II. MaL
été assez heureux pour y découvrir la présence de cerlains types nouveaux ou peu connus, dont la descrintion vient ainsi enrichir le catalogue de la faune française.
Le sol des environs de Lâgny appartient aux formations éocènes des meulières de la Brie, des dépôts du gypse et de leurs marnes surbordonnées. Or. il est notoirement reconnu qu’en général les mollusques se plaisent peu dans de tels milieux, parce qu'ils y trouvent plus diffcilement la matière calcaire indispensable à la constitution de leur test. Cependant, ayant à diverses reprises, et pendant cinq années, poursuivi nos recherches malacologiques dans ce charmant pays, nous sommes arrivés à récolter un assez grand nombre de formes dont quelques-unes sont plus particulièrement intéressantes.
Nos investigations ne se sont pas exclusivement bornées aux environs immédiats de la ville de Lagny. Longeant de l’est à l’ouest les rives de la Marne, nous avons pu en étudier la faune depuis Chalifert jusqu’à Chelles, tout en nous étendant dans la vallée jusque sur les hauteurs voisines. Enfin, nous avons également parcouru tout ce petit promontoire que contourne si gracieusement la rivière depuis Lagny jusqu'à Annet, en comprenant les villages de Pomponne, Thorigny, Carnetin ct Dampmart.
GASTEROPODA INOPERCULATA
PULMONACEAÀ
ARIONIDÆ
Genre ARION, Ferussac.
Arion empiricorum, FERUSSAC.
Limazx rufus, Linné, 1758. Systema naturæ, éd. X, p. 602. Arion rufus, Moquin-Tandon, 1856. Hist. moll., il, p. 10, pl. [, fig. 1-2.
Très commun; dans les endroits frais, humides : au bord de la Marne, dans les prairies et les sentiers qui l’avoisinent sur ses deux rives; dans les bois humides, dans les jardins potagers, etc.
Arion hortensis, FERUSSAC.
Arion hortensis, Ferussac, 1819. Æist. moll., p. 65, pl. LL, fig. 4-6. — fuscus, Moquin-Tandon, 1855. Loc. cit., p. 14, pl. I, fig. 28-30. (non Müller).
Très commun ; sous les pierres, au pied des plantes basses, sous les vieux bois etles détritus : dans tous les endroits frais et humides, principalement dans les jardins qui avoisinent la Marne.
LIMACIDÆ
Genre LIMAX, Linné.
Limax agrestis, LINNé.
Limazx agrestis, Linné, 1758. Systema naturæ, éd. X, I, p. 652. = — Moquin-Tandon. Loc. cit., IL, p. 22, pl. IL, fig. 18-22; pl. | I, fig. 1-2.
Très abondant; sous la terre et sous les pierres, sortant de préférence
pendant la fraicheur de la nuit, après les pluies: presque partout dans les champs el les jardins un peu frais ou humides.
Limax cinereo-niger, Wozr.
Limax cinereo-niger, Wolf, 1803. In Sturm, Deut. fauna, NI, I, p. 13. — maximus (pars), Moquin-Tandon. Loc. cit., II, p. 29.
Peu commun; sous les bois morts, au pied des vieux troncs d'arbres : dans la partie la plus basse du bois de Chigny ; bois des Quinchoux près des carrières d’Annet.
Limax cinereus, Lister.
Limax cinereus, Lister, 1678. Hist, anim. Angl., II, fig. 15. — maximus (pars), Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 28, pl. IV, fig. 1-8.
Assez commun; dans les prés, au bord des chemins, sous les buissons : tout le long de la rive gauche de la Marne, entre Lagny et Chalifert ; quelquefois sous les pierres dans les jardins, ou au pied des vieux murs humides.
Limax arborum, BoucnarD-CHANTEREAUX.
Limaxarborum, Bouchard-Chantereaux, 1838. Mol!. Pus-de-Calais,p 88.
Assez rare ; au pied des vieux arbres, on quelquefois sur leur tronc : le bois de Chigny, les bords de la Marne entre Quinquengrogne et Chalifert, bois des Quinchoux près des carrières d'Annet, bois des Vallières.
Limax variegatus, DRAPARNAUD.
Limax variegatus, Draparnaud, 14801. Tabl. moll., p. 103 (n. Luwe). — — Moquin-Tandon, 1855. Loc. cit., p. 35, pl. LIL, üg. 39.
