deux bandes plus ou moins distinctes sur les tours supérieurs ;

intérieur fauve clair ; péristome violacé; bourrelet et varices presque … blanchâtres. — Opercule corné, ovalaire, fauve clair, à nucléus apical.

… Dimensions. — Hauteur totale : 10 à 11 millimètres. ; Diamètre maximum : 6 1/2 à 7 millimètres.

J VamiËTÉs. — Minor. — De même galbe, mais n’aiteignant pas 10 millhmètres de hauteur totale.

…— Ventricosa. — De même taille, mais d'un gaibe plus court, avec le dernier tour plus ventru.

— Elongata. — De taille assez petite, d’un galbe plus étroit, plus effilé, avec la spire plus haute, plus acuminée.

— Diaphana (de Monterosato) (1). — De toutes tailles, avec le test très - mince, transparent ou subtransparent.

—… Evaricosa (Bucq., Dautz., Dollf.) (2) — De toutes taiiles, sans varices. … Fusca. — De toutes tailles, d'un fauve foncé, avec les bandes plus accusées.

Lutescens. — D'un jaune pâle avec les bandes peu marquées.

— Monoxonata. — Avec une seule bande infra-suturale.

— Axonata. — Monochrome, sans aucunes bandes.

{) De Monterosato, 1878. Enwm. e sinon., p. 43. — (2) Bucquoy, Dautzenberg et Dolifus, 1882. Moll. Rouss., p. 49.

OBSERVATIONS. — Celte espèce, avec ses varices el ses Caracières apertu- ; raux aussi nettement tranchés, avait été dans le principe rangée par de Lamarck dans le genre Ranella. On ne sera donc point surpris si nous en faisons une tête de groupe distinct de celui du Nassa incrassata. Dans notre nouveau groupe le mode d’ornementation du test offre un caractère particulier ; ce ne sont plus, comme dans les groupes précédents, des stries décurrentes qui découpent le test; ce sont au contraire de véritables cordons saillants, laissant entre eux un espa:e relativement large, et qui vienneit passer sur les côtes de manière à former soit des saillies granuleusts, soit même des saillies subsquameuses, suivant la nature du profil de ces cordons.

Un tel mode d’ornententation se distingue très facilement à la loupe, lorsque les échantillons sont un peu frais. Chez le Nassa pygmæa il A donne à la coquille un facies tout particulier qui permet de la distinguer immédiatement du Nassa incrassata ou de toute autre espèce de Nassa. Parfois même, chez certains sujets, ce cordon décurrent au lieu d’être à profil régulier, est au contraire plus saillant en haut qu’en bas; alors, à sa rencontre avec les costulations, il paraît former une sorte de fausse … imbrication parfois très nettement caractérisée. à

RAPPORTS ET DIFFÉRENCEFS. — Après CC que nous venons de dire est-il nécessaire d'insister sur les caractères différentiels des Nassa incrassata ct N. pygmæa? On distingucra encore cette dernière espèce : à sestours bien arrondis; à ses côtes longitudinales plus fines, plus relevées, plus sailantes ; à son ouverture finement drnticulée, avec son callum peu k. développé à l'extérieur, mais nettement appliqué et bien délimité surle … bord columellaire ; à son test toujours plus mince ; à sa coloration aperturale ; etc,

HariTaT. — Commun; zones littorale, des laminaires ct coralligène; en colonies assez populeuses; sur tontes nos côtes, mais g‘néralement plus commun daus le sud que dans le nord.

NASSA ELONGATULA, Locard.

| Massa pugmæa (var. elongata), Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 1881. Mo/7. Rouss., p. 49, pl. XE, fig. 14.

- — elongatula, Locard, 1884. Mse. — 1886. Proir. malac. franc., p. 139 et 551,

; DESCRIPTION. — Coquille d’un galbe fusiforme bien allongé, lancéolée, beaucoup plus développée et acuminée en dessus qu’en dessous. — Test mince, solide, subopaque, orné d’un double régime de côtes et de cordons ; côtes longitudinales droites ou un peu flexueuses, très nomb 'euses, fin s, étroites, élevées, subégales, à peine atténuées dans le bas, à profil bien arrondi, laissant entre elles un espace intercostal à peine un peu plus grand que leur épaisseur ; cordons décurrents continus, plus étroits que les côtes, à profil méplan, peu saillants, régulièrement es- -pacés, séparés par des intervalles réguliers, égaux ou un peu plus petits que leur épaisseur, et passant par-dessus les côtes de manière à former à leur rencontre des saillies subgranuleuses bien régulières ; le plus Souvent avec des varices en nombre variable (0 à 4), irrégulièrement disposées. — Spire élevée, aiguë, composée de 7 à 8 tours bien convexes, à croissance lente et régulière ; dernier tour bie: développé, notablement plus petit que la moitié de la hauteur totale, à profil extérieur exactement arrondi, surtout dans le bas, brusquement atténué vers le ca nal. — Suture linéare, bien acc: s'e par le profil des tours. — Som- | 1 lisse, obtus, brillant, d’un fauve très clair. — Ouverture exactement ir alaire ; labre légèrement épaissi à l'intérieur, soutenu à l'extérieur par n épais nie bien arrondi, orné en dedans de denticulations plicirmes nombreuse, très fines, allongécs, très rapprochées, surtout dans e bas ; columelle courte, arquée, presque lisse; callum continr, mais 1 développé à l'extérieur, reliant les deux bords de l'ouverture, mince,

nais nettement limité dans toute son élendue; canal court, ouvert, à eine réfléchi, aussi profond que large. — Coloration d'un roux pâle, ou auve très clair, avec une ou deux bandes décurrentes continues, r‘guièrement espacées, étroites, de coloration plus foncée; intérieur roux 1 ir; péristome violaté ; bourrelet et varices blanchâtres. — Opcreule Orné, ovalair», fauve, à nucléus apiral.

Dimensions. — Ilaiuteur totule : 13 à 15 millimètres. D. mètre maximum : 7 à 7 1/2 millimètres.

VARIËLES. — Minor. — De même galbe, mais n’atteignant pas 12 millimètres de hauteur totale.

Depressula. — De même galbe, mais avec les tours de spire moins arrondis, simplement convexes, et la suture moins profondément accusée.

Evaricosa. — De toutes tailles, mais surtout de grande taille, sans varice.

Fusca. — D'un fauve foncé, avec les bandes peu distinctes. Lutescens. — D'un jaune pâle, avec les bandes obsolètes.

OBSERVATIONS. — MM. Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus sont les premiers qui aient signalé celte forme. Ils en ont donné une figuration exacte dans leur atlas, sous le nom de Nassa pygmæa, var. elongata. Nous esumons que cette forme, par la constance de ses caractères, doit être élevée au larg d'espèce. Nous avons remarqué que chez cette espèce les varices tendent à être moins nombreuses que chez l'espèce précédente. Dans une même colonie, les sujets sans varice sont notablement plus fréquents que chez le Nussa pygmæa.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES, — Le Nassa elongatula ne peut être rapproché

que du N. pygmæa. On le distinguera facilement : à sa taille notablement plus grande ; à son galbe toujours beaucoup plus élancé ; pour un même diamètre maximum, la hauteur totale est toujours beaucoup plus grande; à ses tours de spire plus nombreux, un peu moins arrondis, séparés par une suture proportionnellement moins profonde ; à ses costulaucns un peu plus fines, plus rapprochées, plus nombreuses ; à son dernier tour proportionnellement moins gros, quoique de même profil ; à ses varicts moins nombreuses ; etc.

HaBiTAT. — Peu commun : zone des laminaires ; l'Océan ct la Méditerranée, mais plus fréquemment dans ces dernières eaux.

NASSA AFFINIS, Risso.

(PL, fig. 10.)

Planaxis affinis, Risso, 1826, ist. nat. Eur. mérid., IN, p. 175.

Descriprion. — Coquille d’un galbe subfusiforme, un peu renflée, nota= blement plus développée et plus acuminée en dessus qu’en dessous, —

EG éd AS d É

Test | assez épais, solide, subopaque, orné d'un double régime de côtes 1 de cordons ; côtes longitudinales flexueuses, fortes, assez nombreuses, : eu atténuées dans le bas, saillantes, à profil bien arrondi, rappros, laissant entre elles un espace intercostal notablement plus petit épaisseur ; cordons décurrents assez larges, réguliers, à profil ris passant par-dessus les côtes et formant à leur rencontre une saillie sub-rectangulaire, un peu allongée, séparée par un intervalle un eu plus petit que leur épaisseur. — Spire assez élevée, un peu aiguë, composée de 7 à 7 1/2 tours à profil largement convexe, à croissance lente #t régulière ; dernier tour bien développé, sensiblement plus petit à nn extrémité que la moitié de la hauteur totale, à profil extérieur di dans le haut, un peu atténué dans le bas. — £Suture linéaire, 1 cusée surtout par le profil des tours. — Sommet lisse, obtus, brillant, a fauve très clair. — Ouverture petite, légèrement ovalaire, terminée s le haut par un sinus large mais peu profond; labre épaissi intérieu- : ent et soutenu à l'extérieur par un épais bourrelet bien arrondi, orné itérieurement de denticulations pliciformes peu nombreuses, assez zées, plus accusées dans le bas que dans le haut; columelle courte, 0 rquée, avec quelques plis irréguliers plus ou moins saillants, dont un li D 7 presque toujours visible, un peu allongé, et un pli basal; n continu, peu développé à l'extérieur, nettement limité dans toute tendue ; canal ouvert, réfléchi, un peu plus profond que large. — : alor ion fin roux päle, avec trois bandes décurrentes plus foncées, ez larges, régulièremeat espacées, plus ou moins bien définies, parfois jlètes ; intérieur roussâtre; péristome violacé; bourrelet roux clair. ercule corné, ovalaire, fauve clair, à nucléus apical.

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-Dimexsions. — Hauteur totale : {1 à 13 millimètres (1). b Diamètre maximum : 7 à 8 millimètres.

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: VaRiËTÉS. — Minor. — Co quille de même galbe mais n’atteignant que mi imètres de hauteur lotale.

Ælongata. — De taille un peu plus petite, d'un galbe plus effilé.

| Os SERVATIONS. — À plusieurs reprises, nous avons reçu celle espèce ondue soit avec des Nassa pygmæa, soit avec des N. incrassata. Un amen un peu atten'if du galbe et de l'ornementation de la coquille nous

dl -

(1) Risso donne comme longueur 0,015.

avait bien vite conduit à mettre à part une telle forme, et nous nous:

proposions d’en faire une espèce nouvelle, lorsque recevant en communication les types du Muséum de Paris, nous avons été très agréablement surpris de retrouver cette même forme provenant de Nice, avec l’étiquette portant les noms de Planaxis affinis, Risso, écrite de la main même de ‘Risso. Nous devons ajouter qu’une plume malheureuse avait transformé celte espèce en Buccinum coccinella, tout en respectant la spécification de son premier auteur. Nous venons donc rétablir, avec sa juste et vraie valeur, une bonne espèce de Risso dont aucun auteur n’a fait mention.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Le Nassa affinis a plus d'affinités avec le Nassa pygmæa qu'avec le Nassa incrassata; c’est pour ceite raison que nos l'avons inscrit dans le groupe de cette première espèce. Comparé au Nassa pygmæa, on le distinguera: à ses tours moins arrondis; à ses costulations beaucoup moins nombreuses, mais plus fortes, plus arrondies, plus flexueuses ; à son ornementation constituée par des granulalauons rectangulaires, allongées el non pas carrées, plus ou moins arrondies sur les angles ; à son ouverture plus ovalaire ; à son labre orné de denticulations plus fortes et moins nombreuses ; etc. Rapproché du Nassa incrassala on le reconnaira: à son ga1lbe moins allongé, plus ventru ; à ses costulations plus fortes, plus saillantes, moins nombreuses, laissant

entre elles des espa:es inter: ostaux étruit, (:aractère qui séparera encore

notre espèce du Nassa Lacepedei) ; à son ouverture plus petite avec un Cillum violacé et limité comme celui du Nassa pygmeæa ; à son dernier tour moins arrondi extéricurement; elc.

HaBiTAT. — Assez rare : zones littorale et coralligène ; çà et là sur les côtes de la Méditerranée : Paulhlles (Pyrénées-Orientales); Agde (Hérault); Nice (Alpes-Maritimes) ; etc. Nous l'avons également reçu d'Alger.

NASSA EUTACTA, Locard.

(PL, fig. 11.)

Descriprion. — Coquille de perte taille, d'un galbe subovoïde, courte et ventrue, un peu plus développée et plus acuminée en dessus qu’en dessous. — Te:t assez so'ide, un peu mince, subopaque, orné d’un double régime de côtes et de cordons ; côtes longitudinales droites ou un peu flcxueuses;,

TT OS TN D PT RTS TN ET CUS Pl SN I ET

. très nombreuses, fines, étroites, assez élevées, subégales, à peine atté- nuées dans le bas, à profil bien arrondi, laissant entre elles un espace intercostal un peu plus grand que leur épaisseur ; cordons décurrents continus, plus étroits que les côtes, à profil sub-méplan, peu saillants, régulièrement espacés, séparés par des intervalles réguliers, égaux à leur propre épaisseur, passant par-dessus les côtes de manière à former - à leur rencontre des saillies subgranuleuses bien régulières ; le plus sou- Æ ent avec des varices en nombre variable (0 à 4), irrégulièrement dispo- - sées. — Spire courte, conique, subaiguë, composée de 5 1/2 à 6 1/2 tours à croissance lente et régulière, à profil bien arrondi; dernier tour développé, ventru, sensiblement égal à son extrémité à la moitié de la 0 totale, à profil extérieur exactement arrondi dans le haut, in peu atténué dans le bas. — Suture linéaire, accusée surtout par le profil des tours. — Sommet obtus, lisse, brillant, d’un fauve très clair. — Ouverture petite, légèrement ovalaire, terminée dans le haut par un - sinus assez large mais peu profond ; labre légèrement épaissi à l’intérieur, soutenu à l'extérieur par un épais bourrelet arrondi, orné en dedans de denticulations pliciformes nombreuses, très fines. allongées, très rap- -prochées, surtout dans le bas ; columelle courte, arquée, souvent plissée, “avec un pli basal bien accusé ; callum continu, assez épais, reliant les deux bords de l'ouverture, nettement limité dans toute son étendue ; Canal ouvert, court, à peine réfléchi, aussi profond que large. — Colora- “tion d'un roux pâle ou fauve clair, avec trois bandes décurrentes sur le dernier tour, un peu plus foncées, assez étroites, discontinues, régulière men espacées, la bande infra-suturale seule continue sur les tours supé- Hieurs ; intérieur fauve clair; péristome violacé; bourrelet et varices p esque blanchâtres. — Opercule corné, ovalaire, fauve clair, à nucléus

… Dimensions. — Hauteur totale G 12 à 7 millimètres. n Diamètre maximum : 4 1/2 à 4 3/4 millimètres.

