de labase de laperpendiculaire) SO
Longueur de la crête ligimento-dorsale, des sommets à l'angle postéro=dorsal) Am OEM Distance de cet angle au rostre. . . . . DSP) — Corde apico-rostrale, ee I OT HauleuridelasperpendiCuire EEE NET CN MORE Distance de celte perpendiculire au bord antérieur. . . 87 — — du même point au rostre postérieur. . . . 65 —
— dela base de la perp. à l'angle postéro-dorsal, . 55 —
OBservaTions. — L'Anodonta glycella, malgré la singularité de son galbe et de son profil est une forme constante. Ce qui la caractérise, c'est son galbe relativement court, par rapport à la hauteur totale, résultant du développement de la région comprise entre l’arête apico-rostrale et l'angle postéro-dorsal. Le bombement est irrégulier ; le maximum de bombement est situé assez loin de la région antérieure ; la région qui accompagne la perpendiculaire abaissée du sommet sur la base correspond à une sorte de dépression traduite à la périphérie par un profil concave. Enfin dans cette espèce, le rostre est submédian, court et assez large.
Nous signalerons à la suite du type une var. minor de galbe tout à fait similaire, mais de taille notablement plus petie; ses dimensions sont les suivantes: long. maxim., 80 ; hauteur max., 45; épaiss. max., 28.
Rapports ET DirrÉRENCES. — L’Anodonta glycella doit prendre rang à côté de l’Anodonta glyca (1). On le distinguera toujours facilement, à sa forme plus haute pour une même longueur totale chez une coquille sensiblement aussi bombée ; au plus grand développement de sa crête ligamento-dorsale ; à son bord inférieur nettement sinueux, concave et non pas rectiligne; à son rostre plus nettement troncatulé, bifide ; à ses sommets moins renflés, moins saillants; etc.
Comparé à l’Anodonta lacuum (2) dont la figuration a été faite par M. le docteur Brot (3), cette nouvelle espèce se rapproche surtout de la forme décrite sous le nom d’Anodonta anatina var. clongata (pl. VE, fig. D; mais elle en diffère : par uue hauteur plus grande pour une même largeur; par son rost'e moins allongé, moins nettement troncatulé ; par son arête dorsale moins concave ; enfin par le profil moins rectiligne du bord inférieur.
HABITAT. — Celte espèce paraît ass z répandue dans les eaux du Menthon dans l’Ain, d’où nous l'avons reçue des mains de M. Lacroix, de Mâcon. Nous la connaissons également dans l'Allier à Pont-du- Château, dans le Puy-de-Dôme.
(4) Anodonta glyca, Bourguignat, 1881. Mat. moll. acéph., p. 161.
(2) Anodonta lacuum, Bourguignat, 1880. Loc. csi., p. 109. — 1881, p. 171. - (3) A: Brot, 1867. Nayades bassin Léman, pl. NI, fig 1(Anolonla anatina, Var. elongata); fig. 4 (A, celensis var. dilatata)\; pl. NIIL, fig. 3 (A. Picteliana, var. rostrala).
ANODONTA SPATHULIFORMIS, Locard
Descriprion. — Coquille de petite taille, d’un galbe général spathuliforme, ventru, irrégulièrement bombé.— Valves bâillantes dans le bas de la région antérieure et sous la crête ligamento-rostrale. — Test assez solide, un peu épais, orné de stries d'accroissement concentriques peu saillantes formant des faisceaux peu épais, assez distants les uns des autres, j plus rapprochés et comme feuilletés à la périphérie; épiderme d’un brun clair verdâtre, passant au roux fauve vers les sommets, avec des rayons apico-rostraux d’un vert foncé, — Bord supérieur arrondi, assez allongé. — Région antérieure courte, peu dilatée en hauteur et en épaisseur, à profil arrondi. — Bord inférieur forement tombant avec une direction rectiligne, un peu concave dans sa partie médiane. — Région postérieure très développée, peu haute, bien bombée, égale à plus de trois fuis la réaion antérieure, terminée par un rostre inféricur, très large, très émoussé, quoique troncatulé. — Crête ligamento-dorsale, peu large, très allongée, acuminée, terminée par un profil largement arrondi. -— Arête apico-rostrale peu saillante, légèrement infléchie, subbifide à son extrémité vers Le roslre, présentant à peu près le maximum de bombement de la coquille dans son ensemble. — Sommeis très antérieurs, peu renflés, peu saillants à leur extrémité, ornés de stries ondulées concentriques assez irrégulières, s'étendant sur une faible longueur. — Ligament antéro-interne lamelleux, court. assez fort; ligament poxtér'eur assez allongé, fort et saillint.
DIMENSIONS. — Lonsueur MmaximUN EN DIE Hatleur Matimums Lies de A NN TS ES SE
Épaisseur maximum (à 18 des sommets ; à 45 du rostre ; à
31 du bord antérieur; à 20 de l’angle postéro-dorsal; à
27 de la base de la perpendiculaire). , . . . . . 24 — Longueur de la crête ligamento-dorsale, des sommets à
l'angle osé ro dorsal NE EE EN NOIRE Distancetde cecile Aurore RO Corde /apico-rostrale EEE CN ON COURS Hauteur de la perpendiculaire. . . . . . . . ., . 32 —
Distance de cette perp. au bord antérieur. : . . . . 98 — — du même point au rostre postérieur. . . + 50 — — dela base de la perp. à l'angle postéro- al . A1 — OBsERvATIONS. — Cetie élégante coquille est surtout caractérisée par
son galbe tout particulière rent spathuliforme, galbe résultant, d’une part du peu de développement de la région antérieure, et d’autre part de l’épanouissement de la crête dorsale correspondant à l'extrémité de la concavité du bord inférieur. Les irrégularités de son bombement la raltachent directement au groupe de l’Anodonta glyca. Ce bombement, en effet, a son maximum u’intensité à peu près au niveau de la crête apicorostrale,quoiqu'un peu inférieur ; en même temps, on constate une dépression de la coquille dans Le haut vers la crête dorsale, et dans le bas vers la concavité du bord inférieur; cette dernière dépression se fait sentir à peu près sur la moitié de la hiuteur totale de la coquille.