Assez commun; sous les pierres et les vieux bois pourr.s, dans les caves, Les celliers, les puits: presque partout.
Genre KRYNICKIA, Kalenickzenski.
Krynickia brunnea, DRAPARNAUD.
Limaxbrunneus,Draparnaud, 180%. Tubl. moll.,p.10#; Hist.moll.,p.128.
Assez rare ; sous les pierres et les détritus : dans les parties couvertes qui avoisinent les bords de la Marne, notamment entre Lagny et Chalifért.
COLIMACIDÆ
Genre VITRINA, Draparnaud.
Vitrina pellucida, Murzer.
. Helix pellucida, Müller, 1774. Verm. terr. et fluv. hist , Il, p. 15. Vitrina beryllina, Dupuy, 1847. Hist. nat. moll., p. 60, tab. I, fig. G. — pellucida, Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 59, pl. VI, fig. 33-36.
Rare ; un seul échantillon : dans les bois de Chigny, derrière le château.
Genre SUCCINEA, Draparnaud.
Succinea putris, LiNné.
Helix putris, Linné, 1758. Syst. nat., éd. X, p. 774 (n. Penn., n. Fer.). Succinea putris, Dupuy. Loc. cit., p. 77, tab. I, fig. 13. — — Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 55, pl. VIL, fig. 1-5. Très commun; sur les herbes, sur les buissons, au bord de la Marne, sur tout son parcours, et plus particulièrement sur la rive gauche entre Lagny et Chalifert. — 11 n’est pas rare de trouver en automne des individus dont la taille atteint de 20 à 25 mill. de hauteur.
Succinea Pfeifferi, RossMAssLer.
Succinea Pfeifferi, Rossmässler, 1835. Zconographie, p. 92, fig. 46. — — Dupuy. Loc. cit., p. 73, tab. I, fig. 12. — — Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 59, pl. VIL fig. 8-31. Assez commun; même habitat que la forme précédente, avec laquelle il vit dans toute la contrée. — Nous avons récolté à Lagny même, sur la rive gauche de la Marne, un individu subscalaire.
Succinea acrambleia, J. MABILLE.
Succinea acramoleia, J. Mabille, 1870. Malac. bass. Paris ,p. 91, fig. 4.
— Baudon, 1877. Mon. Succ. Franç., p 36, pl. VI, fig. 4.
Rare ; cette forme signalée pour la première fois daas les prairies de la Marne, aux environs de Jaulgonne (1), se retrouve également plus à l’ouest, et dans les mêmes conditions d'habitat. — « Cette espèce, dit M. Bourguignat (2), est caractérisée par une coquille flucite, peu ventrue,
(1) Succinea mamillata, J. Mabille, 1869. Zx Lallemant et Servain, Cat. Moll. env. Jaulgonne, p. 11 (non S. mamillata, Beck, 1877). (21 Bourguignat, 1877. Aperçu genre Succinea, p. 7.
bien acuminée, allant en s’élargissant graduellement, du sommet à la base de l'ouverture; par un test strié-rugueux ; par une ouverture oblique ; par un péristome souvent bordé de noir; etc. »
Succinea Baudoni, BOURGUIGNAT.
Succinea arenaria (var. Baudoni), Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 62. — Baudoni, Bourguignat, 1856. Ameénités malac., 1, p. 139, pl. X, fig. 1-5.
Nous n’avons pas récolté cette forme; cependant-nous croyons devoir la citer dans ce catalogue, d’après les indications de MM. Lallemant et Servain et de M. Bourguignat, qui la signalent comme paraissant spéciale aux prairies qui longent les cours de l’Oise et de la Marne.
Succinea oblonga, DRAPARNAUD.
Succinea oblonga, Draparnaud, 1801. Tabl. moll., p.56. — Hist. moll., p. 59, pl. I, fig. 24-95.
— Dupuy. Loc cit., p. 71, tab. I, fig. 9.
— — Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 61, pl. NIL, fig. 32-33. Peu commun; sur les tiges des plantes aquatiques : quelquefois sur les herbes qui croissent sur les balmes de la Marne, plus rarement dans les prairies qui avoisinent Lagny, Quinquengrogne, Chalifert, Lagny, Torcy, Gibet d'Orgemont, etc.
Succinea arenaria, BoUcHARD-CHANTEREAUX.