WamiËtÉs. — Unixonata, — De même taille et de même galbe, avec ine seule bande colorée, infra-suturale, continue sur tous les tours.

. Azonala. — De même taille et de même galbe, monochrome. sel — De même taille et de même galbe avec tout le pé:istome ‘un blanc brillant.

RE — Cette jolie petite espèce participe comme galbe et comme taille du Nassa Jousseaumei, et comme ornementation du Nassa

pygmæa. Aussi l’avons-nous reçue ou observée dans les collections sous ces deux noms. {l importait donc de la bien distinguer définitivement. Si la théorie du croisement des espèces était démontrée expérimentalement, nous serions volontiers porté à croire que c’est là un exemple à citer. Nous proposons de le désigner sous le nom de Nassa eutacta (1). Sous le nom de var. leucostoma, nous avons signalé une variété fort intéressante, chez laquelle la taille, le galbe et l’ornementation restant exactement les mêmes que dans le type, le péristome est d’un blanc brillant à bords bien définis tout à fait analogue à celui de certains individus du Nassa ambigua.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Cette espèce est très facile à distinguer. On ne peut la rapprocher que des Nassa Jousseaumei et N. pygmæa. Com- È parée au N. Jousseaumei ou à toute var. minor du groupe du Nassa in- « crassata, on la distinguera à son mode d'ornementation qui est exacle-. ment le même que celui du Nassa pygmæa. Rapprochée du Nassa : pygmæa on la reconnaîtra : à sa taille beaucoup plus petite ; à son galbe. plus court, plus ramassé ; à sa spire moins haute; à ses tours supérieurs … moins arrondis ; à son péristome plus épais ; etc.

HaBiraT. — Rare ; zone littorale des côtes océaniques.

F. — Groupe du N. FERUSSACI

Ce groupe, le plus grand du genre, comprend des coquilles de taille à assez petite, d'un galbe un peu variable, mais caractérisées par des côtes longitudinales moins fortes et moins allongées que dans les groupes pré l cédents, s’atténuant à la base ou sur le milieu du dernier tour, La plupart des espèces de ce groupe étaient confondues; nous reportant aux types même des auteurs qui les ont créées, nous croyons les avoir réta— blies avec leurs véritables valeurs. Toutes ces espèces sont exclusivement méditerranéennes. “g

(1) Du grec eûtaxtoc, bien ordonné. - , 24

NASSA FERUSSACI, Payraudeau.

à Buccinum costulatum (pars), Renieri (non Brocchi), 1804. Tav. a/f. Adr. — Ferussaci, Payraudeau, 1826. Moll. Corse, p. 162, pl. VI, fig. 15-46. — De Blainville, 4826. Faune franc., p. 177, pl. VII, C, fig. 5. “ Planaæis lineolata, Risso, 1826. Hist. nat. Eur. mérid., IV, p. 173, pl. IX, fig. 136. LPuccinum elegans, O. G. Costa, 1829. Cat. test. Sicil., p. LXX VIIT. — Cuvieri (var.), Kiener, 1835. Cog. viv., Bucc., p. 77, pl. XX, fig. 75. — variabile, Philippi, 4836. Enum. moll. Stos LP. 221, pl. XI, Mg. 7. | Nassa variabilis (pars), Petit de la Saussaye, 1852. In Journ. conch., III, p. 199. — costulata (pars), Weinkauf, 1868. Conch. Mittelm., I, p. 62. — Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 4882. Mol. Rouss., pl. XI, fig. 17. — Ferussaci, Locard, 1886. Prodr. malac. franç., p. 189.

Descriprion. — Coquille d’un galbe lancéolé, allongée, beaucoup plus

— développée et acuminée en dessus qu’en dessous. — Test solide, assez épais, brillant, orné d’un double régime de costulations et de stries : costulations longitudinales droites ou légèrement flexueuses, assez nom- “ breuses, subégales, peu saillantes, largement arrondits, atténuées dans le bas du dernier tour, laissant entre elles un espace intercostal notablement plus petit que leur épaisseur; stries décurrentes, fines, très rap- “prochées, peu profondes, passant par-dessus les costulations qu’elles découpent à peine, parfois semi-obsolètes. — Spire allongée, bien aiguë composée de 6 1/2 à 7 1/2 tours à croissance assez régulière, un peu nte, à profil faiblement convexe; dernier tour assez développé, plus petit que la moitié de la hauteur totale, arrondi dans sa partie médiane, . tténué dans le bas. — Suture linéaire, un peu ondulée. — Sommet “lisse, obus, brillant, d’un fauve corné très pâle. — Ouverture ovalaire, “un peu allongée, faiblement étranglée dans le haut et terminée par un sinus assez large mais peu profond; labre un peu épaissi, orné à l’intérieur de denticulations (6 à 10) assez marquées, allongées, plus fines et plus rapprochées dans le bas que dans le haut, soutenu extérieurement par un bourrelet méplan peu épais ; columelle très courte, à peine arqu e, ornée de deux ou trois plis assez saillants, dont un pli basäl; callum assez épais, assez développé. mal limité dans le haut, reliant les deux bor !s de l'ouverture; canal ouvert, réfléchi, aussi large que profond. — Culoration d'un jaune clair, un peu grisâtre, avec des linéoles arrentes d’un rouge brun, interrompues, très étroites, formant trois 1es articulées de blanc et de b:un, également réparties sur le dernier

tour; une seule zone infra-suturale sur les tours supérieurs ; intérieur jaune pâle ; péristome blanc nacré. — Opercule corné, ovalaire, roux clair, à nucléus apical.

DIMENSIONS. — Hauteur totale : 12 à 14 millimètres. Diamètre maximum : 6 1/2 à 7 1/2 millimètres.

VARIÉTÉS. — Minor. — De même galbe, mais ne dépassant pas 10 millimètres.

Elongata. — De même taille, mais d’un galbe plus élancé, plus effilé.

Fusca. — De coloration brunâtre, avec une bande blanche continue dans le haut de chaque tour.

Bizonata. — D'un ton clair, avec deux bandes colorées, étroites mais bien marquées, l’une à la partie supérieure des tours, l'autre au milieu du dernier tour.

Trisonata. — D'un ton clair, avec trois bandes colorées, étroites mais bien marquées, également réparties sur le dernier tour, la bande supérieure seule visible sur les tours supérieurs,

Atra (Payraudeau) (1). — Complètement brune, presque noirâtre.

Pallidula. — D'un jaune très clair, sans zones colorées.

Alba. — Complètement blanche.

OBsERvATIONS. — L'historique de cette espèce est assez singulier; il nous paraît impossible qu’elle n’ait pas été connue par les auteurs qui ont précédé Payraudeau, et pourtant nous n’en relrouvons pas de traces positives dans leurs écrits. C'est avec un point de doute que nous lui donnons comme synonyme le nom de Buccinum costulatum proposé par

Renieri; ce nom comprenant certainement plusieurs espèces, notamment #

l’'Amycla cornicula. Mais nous en proscrivons intentionnellement la dénomination similaire employée par Brocchi (2) qui se rapporte à une

espèce fossile absolument différente, ainsi que nous nous en sommes

assuré.

Certains auteurs se sont plu, comme à plaisir, à embrouiller la syno=" nymie de cette espèce, pourtant bien exactement définie et figurée par

Payraudeau, ainsi que nous avons pu le contrôler. Les uns l’ont réunie au Nassa Cuvieri, quoiqu'il existe cependant des différences bien marquées.

(1) Payraudeau, 1826. Mol. Corse, p. 162.

(2) Brocchi, 1314. Conch. foss. sub. (édit. 1843), II, p. 121 et 486, pl. V, fig. 9.

dans le galbe et dans l’ornementation de ces deux espèces; d’autres, . comme Philippi, réunissant un certain nombre de formes affines, les ont toutes englobées sous un nom unique et nouveau, approprié pour la - circonstance, Buccinum variabile (1). En poursuivant cette étude, on réconnaîtra qu'il e-t bien facile de distinguer et de séparer ces différentes … espèces trop souvent et trop longtemps confondues. … Rapports ET DirrËRENCES. — Le Nassa Ferussaci ainsi que les autres espèces appartenant à ce même groupe, comparés aux groupes qni pré cédent, se distinguent : par leur galbe lancéolé, analogue à celui des for- ’ mes du groupe du Nassa reticulata, mais alors de taille beaucoup plus .… petite ; par leurs costulations longitudinales beaucoup moins prononcées, ; passant à l’état de véritables plis, devenant souvent obsolètrs dans le l bis du dérnier tour; par leurs stries décurrentes toujours moins saillantes, el ne découpant plus le test sous forme d'une réseau réticulé; etc.

… Hävrrar. — Commun; en colonies assez populeuses ; zone littorale; * toufe la Méditerranée.

NASSA MABILLEI, Locard,

uccin d'Ascagne, de Blainville, 1826. Faune franc. pl VI, D, fig. 4.

ccinum Curieri (pars), Kicner, 1835. Coq. viv., Bucc., p. 78, pl. XX, fig. 76,

“ Nassa costulata (var. castanea), Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 1882. Moll. Rouss., pl. XI, fig. 117.

— Descriprion. — Coquille d’un galbe ovoïde, un peu courte, ventrue, à peine un peu plus développée, mais plus acuminée en dessus qu’en d es sous. — Test solide, assez épais, brillant, orné d’un double régime de costulations et de stries : costulations longitudinales un peu flexueuses, assez nombreuses, subégales, peu saillantes, assez larges, à profil arrondi, alténuées à la base du deruier tour, laissant eutre elles un espace intercostal notablement plus petit que leur épaisseur ; stries décurrentes fines, rapprochéces, peu pro‘ondes, régulièrement espacées, passant pardessus les costulations saus les découper profondém: nt, parfois semiobsolètes. — Spire courte, un peu aiguë, composée de 6 à 6 1/2 tours, à croissance lente et régulière, à profil faiblement convexe, un peu arrondi

(1) Philippi, 4836. Enwm. Moll. Sicil., 1, p. 221.

vers la suture ; dernier tour assez développé, un peu plus grand ou sensiblement égal à la moitié de la hauteur totale, un peu ventru, arrondi dans sa partie médiane, atténué vers la base, — Suture linéaire, ondulée, assez accusée par le profil des tours. — Sommet lisse, obtus, brillant, d'un fauve corné très pâle. — Ouverture petite, légèrement ovalaire, terminée dans le haut par un sinus assez large, mais peu profond ; labre un peu épaissi en dedans, orné dans celte partie de denticulations assez marquées, un peu allongées, en nombre variable (4 à 6), plus fines et plus rapprochées en bas qu’en haut, soutenu extérieurement par un bourrelet méplan, peu saillant ; columelle très courte, faiblement arquée, ornée de deux ou trois plis peu saillants, dont un pli basal ; callum assez épais, assez développé, mal limité dans le haut, reliant les deux bords de l’ouverture ; canal ouvert, réfléchi, aussi large que profond. — Coloralion d'un fond gris jaunâtre, très clair, avec des linéoles décurrentes, d’un rouge brun, interrompues, très étroites, formant trois zones articulées de blanc et de brun, équidistantes sur le dernier tour; une seule zone semblable, infra suturale sur les tours supérieurs ; péristome « et intérieur blancs. — Opercule corné, ovalaire, roux clair, à nucléus apical.

RE

DiIMENSsIoNs. — Hauteur totale : 8 à 10 millimètres. Diamètre maximum : 4 1/2 à 5 1/2 millimètres.

VaRiËTÉS. -— Minor. — Coquille de même galbe, mesurant seulement de 6 à 8 millimètres de hauteur totale,

Fusca. — D'un brun très foncé, un peu rougeâtre, monochrome, avec une bande blanche, continue, infra-suturale.

Atra. — D'un brun très foncé. | Monoxonata. — Avec une seule bande étroite, infra-suturale continue sur tous les tours. 1 Luteola. — D'un jaune clair, avec une ou deux bandes Aie

Alba. — Complètement blanche.

OBSERVATIONS, — Cette espèce observée par plusieurs auteurs a donné. lieu à de singulières confusions. De Blainville, le premier, la figure dans. son atlas sous le nom de Buccin d’Ascagne (1) ; mais la description qu'il en donne (2) n’a aucun rapport avec cette espèce, car il décrit en réalité.

(1) De Blainville, 4826. Faune franc., pl. VE, B, fig. 4. 2) Loc. cil., p. 178.

le véritable Nassa Ascaniasi. Kiener a parfaitement relevé cette erreur, mais il rapporte cette figuration au Nassa Cuvieri (1). En outre, il veut à - son tour donner une figure de cette même coquille, et il représente une - variété atra du Nassa Ferussaci (2). Enfin, MM. Bucquoy, Dautzenberg et — Dollfus, sous le nom de Nassa costulata var. castanea, ont donné une …. bonne figuration de notre nouvelle espèce. En présence d’une telle confusion, il nous a paru convenable de donner à cette forme une appellation définitive, et nous lui avons appliqué le nom du savant naturaliste du Muséum, M. J. Mabille.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — On distinguera le Nassa Mabillei du Nassa Ferussaci : à sa taille notablement plus petite; à son galbe plus court, plus - ramassé, plus ventru ; à sa spire beaucoup noins allongée ; à ses tours

. moins élevés, à profil beaucoup plus convexe, un peu mieux étagés, « séparé par une suture mieux marquée ; à son dernier tour proportion- . nellement plus développé, plus ventru et plus haut ; à ses costulations … plus fortes, plus rapprochées, bien accusées jusqu’en bas des tours ; etc.