RaPPORTS ET DIFFÉRENCES. — L’Anodonta spathuliformis doit prendre rang à la suite de l’Anodonta glycella. On le distinguera de cette coquille: à sa taille plus petite; à son galbe plus spathuliforme, plus allongé, avec un profil plus tombant ; à son rostre plus large, plus émoussé; à sa crête dorsale moins saillante, moins baule ; etc. Il ne saurait être confondu avec l'Anodonta glyca dont la taille est beaucoup plus grande et le profil tout à fait différent.
Hagrrir. — Cette espèce nous a été envoyée de Saint-Amour, dans le Jura, par M. Charpy, sous le nom d’Anodonta anatina.
ANODONTA DOEI, Bourguignat
Anodonta Doëi, Bourguignat, 1881. Mat. moll. acéph., p. 169.
OgservarTions.— Nous signalerons deux stations nouvelles pour l'habitat de lAnvdonta Doëi. M. Bourguignat a reconnu son espèce dans deux échantillons recueillis à Lyon, l’un dans les fossés du fort de la Vitriolerie, l’autre dans les délaissés cu Rhône, au confluent de la Mulatière. L’échantillon du fort de la Vitriolerie ne mesure que 91 millim. comme longueur maximum ; mais si sa hauteur est bien proportionnelle, son épaisseur maximum est notablement plus grande ; il mesure, en effet, 96 millim., alors que le type pour une longueur de 105 millim. n’a
comme épaisseur que 33 millim.; nous sommes donc ici en présence d'une var. énflata. L'échantillon récolté à la Mulatière, quoique de taille plus petite encore, est affecté du même bombement des valves.
Cette nouvelle variété présente quelques rapports avec l’Anodonta glycella, tel que nous venons de l’établir. On la distinguera : à son galbe encore plus renflé, mais avec un bombement plus régulier, s ns dépression aucune dans la région de la perpendiculaire abaissée des sommets surle bord inférieur ; à sa crête ligamento- dorsale moins développée, et surtout moins fortement comprimée ; à son arête dorsale plus largement arrondie dans sa section, moins bifide à son extrémité, descendant plus régulièrement des sommets au rostre ; au profil de son bord inférieur descendant à peu près de la même manière, mais sans présenter de flexion concave ; etc.
ANODONTA LACUUM, Bourguignat
Anodonta lacuum, Bourguignat, 1880. Mat. moll. acéph., p. 103. — 1S81. Loc. cit., p. 171.
OBSERVATIONS. — Les diverses figures que M. le docteur Brot a donné de cette même espèce sous des dénominations différentes s'appliquent à des coquilles d’assez grande taille, puisque la plus petite mesure encore 95 millimètres de longueur maximum. Nous avons reçu du lac d'Annecy, en Savoie, une coquille qui peut être rapportée à l’Anodonta lacum. mais qui constitue une var. minor biea définie. Ses principales mesures sont les suivantes :
ÉOnSNEUT MAXIMUM NOT TIRE HatleUPAMANNUNN NE SE TR PRE ENEMENITOUTOENMRN IN —
Comme galbe, c'est de la fig. 3, de la pl. VIIT (Anodonta anatina var. rostrata) que notre petite co quille se rapproche le plus ; elle affecte pourfant un galbe un peu plus allongé, avec la région postérieure dela coquille plus développée, sans que pourtant le rostre soit beaucoup plus développé.
Groupe de l'ANODONTA SUBPONDEROSA (1)
Nous avons adopté comme type du groupe dans notre Prodrome, l’Anodonta subponderosa (2), forme bien décrite,bien typique et dont l’existence en France a été signalée dans plusieurs localités, de préférence à l’Anodonta pondervsa (3) e:pèce jusqu’à présent étrangère à la France, malgré les citations qui ont pu en être faites. Dans ce groupe, nous avons signalé six espèces. À ce nombre nous allons ajouter quatre espèces nouvelles, et signaler quelques variétés .
ANODONTA EUTHYMEANA, Locard
DeEscrIPTION. — Coquille de taille moyenne, d'un galbe général moyennement allongé, régulièrement ventru dans tout son ensemble. — Valves légèrement bâillantes sur presque toute la périphérie du bord inférieur, surtout vers la région antérieure, plus bâillantes depuis l’angle postérodorsal jusqu’au rostre. — Test solide, assez épais, orné de stries d’accroissement concentriques, assez régulières, un peu fines, plus rapprochées et moins régulières à La périphérie; épiderme assez brillant, d’un brun foncé un peu rougeâtre dans la région des sommets, avec des bandes plus ou moins foncées accompagnant les faisceaux formés par les stries d’accroissement; intérieur d’un nacré un peu bleuâtre, légèrement irisé. — Bord supérieur droit et assez allongé, depuis les sommets jusqu’à l'angle postéro-dorsal. — Région antérieure courte exactement arrondie, la courbure partant presque aussitôt après les sommets. — Bord inférieur, rectiligne, légèrement tombant, puis brusquement relevé à partir du pied de la perpendiculaire abaissée à mi-distance de la ligne qui joint l’angle postéro-dorsal au point le plus relevé du rostre. — Région postérieure sensiblement égale à troisfois la région antérieure, terminée par un rostre court, assez large, à peu près médian, troncatulé à son extrémité. — Crête ligamento- dorsale peu développée par suite du bombementrégulier
(1) Bourguignat, 1881, Mat. moll. acéph., {p. 145 (Ponderosinr1). — Locard, 1882. Prodr. malac. franç., p. 273.
(2) Anodonta subponderosa, Dupuy, 1849, Cat. extr. Galliæ test., no 29.— 1851. Moll. France, p. 607, pl. XVII, fig. 14.