Succinea arenaria, Bouchard-Chantereaux, 1878. Cat. moll. Pas-de-Calais, p. 54. x — - — Dupuy. Loc. cit., p. 69, tabl. I, fig. 10. Moquin-Tandon. Loc. cit., p.62, pl. VIL, fig. 31-36.
Assez rare; sur les tiges des plantes basses qui croissent au bord de la Marne, sous les vieux bois : les environs de Lagny, sur la rive gauche de la Marne, à l’est de la ville.
Genre HYALINIA, Agassiz.
Hyalinia lucida, DrAPARNAUD.
Helix lucida, Draparnaud, 1801. Tabl. moll., p.96 (non pars auet.). — — Dupuy. Loc. cit., p. 232, tab. X, fig. 8; tab. XI, fig. 1. Zonits lucidus, Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 75, pl. VILLE, fig. 29-25.
Assez commun; sous les pierres, le long des murailles, dans les
endroits frais et humides, couverts : Lagny, Pomponne, Saint-Thibault, Gouvernes, Guermantes.
Hyalinia septentrionalis, BOURGUIGNAT.
Zonites septentrionalis, Bourguignat, 1870. Moll. nouv., etc ,in Rev,
mag. zool., t. XXI, p. 17, pl. XVL, fig. 4-G.
Assez rare; sous les pierres : dans les chemins qui longent la Marne sur
la rive gauche à l’est de Lagny; dans les alluvions de la Marne à l’ouest ‘de la ville.
Hyalinia cellaria, Muzzer.
Helix cellaria, Müller, 1774. Verm. terr. et fluv. hist., II, p. 38. — — Dupuy. Loc. cit., p. 230, tab. X, fig. 7. Zonites cellarius, Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 78, pl. IX, f. 1-2. Assez rare; sous les bois pourris, sous les détritus, dans les endroits frais, couverts, un peu humides: le bois de Chigny, Chessy, Dampmart, les alluvions de la Marne.
Hyalinia nitens, Micnaun.
Helix nitens, Michaud, 1831. Compl. Hist. moll., p. 44, pl. XV, fig. 1-3. — — Dupuy. Loc. cit., p. 234, tab. XL, fig. 2. Zonites nitens, Moquin-Tandon. Loc. cit , p. 84, pl. IX, fig. 14-18. Assez rare; sous les pierres ct les feuilles mortes, sous les vieux bois et les détritus, souvent au bord de l’eau, dans les sentiers qui longent la Marne : les environs de Lagny, Chelles, Chalifert, Gouvernes, Guermantes.
Hyalinia subnitens, BOURGUIGNAT.
Zonites subnitens, Bourguignat, 1871. Zn J. Mabille, Hist, malac. Paris., p. 116.
Rare; nous n'avons observé qu'un seul individu bien caractérisé, récolté dans les alluvions de la Marne, sur la rive droite, vis-à-vis Pomponne.— Cette formese distingue de la précédente par son galbe plus bombé, une spire plus haute, sbn dernier tour moins dilaté vers l'ouverture ; elle est également très voisine du Aylinia nitidula.
Hyalinia nitida, Murzer.
Helix nitida, Müller, 1774. Verm.terr. et fluv, hist., WU, p. 32. (n. Gunelin, n. Draparraud).
— — Dupuy. Loc. cit., p. 22, tab X, fig. 4. Zonites nitidus, Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 72, pl. VILL, fig. 11-15.
‘Très commun; dans les endroits humides, au bord de l’eau, sous les herbes et les pierres, dans les troncs d'arbres, sous les détritus : tout le long de la Marne.
Hyalinia Parisiaca, J. MABILLE.
Zonites Parisiacus, J. Mabille, 1870. Hist. bass. Paris., p. 22.
Peu commun ; dans les endroits très humides, couverts : les bords de la Marne sur la rive gauche, quelques jardins à l’ouest de Lagny.
Hyalinia crystallina, Muzzer.
Helix crystallina, Müller, 1874. Verm. terr. et fluv. hist., p. 23, — — Dupuy. Loc. cit., p. 249, tab. XI, fig. 6. \ Zonites crystallinus, Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 89, pl. X, fig. 26-29. Assez rare ; nous ne l’avons pas récolté vivant; mais nous Cn avons constaté la présence dans les alluvions de la Marne à l’ouest de Lagny, sur la rive droite de la rivière.
Hyalinia subterranea, BoURGUIGNAT.