HaBrraT. — Peu commun ; zone littorale, çà et là sur les côtes de la Méditerranée ; nous l’avons observé notamment dans les stations suivantes : Le Roussillon (Pyrénées-Orientales) ; les environs de Marseille — (Bouches-du-Rhône); La Seyne, Saint-Nazaire, Saint-Raphaël, Saint-

Tropez (Var) ; Cannes, Nice (Alpes-Maritimes); etc.

NASSA FLAVIDA, de Monterosato.

… Massa costulata (var. flavida), de Monterosato, 1882. In Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, E. Moll. Rouss., p. 56, pl. XL, fig. 26, 27.

… …— /lavida, Locard, 1886, Prodr. malac. franç.,p. 141.

… DescripTioN. — Coquille d’un galbe ovoïde, un peu allongée, légère — ment ventrue, un peu plus développée et plus acuminée en dessus qu’en — dessous. — Test solide, assez épais, brillant, orné d’un double régime de costulations et de siries : costulations longitudinales un peu flexueuses, nombreuses, subégaies, p'u saillantes, assez fines, à profil arrondi, légèrement atténuées à la base du dernier tour, laissant entre

(1) Kiener, 1825. Cog. viv., Buccin., p. 78.

@) Loc. cit., pl. XX, fig. 75 (et non fig. 95, comme il est dit dans le texte).

elles un espace intercostal notablement plus petit que leur épaisseur ; stries décurrentes fines, rapprochées, peu profondes, régulièrement espacées, passant par-dessus les costulations sans les découper profondément, parfois semi-obsolètes. — Spire assez courte, assez aiguë, composée de 6 à 7 tours à croissance lente et régulière, à profil presque méplan, ou à peine convexe, légèrement arrondi vers là suture ; dernier tour bien développé, un peu plus petit, ou sensiblement égal, à son extrémité, à la moitié de la hauteur totale, à profil extérieur largement arrondi, dans sa partie médiane, atténué vers la base. — Suture linéaire, ondulée, peu profonde. — Sommet lisse, obtus, brillant, d’un fauve corné très pâle. — Ouverture un peu petite, légèrement ovalaire, terminée dans le haut par un sinus assez large, mais peu profond ; labre épaissi en dedans, orné dans cette partie de denticulations assez marquées, un peu allongées, en nombre variable (4 à 6), plus fines et plus rapprochées en bas qu’en haut, soutenu extérieurement par un bourrelet méblan, peu saillant ; columelle très courte, un peu arquée, ornée de deux ou trois plis peu saillants, dont un pli basal; callum assez épais, assez développé, mal limité dans le haut, reliant les deux bords de l'ouverture; canal ouvert,

réfléchi, aussi large que profond. — Coloration jaune }âle, uniforme,

avec une bande unique, infra-suturale, étroite, marbrée ce roux et de blanc, parfois avec une tache brune basa'e ; intérieur jiunâtre ; ptristome blanc brillant, — Opercule corné, ovalaire, roux clair, à nucléus apical.

DIMENsIONS. — Hauteur totale : 12 à 15 millimètres. Diamètre maximum : 7 1/2 à 8 1/2 millimètres.

VaRiËTÉs. — Minor. — De même galbe, mais de taille un peu plus petite.

Monochroma. — D'une teinte unifvrme sans bande infra-suturale ni tache basale,

OBsERvATIONS. — Cette forme, facile à distinguer dans le groupe du Nassa Ferussaci et par son galbe et par sa coloration, a été très bien figurée dans l’atlas du Roussillon. M. Dautzenberg a bien voulu nous adresser quelques échanullons de taille un peu plus petite, mais que nous n'hésitons pas à rattacher par ses autres caractères à celte même espèce.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES, — Le Nassa flavida est voisin des Nassa Ferussaci et N. Mabillei. On le distinguera du Nassa Ferussaci : à sa taille

plus forte ; à son galbe plus ovoïde, plus ventru; à son dernier tour plus . gros, plus développé, à profil extérieur plus arrondi; à ses tour de spire à profil plus méplan, moins bien étagés les uns par-dessus les autres ; à sa spire beaucoup moins élevée et acuminée ; à son ornementation sans Jinéoles décurrentes; etc.

. Rapproché du Nassa Mabillei, on le reconnaîtra : à sa taille beaucoup plus forte ; à son galbe également ovoïde, mais peu élancé dans le haut ; -à son dernier tour plus gros, plus ventru ; à ses costulations plus déli- cates; à ses tours beaucoup moins nettement séparés et étagés les uns - au-dessus des autres; a son profil moins convexe, arrondi seulement dans le bas; à sa coloration et à son ornementation; etc.

Hagrrar. — Assez rare; zone littorale, çà et là sur les côtes de la Méditerranée ; nous le connaissons dans les localités suivantes : le Roussillon (Pyrénées -Orientales); les environs de Marseille (Bouches-du - Rhône); la Seyne, Saint-Tropez (Var); Cannes (Alpes-Maritimes) ; etc.

NASSA CUVIERI, Payraudeau.

Buccinum costulatum (pars), Renieri, 4804. Tav. alfab. Adriat.

— — Cuvieri, Payraudeau, 1826, Mol, Corse, p. 163, pl. VIE, fig. 17-18. — De Blainville, 1826. Faune france., p. 176, pl. VI,B, fig. 3. — Kiener, 1835. Cog. vir., Buccin.,

p. 77, pl. XX, fig. 74.

“Planaxis riparia, Risso, 1826. Hist. nat. Eur. merid., IV, p. 173.

Buccinum elegans (pars), O. G. Costa, 1829. Cat. test. Sicil., p. LXXVINH,

1 — variabile, Philippi, 1836. Enum. moll. Sicil., 1, p. 221, pl. XL, fig. 6.

Nassa variabilis (pars), Petit de la Saussaye, 1852. Zn Journ. conch., 11, p. 199.

mbella variabilis, J. Roux, 1862. Stat. Alpes-Maritimes, p. 413.

a costulata (pars), Weinkauf, 1868. Conch. Mittelm., VW, p. 64, — Bucquoy, Dautzenberg

È et Dollfus, 1882. Moll. Rouss., p. 52, pl. XF, fig. 15 et 16.

«— Cuvieri, de Monterosalo, 1878. Enum. e sinon., p. 43. — Locard, 1886. Prodr. malac.

= franç., p. 140.

Descriprion. — Coquille d'un galbe lancéolé, allongée, beaucoup plus développée et plus acuminée en dessus qu’en dessous. — Test solide, ssez épais, brillant, orné d'un double régime de costulations et de siies ; costulations pliciformes, longitudinales, presque droites, assez iombreuses, subégales, un peu saillantes, arrondies, bien accusées sur le s premiers tours (sauf les tours embryonnaires), très atténuées sur le dernier, à pariir de la région médiane, laissant entre elles des espaces miercostaux, sensiblement plus petits que leur épaisseur ; stries décur-

rentes très fines, rapprochées, peu profondes, visibles surtout dans les espaces intercostaux, à peine indiquées sur le dernier tour. — Spire allongée, aiguë, composée de 6 1/2 à 7 1/2 tours, à croissance assez régulière, un peu lente, à profil faiblement convexe ; dernier tour assez \développé, plus petit que la moitié de la hauteur totale, arrondi dans sa partie médiane, atténué vers la base. — Suture linéair-, un peu ondulée, — Sommet lisse, brillant, obtus, d'un fauve corné pâle. — Ouverture légèrement ovalaire, un peu allongée, faiblement étranglée dans le haut, terminée dans cette partie par un sinus large et peu profond ; labre légèrement épaissi à l'intérieur, orné dans cette partie de denticulations assez marquées, allongées, en nombre variable (6 à 10), plus fines et plus rapprochées en bas qu’en haut, soutenu à l’extérieur par un bourrelet méplan peu saillant; columelle courte, faiblement arquéfe, ornée de un ou deux plis peu saillants, dont un pli basal ; callum mince, assez développé, mais mal limité dans le haut, reliant les deux bords de l'ouverture ; canal ouvert, réfléchi, un peu plus profond que large. — Coloration d’un fauve jaunâtre très clair, parfois cendré, avec trois zones décurrentes composées de linéoles roues ou brunes, discontinues, également réparties sur le dernier tour, et une zone infra-sulurale mieux marquée, un peu étroite, d’un brun foncé ou rougeâtre, maculée de roux et de blanc, visible sur les autres tours ; intérieur fauve clair; péristome blanc nacré. — Opercule corné, ovalaire, fauve, à nucléus apical.

DiMENsIoNs. — Hauteur totale : 8 à 10 millimètres. Diamètre maximum : 4 1/2 à 5 millimètres.

VARIÉTÉS. — Minor. — De même galbe, mais n’atteignant pas 8 millimètres de hauteur totale.

Ventricosa. — De même taille, mais d’un galbe plus ventru, avec le dernier tour plus renflé. |

Varicosa. — Avec une ou plusieurs varices blanches, peu saillantes.

Bixonata. — Les deux zones supérieures du dernier tour seules visibles, avec la zone supérieure continue en dessus.

Maculata. — Avec une quatrième zone tout à fait basale, formant tache en dedans et en dehors de l’ouverture.

Fusca. — Complètement brune, avec la zone supérieure à peine dis-

tincle.

Pallidula. — D'un jaune pâle, avec une ou deux zones peu marquées. Albida. — Complètement blanche.

OgsEervaTIONS. — La plupart des auteurs ont cru devoir réunir cette espèce au Nassa Ferussaci, malgré les différences très bien indiquées par Payraudeau. Après bir des recherches, nous ne voyons pas parmi la . Série des Planaæis de Risso quel est celui qui peut être identifié à l’es- … pèce qui nous occupe. Cependant, sur un carton de la collection du Muséum de Paris, portant l'étiquette de Planaxis riparia, de Nice, écrite de la main de Risso, nous trouvons deux échantillons qui correspon- … dent à notre var. minor, quoique d'un galbe un peu plus effilé. Il est - vrai de dire que le troisième échantillon est un véritable Nassa Ferussaci.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — On distinguera le Nassa Cuvieri du Nassa … Ferussaci : à sa taille généralement un peu plus petite, avec un galbe un peu moins allongé ; à son dernier tour plus arrondi ; surtout à son mode d'ornementalion, avec ses costulations et ses stries ne descendant jamais au-dessous du milieu du dernier tour; à ses tours supérieurs, dont les costulations sont proportionnellement plus grosses et plus rappro- … chées ; enfin à sa coloration.

HagrraT. — Assez commun ; zone littorale ; toutes les côtes de la Méditerranée.

NASSA UNIFASCIATA, Kiener.

- Buccinum unifasciatum, Kiener, 1835. Coq. viv., Buccin., p. 76, pl. XIV, fig. 50.

1 — variabile (var. x), Philippi, 1836. Hques. moll. Sic., 1, p. 221, pl. XII, fig. 1 Nassa variabilis, Reeve, 1853. Icon. conch., pl. XIX, fig. 129.

- — encauslica, Brusina, 1869. Zn Journ. conch., XVII, p. 233. — Locard, 1886. Prodr.

malac. francç., p. 140.

… — Cuvieri (var, encaustica), de Monterosato, 1875. Nuova rivista, p. 41.

— costulala (var. encaustica), Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 1882, Mol. Rouss., p. 54,

fig. 20, 21.

— subcostulata, Locard, 1886. Prodr. malac. franç., p. 142 et 553. — unifasciala, Brusina, 1886. A1ss.

Descriprion. — Coquille de taille assez forte, d'un galbe lancéolé, . bien allongée, beaucoup plus développée et acuminée en dessus qu’en dessous. — Test solide, assez épais, brillant, orné d'un double régime de plis et de siries : plis longitudinaux droits ou très légèrement flexueux, bien marqués sur les premiers tours, très atténués sur le dernier tour, à partir de la moitié de ce tour, souvent plus prononcés vers - la suture que vers la base des autres tours, assez forts, réguliers, subé-

gaux, très rapprochés, laissant entre eux un espace plus petit que leur épaisseur ; siries décurrentes très fines, rapprochées, régulières, très peu profondes, passant par-dessus les plis, visibles sur tous les tours, parfois un peu obsolètes vers le milieu du dernier tour. — Spire allongée, aiguë, composée de 6 à 7 Lours à croissance lente et régulière, à profil un peu convexe ; dernier tour assez développé, mais notablement plus petit que la moitié de la hauteur totale, à profil extérieur arrondi, bien atténué dans le bas. — Suture linéaire ondulée, accusée par le profil costulé des tours à leur partie supérieure. — Sommet lisse, obtus, brillant, d’un fauve corné très pâle. — Ouverture un peu allongée, bien arrondie dans le bas, terminée dans le haut sous forme d'un sinus large et peu profond ; labre légèrement épaissi à l’intérieur et soutenu à l'extérieur par un bourrelet méplan peu saillant, orué intérieurement de nombreuses denticulations pliciformes allongées, un peu irrégulière, fines, plus rapprochées dans le bas que dans le haut ; columelle faiblement arynée, ornée de quelques plis peu nombreux, peu saillants, assez profonds, dont un pli basal ; callum un peu mince, reliant les bords de l’ouverture, un peu épaissi sur la columelle, à contour mal défini dans le haut ; canal

couvert, réfléchi, plus profond que large. — Coloration d’un jaune pâle,

un peu fauve, avec quelques petites linéoles décurrentes rouge brun, très étroites, int rrompucs, obsolètes, et une bande brune mince, continue, supra-suturale, visible sur le milieu du dernier tour; intérieur fauve pâle; péristome blanc nacré. — Opercule corné, ovalaire, roux clair, à nucléus apical.

DimENsIoNs. — Hauteur totale: 16 à 18 millimètres. Hauteur maximum : 8 à 9 millimètres.

VARIÉTÉS. — Minor. — De même galbe, mesurant seulement de 14 à 16 millimètres de hauteur totale (1). | |

Subcostulata. — De grande taille, atteignant de 18 à 20 millimètres de hauteur totale, avec les premiers tours seuls costulés ou plissés, le dernier tour lisse, et sans zone colorée.

Ventricosa. — De même taille, ou de taille un peu plus petite, d'un galbe plus ventru dans le haut du dernier tour.

Luteola (Kiener) (2). — D'un jaune-paille, avec ou sans bande.

(1) On remarque que M. Brusina assigne 20 millimètres à son lype du Nussa encaustica. On ne trouve que très rarement en France des sujets aussi grands. (2) Kiener, 1835, Cog. viv., Bucc., p. 77,

Axonata (Kiener). — Sans aucune bande, avec quelques lintoles obsolètes.