(3) Anodonta ponderosa, CG. Pfeiffer, 1825, Deulsch. moll., p. 31, pl. IV, fig. 3-4.
de la coquille, à profil extérieur à peu près rectiligne ou très légèrement concave. — Aiête dorsale peu sallante, bifide sur presque toute sa longueur, régulièrement infléchie, avec le maximum de courbure dans la partie moyenne. — Sommets assez antérieurs, très peu saillants, ornés à leur extrémité dequelqueslignes concentriquesirrégulièrement ondulées, peu marquées et s'étendant sur une faible longueur. — Ligament antérointerne assez développé ; ligament postéricur, assez fort,saillant etallongé.
DIMENSIONS, — Concueurimaximum ee NO ENTIORENeES HUE MAXIMUM LEE CL CE Epaisseur maximum (à 29 des sommets ; à 73 du rostre ; à
53 du bord antérieur; à 34 de l'angle postéro-dorsal ; à
47 de la base de la perpendiculaire). . . . . . . 38 — Longueur de la crê'e ligamento-dorsale, des sommets à à l'angle iposiéro-dorsal. 2 CERN NE RTE Distanceïde cet'ansle au rosire MMM Corde fapico-tostrale EE NN Hauteur de la perpendiculaire. . . PRE — Distance de celte perpendiculaire au Sn antérieur. . . 46 —
— du même point au rostre postérieur. . . . . 92 — — delabase de la perp. à l'angle postéro-dorsal. 73 —
OBservATIONS. — Par la nature solide et épaisse de son test, comme par sa coloration épidermique, cette espèce nouvelle appartient b‘en au groupe de l’Anodonta subponderosa (1) tel que M. Bourguisnat l’a établi. Moins grand que les Ansdonta subponderosa et A. Mabillei (2), l'A. Euthymeana doit prendre rang ent e V4. Mubillei et l'A. Dupuyi (3). Comme convexité où bombement des valves, il se place après les Anodonta WMabillei, Dupuyi, subponderosa. C'est en somme avec l’Anodonta Dupuyi qu'il a le plus d’analogie. Il est à remarquer que dans cette espèce le maximum de bombement des valves est relativement assez éloigné du bord antérieur, et qu'en même temps la région antérieure est relativement courte ; ce bombemeut «st ès régulier et n'affecte pas cette sorte
(1) Anodonta subponderosa, Du:uy, 1849. Cat. extramar. Galliæ, n° 29. — 1852. Hist. moll., p. 607, pl. XVII, fig. 44.
(2) Anodonta Mabillei, Bourguignat, 1881. Hat. moll. acéph., p. 195.
(81 Anodonta Dupuyi, 1849, Ray et Drouël. Descr. nouv. An2d,, in Rev, Zoo!., p. 22, pl, Let II. — Dupuy, 1852, Hist, Moll,, pl. XN IL, fig, 8,
de forme en dos d'âne que l’on observe chez les Anodonta Dupuyi et À. Gueretini. Il en résulle nécessairement que la crête ligamento- dorsale est peu développée en hauteur, et que l'arête apico-rostrale est peu saillante.
Rapports ET DIFFÉRENCEs. — Comparée à l’Anodonta Dupuyi, notre nouvelle espèce se di-tingue : à s1 taille un peu plus grande, si nous prenons comme type la figuration de M. l'abbé Dupuy; à ses valves un peu moins pesantes et surtout moins renflies dans tout leur ensemble ; à sa région antérieure plus courte, avec les sommets plus antérieurs ei beaucoup moins saillants ; à sa région postérieure plus développée, avec un rostre plus relevé ; à sa crête ligamento-dorsale moins grande, moins développée ; à son arête apico-rostrale plus infléchie, moins saillante par suite du moindre bombement des valves ; etc.
HagrraT.— Cetle nouvelle espèce, que nous sommes heureux de dédier au savant naturaliste le frère Euthyme, Assistant du supérieur général des Petits-Frères de Marie, vit dans les eaux du Menthon, dans le département de l'Ain.
ANODONTA FLORENCIANA, Locard
Descriprion. — Coquille de taille assez petite, d'un galbe général un peu en forme de fer de lance, très ventrue, avec le maximum de bombement à peu près central. — Valves légèrement bâillantes dans la partie inférieure de la région antérieure, plus fortement bâillantes depuis l’angle postéro-dorsal jusqu'au rostre. — Test solide, épais, pesant, orné de stries concentriques irrégulières, peu saillantes, formant de distance en distance des bourrelets déprimés, assez régulièrement espacés ; épiderme peu brillant, d’un brun noirâtre, passant par place au brun rougeâtre ou verdâtre plus ou moins foncé. — Bord supérieur presque droit ou très légèrement convexe, médivcrement allongé. — Région antérieure, assez développée, un peu plus amincie dans le haut que dans le bas, à profil arrondi n'ais un peu retroussé. — Bord inférieur tombant, largement arrondi, avec le maximum de convexité à peu près central, relevé tout à fait à son extrémité. — Région postérieure sensiblement égale à deux fois la région antérieure, plus renflée que celle-ci,rt terminée par un rosire inférieur peu saillant, mais neltement troncatulé à son extrémité. — Crête ligamento- dorsale assez développée. mais peu comprimée, avec un profil sensiblement rectiligne, — Arèêle apico-ro:trale correspondant à
peu près au maximum de bombement, peu apparente, s’épanouissant plutôt que bifide à son extrémité, assez fortement infléchie, le maximum de courbure situé au-dessous de l’angle postéro-dorsal. — Sommets submédians renflés dans leur ensemble, à peine saillants à leur extrémité, la plupart du temps arrondis. — Ligament antéro-interne lamelleux, assez épais ; ligament postérieur fort, saillant, épais, assez allongé.