Zonites subterraneus, Bourguignat, 1856. Amén. malac., I, p. 194, pl. XX, fig. 13-18.
Rare ; dans les alluvions de la Marne avec la forme précédente. — On reconnaîtra le Hyalinia subterranea à son ombilic très ouvert, à son péristome bordé, à ses tours de spire renflés, arrondis et non aplatis au dessous de la coquille, à sa spire aplatie en dessus, à son ouverture fortement échancrée et exactement arrondie, etc. ; sa taille est ordinairement un peu plus petite que celle du Hyalinia cristallina.
Hyalinia fulva, MULLER.
Helix fulva, Müller, 1774. Verm. terr. et fluv. hist., Il, p. 56. — — Dupuy. Loc. cit., p. 175, tab. VII, fig. 11. Zonites fulvus, Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 67, pl. VIIL, fig. 1-4.
. Peu commun ; dans les alluvions de la Marne, à l’ouest de Lagny, sur la rive droite de la rivière.
Genre HELIX, Linné.
Helix pomatia, LIN. .
Helix pomatia, Linné, 1758. Systema naturæ, éd. X, p.771. — — Dupuy. Loc. cit., p. 105, tab. I, fig. 4. — — Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 179, pl. XIV, fig. 1-9.
Commun; surtout dans les terrains un peu forts, argilo-marneux, sur les pentes des coteaux et sur les plateaux : presque partout, dans les vignes et les bois.
Helix aspersa, Muzzer.
Helix aspersa, Müller, 1774. Verm. terr. et fluv. hist , II, p. 59. — — Dupuy. Loc. cit., p. 108, tab. IL, fig. 1. — — Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 173, pl. XI, fig. 14-32. Très commun; dans les endroits frais, un peu humides, couverts et ombragés, contre les murailles, sous les pierres, au pied des vieux troncs d’arbres : presque partout. — Nous avons retrouvé à Lagny même, dans les jardins, la var. minor figurée par Ferussac (pl. X VIIT, fig. 12) ; l'un de nos échantillons mesure 22 miliimètres de hauteur et de diamètre ; c’est le plus peut individu que nous connaissions de cette forme, dont le type normal mesure ordinairement de 32 à 35 mill. de hauteur.
Helix nemoralis, Link.
Helix nemorulis, Linné, 1758. System naturæ, 61. X, p. 77e.
— — Dupuy. Loc. cit , p. 128, tab. V, fig. 7 ; tab. VI, fig. 1. — — Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 162, pl. XUIL, fig. 1 6. Très commun; dans tous les endroits un peu frais, ombragés ; dans les champs, les prés, surtout dans les jardins, vivant sur les buissons, les broussailles, les haies et les arbres fruitiers. — Dans les jardins situés à l’ouest de la ville de Lagny. il existe des colonies d’Helix nemoralis fort remarquables au point de vue de la coloration. Là, la plupart des individus ont leurs bandes soudées ; sur un même arbre, nous avons récolté à plusieurs reprises trois et quatre individus de la belle sous -var. Kleiria dont toutes les bandes sont soudées; mais le fond au lieu d’être jaune clair est d’un fauve très foncé comme dans la sous-var. castanea. Un fait bien digne de remarque, c’est que de l’autre côté de la Marne, ou bien encore sur la même rive, mais plus à l’est, ces sous-variétés à bandes soudées font complètement défaut ; en outre le fond en est toujours beaucoup plus clair. :
Helix hortensis, Mürrer.
Helix hortensis, Müller, 1774. Verm. terr. et fluv. hist., II, p. 52. — Dupuy. Loc. cit., p. 138, tab. VI, fig. 2.
= — Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 167, pl. XIIL, fig. 7-9.
Très commun; dans les endroits frais, ombragés, souvent un peu humides, sur les buissons, les haies, les broussailles : principalement sur la rive droite de la Marne, beaucoup moins abondant sur la rive gauche. — Les plus belles colonies que nous ayons observées vivaient à Pomponne entre la route et le chemin de fer, et à Carnetin entre les carrières et la Marne; dans cctte dernière station, nous avons, à diverses reprises, récolté des individus à bande noire ou à bandes transparentes. alors que le type jaune monochrome est incontestab'ement le plus commun. L’Helix hortensis des environs de Lagny est ordinairement d’une belle taille; nous n’avons pas retrouvé la var. fusca des environs de . Paris. Enfin, quelques individus de GES et d'Annet ont le bord du péristome rose ou violacé.