Bisonata. — Avec une seconde bande infra-suturale, discontinue, de - teinte plus claire, maculée de blanc.

Os-ERvarTions. — Cette belle espèce, la plus grande du groupe, a été - décrite pour la première fois par Kiener. Dans une lettre, qu’il nous a - récemment adressée, M. Brusina reconnaît lui-même qu'il convient de faire rentrer son Nassa encaustica parmi les synonymes de cette espèce. Dans notre Prodrome, sous le nom de Nassa subcostulata, nous avons — décrit une furme de grande taille qui nous paraissait se rattacher par son galbe et par son ornementation au groupe du Nassa semistriata. Une … étude plus complète de cette coquille nous a conduit à supprimer cette espèce pour en faire une var, subcostulata du Nassa unifasciata. En effet, nous trouvons dans celte forme des caractères aperturaux, qui ont une grande analogie avec les espèces du groupe qui nous occupe, tandis que “nous laisserons dans le groupe du Nassa semistriata les formes à péris- | ‘tome simple, tranchant, sans bourrelet extérieur. Or, notre Nassa subcos- “tulata est précisément muni d'un bourrelet peu saillant mais très large, et “les denticulations qui ornent l’intérieur du labre ont plus d’analogie avec celles du Nassa unifasciata, qu'avec celles du Nassa semistriata. Mais il est à remarquer que nous n'avons pas encore rencontré sur les côtes de “France d'individus d'aussi forte taille avec la zone colorée qui caractérise le type créé par Kiener.

— RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Le Nassa unifasciata se distinguera des e èces que nous venons de signaler dans ce même groupe : par sa taille plus forte ; par son galbe plus allongé, plus lancéolé ; par ses costulations réduites à de véritable plis froncés en dessus de la suture, et qui ne sont réellement continus que sur deux ou trois des tours supérieurs seulement; par ses stries décurrentes plus marquées, plus souvent accusées même sur le dernier tour ; par son ouverture un peu plus allongée; par Son labre orné intérieurement de plis beaucoup plus nombreux ; par son ornementation ; etc.

Hagrrar. — Peu commun ; zone littorale, çà et Jà, sur les côtes de la diterranée ; nous le connai-sons dans les stations suivantes : le Roussillon (Pyrénées-Orientales); les environs de Marseil e (Bouches-du-

Rhône); la Seyne, Saint-Nazaire, Toulon, Porquerolles (Var) ; Cannes, Antibes, Nice (Alpes-Maritimes) ; etc.

NASSA GUERNEI, Locard.

Nassa costulata (var. lanceolata et pulcherrima), Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 1882 Moll. Rouss., p. 85, pl. XI, fig. 34 à 36.

— Guernei, Locard, 1883. Mss. — 1886. Prodr. malac. franç., p. 140 et 562.

Descriprion. — Coquille d'assez grande taille, d'un galbe fusiforme très allongé, bien effilée, beaucoup plus développée et acuminée en dessus qu'en dessous. — Test solide, un peu épais, subopaque, très brillant, orné d’un double régime de plis et de stries ; plis longitudinaux droits ou très légèrement flexueux, bien marqués sur les premiers tours, localisés vers la suture sur le dernier, assez forts, réguliers, subégaux, laissant entre eux des espaces un peu plus petits que leur épaisseur; stries décurrentes un peu fines, assez profondes, régulièrement espacées, visibles sur tous les | tours. — Spire très allongée, bien aiguë, composé de 8 à 8 1/2 tours à | croissance lente et régulière, à profil presque méplan ; dernier tour bien « développé, notablement plus petit à son extrémité que la moitié de la hauteur totale, à profil extérieur arrondi dans le milieu, bien atiénué « dans le bas, — Suture linéaire ondulée, accusée par le profil costulé des tours. — Sommet lisse, obtus, brillant, fauve très clair. — Ouverture ‘ ovalaire, allongée, terminée dans le haut par un sinus large et peu pro- | fond ; labre légèrement épaissi à l’intérieur, soutenu à l'extérieur par un : bourrelet peu épais, méplan, orné intérieurement des plis très nombreux, È fins, allongés, assez réguliers, plus rapprochés en bas qu’en haut ; colu-«* melle faiblement arquée, presque lisse, avec deux ou trois plis très obso:« lètes, dont un pli basal un peu mieux accusé ; callum mince, reliant les deux bords de l'ouverture, épaissi vers la columelle, à bord confus dans le haut; canal ouvert, réfléchi, plus profond que large. — Coloration d’un fauve cendré pâle, avec des linévles décurrentes rouge brun, très étroites, discontinues, assez nombreuses, plus ou moins groupées par zones, visibles sur tous les tours ; une bande infra-suturale, plus foncte, étroite, discontinue, maculée de blanc; intérieur roux clair ; péristome blanc nacré. — Opercule corné, ovalaire, brun pâle, à nucléus apical.

| DimENsIoNs. — Hauteur totale : 14 à 16 millimètres. Diamètre maximum : 6 à 7 millimètres.

… Variétés. — Varicosa. — De même galbe avec une ou deux varices. . Fusca. — De couleur brune, ferrugineuse, avec le péristome plus . clair et la bande infra-suturale presque noire.

OmservaTions. — Lorsque nous avons donné dans notre Prodrome (1) . une description sommaire de cette espèce, nous Jui avions adjoint quelques formes du Nassa encaustica ; de là, la différence que l’on observera - dans les dimensions que nous assignons à cette espèce.

Il faut très probablement rapporter à notre espèce, sous le titre de var. - diaphana, les variétés lanceolata et pulcherrima du Nassa costulata de MM. Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, trouvées dans les éponges. Comme … galbe et comme allure, les trois coquilles dont ils donnent les photographies … ont en effet une grande analogie avec notre espèce ; mais le type cepen- - dant est encore un peu plus effilé, et la croissance des tours est plus 4 régulière.

M RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Le Nussa Guernei ne peut-être rapproché - que du Nassa unifasciata ; on le distinguera toujours facilement: à son galbe beaucoup plus étroit, plus allongé, plus fusiforme ; à sa spire plus . haute, plus effilée ; à son dernier tour moins développé, moins ventru ; à | Son ouverture plus ovalaire ; à son labre encore plus fortement plissé, avec … des plis plus accusés et plus nombreux ; à ses stries décurrentes plus | nombreuses, plus profondes ; à son ornementation ; etc.

… HagrraT. — Rare ; zone littorale et des laminaires ; çà et là, sur les … côtes de Provence ; la Seyne, Saint-Nazaire (Var); Cannes, Antibes (Alpes- Maritimes); etc.

NASSA BUCQUOYI, Locard.

Nassa costulata, Weinkauf, 1863, Conch. Mittelm., I, p. 64.

… — costulata (var. Madeirensis), Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 1882. Mol. Rouss. 4 p. 54, pl. XI, fig. 22, 23.

— Madeirensis, Locurd, 1886, Prodr. malac. franc., p. 140 (non Reeve).

….… Description. — Coquille de petite taille, d’un gaibe lancéolé, courte, …rarmassée, trapue, à peine plus développée et plus acuminée en dessus qu'en dessous. — Test solide, assez épais, brillant, subopaque, orné d’un

- (1) A Locard, 1886, Prodr, milac, franc., p. bs2

double régime de costulations et de siries : costulations pliciformes longitudinales, droites ou légèrement flexueuses, assez nombreuses, un peu fortes, subégales, à profil arrondi, atténuées à la base du dernier tour, laissant entre elles un espace intercostal un peu plus petit que leur épaisseur; stries décurrentes très fines, très peu profondes, sonvent obsolètes, assez rapproch'e:, passant par-dessus les costulations. — Spire courte, subaiguë, composée de 6 à 6 1/2 tours à croissance très lente et très régulière, à profil faiblement convexe ; dernier tour assez développf, sensiblement égal, à son extrémité, à la mouié de la hauteur totale, à profil extérieur bien arrondi dans le milieu, atténué dans le bas. — Suture linéaire ondulée. — Sommet lisse, obtus, brillant, d’un corné pâle. — Ouverture petite, bien arrondie, terminée dans le haut par un canal court et étroit ; labre faiblement épaissi à l’intérieur et soutenu à l'extérieur par un bourrelet aplati, peu saillant, orné en dedans de denticulations pliciformes peu nombreuses, assez saillantes, plus rapprochées en bas qu’en haut ; columelle courte, un peu arquée, ornée de deux ou trois plis peu saillants, assez profonds, souvent obsolètes, dont un pli basal mieux marqué ; callum m'nce, reliant les deux bords de l'ouverture, épaissi dans le bas, à bord supérieur mal défini; canal ouvert, réfléchi, aussi large que profond. — Coloration d’un fauve jaunâtre un peu clair, parfois cendré, avec trois zones décurrentes composées de linéoles rougeâtres cu brunes. étroites, discont nues, également réparties sur le dernier tour, et une seule zone infra-suturale plus foncée, mieux accusée, visible sur tous les tours, souvent maculée de roux ou de blanc; intérieur roux clair ; péristome blanc nacré. — Opereule petit, corné, fauve clair, ovalaire, à nucléus apical.

DiMENs1oNs. — Hauteur totale : 7 à 9 millimètres. Diamètre maximum : 5 1/2 à 6 millimètres.

VARIÉTÉS, — Minor. — De même galbe ou d'un galbe encore plus ventru, ne dépassant pas de 6 à 7 millimètres de hauteur totale.

Varicosa, — De même galbe, avec une ou deux varices peu saillantes.

Monozonata. — Avec une seule zone décurrente infra- suturale, et quelques rures linéoles sur le dernier tour.

Maculuta. — Comme le type, mais avec une tache brune à la base de l’ouveriure, visible en dedans et en dehors.

Fusca. — De coloration brune foncée, ferrugineuse.

. Pallida. — D'un jaune très pâle, avec les zones décurrentes peu marquées.

4 Albida. — Complètement blanche.

… OBSERVATIONS. — MM. Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, sous le nom . de Nassa costulata var. Madeirensis, ont figuré et décrit une jolie petite forme que nous avons inscrite dans notre Prodrome sous le nom de | Nussa Madeirensis Reeve (1), ramenant ainsi la variété au rang d'espèce.

depuis lors, nous avons pu comparer des échantillons du Roussillon,

4 ai nous ont été gracieusement offerts par M. le D' Bucquoy, avec le véri- | table Nassa Madeirensis des îles Madère, et nous avons acquis la conviction qu'il y avait lieu de distinguer ces deux formes comme deux espèces bien true. IL suffit, du reste, pour s'en rendre compte de comparer les photographies de l’atlas des auteurs des Mollusques du Roussillon avec la tion donnée par Reeve qui est très suffisamment exacte. Nous déin donc désormais cette forme méditerranéenne sous le nom de | Nassa Bucquoyi.

| 4 RAPPORTS ET DIFFÉRENCES, — On ne peut rapprocher le Nassa Bucquoyi que du Nassa Cuvieri ; on le distinguera facilement : à sa taille notable- È ent plus petite ; à son galbe plus court, plus ramassé, plus ventru ; à | hu moins haute, moins acuminée ; à son dernier tour plus arrondi, s ventru ; à ses costulalions plus fortes, plus espacées; à son ouvere plus arrondie ; etc.

| pure au véritable Nassa Madeirensis de Madère, on reconnaitra le Nassa Bucquoyi : à sa taille plus petite ; à son galbe plus court, plus renflé ; à son dernier tour proportionnellement plus développé ; à sa spire moins acuminée ; à ses costulations un peu plus accusées dans le haut de Chaque tour ; etc.

4 Hamrrar. — Peu commun ; zone litlorale ; en colonies assez poouleuses ; çà eu là sur les côtes de la one

1) Reeve, 1854. Lcon. conch., pl. XXVIL, fig. 182.

NASSA EDWARDSI, Fischer.

Nassa Edwardsi, Fischer, 1882. Zn Journ. conch., XXX, p. 50.

OgservaTions. — Nous ne connaissons encore celt* espèce que par la courte diagnose qu’en a donnée son auteur, diagnose que nous allons reproduire :

DrAGNosE. — « Testa lutescente-carneola, apice obtusa ; anfractus 6 ad suturas subcanaliculati, sulcis spiralibus æquidistantibus (in medio anfractus ullimi semper conspicuis) ornati; labrum extus incrassatum, întus plicatum. »

Dimensions. — Longueur totale : 11 millimètres. Diamètre maximum : 6 mill'ètres.

HABITAT. — Entre 680 et 2660 mètres; côtes de Provence, et entre Nice et la Corse.

G. — Groupe du N. GRANIFORMIS

Ce groupe renferme une seule espèce bien caractérisée par son test complètement lisse et brillant, et par sa petite taille ; cette espèce ne se trouve que dans la Méditerranée.

NASSA GRANIFORMIS, de Lamarck.

Buccinum granum, de Lamarck, 1822. Anim. sans vert., NII, p. 274. — Kiener, 1833. Cog. viv., Bucc., p.22, pl. XVI, fig. 58.

— grana, de Lamarck, 1844. Anim. sans vert., 2° édit., X, p. 176. Nassa grana, Chenu, 1859. Manuel conch., 1, p.169, fig. 768.

— granum, Weinkauf, 1868. Conch. mittelm., 1, p. 59. — Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 1882. Moll. Rouss,, p. 44, pl. XI, fig. 1 et 2.

— graniformis, Locard, 1886. Prodr. malac. franç., p. A4 (note).

DescriPrioN. — Coquille de taille assez petite, d’un galbe ovoïde un. peu allongé, presque aussi développée en dessus qu’en dessous. — Test” o lide, épais, brillant, subopaque, sans côtes ni stries. — Spire peu.

