ORDO XVI
STRUTHIONES.
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La classification de C. L. Brehm die Hauptbewequngen der Vogel, Isis, p. 145, 1831) diffère peu de la précédente. Je me suis trouvé, sans le savoir, d'accord avec cet ornithologiste sur plusieurs points; seulement l’ordre suivi est en sens inverse. Ainsi, Brehm
commence la série par les Aufruches, qu’il regarde
comme très voisines des Mammifères. En parlant des Outardes, qui viennent immédiatement après, il dit :
« De tous les oiseaux de l'Allemagne, les Outardes
« sont ceux qui se rapprochent le plus des Autru- « ches. Elles se relient d'autre part aux Gallinacés. »
Viennent ensuite les Pigeons, après lesquels sont placés les Passereaux chanteurs, dont la transition aux Corbeaux a lieu par l'intermédiaire des Piesgrièches.
Les Corbeaux sont suivis des Pics, Martins-pécheurs, Gruépiers, Rolliers. À propos de ces derniers, il ne faut pas oublier d'observer que Brehm a probablement le premier constaté leur affinité avec les Guépiers. | :
Le genre Plectrophanes relie d’une manière très
naturelle les Fringilles et surtout les Bruants avec les
Alouettes, après lesquelles nous voyons figurer les Pipits et les Bergeronnettes.
Ici l’auteur place isolément la Famille des Airon-
delles, qu’il termine par les Engoulevents, en faisant observer que ces derniers « sont voisins des Chouettes sous plus d’un rapport. » Les autres Familles sont classées dans l’ordre suivant :
Busards et autres Rapaces diurnes. — Echassiers, qui se rattachent aux Oiseaux nageurs, et sont terminés par les Phalaropes. — Mouettes, Siernes, Procellariidæ, — et autres Genres de la Famille des Pélécanidés. — Lamellirostres, terminés par les Genres Platypus et Mergus, quiconduisent aux «vrais Plongeurs » Podiceps et Colymbus. — Enfin, Uria, Mergulus, Mormon, Alca. « Le Grand Pingouin, Alca impennis. « L. fait la transition aux Manchoïs ; ceux-ci se rap- « prochent beaucoup des Poissons. »
Quelques-uns pourront trouver que j'ai trop multiplié les Genres et les autres coupes. Il m'a cependant toujours semblé que, loin de nuire à la science, comme Va prétendu Temminck, des Genres établis sur des caractères valables permettent de retrouver facilement une Espèce, et font éviter des rapprochements souvent bizarres. Cest précisément ce que lon peut remarquer dans la partie ornithologique de l'Æncyclopédie méthodique : le grand Genre Hirundo renferme des Martinets dispersés au milieu des Hirondelles.
Je ne m’étendrai pas davantage sur cétte question. J’ajouterai seulement pour ceux qui préfèrent limiter les Genres que les subdivisions établies dans ce travail pourront les satisfaire sous ce rapport; de telle sorte que. si un coupe portant le nom de Genre leur paraît reposer sur des bases trop restreintes, la subdivision supérieure pourra mieux répondre à leur manière de voir; et que si celle-là parait encore trop
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limitée à quelques-uns, ils trouveront dans les Tri-
bus et les Familles des degrés Hope à peu près aux groupes auxquels ils veulent s’en tenir.
On me pardonnera sans doute diverses omissions dans la synonymie, ainsi que quelques erreurs dans les citations, la littérature étant devenue tellement riche de nos jours, qu’il est très difficile de se mettre au courant de tout ce qui paraît chaque année. Cest pour la même raison que je n'ai pu citer des ouvrages importants, rendus inaccessibles à la plupart des naturalistes par leur prix élevé.
La clarté étant une des conditions les plus essentielles de toute description, il importe de se servir de
termes précis pour chaque région du corps de loiseau, et de déterminer les limites exactes de chacune
d'elles. Pour cela, on ne peut suivre de meilleur guide que le Prodromus d'Illiger, auquel le lecteur aura
recours. Mais comme un grand nombre de termes
employés dans cet ouvrage sont peu connus, je remplacerai quelques-uns d’entre eux par d’autres plus généralement usités. Ainsi, au lieu de Parauchenium, Jugulum, Hypochondria, Uropygium, etc., je me servirai des expressions correspondantes côtés du cou,
- flancs, devant du cou, croupion. Pour avoir une idée
exacte de l'aile des oiseaux, il est indispensable pour étudier cet organe d’avoir en main l'excellent traité de Sundevall On Foglarnes Vingar, traité qui a été traduit en allemand et qui a paru dans Pfsis et le Journal fur Ornithologie. De même que dans l'ouvrage qui
vient d’être cité, la penne dite bâtarde sera considérée
comme une véritable rémige, et portera le numéro 1. Lorsqu'elle manquera, celle qui devrait être considérée comme le numéro 2 sera désignée par le chiffre 1.
Quant aux Rémiges tertiaires, elles seront, comme celles de l’avant-bras, désignées sous le nom de Rémiges secondaires, puisqu'elles occupent la même place que celles-ci. (Consultez : Elliot Coues, on the Number of Primaries in Oscines. Bullet. Nuttall, ornith. Glub., p. 60. 1876.)
Je termine en faisant observer que J'ai augmenté mon travail de descriptions d’un grand nombre d’'Espèces exotiques voisines des indigènes. Le lecteur aura quelquefois l’avantage d’avoir sous les yeux des monographies presque complètes de quelques Genres.
Je voudrais que ce manuel pût être de quelque utilité à ceux qui n’ont qu’un petit nombre de livres à leur disposition, et les mît sur la trace des travaux qui s'accumulent chaque jour, et deviennent de plus en plus difficiles à retroùver au milieu des innombrables publications qui se succèdent.
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