Helix arbustorum, LINné.
Helix arbustorum, Linné, 1758. Systema naturæ, éd. X, p. 758. — — Dupuy. Loc. cit., p. 59, pl. V, fig. 7.
— — Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 137, pl. XI, fig. 22-27. Commun; dans les endroits très frais et humides, sur le gazon, sous
les bois pourris et les détritus : dans les sentiers couverts qui longent la Marne, notamment entre Quinquengrogne et Chalifert, les environs de Lagny, Chigny, etc. — L’Helix arbustorum vit en colonies très populeuses ; les individus sont en général de grande taille, avec la spire élancée ; souvent il affectent une tendance à la subscalarité.
Helix fruticum, Murzer.
Helix fruticum, Müller, 1784. Verm. lerr. et flux. hist., II, p. 71. — — Dupuy. Loc. cit., p. 199, tab. IX, fig. 4. — — Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 196, pl. XVI, fig. 1-4. Assez rare ; nous n’en avons rencontré que des individus morts, ils appartenaient au {type ordinaire, avec une coloration cornée claire et sans bandes: Saint-Thibault, Pomponne, Lagny, Quinquengrogne, Chahfert, Graverolles.
Helix incarnata, Mürzer.
Helix incarnata, Müller, 1774. Verm. terr. et fluv. hist., IL, p. 63. — — Dupuy. Loc. cit., p. 208, tab. IX, fig. S. — Moquin- Tandon. ue cit., p. 499, pl. XVL, fig. 5-8. Rare; nous n’en avons récolté que deux individus dans les alluvions de la he entre Thorigny et Pomponne.
Helix Matronica, J. Manirre.
Helix matronica, J. Mabille, 1877. In Bull. Soc. zool., p. 806. Hygromia matronica, Jousseaume, 1878. In Bull. soc. so0l. France, p. 153, pl. LIT, fig. 28-20.
Très commun; sous les touffes d'herbes, sous les feuilles, sur les troncs d'arbres, sous les pierres et les détritus. dans les endroits frais, un peu humides : presque partout, surtout aux environs de Lagny. — Cette forme souvent confondue avec les Helix plebeia, H. sericea et même AH. hispida, s'en distingue cependant très facilement. Son galbe général est absolument celui de l’Helix incarnata dont elle est en quelque sorte la miniature. On la distinguera des Hispides que nous venons de citer, et dont elle a la taille, par sa spire plus élevée, par son ombilie très étroit, en partie masqué chez les individus bien adultes, par le développement du bord columellaire, par la forme de son ouverture dont la base seule est ornée d’un bourrelet, ets.
Helix badiella, Z1EGLER.
Helix badiella, Ziegler, mss (Teste Bourguignat).
Rare; les bords de la Marne, vers les douves de lomponne, les bords de la route entre Thorigny et Pomponne. — L’Helix badiella forme avec les Helix Matronica, H. urbana et H. Latiniacensis, un petit groupe de formes locales voisines imais bien distinctes, représentant, dans cette ctation, le groupe des Hispides. L’Helix badiella se distingue par sa forme globuleuse, presque sphérique, ren- <= flée en dessous, analogue à celle de l’Helix sericea ; ses tours sont peu saillants, et séparés par une ligne suturale peu profonde ; les tours de spire, au nombre de 5 à 6, croissent rapidement, surtout les premiers; ils sont ornés plus particulièrement vers la suture de pelites co:tulations assez régulières ; l’ombilic est très étroit. De tels caractères permettront de distinguer facilement c tte forme de l’Helix Matronica dont le galbe est nettement conique et les tours bien étagés.
Helix urbana, COUTAGNE.
Helix urbana, Coutagne, 1378. In Sched.
Assez commun : sur Les bords de la Marne, aux environs de Lagny et de Pomnonne.