Le FAUNE FRANÇAISE 85

hi te, conique, subaiguë, composée de 5 à 6 tours à croissance assez ra hide et régulière, à profil très légèrement convexe, à peine séparés ; ernier tour très développé, notablement plus grand à son extrémité que k moitié de la hauteur totale, à profil extérieur arrondi dans le haut, s ais longuement atténué dans le bas, — Suiture superficielle, à peine - marquée. — Sommet lisse, obtus, brillant, d’un blanc roux. — Ouverà ovalaire, allongée, terminée dans le haut par un sinus étroit assez ong : labre non épaissi intérieurement, bordé à l'extérieur par un large bo 4m méplan, orné à l’iutérieur de nombreux plis t:ès fins, très rap- E nés, très allongés, presque aussi accusés en haut qu'en bas; columé e un peu allongée, à peine arquée, ornée de quelques plis peu illants dont un pli basal ; calluin mince, reliant les deux bords de À ouverture très étendu, à bords mal définis, couvrant une grande partie le la face aperturale. — Coloration d’un blanc jaunâtre avec des linéoles lécurrentes d'un brun rouge, très minces, interrompues, formant par leur rêt nion trois zones plus larges, également réparties sur le dernier tour ; la zone supérieure plus ou moins continue sur les tours supérieurs, maculée de tâches brunes et blanches ; intérieur blanchâtre; péristome blanc, mac. — Opercule corné, un peu allongé, roux clair, à nucléus apical.

| Dimensions. — Hauteur totale: 10 à 12 millimètres. Diamètre maximum : 6 à 7 millimètres.

. | Vaméris — Obesa. — De même taille ou de tailleun peu plus peute, 9] plus court, plus ventru.

’allida. — D'un ton plus pâle, avec des linéoles à peine marqué:s.

On SERVATIONS. — Cette forme bien typique paraît sujette à très peu d è variations ; nous n'avons pas rencontré, sur les côtes de France, la ar. minor que l'on trouve parfois dans les eaux un peu saumâlres des es d'Algérie.

| Co mme on a pu le voir dans notre synonymie, voilà une espèce appelée si um granum et même Buccinum grana; pareille désignation est I Lg correcte, et ne saurait être conservée dans une bonne nomenure. Tout en rappelant la dénomination spécifique créée par de "a irck, nous estimons qu'il convient de dire plus correctement Nassa

formis.

Rapports ET DIFFÉRENCES. — Par son galbe et par son ornementation, » Nassa graniformis constitue une forme tellement caractériste que EE 6

MM. H. et A. Adams (1) l'avaient pris pour type de leur sous-genre Naytia. I ne nous paraît donc pas nécessaire d'insister davantage sur ses caractères différentiels.

me Hasrrar. — Peu commun ; zone des laminaires ; toutes les côtes de la 4 Méditerranée. |

H. — Groupe du N. SEMISTRIATA

Dans ce dernier groupe, nous avons réuni des espèces de taille moyenne, chez lesquelles les côtes longitudinales disparaissent, tandis que les stries décurrentes seules subsistent en partie. C’est donc encore un groupe naturel facile à distinguer. Le type de ce groupe est une espèce à la fois fo sile et vivante, le Nassa semistriata de Brocchi. Ces formes vivent dans la partie sud de l'Océan et plus rarement dans la Méditerranée.

NASSA SEMISTRIAT A, Brocchi,.

(PI. fig. 12.)

Buccinum semistrialtum, Brocchi, 1815. Conch. fos. Subapen., p. 651, pl. XV, fig. 25.

Nassa semistriata, Forbes, 1844. Rep. Æg. invert., p. 140, Aradas et Benoît, 1870. Conch. viv. mar. Sicil., pl. V, fig. 14. — Bellardi, 1883. Zn Mem. accad. Torino., p. 861, pl. IX, fig. 14. — Locard, 1886. Prodr. malac, francç., p. 141 et 553.

DescripTion. — Coquille d’un galbe ovoïde, un peu allongé, un peu plus développée et acuminée en dessus qu’en dessous — Test solide, épais, M subopaque, peu brillant, orné longitudinalement par des stries d’accrois=… sement assez accustes, un peu flexucuses, et transversilement par des stries décurrentes, fines, peu profondes, assez régulièrement espacées, un peu rapprochées, devenant obsolètes sur le milieu du dernier tour. — Spire assez allongée, subaiguë, composée de 6 1/2 à 7 1/2 tours un peu étagés, légèrement convexes, à croissance lente et régulière ; dernier tour bien développé, sensiblement égal, à sa naissance, à la moitié de la hauteur totale, à profil extérieur largement convexe. — Suture linéaire peu profonde, marquée par le profil des tours. — Sommet lisse, obus,

(4) H. ct A. Adams, 1858, Gen, rec, moll., p. 118,

brillant, d'un corné très pâ e. — Ouverture ovalaire bien allongée, sans {sinus supérieur bien défini, un peu arrondie dans le bas ; labre tranchant, % orné à l'intérieur de plis très fins, très nombreux, très effilés ; columelle ur se allongée, presqu: droite, avec deux ou trois plis courts à la base ur le bord externe, et un pli basal plus allongé; callum assez épais, ssez développé, reliant les deux bords de l’ouverture, à bords netteom ent limités ; canal très court, ouvert, réfléchi, plus large que profond. 4 Coloration d’un corné grisâtre, avec quelques flammules plus foncées, il définies ; intérieur corné clair ; péristome blanc brillant. — Opercule

pet etit, corné, fauve, ovalaire, à nucléus apical. +

… DimExsions. — Hauteur totale : 16 à 18 millimètres. A Diamètre maximum : 7 1/2 à 8 1/2 millimètres.

— Mariérés. — Curta. — De même taille ou de taille un peu plus petite, “d'un galbe un peu plus court, plus ventru au dernier tour (1).

- Costulata. — De même taille, ou de taille plus petite, avec quelques costulations sur les premiers tours qui suivent les tours embryonnaires (2). … Cornea. — De même galbe, d’un ton corné pâle, un peu transparent.

… OBSERVATIONS. — Après avoir comparé nos formes vivantes avec de jons types fossiles du Modenais, nous devons reconnaître qu’il ne saurait ï avoir de différences sérieuses entre ces deux types. La forme vivante, + ans son ensemble, est peut-être de taille un peu plus peute, avec la spire

n peu moins effilée; mais ce sont là sans doute de simples influences lues à la nature des milieux, surtout si l’on tient compte que la compason a été établie entre des coquilles vivantes de l'Océan et des fossiles la e. Nous avons donné Ja figuration de la forme océanique qui nous

rait la plus commune.

Rapports ET DIFFÉRENCES. — Par son. test dépourvu de côteslongitudiles ou de plis, comme par son galbe, le Nassa semistriata ne peut D pprocie d'aucune des formes que nous venons d'étudier jusqu’à

Hagrrar. — Peu commun : zone des laminaires et coralligène ; les tes de l'Océan ; plus rare dans la Méditerranée. #0

(u »st plus particuliérement cette forme que l’on trouve à l'état fossile; nous en voyons de une rate dans les planches de MM, Aradas et Benoit, et de M. Bel ardi. Le dessin donné ebrocehi représente une forme plus ventrue, et ne nous parait pas lrès exact.

) C'est la var. B citée par M. Bellardi /Loc. cit., p. 363).

NASSA GALLANDIANA, Fischer.

Nassa Gallandiana, Fischer, 1862. In Journ. conch., X, p. 37. — 1863. Loc. cit., XI, p. 82, pl. Il, fig. 6. — Locard, 1886. Prodr. malac, franç., p. 142 et 553. — trifasciata, Fischer, 1869. Zn Actes soc. Lin. Bord., XXNII, p. 140.

DescripTion. — Coquille d'un galbe ovoïde bien allongé, beaucoup plus développée et acuminée en dessus qu’en dessous. — Test solide, épais, subopaque, peu brillant, orné longitudinalement de stries d’accroissement peu nombreuses, peu marquées, un peu onduleuses, et transversalement de stries décurrentes ainsi réparties : à la partie supérieure des tours, quelques stries dont une seule bien accusée, bien nette, assez profonde, continue ; à la base du dernier tour, des stries nombreuses, rapprochées, assez profondes, bien accusées. — Spire allongée, aiguë, composée de 7 1/2 à 8 1/2 tours peu étagés, à profil légèrement convexe, à croissance lente et régulière ; dernier tour bien développé, notablement plus petit | à son extrémité que la moitié de la hauteur totale, à profil extérieur lar- | sement convexe. — Suture linéaire, peu profonde. — Sommet lisse, obtus, brillant, d'un fauve roux clair. — Ouverture assez petite, ovalaire, | un peu allongée, faiblement étranglée dans le haut, mais sans sinus, arrondie dans le bas; labre tranchant, orné intérieurement de plis fins, très nombreux, réguliers, bien allongés ; columelle courte, un peu arquée, bordée d’un pli basal; callum mince, peu développé, relant les deux bords de l'ouverture, à bords nettement limités ; canal ouvert, court, réfléchi, plus large que profond. — Coloration d’un jaune pâle, avec des zones décurrentes discontinues, brunes, maculées de quelques taches subquadrangulaires ; intérieur roux très clair; péristome blanc un peu jaunâtre, nacré. — Opercule corné, ovalaire, fauve clair, à nucléus apical.

DiMENSIONS. — Hauteur totale : 16 à 18 millimètres. Diamètre maximum : 7 à 7 1/4 millimètres.

Variété. — Monochroma. — D'un ton jaunâtre, monochrome, sans zones décurrentes.

Albida. — De coloration presque complètement blanche.

| FAUNE FRANÇAISE 89 Onservarions. — M. le D' Fischer, après avoir décrit soigneusement elte espèce, a cru devoir postérieurement l'identifier au Nassa trifasciata d'Adams (1): après une étude attentive de ces deux formes, nous croyons qu'il y a tout lieu de les maintenir loutes les deux. Nous ajouterons que nous n'avons pas encore observé le véritable Nassa trifasciata sur les

dtes de France.

Rar PORTS ET DIFFÉRENCES. — On distinguera le Nassa Gallandiana du L semistriata: à son galbe notablement plus allongé, plus effilé, à sa pire plus baute, plus aiguë ; à son ouverture moins elliptique, moins tranglée dans le haut, et tout aussi arrondie dans le bas ; à ses stries rnementales différemment réparties ; ete.

Comparé au Nassa trifisciata, «qui habite dans les mêmes parages (baie de Vigo), dit M. le D' Fischer (2), il s’en distinguera : par sa forme eaucoup plus élincée, son dernier lour à peine ventru, sa spire plus ongue, sa coloration, etc. »

di Hagirar. — Rare; zone des lamiuaires et coralligène ; le golfe de scogne.

De

NASSA OVOIDEA, Locard.

(PL. fig. 13.) D...

+ a sa ovoidea, Locard, 1883. Mss. — 1886. Prodr. malac. franç., p. 142 el 553,

er

DESCRIPTION. — Coquille d’un galbe ovoïde régulier, un pu ventrue,

que aussi développée, mais un peu }lus acuminée en dessus qu’en sous — Test solide, épais, subopaque, peu brillant, orné de stries | itud nales d’accroissement, peu accusées, légèrement flexueuses, et stries concentriques ainsi réparties : une strie infra-suturale profonde, | aée, continue, sur tous les tours; stries assez nombreuses, peu ées, peu profondes, sur les deux ou trois tours qui suivent les

1 >ryonnaires ; quelques stries réguhèrex:ent espaces, de plus en is fortes, à la base du dernier tour. — Spire un peu acuminée, assez

ë composée de 6 1/2 à 7 1/2 tours croissant lentement et réguhière-

4 14 ve f

|} A. A 1851. In Proceed. zool. soc., p. 113. ) P. Fischer, 4852. Zn Journ. conch., p. 38.

ment, à profil convexe, un peu étagés les uns au-dessus des autres ; dernier tour bien développé, à peine un peu plus petit à son extrémité que la moitié de la hauteur totale, à profil extérieur largement convexe, un peu ventru dans le milieu. — Suture linéaire, peu profonde, mais bien accusée par la superposition des tours. — Sommet lisse, obtus, brillant, d'un corné clair. — Ouverture ovalaire, un peu allongée, rétrécie dans le haut, mais sans sinus, arrondie dans le bas; labre tranchant, orné à l'intérieur de plis très fins, très nombreux, très allongés ; columelle assez courte, presque droite, ornée d’un pli basal profond ; callum assez épais, médiocrement développé, reliant les deux bords de l’ouverture, à bords nettement limités; canal très court, ouvert, réfléchi, plus large que profond. — Coloration d’un corné grisâtre, foncé, avec quelques flammes plus teintées, mal définies ; intérieur corné pâle ; péristome blanc nrcré, — Opercule petit, corné, fauve, ovalaire, à nucléus apical.

DIMENSIONS. — Hauteur totale : 16 à 17 millimètres. | Diamètre maximum : 10 à 10 1/2 millimètres.

OgservaTIoNs. — Nous ne connaissons ni description, ni figuration de cette forme, soit parmi les espèces vivantes, soit parmi les espèces fossiles de ce groupe. Elle n’a du reste d’analogie qu'avec le Nassa semi striata.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — On distinguera le Nassa ovoiden du Nassa semistriata : à son galbe court, ventru, plus régulièrement ovoïde ; à ses premiers tours moins hauts, et par contre, à son dernier tour beaucoup plus développé ; au profil de ses tours paraissant plus convexes, et partant mieux étagés ; à son ornementation répartie d’une tout autre facon, réduite à une seule strie infra-suturale sur les deux ou trois dernier tours ; à son ouverture plus arrondie, plus large dans le bas; etc. Ces mêmes caractères le distingueront à fortiori du Nassa Gullandiana.

HagrraT. — Rare : zone des laminaïres ; région océanique.

Genre AMYCLA, H. et A. Adams.

H. et À. Adams, 1858. Gen. rec. Mollusca, p. 118.

tprioN. — Coquille d’un galbe bucciforme (sec. auct.), ovoïde, s où moins allongé. — Test lisse, brillant, avec quelques côtes longitudi Li. le plus souvent obsolètes sur les derniers tours, et quelques t . déeurrentes basales. — Spire assez élevée, acuminée. — Ouverture valaire, vétrécie das le haut ; labre faiblement épaissi à l’intérieur, et fir ment plissé dans celte région; columelle courte, faiblement arquée, légèrement plissée à la base ; callum peu développé, à bords bien liuités, P lus ou moins coloré. — Opercule corné, ovalaire, imbriqué, deuticulé | côté du labre.

SERVATIONS. — Ce genre, de création relativement récente, a été ibré des anciens Buccins, puis des Nasses, par MM. H et A. Adams. rt espèce porte réellement des costulations qui rappellent celles des s ass c'est le Nassa raricosta ; les autres espèces, lorsqu'elles sont s de leur épiderme, ont le Lest lisse, à peine strié dans le bas du ii ier tour, avec quelques côtes obsolètes sur les premiers tours qui ent les tours embryonnaires.