DIMENSIONS. — LonSueUTMARINUMN NN CE ON ME NS S ER Hauteur maximum. PR TR 0 —
Epaisseur maximum (à 23 des sommets; à 47 du rostre;
à 38 du bord antérieur; à 28 de l'angle postéro-dor-
sal ; à 36 de la base de la perpendiculaire). . . . . 831 — Longueur de la crête ligamento-dorsale, des sommets à
ln IE OC CR ne A — Distance de cethanole au rose On NC UE COCERTCORAITER NN MON NT ee D — Hauteuride laperpendieulAire NOR S EN Distance de la perpendiculaire au bord antérieur. . . . 41 — — du même point de la perpendiculaire au rostre. . 56 —
— de la base de la perp. à l'angle postéro-dorsal. 53 —
OBsERvATIONS, — (Cette forme nouvelle, que nous dédions au frère Florence, zélé malacologiste, est un des types les plus courts ct les plus trapus des Anodontes de ce groupe. C’est en quelque sorte une forme de passage entre l’Anodonta Dupuyi et l'A. Gougetana (1). Un des caractères particuliers de cette coquille, c’est que le maximum de bombement des valves a une tendance à être à peu près submédian, tandis qu'il est, dans les autres espèces du groupe, plus antérieur et plus supérieur ; en outre, par suite de ce mode de bombement, la région antérieure est plus pincée, et l1 partie comprise entre l'angle pos'éro-dorsal et la crête apico-rostrale a plus d'importance.
RaApPoRTS ET DIFFÉRENCES. — [’Anodonta Florenciana ne peut êtra comparé qu'aux Anodonta Dupuyi et A. Gougetana. On le distinguera toujours de la première de ces deux coquilles : à sa taille plus petite ; à son galbe plus court, plus ramassé, plus trapu, plus bombé ; à sa région antérieure plus amincie ; à sa région postérieure plus courte, avec un
(1) Anodonta Gougetana, Ogéricn, 1861. Descr. nouv. esp. Anod., in Rev. et mag. zool., p. 415, pl. LIL. — 1865. Hist. nat. Jura, INT, p. 550, fig. 206 à 208.
rostre moins allongé, lus inférieur ; à son bord palléal plus court et plus arrondi ; etc. Rapproché de l’Arodonta Gougetana, on le distinguera à plus forte raison : à son galbe encore plus court, plus ramassé, plus trapu, plus bombé ; à 5a hauteur proportionnellement plus grande, par rapport à la longueur totale ; à son galbe moins régulièrement bombé dans toutes ses parties; à s1 région postérieure beaucoup moins aliongée, avec un rostre plus nettement troncatulé ; etc.
HaBirar. — Cette forme vit dans les eaux de la Drée dans Saône-et- Loire; à Épinac, on la trouve avec l’Anodonta Gougetana de petite taille.
ANODONTA GOUGETANA, Ogérien
Anodonta Gougetana, Ogérien, 1861. Dessr. nouv. esp. Anod.,in Rev. et mag. zool., p.111, pl. III. — 1863. Hist. nat. Jura, t, III, p. 550, fig. 206 à 208.
OgservarTions. — L’Anodonta Gougetana, forme voisine de l’Anodonta Dupuyi, mais que M. Bourguignat maintient pourtant au rang d'espèce, est susceptible de présenter certaines variations dont il importe de tenir compte. Dans le tableau des dimensions principales de sept individus, donné par l'auteur de l'Histoire naturelle du Jura, nous voyons que la longueur maximum varie de 51 à 80 millimètres pour une hauteur passant de 98 à 37, et une épaisseur de 15 à 30. Les dimensions minimum s'appliquent à de jeunes individus ;il n’y a donc pas lieu d’en tenir compte. Nous garderons comme type l’échantillon figuré qui représente dans le tableau le n° 2 de la liste.
Ceci étant établi, nous instituerons en premier lieu une var. major pour des individus dont la taille dépasse 80 millimètres de longueur maximum. Nous ayons reçu des eaux de la Drée à Épinac, par les soins de M. Lacroix de Mäcon, des sujets atteignant jusqu'à 97 millimètres. C'est toujours le même galbe général de l’Anodonta Gougetana, mais avec un profil plus allongé. La région antérieure prenant en quelque sorte plus de développement ; dans cet échantillon, la longueur maximum est de 50 millimètres, et l'épaisseur de 35 millim.
Nous signalerons également une var. depressa qui se distingue du type par son galbe général très notablement plus déprimé. Les dimensions de cette variété sont les suivantes : longueur max., 75 millim.; hauteur max., 45 millim.; épaisseur max., 26 millim. Chez un échantillon du type de même longueur, la hauteur est de 38 millim., et l’épaisseur de
98 millim.; on voit par ces cotes qu’à longueur égale, la nouvelle variété est à la fois plus haute et plus comprimée. Ajoutons que cette compression se manifeste régulièrement dans tout l’ensemble de la coquille.
Hagrrar. — Aux localités déjà connues des canaux de Montmorot et des eaux du Solvän dans le Jura, nous ajouterons les stations suivantes : type : La Drée à Épinac, dans Saône-et-Loire; Chevremont, dans le Haut- Rhin. — Var. major : La Drée à Epinac. — Var. depressa : Froideville, dans le Jura.
ANODONTA CAMPYLA, Bourguignat
Anodonta campyla, Bourguignat, 4884. Mss.
Description. — Coquille de petite taille, d’un galbe général un peu allongé, très infléchi inférieurement, assez régulièrement bombé dans tout son ensemble. —Valvesassez fortement bäillantes dans toutela région antérieure, un peu moins bâillantes dans la partie comprise entre l'angle postéro-dorsal et le rostre. — Test solide, épais, assez lourd, orné de stries concentriques irrégulières assez saillantes, assez rapprochées, comme feuilletées, surtout dans la région périphérique ; épiderme peu brillant, d'un brun grisâtre ou verdâtre, assez clair ; intérieur nacré, d'un blanc rosé, légèrement irisé. — Bord supérieur assez allongé, fortenent arqué. — Région antérieure courte, arrondie. — Bord inférieur très tombant, à direction recuiligne, légèrement concave dans sa partie médiane. — Région postérieure sensiblement égale à trois fois la région antérieure, assez allongée, terminée par un rostre très inférieur, torn— bant et arrondi. — Crête ligamento-dorsale peu développée, à profil fortement convexe, avec une direction très descendante. — Arète apicorostrale peu saillante, subbifide à son extrémité, correspondant au maximum de bombement de la coquilie, infléchie dans son profil et tombante vers le rostre.—Sominets peu renflés, peu saillants à leur extrémité, ornés sur une faible longueur de lignes concentriques, irrégulières, ondulées et peu saillantes. -— Ligament postérieur allongé, fort et saiilant.