« L’Helix urbana fait partie du groupe de l’Hispida; comparée à cette dernière, elle présente une croissance plus rapide et moins régulière ; à égalité de diamètre, elle a cinq tours de spire quand l’Hispida en a six ; le dernier tour est proportionnel- > lement plus volumineux, en sorte que l'ouverture est moins échancrée par l’avant dernier tour; l'ouverture est en outre bien arrondieinférieurement etaussi haute que large ; le dernier tour est également bien arrondi en dessous. L’ombilic qui, dans l’Hispida, est en entonnoir, c’est-à-dire qui montre par transparence, dans les coquilles bien vidées, une spirale régulière, est, au contraire, en forme de puits, la spirale croissant rapidement pendant les deux premiers tours, puis très lentement pendant les tours suivants, jusque dans le voisinage de l’ouverture, où elle s’épanouit un peu. Le test, d’un corné olivâtre assez foncé, est plus fragile, plus délicat, à stries plus régulières et plus accentuées, surtout près de la suture. Il présente quelquefois, mais rarèment une bande claire analogue à celle de l'Hispida ; le dernier tour est parfois légèrement subcaréné. Le bourrelet péristoméal, blanc et un peu épais. n'existe que sur la moitié inférieure de l’ouverture: — De 4 1/2 à 5 1/2 tours de spire; diam., 8 à 9 mill. ; haut., 5 à 5 1/2 mill.
J’ai trouvé cette forme nouvelle en 1878 à Paris, 9, rue de l’Arsenal dans les ruines des bâtiments de l'ancienne raffinerie de salpêtre (batiments incendiés en 1871) et dans les jardins qui faisaient autrefois partie de cet établissement, Ces terrains, ruines et jardins abandonnés, sont actuellement des dépendances du dépôt central des poudres et salpêtres.» (Coutagne).
L’Helix urbana est une forme intermédiaire entre l'Helix Matronica et l'Helix Latiniacensis; son galbe est plus déprimé en dessus que celui de l’Helix Matronica, tout en gardant en dessous cette apparence un peu globuleuse; la spire est moins haute, les tours moins étagés; l’ouverture est plus arrondie et porte dans sa partie inférieure un demi bourrelet venant s’étaler sur l'infléchissement du bord columellaire ; l'ombilic est plus étroit. On le distingue facilement de l’Helix badiella par son galbe moins globuleux, ses tours plus arrondis, séparés par une ligne suturale plus profonde, son ouverture plus grande, son ombilic un peu plus large, etc.
Helix Latiniacensis, nov. form.
Testa parva, superne depressa ac inferne vix globulosa ; —- subsolida,
Subpellucida, irregulariter tenuissime striatula, corneo-fulva, vel corneorubescente, ultimo anfractu subfasciata, hispidula ; pilis brevioribus, caducis, rariusculis atque rigidis ; — anfractibus 5 conveæiusculis, sat regula : riter crescentibus, sutura vix impressa separatis ; ultimo rotundato quan doque ad peripheriam obscure subangulato ; — apice obtuso, lœvigato et corneo ; — ombilico angusto ; — apertura obliqua, parum lunala, transverse oblonga, vel ad basim fere recta; — peristomate acuto, simplice ; marginibus subremotis ; margine columellari ad umbilicalem repente expanso ac reflexiusculo, intus subpatulo albescente.
Diam. max. : 7-10 mill.
Alt. max. : 4 1/2-5 mill.
Coquille de petite taille, d’un galbe déprimé en dessus, un peu globuleux en dessous; — test peu solide, légèrement transparent, orné de stries do on. et très fines ; d'un corné fauve plus ou moins rougeâtre suivant les clones. avec une bande blanchâtre à peine visible surle dernier tour; couvert de poils courts, raides, caducs, assez distants les uns des autres; — spire composée de cinq tours peu saillants, croissant assez régulièrement, et séparés par une ligne suturale peu profonde ; le dernier tour arrondi à son extrémité, et légèrement subcaréné à sa naissance ; sommet obtus, lisse et corné ; — ombilic étroit, profond ; — ouverture oblique un peu allongée transversalement, presque droite à sa base ; — péristome aigu, bordé seulement sur le bord columellaire par un petit bourrelet blanchâtre, brusquement réfléchi et dilaté vers l’ombilic.