Vous avons admis dans ce genre quatre espèces basées sur leur galbe leur ornementation. Toutes vivent dans la Méditerranée.

| AMYCLA RARICOSTATA, Risso.

mat s raricosta, Risso, 1826. Hist. nat. Eur. merid., IN, p. 174, fig. 106.

ocinum semiplicatum, Costa, 1829. Cat. sist. Sicil., p. 78 et 80.

N cornieulum (pars), Weinkauff, 4868. Conch. Litlelm., I, p. 67.

2 cornicula (var. raricosta), Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 4882. A/ol!. Rouss., p. 57, pl. XIE, fig. 3h 6. |

1 raricostata, Locard, 1886. Prodr. malac, franc., p. 142 et 554.

Descriprion. — Coquille d’un galbe ovoïde, un peu courte, un peu

A née, un peu plus développée et plus acuminée en dessus qu’en ddssous. Pestsolide, épais, subopaque, brillant, quand il est privé de son mince

épiderme; orné de côtes longitudinales peu nombreuses (8 à 10 sur le dernier tour), assez régulières, subégales, légèrement flexueuses, peu saillantes, bien espacées, à profil arrondi, souvent atlénuées à la base du dernier tour, laissant entre elles un espace intercostal égal à uve fois et demie leur épaisseur ; quelques stries décurrentes peu profondes, assez rapprochées, à la base du dernier tour. — Spire un peu élevée et acuminée, aiguë, composée de 7 à 7 1/2 tours, à profil un peu convexe, médiocrement é agés, à croissance lente et régulière ; dernier tour bien développé, sensiblement égal, à son extrémité, à la moitié de la hauteur totale, à profil extérieur largement arrondi puis allongé et atténué dans le bas. — Suture linéaire, un peu ondulée. — Sommet lisse, obtus, brillant, fauve clair. — Ouverture ovalaire, assez allongée, rétrécie dans le haut et terminée dans cette partie par un sinus étroit et profond, faiblement arrondie dans le bas ; labre légèrement épaissi à l’intérieur, soutenu à. l'extérieur par un bourrelet formé par une dernière costulation plus forte

que les précédentes, orné en dedans de denticulations assez nombreuses,

un peu fortes, médivcrement allongées, assez régulièrement réparties. — Columelle presque droite, un peu allongée, armée d’un pli basal; callum

épais, étroit, reliant les deux bords de l'ouverture, à bords bien limités ; canal ouvert, court, réfléchi, peu profond. — Coloration d’un brun

livide, un peu vivlacé, avec une zone claire sur le dernier tour, assez

étroite, souvent mal définie; intérieur fauve un peu clair ; péristome violacé. — Opercule ovalaire, corné, fauve foncé, imbriqué, denticulé dur

côté du labre.

DiMENsIONSs. — Hauteur totale : 17 à 19 millimètres. Diamètre maximum : 8 à 9 millimètres.

VaRiËTÉsS. — Minor. — De roême galbe, mais n’atteignant que 13 à 1% millimètres de hauteur totale.

Ventricosa — De taille as-ez petite, d’un galbe court, renflé, ventru.

Attenuata. — De même galbe, avec les côtes atténuées à partir du dernier tour. |

Carneola (Bucq., Dautz., Dollf.) (1). — D'une teinte carnéolée uni-

forme, avec le péristome entièrement blanc.

Lineolata. — D'une coloration plus pâle, avec de nombreuses linéoles

(1) Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 1882, Mol. Rouss., p. 59. | SL

un brun rouge, étroites, décurrentes, régulièrement réparties sur tous s tours, et une bande étroite, plus foncée, continue, infra-suturale, ; | Zonata. — Avec une zone pâle bien définie, sur le dernier tour. es — Presque complè'ement brune, sans zone pâle.

= OBSERVATIONS. — C:tte espèce, contestée par quelques auteurs, et ant si nettement définie, avec des caractère aussi constants, aussi nchés, sert de passage entre les Nassa proprement dits et les Amycla. Elle paraît varier beaucoup de taille suivant les colonies. Avec la figura- “1 donnée par Risso, il est diflicile de reconnaitre cette espèce ; mais on trouvera de bons spécimens dans l’atlas des Mollusques du Rous-

… RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — L'Amycla raricostata est si bien caractérisé qu'il ne nous parait pas nécessaire d'établir de rapports ou différences avec les formes que nous avons étudiées jus qu’à présent.

4 Hasrrar. — Assez commun ; zone littorale et des laminaires ; toutes les côtes de la Méditerranée.

AMYCLA CORNICULATA, Olivi.

corniculum, Olivi, 1792. Zoo!. Adriat., p.114. — De Blainville, 1826. Faune franc, p. 183, pl. VI, D, fig. 5.

fasciolatuwm, de Lamarck, 4822. Anim. sans vert., VII, p. 212, — 2° édit., X, p. 472. Kiener, 1835. Coq. viv., Buccin., p. 75, pl. XVII, fig. 61 à 63. Calmeilii, Payraudeau, 1826. Moll, Corse., p. 160, pl. VIL, fig. 7 à 9. is olivacea, Ris 0, 1826. Hist. nat. Eur. merid., IV, p. 173, pl. VII, fig. 144. ® cgrnieuls, Petit de la Saussaye, 1852. Zn Jowurn. conch., II, p. 200. a cornicula, Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 1882. Mo!l. Rouss., p. 54, pl. XII, fig. 1e 2.

corniculala, Locard, 1886, Prodr, malac. franç., p. 143 et 555.

Descriprion. — Coquille d’un galbe ovoïde, un peu allongée, acuminée mn dessus, un peu atténuée en dessous développée dans les deux sens. — e 1 solide, épais, lisse, brillant quand il est privé de son épiderme, , Orné sur les deux ou trois premiers tours qui suivent les tours | br onnaire<, de quelques plis longitudinaux plus ou moins obsolète:, ssez nombreux et rapprochés, et de quelques stries décurrentes peu Lou b euses, assez profondes, continues, rapprochées, à la base du der-

me our. — Spire assez élevée, aiguë, composée de 7 à 8 tours très légèrement convexes, peu élagés, à croissance lente et régulière ; dernier

tour bien développé, sensiblement égal à son extrémité à la moitié de la hauteur totale, à profil extérieur largement convexe, allongé et atténué dans le bas. — Suture linéaire, peu profonde. — Sommet lisse, obtus, brillant, d’un fauve clair. — Ouverture un peu étroite, allongée, ovalaire, rétrécie dans le haut et terminée dans cette partie par un sinus étroit et profond, faiblement arron lie dans le bas ; labre légèrement épaissi à l'intérieur, orné dans cette partie de denticulations assez nombreuses, un peu fortes, médiocrement allongées, bien régulièrement réparties ; columelle presque droite, assez allongée, ornée d’un pli basal ; callum épais, étroit, reliant les deux bords de l’ouverture, à bords bien limités ; canal ouvert, court, réfléchi, peu profond. — Coloration d’un brun livide, vivlacé; une zone décurrente étroite, sur le dernier tour, d’une coloration plus pâle, et à bords plus ou moins nettement limités ; intérieur brunâtre; péristome violacé. — Opercule ovalaire, corné, fauve foncé, imbriqué, denticulé du côté du labre.

DimENs1oNs. Hauteur totale : 18 à 20 millimètres. Diamètre maximum : 8 1/2 à 9 1/2 millimètres.

VaRiËTÉS. — Minor — (Scacchi) (1). De même galbe, mais ne mesurant que de 16 à 18 millimètres de hauteur totale.

Ventricosa. — De même taille, ou de taille plus petite, avec le dernier tour très ventru.

Livida (Scacchi). — D'une coloration un peu verdâtre, avec les zones confuses.

Varicosa (Bucq., Dautz., Dollf.) (2). — Avec un bourrelet variqueux sur le dernier tour.

Fasciolata (Lamarck) (3). — Avec deux zones décurrentes claires sur le dernier tour, séparées par un filet brun; columelle et bord du labre violacés, le reste du labre blanc.

Albo-maculata (Bucq., Dautz., Dollf.) — De taille assez petite, d’un fond gris rosé ; avec une zone infra -suturale d'un brun rougeâtre, parsemée de flammules blanches ; sur le dernier tour une zone médiane étroite et une zone basale brune.

Punctulata (Bucq., Dautz., Dollf.). — De taille assez petite, d’un fond

(1) Scacchi, 1836. C'atal. Regni Neap., p. M. (2) Bucquoy, hautzenberg et Dollfus, 1882. Moll. Rouss., p. 58. (3) De Lamarck, 1822. Anim. sans vert., VII, p. 272.

ris bleuâtre entièrement couvert de linéoles décurrentes, fines, nomreuses, articulées de points bruns et blancs ; colimelle et base du labre Fusca (Bucq., Dautz., Dollf.). — De taille assez petite, avec une zone nfra-suturile blanche, très étroite, articulée de points bruns, fond iarron, jaunâtre, uniforme ; péristome plus ou moins violacé.

Aura (Kiener) (1). — D'un brun presque noir, avec une zone infraiturale articulée de blane et de fauve roux.

WATIONS. — Il est aujourd’hui bien reconnu qu’il faut identifier Buccinum fusciolatum de Lamarck, B. Calmeilii de Payrau leau, et Janaxis olivacea de Risso, au Buccinum corniculum d'Olivi; le tout ntre dans le genre Amycla ; et pour suivre les règles de la nomenclature, lieu du substantif de cornicula, nous avons fait u-age de l’adject.f Peu de formes présentent autant de variations, dans leur coloration, que elles qui nous occupent ; plusieurs auteurs ont cité bon nombre de vaés ; nous avons essayé de les grouper de la façon la plus simple. tant au galbe, il varie peu en lui-même.

“Rspronts er pirrérences. — Nous ne pouvons rapprocher l’Amycla iculata que de l'espèce précédente. On le distinguera : à son galbe éralement plus allongé, avec la spire plus haute, plus effilée; à son lisse ou presque lisse, sans les costulations si caractéristiques de wycla raricostata; à son dernier tour plus effilé, plus allongé dans le

+ à son ouverture un peu plus étroite, plus étranglée dans le haut; etc.

Hagrrar. — Assez commun; zone littorale ct des laminaires; en hies populeuses ; sur les rochers ; l'Océan et la Méditerranée, mais abondant dans le sud que dans le nord.

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AMYCLA MONTEROSATOI, Locard.

el prnicula (pars), Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 4882, Mol, Rouss., p. 56, pl. XXI,

fig 7à4.

| Monterosatoi, Locard, 1882 Mss. — 1886. Prodr. malac, franc., p. 143 et 554.

iprion. — Coquille de taille assez petite, d’un galbe subfusiforme, Dre, plus développée et plus acuminée en dessus qu’en des-- = Test solide, un peu mince, subopaque, lisse et brillant, orné sur

er, 1835. Coq. viv., Buccin., p. 76, pl. XVII, fig. 63,

TA ee VTT

les deux ou ‘rois premiers tours qui suivent les tours embryonnaires, de quelques costulations longitudinales, un peu espacées, plus ou moins obsolètes, et de quelques stries décurrentes, peu profondes, régulières, à la base du dernier tour. — Spire élevée, acuminée, bien aiguë, composée de 7 à 8 tours à croissance lente et régulière, à profil méplan, peu étagés ; dernier tour bien développé, notablement plus grand à son extrémilé que la moitié de la hauteur totale, à profil extérieur bien arrondi, atlénué dans le bas. — Suture linéaire, peu accusée. — Sommet lisse, obtus, brillant, d’un fauve clair. — Ouverture légèrement ovalaire, bien arrondie dans le bas, terminée dans le haut par un sinus très étroit et peu profond ; labre légèrement épaissi à l'intérieur, et faibleent bordé à l'extérieur, orné en dedans de denticulations pliciformes assez nombreuses, peu allongées, plus fortes et plus rapprochées en bas qu'en haut; columelle presque droite, assez courte, ornée d’un pl basal peu saillant ; callum peu développé, reliaut les deux bords de l'ouverture, à bords bien définis; canal court, ouvert, réfléchi, aussi large que profond. — Coloration d’un fauve violacé ; deux zones paral lèles sur le dernier tour, séparées par un filet brun de même nuance que le fond, avec les bords généralement assez bien limités; intérieur brun clair; columelle et base du labre lie de vin, le reste du labre blanchâtre. — Opercule ovalaire, corné, fauve foncé, imbriqué, denticulé du côté du labre.

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DIMENSIONS. — Hauteur totale : 13 à 15 millimètres. Diamètre maximum : 6 à 6 1/2 millimètres.

VARIÉTÉS. — Minor. — De même galbe, mais ne dépassant pas 12 millimètres de hauteur totale.

Ventricosa. — De même taille, ou de taille plus petite, avec le dernier tour plus gros, plus ventru.

Attenuata. — D'un galbe plus grèle, plus effilé, avec le dernier tour peu renflé.

. Varicosa (Bucq., Dautz., Dollf.) (1). — Avec un bourrelet variqueux s'r le dernier tour.

Atrata (Bucq., Dautz., Dollf.) — Fond très foncé, presque noir, avec des fascies obscures sur le dernier tour, et une série de points blancs contigus, formant une zone subsuturale très étroite; columelle et base du labre d’une teinte lie de vin très foncée.

(1) Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, 1882, Moll. Rouss., p. 58.

. Flavida (Monterosato) (1). — D'une belle teinte orangée, avec une double fascie obsolète sur le dernier tour; intérieur de l'ouverture d’un jaune orange, base de la columelle et sommet du labre blanchâtres.

| | Lineolata (Bucq., Dautz., Dolif.) — Très luisante, d'un ton carnéolé ou roux assez vif, avec deux ou trois linéoles décurrentes brunes, sur le dernier tour.

… Aibo-maculata (Bucq., Dautz., Dollf.) — Fond gris rosé avec une zone brun rougeâtre large, infra-suturale, et une seconde zone plus ès à à la base du dernier tour; toute la coquille est parsemée de »s taches blanchâtres peu apparentes; péristome rosé.

| Punctulata (Bucq., Dautz., Dollf.). — Fond gris bleuàtre, entièrement co ivert de linéoles a ireuits fines, nombreuses, articulées de points bruns et blancs; columelle et base du labre d’une teinte lie de vin.

4 Fusca (Bucq., Dautz., Dollf.). — Fond marron jaunâtre uniforme, avec une zone infra-suturale blanche, très étroite articulée de points bruns.

