III. MAL. k
OBSERVATIONS. — Quoique vivant avec le Lartetia Bourquignati. le Lartetia Moussonianu nous paraît bien répondre à une espèce différente, et non à une simple modification individuelle. En effet, nous nous sommes assuré de la régularité et de la constance de ses caractères, et leur différence avc ceux du Lartetia Bourguignati sont tels, que cette espèce ne saurait même être envisagée comme une variété d’un type déjà connu.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Le Lartetin Moussoniana diffère du Lartetia Bourguignati : par sa taille toujours plus petite ; par son galbe beaucoup plus ventru ; nous voyons, en effet, que, pour une hauteur de un tiers plus petite, le Lartetia Moussoniana a le même diamètre maximum que le Lartetia Bourguignati; par le mode d’enroulement de ses tours, toujours plus irréguliers, à croissance d’abord lente, ensuite de plus en plus rapide; par son test plus lisse, plus brillant, moins striolé longitudinalement; par son ouverture plus ‘oblique et généralement mo ns régulièrement arrondie ; enfin par son encoche pleurotomoïdale moins profonde, tandis que la base de l'ouverture est proportionnellement plus patulescente.
HaBiTAT. — Cette forme paraît plus rare que la précédente. Le docteur Paladilhe l’a signalée dans les alluvions de la source de l'Ain dans le Jura; nous l’avons également reconnue dans les alluvions de Besançon, récoltés à Saint-Amour, dans le même département.
LARTETIA RAYI, Bourguignat Fig. 41-12.
Lartetia Rayi, BOURGUIGNAT, 1870. Mss.
Descriprion. — Coquille d’un galbe conoïde régulier, atténué au sommet. — Test mince, brillant, lisse, diaphane. — Spire composée de six tours à croissance régulière, séparés par une suiure très profonde; tours à profil bien arrondi; sommet très obtus, lisse, brillant. — Ombilic réduit à une simple fente ombilicale petite et étroite. — Ouverture patulescente surtout à la base, presque ronde, son grand axe à peu près parallèle avec l’axe général de la coquille.— Péristome continu, légèrement évasé ; bord externe arqué en avant, et laissant vers l'insertion une encoche pleurotomoiïdale, large et assez profonde ; bord inférieur projeté en avant ; bord columellaire légèrement réfléchi sur l’ombilic. — Opercule inconnu.
FAUNE FRANCAISE De)
DiMENsIoNs. — Longueur totale : 2 1/2 millim. Diamètre maximum : { millim.
OgsErvaTiONS. — Nous devons la connaissance de cette forme nouvelle à notre savant ami, M. Bourguignat, qui a bien voulu nous en envoyer la description et la figuration, en même temps que les dessins des Lartetia Charpyi, L. Lacroixi et L. Burgundina. Nous sommes heureux de saisir ici cette nouvelle occasion de lui exprimer tous nos remerciements pour son inépuisable complaisance. |
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Le Lartetia Rayi, par ses caractères si tranchés, diffère nettement des formes que nous venons d’examiner jusqu'ici ; son galbe général ne peut le rapprocher que des Lartelia diaphana et L. Bourquignati. Mais, tout en étant plus ventru, ses tours de spire sont, en outre, plus arrondis, plus bombés, et séparés dès lors par une ligne suturale plus profonle. Son'test paraît plus lisse que celui du Lartetia Bourguignali; son ouverture est en même temps plus arrondie avec son grand axe plus vertical. Enfin, son encoche pleurotomoïdale est plus profonde que celle du Lartetia diaphana. et la base de son ouverture plus patulescente.
Hagrrar. — Cette forme nouvelle a été récoltée par M. Bourguignat, dans les alluvions de 11 Seine, à Verrières, dans le département de l’Aube.
LARTETIA BURGUNDINA, Locard
Fig. 1344.
Descriprion. — Coquille de petite taille, d’un galbe conique, court et ventru, tronqué au sommet. — Test solide, un peu épais, opaque, un peu brillant après la mort de l'animal, d’un blanc corné pâle, orné de stries longitudinales extrêmement fines et assez espacées. — Spire composée de cinq tours et demi, les premiers croissant progressivement, l'avantdernier à croissance plus rapide ; tours à profil arrondi, séparés par une suture très profonde; sommet très obtus, lisse, brillant. — Ombilic réduit à unc fente ombilicale à peine visible, en partie masquée par le développement du bord columellaire. — Ouverture patulescente, subarrondie, un peu anguleuse vers la columelle. — Péristome continu, mince, évasé sur
la columelle; bord columellaire ayantune direction à peu près rectiligne et dans le prolongement de l'axe columellaire ; bord externe assez fortement projeté en avant, laissant vers l'insertion une encoche pleurotomoïdale assez large, mais peu profonde; bord supérieur faiblement arrondi; bord inférieur faisant une légère saillie par rapport à la partie supérieure de l'ouverture. — Opercule inconnu.
DiMENsIoNs. — Longueur totale : 1 3/4 — 2 millim. Diamètre maximum : 1/2 — 3/4 millim.
OBservaTIONs. — Cette nouvelle Larietia nous paraît assez régulière et constante dans ses différents caractères ; les seules variations que nous puissions constater portent sur sa taille qui parait varier de un quart de millim. environ en longueur, et sur le plus ou moins d’obésité des derniers tours ; il est à remarquer que le plus souvent ce sont les formes les plus courtes qui, toutes choses égales d’ailleurs, sont les plus ventrues. Quant aux caractères aperturaux, ils nous ont paru varier fort peu.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Le Lartetia Burgundina est le plus petit des Lartetia que nous avons examinés jusqu’à présent ; sous ce rapportlà déjà, il sera facile à distinguer de ses congénères. Mais, en outre, tout en se rapprochant des Lartetia Bourguignali et L. Rayi, il en diffère : par le nombre des tours de la spire ; par sa croissance régulière, plus rapide dans les derniers tours ; par le profil bien arrondi de ses tours de spire ; par son galbe essentiellement court et ventru ; par la forme de son ouverture, etc.
HaBiraT. — Cette forme a été trouvée par M. F. Lacroix, de Mâcon, dans les eaux de la fontaine froide, près de Beaune, dans la Côte-d'Or, avec le Lartetia Lacroixi.
FIN
IYCN.— .MPR:MER'E PITRAT AINÉ. RUE GENTIL.4