Cette forme nouvelle se distingue de toutes les Hispides par sa forme déprimée en dessus, par son ombilic très étroit, par son ouverture un peu allongée transversalement ornée à sa base d’un bourrelet blanc saillant. On ne saurait donc la confondre avec les Helix hispida, H. plebeia, II. sericea. Elle se rapproche surtout de l'H. Matronica, dont elle représente la forme la plus surbaissée, la plus déprimée. Quant à sa taille, elle varie suivant la.nature des milieux ; sur les terrains siliceux comme ceux des environs de Lagny, elle est très petite, tandis que sur les calcaires elle devient beaucoup plus grande. :
Nous l’avons reçu ou récolté dans plusieurs stations des environs de Paris : Lagny, Thorigny, Pomponne, Carnelun, dans Seine-et-Marne ;
Argenteuil, le château de Versailles dans Seine-et-Oise ; Vincennes et Charenton dans le département de la Seine. Enfin, notre ami M. G. Coutagne vient de nous la rapporter des bois de Saint-Mandé et de la poudre- * rie de la rue de l’Arsenal, à la Bastille, dans Paris même.
Helix hispida, Linvé.
Helix hispida, Linné, 1758. Systema naturæ, éd. X, p. 771. — — Dupuy. Loc. cit., p. 187, tab. VIIL, fig. 10. — — Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 224, pl. XVIL, fig. 14-16. Assez rare ; sous les broussailles ‘et les haies, sur les coteaux: Carnetin, Annet, Dampmart. — L’Hclix hispida ordinairement si commun dans les environs de Paris, semble remplacé aux environs de Lagny par tout le groupe de l’Helix Matronica.
Helix carthusiana, Muizer.
Helix carthusiana, Müller, 1774. Verm. terr. et fluv. hist. IL, p. 15. — — Dupuy. Loc. cit., p. 204, tab. IX, fig. G. — — Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 207, pl. XVI, fig. 20 à6.
Très commun ; déns les prairies et les champs, grimpant après la pluie sur les herbes et les plantes : Les bords de la Marne sur tout son parcours; grands et beaux échantillons sur la rive droite, à l’est de Lagny.
Helix lapicida, Linné.
Helix lapicida, Linné, 1758. Systema naturæ, éd. X, p. 768. — — Dupuy. Loc. cit., p. 159, tab. V, fig. 7. — —- Moquin-Tandon, Loc. cit., p. 137, pl. XI, fig. 29-27. Assez rare ; sous les troncs d’arbres moussus, sous les feuilles de lierre : le bois de Chigny, les alluvions de la Marne, à Lagny, sur la rive droite. |
Helix obvoluta, Mürrer.
Helix obvoluta, Müller, 1774. Verm. terr. et fluv. hist., W, p. 27. — — Dupuy. Loc. cit., p. 164, tab. VIL, fig. 5. — — Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 114, pl. X, fig. 26-30.
Assez rare; dans les endroits frais et ombragés, sous les pierres : le sentier couvert qui longe la Marne entre Quinquengrogne et Chalifert, les alluvions de la Marne à Pomponne.
FAUNE FRANCAISE 19 -Helix pulchella, Murzrr.
Helix pulchella, Müller, 1774. Verin. terr. et fluv. hist., IL. p. 80. — — Dupuy. Loc. cit., p. 161, tab. VIL, fig. 3. — -— Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 140, pl. XI, fig. 34. Commun; au pied des grands peupliers à Pomponne; dans la mousse à la source de Graverolles, au pied des carrières de Carnetin; dans les. alluvions de la Marne.
Helix costata, Murzer.
Helix cosbata, Müller, 1774. Verm. terr., et fluv. hist., LI, p. 31. — — Dupuy. Loc. cit., p. 162, tab. VI, fig. 4. — pulchella, Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 140, pl. IX, fig. 31-33. Peu commun ; dans les alluvions de la Marne entre Pomponne et Thorigny.
Helix pygmæa, DRrAPARNAUD
Helix pygmæa,Draparnaul, 1801. Tabl. moll.,p. 98.— Hist. moll., p.114, pl. VILL, fig. 8-10.
— — Dupuy. Loc. cit ,p. 220, tab. X, fig. 3.
— — Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 108, pl. X, fig. 2-6. Rare ; dans les alluvions de la Marne entre Pomponne et Thorigny. — Nous signalerons pour mémoire l’Helix Servaini Bourguignat (1), indiqué à Jaulgonne dans Aisne, et qui doit se retrouver aux environs de Lagny.
Helix rotundata, Mürrer.
Helix rotundata, Müller, 1774. Verm. terr. et fluv. hist., IL, p. 29. — = Dupuy. Loc. cit., p. 250, tab. XII, fig. 4. — — Moquin-Tandon. Loc. cif., p. 107, pl. X, fig. 9-12.