É | OBSERVATIONS. — Il ne s’agit point ici, comme quelques auteurs ont pu le > croire, d'une simple var. minor, de l’Amycla corniculata, mais bien d u ‘une forme plus petite, il est vrai, mais affectant des caractères particurs bien différents et bien constants. Il est probable que de Lamarek en déc ivant son Buccinum fasciolatum a eu en vue au moins une forme UT du véritable Amycla corniculata. En effet, il donne comme dimensior à son type sept lignes et demie, soit un peu plus de 16 millimètres ; ol Aycla corniculata atteint de 18 à 20 millimètres. Kiener, qui a eu en mains la collection de de Lamarck, donne en effet à son Buccinum fasciolatum 9 ligues, soit un peu plus de 20 millimètres. Il s’ensuit done qu’à la rigueur, en tenant compte de ce fait que la coquille qui nous écupe est plus souvent fasciolée que l'espèce précédente, eile pourrai au besoin conserver le nom d’Amycla fasciolata proposé par de

narck. Mais la synonymie qui fignre dans la deuxième édition des

nimat sans vertèbres notamment nous a fait reconsaitre que celte lénomination donnait lieu à de fâcheuses confusions. Nous avons donc le Buccinum fusciolatum de Lamarck et Kiener en synonyme de y yela corniculata, et nous avons proposé pour l'espèce qui nous > le nom de notre savant ami, M. le marquis de Monterosato, à on doit de si beaux travaux sur la faune malacologique méditerranéenne.

(4) De Monterosato, 1875. Nuova revista, p, 40.

Le \

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — On disinguuia l’'Amycia Monterosatoi de l'A. corniculata : à sa taille plus petite ; à son galbe plus grêle, plus cfälé ; à sa spire plus haute, plus acuminée ; à ses tours à profil plus méplan, séparés par une ligne suturale plus oblique ; à son dernier tour toujours moins haut à son extrémité, et moins allongé à sa base; à son ouverture notablement plus arrondie dans le bas, comme dans tout son ensemble; à sa coloration beaucoup plus claire ; etc.

HABiTaT. — Assez commun ; en colonies populeuses; zone littorale et des laminaires ; toutes les côtes de la Méditerrante.

AMYCLA ELONGATA, Locard.

(PI. fig. 44.)

Amycla elongata, Locard,1883. Mss. — 1886, Prodr. malac. franç., p.148 et 554.

DESCRIPTION. — Coquille d’un galbe fusiforme, très allongée, beaucoup plus déviloppée et acuminée en dessus qu’en desous. — Test solide, un peu u:ince, lisse, brillant, orné seulement à la base de quelques stries décurrentes fines, peu profondes, peu nombreuses, assez rapprochées. — Spire très allongée, très effilée, bien aigrë, composée de 8 à 8 12 tours peu étagés, à peine un peu convexes dans leur partie médiane, à croissance très lente et régulière; deruier tour assez développé, très notablement plus petit, à son extrémité, que la moïié de la hauteur totale, à profil extérieur convexe- arrondi, puis atténué dans le bas, un peu allongé à la base. — Suture linéaire peu accusée. — Sommet lisse, obtus, brillant, d’un fauve clair. — Ouverture petite, un peu allongée, légèrement ovalaire, terminée dans le haut par un sinus étroit, peu profond; labre légèrement épaissi à l'intérieur, soutenu extérieurement par un bourrelet méplan, très peu saillant, orné en dedans de denticulations pliciformes un peu allongées, fines, nombreuses, bien régulières, un peu plus rapprochtes en bas qu’en haut; columelle très courte, tordue, faiblement bordée à la base; callum épais, très peu développé, reliant les deux bords de l’ouverture, à bords nettement limités; canal très court, ouvert, réfléchi, plus large que profond. — Coloration d’un fauve pâle violacé, avec ure zone étroite infra-suturale, maculée de fauve foncé et de blanc, et deux zones plus claires, larges, à bords un peu confus sur le

iliet du ‘dernier to, séparées par un filet plus foncé, très mince ; intiroux clair; columelle et base du labre violacées, le reste du péristome blanc. — Opercule petit, corné, imbriqué, d'un fauve roux, denticulé du côté du labre.

| DIMENSIONS. — Hauteur totale : 15 à 17 millimètres. Diamètre maximum : 6 à 6 1/2 millimètres,

Mariërés. — Pallida. — D'un fauve clair, un peu jaunâtre, avec une ande plus claire au milieu du dernier tour.

0 yaTIONs. — Nous ne connaissons aucune description ni aucune ur tion de cette élégante forme ; nous ne pensons pas cependant qu'elle ait pu être confondue avec l’Amycla corniculata.

RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — On peut rapprocher l’Amycla elongata des À. corniculata et A. Monterosutoi ; en effet, s’il atteint la hauteur totale u premier, son diamètre maximum ne dépasse pas celui du second. On 1 st de l’Amycla corniculata : à son galbe beaucoup plus étroit, | rt plus effilé, à sa spire proportionnellement plus haute, plus ; à ses tours de spire moins étagés, à protil plus méplan; à son nier tour beaucoup moins haut à son extrémité, moins allongé à sa s ee. ; à son ouverture plus petite, mais moins allongée, moins rétrécie se haut ; à ses tours supérieurs lisses ; etc.

pou mparé à l’'Amycla Monterosatoi, on É reconnaitra : à sa taille plus e, quoique ayant à peu près le même diamètre maximum ; à sa spire oup plus haute, encore plus allongée ; à sa suture encore plus >; à son dernier tour moins développé à son extrémité, mais plus é à la base; à son ouverture plus ovalaire, moins bien arrondie ns ne bas ; à ses tours supérieurs plus lisses ; etc.

Has TAT. — Rare ; zone littorale et des laminaires; çà et là sur les

tes re la née.

Genre BUCCINUM (Pline), Linné.

Linné, 1758. Syst. nat., édit. X, p. 734.

Descriprion. — Coquilles de grande taille, d’un galbe fusiforme plus ou moins ventru. — Test orné de stries décurrentes nombreuses, plus ou moins fortes, avec ou sans costulations longitudinales. — Spire plus ou moins conique, avec le dernier tour un peu allongé dans le bas. — Ouverture ovalaire; labre simple, tranchant, sans plis ni dents à l’intérieur ; columelle légèrement sinueuse, non bordée à la base; canal largement ouvert. — Opercule peut, corné, ovalaire, à nucléus sub-central.

OBSERVATIONS. — Le nom de Buccinum ] araît avoir été employé pour la première fois par Pline, et comprenait, comme nous l'avons dit précédemment, un très grand nombre d’espèces. Linné, tout en le conservant, en a singulièrement restreint les limites. Depuis celte époque ce gture a encore subi de très nombreuses coupes, comme on a pu le voir par notre synonymie. Bref aujourd’hui il est réservé pour certaines formes vivant surtout dans les mers boréales, et dont le type est le Buccinum undatum de Linné.

Nous ne possédons dans la faune européenne qu’un très petit nombre d'espèces de véritables Buccins. Nous en avons signalé seulement cinq pour la faune française, réparties dans ceux croupes bien distinets.

A. — Groupe de B. UNDATUM

Ce premier groupe renferme les formes de grande taille, ornées de costulations longitudinales plus ou moins saillantes, avec le dernier tour médiocrement allongé à la base. Nous ne cornaissons dans ce groupe que deux espèces, dont une, le Buccinum undatum, est le prototype de la famille des Buccinidæ.

BUCCINUM UNDATUM, Linné.

uccinum undatum, Linné, 1767. Syst. nal., édit. XIT, p. 1204. — Donovan, 1801. Brit. | Shells, I, pl. CIV. — De Blainville, 1826. Faune franc, p. 169, pl. VI, C, fig. 2-8. — Kiener, 1835. Coq. viv., Buccin., p. 3. pl. IE, fig. 5. — KReeve, 1846. Conch. Icon. Buccin., n° 8, pl. 1, fig. 3. — Forbes et Hanley, 1853. Brit. moll., III, p. 401, pl. CIX, Mg. 3 à 5; pl. LLL, fig. 5. — Küstur, 1858. Zn Martini ct Chemnitz, Conch, Cab., p. 2, pl. I, fig. 1,2, 4 à 6; pl. 11, fig. 1-2; pl. L' XXII, fig. 4 à 3; pl. LXXIV fig. 1 à 4. — Sowerby, 1859. ZZ/. ind., pl. XXI, fig. 8. — Jeffreys, 1807-1869. Brit Le conch., IV, p. 285, pl. LX XXI, fig. 2-3. — Locard, 1886. Prodr, malac, franç., p.144 Dritonium undatum, Müller, 4776. Zoo, Dan. Prodr., p. 243. num solutum, Dillwyn, 4817. Descr. Catal. recent. Shells, I, p. 633.

= DESCRIPTION. — Coquille de grande taille, d’un galbe ovuiïde, ventru, presque aussi développée, mais plus acuminée en dessus qu’en dessous. — solide, épais, opaque, orné d’un double régime de côtes et de 38 2s ; côtes longitudinales très flexueuses, bien ondulées, assez nombreupu à 16 sur le dernier tour), subégales, continues sur les tours qui t les tours embryonnaires, alténuées sur le dernier tour, à partir du ail ieu jusqu’ en bas, peu saillantes, à profil arrondi, laissant entre elles Le intercostal sensiblement égal à leur épaisseur; stries décurrentes profondes, continues, régulières, très rapprochés, passant paressus les côtes, et formant, par leur mode de groupement, des cordons cl ents étroits, régulièrement espacés, laissant entre eux des stries lus étroites. — Spire un peu élevée, acuminée, subaiguë, composée de à 8 tours bien étagés, les premiers croissant lentement et régulièrement, 1 x fil convexe ; dernier tour très développé, notablement plus grand à on extrémité que la moitié de la hauteur totale, à profil extérieur bien di dans le haut, allongé et atténué dans le bas. — Suture linéaire, ulée, accusée surtout par le profil des tours. — Somm:t lisse, obtus, ällant, d’un fauve très clair. — Ouverture grande, presque droite, rgement ovalaire, terminée dans le haut par un faux sinus peu rofond, assez large ; labre tranchant, à profil ondulé, liste à l'inieur, un peu épaissi dans le haut; columelle un peu allongée, pres- 1e droite ou légèrement sinueuse, lisse, épaissie mais non bordée à la | bords minces, peu développé, reliant les deux bords de », à contour mal défini ; canal court, ouvert, légèrement infléchi, 1ote le ment plus large que profond, accompagné d'un épais bourrelet ieur, se relevant jusqu’à la culumelle. — Coloration monochrome

nr

d’un jaune roux, avec épiderme brun clair ; intérieur jaune pâle, roussâtre; péristome blanc nacré. — Opercule corné, ovalaire, d’un roux clair, à nucléus subcentral,

Dimensions. — Hauteur totale : 70 à 90 millimètres. Diamètre maximum : 50 à 60 millimètres.

VaRiËTÉS — ÆElongata. — De grande taille, d'un galbe plus étroit plus allongé, avec le dernier tour moins renflé et la spire plus haute.

Minor. — De même galbe, mais n’atteignant pas 70 millimètres de hauteur.

Ventricosa. — De toutes tailles, d'un galbe court et bien ventru.

Decussata. — De taille un peu petite, avec les cordons décurrents très . fortement accusés, les côtes plus saillantes et dépassant en longueur la moitié supérieure du dernier tour.

Attenuata. — Avec les cordons d'currents très saillants. et les côtes longitudinales très alténuées, presque obsolète: sur le dernier tour.

Costulata. — Avec les côtes longitudinales bien marquées et les cordons décurrents plus ou moins obsolètes.

Varicosa. — Avec une où deux côles variqu use:, continues, à l'extrémité du dernier tour.

Zonata (Kiener) (4). — D'un jaune clair ou violacé avec une ou plus'eurs bandes roussâtres. |

Albida. — Presque comlètement blanche.

Sinistra. — Enroulement sénestre.

OgservarTions — Le Buccinum unditum présente de très notables variauons dans son galbe et dans son ornementation. Il passe de la var. minor ne mesurant que 55 à 60 millimètres à la taille major dépassant 90 à 95 millimètres ; tantôt c’est une coquill: au ga'be mince, cffilé, tantôt au contraire, ce galbe devient court et trapu. Parfois enfin le test est fortement costulé ou paraît presque exclusivement strié. Ces variations se compliquent en ‘ore en s’a!l'ant entre elles ; c’est ainsi par exemple que l’on peut voir la var. minor ou la var. elongata présenter les caractères des var. attenuata, costulata, ete. Ainsi que nous l'avons indiqué, on trouve de nombreuses ct bonnes tigarations d':tou'es ces formes dans les iconographies.

(1) Kiencr, 1835. Coq. viv., Buccin., p. 4.

HamrraT. — Très commun ; zone littorale et des laminaires ; en co - Jonies populeuses ; toutes les côtes de la Manche et de l'Océan.

BUCCINUM ACUMINATUM, Broderip.

uccinum acuminatum, Broderip, 1830. Zn Zoolog. Journ., V, p. 4%, pl. UN, fig. 1-2. — Brown, 1844. ZI. conch., 2° édit., p. #, pl. HE, fig, 5-6. — Reeve, 1846. Conch. icon., Buccin., pl. 1, fig. 4. — Sowerby, 1859. ZU. ind., pl. XVHI, fig, 9.

4 … — undatum (var.), Forbes et Hanley, 1883. Brit. moll., II, p. 402, pl. CX, is. 1. —

Jeflreys, 1862-68. Brit. conch., IV, p. 287, pl. LXXXII, fig. 4. — Küster, 1858. In

Martini et Chemnitz, Conch. Cab., pl. LXXIV, fig. 5.