DIMENSIONS. — Lougueur maximum, . M8 +7 MM eine 0.1 TOR HAUEURIMAXIMUN UE NE ON ER NON NN ETRS
Epaisseur maximum (à 23 des sommets; à 41 du rostre; à
38 du bord antérieur ; à 20 de l'angle postéro-dorsal ; à 22 de la base de Ja perpendiculaire). . . . . . . . 28 — Longueur de la crête ligamento-dorsale, des sommets à
anale DORÉ oO AE EEE n . — 27, — Distance de cet anse autos 49 — Cordehapico=ro le EME NL. 63: — Hauteur de lanperpendicuiaite MU 138 — Distance de cette perpendiculaire au bord antérieur. : . 25 — — dun même point au rostre postérieur. . . . . 55 —
— de la base de :a perp. à l'angle postéro-dorsal. 49 —
OBservaTIONS. — Nous ne possédons qu'une variété minor de cette singulière forme, caractérisée, nous écrit M. Bourguiguat, par sa petite taille, par son test plus mince et moins pesant que le type. Les dimensions que nous avons données sont celles du type que possède M. Bourguignat : quant à la var. minor, ses dimensions sont les suivantes :
PORSUEURENARIQUNMNEN LUN. EU 00. 60 millim.
HAUICUMMANIMUNE ME A AU. DNS 57 + 9 — EDAISSEUTAMANIQUM ANR RC MR NL SR. 22) —
Par son galbe irrégulier, par la direction de son bord palléal, avec un profil concave dans sa partie médiane, une telle forme pourrait être rattachée au groupe de l’Anodonta glyca. Mais par la nature de son test, toujours épais, solide, pesant, avec un épiderme peu lisse, peu brillant, une telle coquille a plus d’analogie avec les formes du groupe de l’Anodonta subponderosa.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Parmi les espèces de ce groupe, nous ne voyons que l’Anodonta Gougetana qui ait quelques rapports avec notre nouvelle espèce. On la distinguera très facilement : à son galbe moins renflé ; à son profil tout différent, avec le bord supérieur plus arrondi, Le bordinférieur concave dans sa partie médiane ; à son rostre beaucoup plus inférieur, plus tombant; à son arêle apico-rostrale à profil infléchi vers le bas ; au profil de la crête dorsale, fortement convexe et non concave ; etc.
HaBiTar. — Le type a été adressé à M. Bourguignat, de Lons-le- Sauluier, dans le Jura sous le nom d’Anodonta Gougetanr. Nous avons reçu la var. minor du Tarn, aux environs d'Albi.
Groupe de l'ANODONTA WESTERLUNDI (1)
OBSERVATIONS. — Ce groupe, tel que nous l'avons relevé dans notre Prodrome, ne comportait que quatre espèces. Nous allons en ajouter une cinquième, l'Anodonta Carvalhoi (2) Castro, forme portugaise jusqu'à pré sent inconnu: en France. Malheureusement nous ne connaissons pas la provenance exacte de notre échantillon. Il nous vient de Michaud et porte pour toute désignation le nom de Provence. M. Bourguignat, après avoir examiné notre coquille, a conclu à l'ideutification spécifique avec l'espèce portugaise. Nous nous bornerons donc à signa'er ce fait, en altendant que l’on trouve ea Provence de nouveaux échantillons.
L’Anodonta Westerlundi (3) type n'a encore cié signalé que dans l'Yvette, à Orsay, près Paris. Nous pouvons aujourd’hui l'in liquer également dans l'Esse, à Manonville, dans la Meurthe -et-Moselle, et dans la Canne, à Pontillard, dans la Nièvre.
Groupe de l’'ANODONTA ACALLIA (4)
Aux cinq espèces françaises déjà signalées dans ce groupe, nous en ajouterons une sixième, l’Anodonta Lortetiana, jolie petile espèce que nous sommes heureux de dédier à notre savant ami, M. le docteur L. Lortet, doyen de la Faculté de médecine de Lyon.
ANODONTA LORTETIANA, Locard
DescripTioN, — Coquille de petite taille, d'un galbe à peu près régulièrement elliptique, assez allongé, médiocrement renflé dans tout son ensemble. — Valves un peu bâillantes dans la région antérieure, fortement bâillantes de puis l’angle postéro-dorsal jusqu’au bas du rostre. — Test mince, assez solide, orné de strirs concentriques irrégulières formant des faisceaux irrégulièrement espacés, un peu rugueux ; épiderme peu
(1) Bourguignat, 1831. Mal. mo !. acéph ,p. 262( Weslerlundiana). — Locard, 1882. Prodr. malac. franç., p. 276.
(2) Anodonta Carvalhoi, Gastro. 1883. Contr. faune malac. Portugal, in Jorn. Scienc. Math. et nal., p. 20.
(3) Anolonta Westerlund:', Fagot, 4881. Za Bourguignat, Hat. moll. acéph., p. 276.
(4) Bourguignat, 1881. Mat. moll. acéph., p. 270 (Acalliana). — Locard, 1882. Prod malac. franç., p. 276,
brillant, d’un gris cendré verdâtre, passant du jaunc terne au vert plus ou moins foncé vers la périphérie. — Bord antérieur allongé, légèrement arrondi. — Région antérieure très courte, relativement haute, un peu comprimée dans son ensemble. — Bord inférieur, sensiblement parallèle au bord supérieur, légèrement arrondi-convexe, un peu retroussé à son extrémité v rs le rosire. — Région postérieure très développée, un peu plus de trois fois égale à la région antérieure, amincie à son extrémité, terminée par un rostre émoussé, large, à peine bianguleux. — Crète ligamento-dorsale peu développée, peu amincie, avec un profil lésèrement arrondi-convex". — Arête apico-rostrale peu sail'ante, presque droite depuis le sommet jusqu’à l'angle inférieur du roslre, à peine subbifide à son extrémité. — Sommets peu renflés, à peine saillants, comme comprimés à leur extr(mité, ornés de quelques lignes irrégulières, concentriques, onduleuse*, peu accentuées.— Ligament antro-int rne, peu épais, mais assez allongé en avant sur le contour antérieur ; ligament postérieur peu allongé, fort, robuste, assez saillant à son extrémité postérieure.