Commun ; dans les endroits frais et moussus, sous les pierres, dans les fentes des vieux murs, au pied des vieux troncs d'arbres : les environs de Lagny, Pomponne, Thorigny, Dampmart, Annet, ctc.
Helix rupestris, STUDER.
Helix rupestris, Studer, 1759. Faun. Helv., in Coxe, Trav. Sroitz., IL,
— — Dupuy. Loc. cit., p. 218, tab. XI, fig. 9. — — Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 218, pl. XV, fig. 10-13,
(1) Helix Servaini, Bourguignat, 1869. Zn Lallemant et Servain, Catat. Moll. «nv. Jaulgonne, p. 20. -
Assez rare : dans les .alluvions de la Marne entre Thorigny et Pom-ponne.
Helix unifasciata, PorrET.
Helix unifasciata, Poiret, 1801. Cog. fluv. et terr. de l'Aisne, p. H. — candidula, Dupuy. Loc. cit., p. 2892, tab. XII, fig. 3. — unifasciata (pars), Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 234, pl. XVI, fig. 36-41.
Peu commun; dans les endroits secs et arides : sur le flanc des collines qui longent la rive droite de la Marne, de Thorigny à Pomponne.
Helix Heripensis, MARiLze.
Helix Heripensis, J. Mabille, 1877. In Bull. Soc. 3001., p. 304.
Assez commun; dans les terrains secs et arides, un peu pierreux : Pomponne, la Madeleine, Carnetin sur la hauteur près du village, Saint- Thibault. — C’est cette forme que la plupart des auteurs désignent à tort sous le nom d’Hclix striata.
Helix Thuillieri, Magic.
Helix Thuillieri, J. Mabille, 1877. In Bull. Soc, scol., p. 304.
Assez commun ; paraît vivre dans les mêmes conditions d'habitat que l’Helix Heripensis, mais de préférence dans des sites un peu moins élevés. — Cette forme, voisine de la précédente, se distinguera facilement à sa spire moins conique avec le sommet obtus, tandis que celui de l'Helix Heripensis est subaigu ; à l'accroissement plus régulier de ses tours ce spire; à la forme subcomprimée du dernier tour qui est, au contraire, arrondi chez l'H, Heripensis ; à la forme moins arrondie de l'ouverture.
Helix loroglossicola, J. MABILLE.
Helix loroglossicola, J. Mabille, 1877. In Bull. Soc. so0o1., p. 304.
Très rare ; un seul individu dans les alluvions de la Marne à Pomponne. — Cet Helix diffère de l’H. Heripensis par son test moins brillant, par la forme déprimée de sa spire qui est presque aplatie en dessus, tandis qu’en dessous la coquille est fortement renflée, par ses tours de spire à croissance plus rapide, par son avant-dernier tour obtusément caréné avec le dernier arrondi et dilaté vers l'ouverture, enfin par son ouverture exactement arrondie.
Helix Gesocribatensis, BOURGUIGNAT.
Helix Gesocribatensis, Bourguignat, 1880. Zn Locard. Études var.malac., I, p. 87.
Assez rare ; dans les mêmes conditions d'habitat que l’Helix Heripensis mais de préférence sur lès hauteurs : les champs et les vignes qui avoisinent le village de Carnetin. — Cette forme se distingue des autres Hélices du groupe des striées par son galbe essentiellement conique, par la forme élevée de sa spire, par l’étroitesse de son ombilic, etc.
Helix intersecta, Poire.
DE intersecta, Poiret, 1801. Cog. fluv. et terr. de l'Aisne, p. 81. — — Dupuy. Loc. cit., p.280, ar XII, fig. 1.
— — Moquin-Tandon. Zoc: cit., p. 241 (pars).
Rare ; dans les endroits un peu secs : au . des coteaux qui longent
la rive droite de la Marne entre Thorigny et Pomponne.
Helix ericetorum, Murrer.
Helix ericetorum, Müller, 1774. Verm. terr. et fluv. hist., IL, p. 33. — — ‘© Dupuy. Loc. cit., p. 288, tab. XIIL, fig. 7. — — Moquin-Tandon. Loc. cit., p. 252, pl. XVIII, fig. 30-32; et pl. XIX, fig. 1-8.
Très commun; dans les endroits un peu secs et chauds, pierreux : presque partout ; grands et beaux échantillons sur la rive droite de la
Marne, au pied de la colline de Dampmart.