Descriprion. — Coquilie de grande taille, d’un galbe conique très allongé, beaucoup plus développée et acuminée en dessus qu’en dessous. -— [Test solide, épais, opaque, orné : de stries décurrentes profondes, cor inues, régulières, très rapprochées, formant par leur mode de grou- - pement des cordons décurrents étroits, assez régulièrement espacés, lais sant entre eux des stries plus étroites ; de stries d’accroissement longit itudinales assez saillantes, très ndiee: régulièrement espacées; de

ue ques costulations onduleuses peu nombreuses, assez fortes, assez espacées visibles seulement sur les premiers tours qui suivent les tours embryonnaires. — Spire très élevée, très acuminée, à croissance lente et régi ière composée de 8 à 9 tours, à profil méplan dans le haut, un peu ar rondi dans le bas; dernier tour proportionnellement à peine plus éveloppé que les tours précédents, à profil extérieur méplan ou même pee convexe dans le haut, arrondis puis atlénués assez brusquement le bas. — Suture assez profonde, linéaire. — Sommet lisse, obtus, + fauve très clair. — Ouverture un peu arrondie, presque droite, il > dans le haut par un faux sinus peu profond, assez large ; libre anchant, à profil un peu ondulé, lisse à l’intérieur, un peu épaissi dans haut; columelle légèrement allongée, presque droite ou légèrement , lisse, épaissie mais non bordée à la base; callum à bords inces, peu développé, reliant les deux bords de l’ouverture, à contours ma il définis ; ; canal court, ouvert, légèrement infléchi, notablement plus e que rond, accompagné d’un épais bourrelet extérieur, se relent jusqu'à la columelle, — Coloration monochrome, d’un jaune roux, © épiderme brun clair ; intérieur jaune pâle, roussâtre ; péristome * inc, nacré. — Opercule corné, ovalaire, d'un roux clair, à nucléus subcentral.

DiMENSIONS. — Hauteur totale: 70 à 80 millimètres (1). Diamètre maximum : 32 à 38 mil'mètres.

OBSERVATIONS. — La forme que nous venons de décrire à été tantôt considérée comme espèce, tantôt comme variété ou anomalie du Buccinum undatum. 1l est incontestable qu'avec un tel galbe nous sommes bien loin du type, et qu'il parait convenable d'’écarter l'idée d’une simple variété. Reste la question d’anomalie. Or, une anomalie est presque toujours le résultat d’un accident. Nous avons étudié plus de quarante formes scalaires ou subscalaires de l'Helix pomatia (2) et toujours. sauf pour un échantillou, nous avons pu déco ivrir la cause première de la scalarité. Si donc la forme qui nous occupe est en réalité une anomalie, elle doit, elle aussi, porter les traces de l'origine d’un mode de développement aussi particulier. Malgré nos recherches, nous n’avons vu abso lument rien d’anormal sur les échantilions que nous avons pu examiner ; tous sc déroulent avec la plus parfaite régularité, sans fracture ni blessure. Nous croyons donc qu'il s’agit ici d’une forme particulière, normale, jouant vis-à-vis du Buccinum undatum le même rôle que les

Helix promæca (8) et H. pyrgia (4), vis-à-vis de l’Helix pomatia par

exemple ; et jusqu’à plus ample information nous maintiendrons comme espèce, avec quelques rares auteurs anglais, le Buccinum acuminatum de Broderip.

R4aPPORTS ET DIFFÉRENCES — Le Buccinum acuminatum diffère du B. unalum: par sa taille plus forte; par son galbe beaucoup plus allongé, avec sa spire plus haute, plus acuminée ; par son dernier tour beaucoup moins ventru; par son ornementation consistant presque uniquement en cordons décurrents plus ou moins étroits; par le profil de ses tours beaucoup plus méplan ; etc.

HaBirarT. — Rare; zone littorale et des laminaires ; sur les côtes de la Manche et de l’Océan.

(1) Forbes et Hanley ont figuré dans leurs atlas un individu qui me-ure plus de 10 centimètres de longueur.

(2) Linné, 1758. Syst. nat., édit. X, p. 774, (3) Bourguignat. Zn Locard, 1882. Prodr, malac. franç., p. 53 cl 303. (4) Bourguignat. Loc. cit., p. 53 et 305.

nn... da

B. — Groupe du B. HUMPHREYSIANUM

Ce groupe renferme les espèces d'un galbe subfusiforme, avec le test . aminci, orné de stries décurrentes très fines, sans costulations longitudi- - rales, avec le dernier tour allongé dans le bas, etc. Ce groupe, jusqu'à . présent fort mil compris, comporte des espèces peu connues, vivant en général à d'assez grandes profondeurs. Il pourrait, à la rigueur, consti- - Luer un genre à part, distinet des véritables Buccins, par le peu d'épais - . seur de son est, par le galbe et l'ornementalisn de la coquille.

BUCCINUM HUMPHREYSIANUM, Bennett.

| un Humphreysianum, Bennett, 1895. Zn Zoo!. Journ., 1, p 398. pl. XXIL. — Brown, . 4845. II. conch., % édit., p. 4, pl. IV, fig. 14. — Forbes et Hanley, 1853. Brit. Ca moul., HE, p. #10, pl. CX, fig. 4. — Küster, 1838. Zn Martini et Chemnitz, p. 56, . pl. LXXXV. fig. 2-3. — Soweiby, 1859. JU. ind.,pl. XVWE, fig. 13. — Jeffreys, 1867-1869. Brit. conch., IV, p. 293; V, p. 218, pl. LXXXII, fig. 1. — Kobelt, 1883. Icon. Meeresconch., p. 102, pl. XVII, fig. 2-4.

- Descriprion. — Coquille de taille moyenne, d'un galbe fusiforme un - peu allongé, aussi développée, mais plus acuminée en dessus qu’en des- sous. — Test mince, assez solide, subopaque, orné de stries décurrentes ik nement fines, très rapprochées, peu profondes, un peu ondulées, êg pere, et de quelques stries d’accroissement longitudinales, peu nombreus s, peu saillantes, légèrement flexueuses. — Spire assez élevée, PR de 7 à 8 tours, peu étigés, à croissance lente et régulière, à profil un peu convexe ; dernier tour bien développé, un peu plus grand à son extrémité que la moitié de la hauteur totale, à profil extérieur large T arrondi, allongé et atténué dans le bas. — Sommet lisse, né brillant, fauve très clair. — Suture linéaire, peu profonde, un peu inclinée. — Ouverture oblique, assez grande, largement ovalaire, un peu rétrécie dans le haut, bien arrondie vers le bord externe, à profil ondulé ; labre s ni e, tranchant, lisse à l'intérieur, accompagné extérieurement de un u deux plis d'accroissement minces et saillants; columelle très allongée, sque droite, lisse, avec un pli basal mal difini: callum très mince, pet D étendu, reliant les deux bords de l'ouverture, à lues mal limités ; canal largement ouvert, faiblement réfléchi, large mais peu profond. —

Coloration d un roux corné pâle, avec une large zone infra-suturale marbrée de fauve plus foncé, bordée en haut et en bas de deux petites bandes étroites, très brunes, maculées de blanc et de fauve foncé, et une zone basale, assez large, de même allure ; intérieur roux clair ; columelle blanche, nacrée ; callum brillant, de même coloration que le test. — Opercule très petit, ovalaire, corné, fauve, à nucléus subcentral.

DimeNsIoNs. — Hauteur totale : 42 à 48 millimètres. Diamètre maximum : 22 à 24 millimètres.

VARIÉTÉ. — Azonata. — De même galbe et de même taille, monochrome, sans les bandes colorées du dernier tour.

OBservaTIONS. — Le type du Buccinum Humphreysianum a été rencontré sur les côtes d'Angleterre. On en trouve de bonnes descriptions et d'exactes figurations dans les différentes iconographies que nous avons citées. On a également reconnu cette même espèce sur les côtes de France, mais exclusivement dans la Manche et dans l'Océan. C’est toujours une coquille rare, gisant à d'assez grandes profondeurs.

La découverte de formes analogues dans la Méditerranée a donné lieu à une confusion synonymique qu'il importe de rectifier. Le petit nombre de sujets recueillis explique sans peine les erreurs qui ont pu être commises à ce sujet. Mais aujourd’hui, après avoir examiné un nombre suffisant d'échantillons dans de nombreuses collections, nous nous croyons en mesure de trancher définitivement la question, Nous déclarons donc n'avoir jamais rencontré le véritable Buccinum Humphreysianum dans la Méditerranée. Sous ce nom, on a confondu avec le type anglais les deux formes que nous étudierons plus loin.

Reeve, dans son Conchologia iconica ne paraît pas avoir connu le véritable Buccinum Humphreysianum de Bennett. I1 donne (1), avec un point de doute, il est vrai, cette espèce comme synonyme du Buccinum ciliatum de Fabricius (2) qu'il identifie au Buccinum ventricosum de Kiener (3), forme qui ne vit nullement dans nos régions.

HaBirarT. — Rare ; les environs de Dunkerque dans le nord et le golfe de Gascogne dans l'Océan.

(1) Reeve, 1846, Conch. Icon., pl. E, fig. 4. (21 Fabricius, 4780. Fauna Groenlandica, p. 401. (3) Kiener, 1835, Coq. vwiv , Buccin., p. 4, pl. IE, fig. 7.

BUCCINUM ATRACTODEUM, Locard.

Buccinum fusiforme (non Broderip) Kiener, 1835. Cog. viv., Buccin., p. 5, pl. V, fig. 12.

— Kohelt, 1874. Jahrb. Malac., 1, p. 230, pl. XE, fig. 5. — Küster, 4858. Zn Martini et Chemnitz, p. 53, pl. LXXXV, fig. 4. — Kobelt, 1883. Zcon, Meeresconch., p. 111, pl. XVI, Üg. 4.

— ventricosum (n. Kiener), JeMfreys, 1867. Brit. conch., LV, p. 294. — Humphreysianum (var. ventricosum), de Monterosato, 1878. Enum. e sinon., p. 39,

Descriprion. — Coquille de taille assez forte, d’un galbe fusiforme court et ventru, aussi développée, mais plus acuminée en dessus qu’en dessous. — Test mince, assez solide, subopaque, orné de stries décurrentes extrêmement fines, très rapprochées, peu profondes, un peu ondulées, régulières, et de quelques stries d’accroissement longitudinales peu nombreuses, peu saillantes, légèrement flexueuses. — Spire assez élevée, composée de 7 1/2 à 8 tours, peu étagés, à croissance très lente, et régulière, à profil convexe; dernier tour très développé, ventru, plus grand à son extrémité que la moitié de la hauteur totale, à profil extérieur très convexe, aliongé et atténué dans le bas. — Sommet lisse obtus, brillant, d'un fauve très clair. — Suture linéaire peu profonde, un peu oblique. — Ouvirture oblique, assez grande, subarrondie, dilatée dans le bas, rétrécie dans le haut, bien arrondie vers le bord extérieur, à profil légèrement ondulé; labre mince, tranchant, lisse à l’intérieur, accompagné extér'eurement de un ou plusieurs plis d'aceroi-sement, minces, mais un peu saillants; columelle très allongée, presque droite, lisse, avec un pli basal presque nul, même chez les sujets bien adultes; callum très mince, peu étendu, reliant les deux bords de l'ouverture, à bords mal limités; canal très large, faiblement réfléchi, peu profond. — Coloratio1 d'un roux corné pâle, par:ois un

— peu jaunâtre, sans bandes ni flammules ; intérieur roux clair ; columelle

blanche, nacrée ; callum brillant, de même coloration que le test, — Opercule ?

Dimensions. — Hauteur totale : 41 à 45 millimètres. Diamètre maximum : 24 à 28 millimètres.

Ossenvarions. — Cette espèce, décrite et figurée par Kiener, sans indlicatiun de provenance, a été retrouvée à diverses reprises sur les côtes de Provence. Nous en avons examiné, das différentes collection, plusieurs

échantillons tous bien conformes à la figuration donnée par cet auteur. M. le marquis de Moitero:ato nous apprend (1) que ls premiers individus ont été trouvés dans l'estomac du Trigla gurnardus, et que depuis

iln'en a pas observé moins de douze sujets bien complets ct bien adultes.

\ Cependant notre savant confrère identifie cette forme avec le Buccinum ventricosum de Kiener (2). Or, d'après Kiener lui-n ème, ce dernier serait une espèce des mers d1 Nord. À vrai dire, nous ne connaissons le Buccinum ventricosum que par la description et la figuration de Kiener; mais les échaïullons que nous avons eus sous les yeux ont incontestablemnient plus d’analozie avec le Buccinum fusiforme qu'avec le Buccinum ventricosum. Enfin, il nous paraît démon ré que Kiener n'a pas connu le véritable Buccinum Humphreysianum, tel qu’il vit dans le Nord. Nous estimons donc qu'il faut identifier nos formes de Provence avec le Buccinum fusiforme. Maïs comme ce nom a été déjà employé antérieurement par Broderip (3), nous proposons de lui substituer celui de Buccinum atractodeum (4). |

Reeve, dans son Iconographie (5), a rapproché, avec un point de doute, il est vrai, cette même forme du Buccinum ovum de Turton (6), dont il donne une figuration d’après un échantillon de la collection Cuming. Quoique ce dessin nous paraisse repr'senter une forme un peu exagérée sous le rappori du peu de hauteur de la spire, il e:t fa ile, par la simple comparaison avec la figuration donnée par Kiener de voir combien ces deux formes sont diflérentes.

Enfin, comme on le voit, nous ne sommes point d'accord avec MM. Peut de li Saussaye, Tib-ri, Weinkauff, Aradas et Benoît (7) qui prétendent identifier cette e-pèce avec le véritable Buccinum Humphreysianum. Il est possible qu'en chingeant le modus vivendi de l'espèce septentrionale, qu'en la transportant des mers du nord dans les eaux de la Méditerranée, elle se modifie, elle se tran<forme, au point de passer de la-forme, Humphreysianum à la forme atractodeum. C’est là une expé-

(1) M. de Montcrosato. Note intorno ad alc. arlic. di conch. Mediterr. dal -Weinkauff el Kobell, p. 4.

(2) Kiener, 1835. Coq. viv., Buccin., p. 4, pl. ILE, fig. 7.

(3) Broderip, 1829, In Zool. journ., V, p.45, pl. II, fig. 3.

(4) Du grec ATPAXTUÔNS. en forme de fuseau,

(5) Reeve, 186. Zcon. Conch., pl, IV, fig. 25.

(6) Turton, 1825. Zn Zool, journ., MH, p. 866, pl. XL, fig. 9.

(71 Petit de la Saussaye, 1860. Zn Journ. conch., VI, p. 255. — Tiberi, 1860, In Boll. malac. Tat, H,p 25+. — Weinkauf, 4870. Zn Bolt, malac. Ital., KW, p. 80. — Aradas et Benoît 1870, Conch, mar. Sicil., p. 286,

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