DIMENSIONS. — BONSUEMMTANMARSE EL NN 0 … . . 48 millim.
Hauteur maximum. BR NT OS —
Epaisseur maximum (à 13 des sommets ; à 30 du rostre; à 20 du bord antér. ; à 16 de l’angle postéro-dorsal; à 20 de
base de laiperpendiCulaire) un. | 16, — Longueur de la crête ligamento-dorsale, des sommets à
RAnele bOSSrO da CR Ce RU 21 | — Dance decelancleaurostie MENU. 1. 22 — Gondetapico-rostale CU M EUR. 40 — Hauteur de Jaiperpendiculaire. 4." ou LS en. « 25 : — Distance de la perpendiculaire au bord antérieur. . . . 18 —
— du même point de celte perp. au rostre. . . . 88 — — de la base de la perp. à l’angle postéro-dorsal. . 82 —
OBseRVATIONS. — L’Anodonta Lortetiana est caractérisé plus particulièrement par sa petite taille et par son galbe elliptique allongé. De tous nos petits Anodontes de France, c’est certainement sous cette forme oblongue, la coquille la plus régulièrement symétrique, par suite du parallélisme des bords supérieur et inférieur d’une part, et par la situation très antsrieure des sommets qui font en quelque so.te pendant à l'angle postérodorsal dans toute la ligne de courbure supérieure de la coquille. Une
telle forme est donc bien disiincte des autres petits Anodontes si souvent confondus sous le nom d’Anodonta parvula (1), et qui ne tiennent réellement du parvula que par la taille et non par le galbe.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — L’Anodonta Lortetiana est voisin de l’Anodonta acallia (2). Si nous le comparons à la figuration donnée par M. le docteur Kobelt d° ce:te espèce, sous le nom d’Anodonta coarctata, nous voyons qu'il en diffèr : : par son galbe beaucoup plus régulièrement elliptique ; par sa région antérieure encore plus courte et plus haute ; parson bord inférieur plus régulièrement convexe, et non infléchie dans sa partie moyenne: par sa crète dorsale moins développée, moins haute, avec un profil plus droit ; par son arête apico-rostrale encore plis émoussée ; etc.
HaBiraT. — Le ruisseau de la Salle, dans Siône-et-Loire.
Groupe de l'ANODONTA AREALIS (3)
Dans ce groupe comme l'a fait très judicieusement observer M. Bourguigna', la plupart des espèces ont été confondues comme celles du groupe précédent, so't avec l'Anodonta anatina (4), soit plus tard avec le véritable Anodonta parvula (5). Nous n'avons pas d’espèces nouvelles à signaler. Nous nous bornerons à citer quelques habitats nouveaux à ajouter à ceux déjà connus et à indiquer une variété nouvelle :
Anodonta arealis (6). — La Tille, dans la Côte-d'Or ; le lac d'Annecy,
dans la Haute-Savoie.
Anodonta subarealis (7). — L’Esse à Manonville, dans la Meurthe-ct-
Mose.le.
Anondota maculata (8). — Les environs de Romans, dans la Drôre ;
(1) Anodonta parvula, Drouët, 1852. Étud. Anod. de l'Aude, art, 2, p. 9, pl. IV, fig. 2. — Bourguignat, 1881. Mat. moll. aceph., p. 276 ct 288.
(2) Anodonta arallia, Ray. In Lilt., in Bourguignat, 1881. Mat. moll, aceph., p. 276. — Kobelt, 1879. Iconogr., pl. CLXW, fig. 1859.
(3) Bourguignat, 1881. Mat. moll. acéph., p. 282 (Arealiuna). — Locard, 1882. Prodr. malac. franç., p. 277.
(4) Mytilus anatinus, Linné, 1758, Systema naturæ, édit. X, p. 706.— Rossmass!er, 1837. Iconogr., V et VI, pl. XXX, fig. 417.
(5) Anodonta parvulu, drovët, 1852, Nayxdes France, p 9, pl. IV, fig. 3.
(6) Ano lonta arealis, Küster, 1352. Anod., p. 47, pl. IX, fig. 2-4.
(7) Anodonta subarealis, P. Fagot, 1880. In Bourguignat, Mat. moll. acéph., p. 280. — Dupuy, 1852. Hist. Moll., pl. XIX, fig. 13 (Anodontu analina).
(8) Mytilas maculala, Sheppard, 1820, Zn Limn. Trans., XIII, p. 83, fig. 6. — Anodonta maculuta, Boursuisnat, 18S0. Alal. moll. aceph., p. 286.
la Loire à Villerest, près Roanne, dans la Loire ; la Grôsne à la Ferté, près Sennecey-le-Grand, dans Saône-et-Loire ; le canal de Mons à Condé près Valenciennes, dans le Nord ; la Saône, à Neuville, dans le département du Rhône.
Anodonta parvula. — La Caune à Pontillard, dans la Nièvre; la Mouge, près Mâcon. dans Saône-et-Loire.
ANODONTA MAGULATA, Sheppard
OgsErvaTiONS. — Nous raitachons à l’'Anodontr maculata une var. nouvelle que nous désignerons sous le nom de var. compressa. Crlie variété se distingue du type: par sa taille un peu plus grande (long. max., 75 mill. ; haut. max., 45 mill. ; épaiss. max., 20 mill.) que la plupart de nos échantillons français, de même galbe, mas notablement plus comprimé dans tout son ensemble; par suite de cet affaissement du bombement général des valves, la région qui avoisine la crête postéro-dorsale parait moins pincée, et l’arête apico-rostrale moins saillante, — Nous possédons celte var. depressa de la Grôsne à la Frrié, près Seunecey-le- Grand, dans Saône-et-Loire, et du canal de Mons à Condé, près de Valenciennes, dans le Nord.
Groupe de l'ANODONTA SPENGLERI (1)
ANODONTA ARUNDINUM, Servain
Anodonta arundinum, Servain. 1884. JMss.
Descripriox. — Coquille ce taille assez petite, d’un gaibe général renflé, à arête dorsale saillante, à profil sub-elliptique un peu allongé. — Valves fortement bâillantes dans toute la région antérieure, un peu moins bâillantes depuis l'angle postéro -dorsal jusque sous le rostre. — Test assez solide, quoique un peu mince, orné de stries concentriques très irrégulières, devenant comme feuilletées vers la périphérie; d’un vert
(1) Bourguignat, 1881. Mat. moll. acéph., p. 307 (Spengleriana).— Loard, 1882. Prodr. mal. franç., p. 279.
foncé, très sombre sur les bords, plus clair vers les sommets, avec quelques flammulations foncées, étroites, partant de la région des sommets pour aboutir près du bord inférieur ; intérieur nacré, un peu bleuâtre, parfois irisé vers les bords. — Bord supérieur rectiligne, assez allongé. — Région antérieure assez développée, peu haute, régulièrement arrondie. — Bord inférieur très largement arrondi, avec une direction tombante, autant retroussé à l'avant qu'à l'arrière. — Région postérieure assez courte, à peine deux fois égale à la région antéricure, terminée par un rostre très court, très émoussé, vaguement bianguleux, très inférieur. — Crête ligamento-dorsale bien développée, assez large vers l’angle postéro -dorsal, amincie, avec un profil sensiblement rectiligne. — Arête apico-rostrale, correspondant à peu jrès au maximum de bombement de la coquille, légèrement infléchie, vaguement bifide à son extrémité vers le rostre. — Sommets renflés dans leur ensemble, mais peu saillants à leur extrémité, ornés de lignes irrégulières concentriques, onduleuses, assez larges. — Ligament antéro-interne, mince, allongé, assez fort; ligament postérieur un peu court, fort et saillant.
DIMENSIONS. — Longueur MaxIQUN. MN NN MC III Hauteur maximum, Ms TR MI CR SOS ONE
Epaisseur maximum (à 20 des sommets; à 36 du rostre ;
à 34 du bord antér.; à 23 de l'angle postéro-dorsal ; à
26 de la base de la perpendiculaire). . . . . . . 2% — Longueur de la crête ligamento-dorsale, des sommets à
l'angle Mpostéro dos Al EN EP
Distance de cchansleRaubrose RE CC Corde apico=rosirales tn. 406 A AP EC RQ Manteuvdelaperpendiculale ON
Distance dé la perpendiculaire au bord antérieur. . . 837 — — du mème point de cette perp. au rostre. . . . 40 — — de la base de la perp. à l’angle postéro-dorsal. 42 —
OgservaTions — Cette forme assez singulière se rattache par son mode de bombement au groupe de l’Anodonta Spengleri. Nous devons sa découverte à M. le docieur Servain qui a bien voulu nous en adresser le type. En même temps il nous euvoyait une forme analogue très voisine, quoique différente, récoltée par lui dans l'Alster à Hambourg en Allemagne et qui conslitue une variété major par rapport au type français. La
forme allemande mesure: long. max., 79 ; haut. max., 48 ; épaiss. max., 31 millim. Elle est proportionnellement un peu plus allongée, avec le bord supérieur moins rectiligne, l’angle postéro-dorsal moins saillant que la forme française ; en outre sa crêle est moins comprimée, et lerostre encore plus oblus ; sa couleur est d’un brun foncé, un peu olivâtre, passant au roux vers les sommets, avec les mêmes petites flammulat ons. Dans la Drée, on trouve une var. minor encore plus courte que le type; elle mesure : long. max., 51 ; haut. max., 34; épaiss. max., 18 mIL.; comme galbe, cette var. minor se rapproche davantage du type que la var. major.
R:PPORTS ET DIFFÉRENCES. — L’Anodonta arundinum, comparé à l’Arodonta Spengleri (1), en diffère : par sa taille plus petite; par son galbe plus elliptique, moins subrectangulaire dans son ensemble ; par son bord inférieur plus arrondi et plus tombant ; par ses sommets moins saillants, moins renflés dans leur ensemble; etc,
HaBirar. — Le type a été trouvé en France dans le Moine à Cholet dans le département de Maine-et-Loire; nous possédons la var. minor de la Drée à Epinac dans Saône-et-Loire.
Groupe de l’'ANODONTA MILLETI (2)
Dans ce groupe qui renferme des Anodontes au galbe plus ou moins circulaire, nous ajouterons deux espèces nouvelles pour la faune française, aux six espèces dejà signalées. L'une d’elles est inédite, l'autre faisait jusqu’à présent partie de la faune allemande.
ANODONTA MILLETI, Ray et Drouët
Anodonta Milleti, Ray et Drouët, 1848. Descr. Anod., in Rev. mag. zoo!., p. 255, pl. I, fig. 1. — Dupuy. 1852, Mol. France, p- 647, pl. XXI, fis. 16.
OB:ERvATIONS, — L’Anodonta Milleti paraît varier de taille dans des proporlions assez considérables. Déjà M. l'abbé Dupuy lui assigne comme dimensions les cotes suivantes :
(1) Anodonta Spengleri, Bourguignat, 1881. Mat. moll. aceph., p. 317. (2) Bourguignat, 4881. Mat. moll. acèph., p. 358 (Milletiana). — Locard, 1882 Prodr: malac. francç., p. 281,
we
Longueur maximum. . . . . . . . . . 90 à°110 millim. Hauteur MAXNIUN. 0e. OU EN CTI Épaisseur man. 0.0 0e ER SSD ES RS
Nous signalerons, sous le nom de var. major, une forme de taille plus grande encore, et qui tout en conservant les caractères généraux du type, atteint les dimensions les plus grandes de toutes les espèces connues dans ce groupe. Notre individu, recueilli à la Clayette dans Saône-et- Loire, mesure: longueur max., 132 ; hauteur max., 32 ;épaisseur max., 49. C’est du reste une forme peu commune, même dans cette station.
ANODONTA ARNOULDI, Bourguignat
Anodonta Arnouldi, Bourzuignat, 1883. Unionidæ pennis. italique, p. 114:
OBSERVATIONS. — l/Anodonta Arnouldi a son type dans les lacs de Suisse, notamment dans le lac Morat. M. Bourguignat l’a également signalé en France dans le canal de Nevers, dans la Nièvre ; il vit aussi en Allemagne et en Italie. Nous avons reçu par les soins de M. Nicolas, d'Avignon cette même espèce qui paraît vivre assez communément dans les délaissés du Rhône aux environs d’Arles et d'Avignon, jusque dans la Camargue ; nous l’avons également reçue d’Aramon dans le Gard.
En France, cette espèce paraît atteindre une taille plus grande qu’en Suisse et constituerait une var. major. Voici les cotes comparatives :
TYPE AVIGNON ARLES Longueur maximum. . . . . 80 110 120 Hauteur — nat en 65 80 Epaisseur — CHENE C0 RO 32 44
Cette forme ovalaire, subarrondie, nous paraît des plus typiques. Comparée à l’Anodonta Millet, on la distinguera toujours facilement : au profil de son contour qui est notablement moins circulaire, plus allongé ; à sa région postérieure plus allongée, avec un rostre écourté mais plus saillant ; à son bombement plus rapproché des sommets; à ses valves plus bâillantes en avant ; à sa crête postéro-dorsale plus accentuée ; etc.
ANODONTA MIRANELLA, Bourguignat
Anodonta Miranella, Bourguignat, 1884. Ass.
DescripTioN. — Coquille de taille assez petite, d'un galbe subcirculaire-elliptique un peu allongé, assez bombé, régulièrement renflé dans son ensemble. — Valves bâillantes dans toute la région antérieure, plus bâillantes encore d puis l’angle postéro-dorsal jusqu’à l'extrémité du rostre. — Test un | eu mince, assez solide, orné de stries concentriques fines, peu saillantes, irrégulièrement espacées, subfeuilletées dans la région de la crête apico-rostrale ; épiderme brillant, d’un brun pâle, un peu jaunâtre, passant par places au brun verdâtre ; intérieur nacré, d’un blanc rosé. — Bord supérieur allonsé, presque rectiligne. — Région antérieure assez développée, mais peu haute, inégalement arrondie. — Bord inférieur largement convexe, avec une direction assez fortement inchnée, un peu relevé à son extrémité vers le rostre. — Région postérieure égale à deux fois et demie la région antérieure, terminée par un rostre {rès court, très obtus, subtroncatulé, très inférieur. — Crête liga-mento-dorsale assez développée, un peu amincie, avec un profil très exactement rectiligne. — Arête apico-rostrale confusément saillante, correspondant au maximum du bombement des valves, presque rectiligne ou légèrement infléchic vers les sommets. — Sommets antérieurs renflés, assez volumineux, légèrement saillants à leur extrémité, ornés, sur une faible longueur, de lignes concentriques irrégulièrement ondulées. — Ligament antéro-interne assez fort, assez allongé; ligament postérieur également allongé, fort, mais peu saillant.
DIMENSIONS. — RonaeuR MAXIMUM MEN ME NE E 00 -L67 milim.
Hauteur maximum. A EU UE EN es
Epaisseur maximum (à 18 des sommets ; à 40 du rostre; à 34 du bord antérieur ; à 21 de l'angle postéro-dorsal ; dosidenaipernendienlure) M. |, +. . 24 — Longueur de la crête ligamento-dorsale, des sommets à neleDOsIERO dorsal ne EN NON Ne 129) — Distince dercethanele aumostre.. M. à 9
Corbie. CCE ER
Hauteur de Ja perpendiculaire. + … + . … . » . 39— Distance de celte perpendiculaire au bord antérieur. . . 34 — — du même point au rostre postérieur. . . « . 43 —
— de la base de la perp. à l'angle postéro-dorsal. 47 —
OBSERVATIONS. — Par son galbe subcirculaire, l’Anodonta Miranella doit bien être rattaché au groupe de l’Anodonta Milleti. C'est une des petites formes de ce groupe. Ce qui le caractérise plus particuhèrement, c’est la direction descendante de son bord inférieur ct son mode de bombement ; renflées dans tout leur ensemble, sauf vers la crête postérodorsale, le maximum de convexité des valves est presque médian dans le sens de la longueur et notablement supérieur par rapport aux sommets. Ceux-ci sont renflés et font saillie sur la ligne du bord supérieur.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Nous ne pouvons rapprocher l’Anodonta Miranella, parmi les formes françaises de ce groupe, que de l’Anodonta Subrhombea (1) figuré par M. Drouët, sous le nom d’Anodonta piscinalis. On distinguera notre espèce : à sa taille plus petite, à son galbe moins allongé; à sa région antérieure tout aussi développée, mais proportion-— nellement moins haute ; à son rosire plus obtus, plus émoussé, encore plus inférieur ; à son arête apico-rostrale moins saillante ; à son maximum de convexité plus médian par rapport à la longueur totale ; etc.
Hapirar. — Nous avons récolté cette espèce dans les eaux de la Saône à Collonges, près Lyon, dans le département du Rhône. M. Bourguignat la possède également du Wescr à Vegesak en Allemagne.
(4) Anodoñnta subrhombe1, Brown, 1540. ZJllust. conch., p. 80, pl. XXX, fig. 3-4. — 1845 2° édit., p. 404, pl. XVI, fig. 3-4. — Drouët, 1854. Nayades France, pl. NX, fig. 1 (Anodonta piscinalis)- ,