MUE
Cepoi. De la mue ruptile. (Acciimatation. p. 153. 1877).
Sehlegel ‘H.). Entstehen des volkommenen Kleides der Vog Waehsen der Federn mare IL Hit. 2 p. 9. 1852. — V.p 1855. \ CNE
PDO DL — ANSERES. L. Syst. p. 152. (1758
Re et °
PazmrPgpes. Lath. /nd. (1790).
Les Palmipèdes. Gérardin, Tabl. élém. (1806). NaTanTes. Mev. et Wolf, Taschenb. (1810).
NaTarores. llliger, Prodr. (1811'.
Hypaopuizæ. Pail. Zoogr. (1811).
Aves NaTaToriæ. Gloger, Schles. Wirbelih. (1833). REMIGANTES. Landbeck, 1sis (1842).
Bec de forme et de longueur variables. Tarses presque toujours courts et situés plus ou moins hors de léquilibre du corps. Doigts (3-4), les trois antérieurs
- toujours réunis par une membrane (excepté chez les
PopicipepipÆ, qui moffrent que des festons au lieu de palmures); pouce ordinairement libre, excepté dans le troisième Sous-Ordre, où il est réuni aux autres doigts par une palmure. Plumage court et serré, très lustré et imperméable à Peau.
PréRvYLOGRAPHIE. « Le caractère ptérylographique le plus « général de cette Division se trouve dans la grande éten- « due de ses Pééryles, qui a pour conséquence des Apiéries « très restreintes relativement... Les plumes des Pééryles « sont placées en lignes parallèles très régulières, qui sont « toujours disposées obliquement par rapport à la ligne « longitudinale du corps; ces lignes se rencontrent à angle
< aigu sur les bords d’une ligne moyenne et perpendiculaire « qui diviserait le corps en deux moitiés symétriques, à
« moins qu'une Apérie ne les sépare. Cette disposition obli- « que des rangées des plumes des Piéryles n'a pas lieu seu-
« lement dans chaque P{éryle isolée, qu’elle soit large ou
« étroite, mais chez tous les oiseaux...
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« Entre chaque groupe de 4 plumes constituant ensemble un losange, il se trouve au moins un duvet, et cela exactement au milieu de ce losange. Il n’est pas rare de rencontrer en outre d'autres duvets, qui, à ce qu'il semble, sont placés entre chaque série de deux plumes de chaque rangée; de sorte que dans ce cas, les lignes de plumes se composent de plumes et de duvets qui alternent...…. Le manque de baguette accessoire aux plumes et aux duvets est assez fréquent sans être général; il paraît dû à la situation très serrée des plumes les unes contre les autres, qui forment ainsi un vêtement impénétrable..….
« Quant aux contours des Piéryles, les Natatores varient beaucoup moins que les Z'chassiers.…… On peut dire d’une manière générale que nila Pééryle du dessous du corps n'offre de branche latérale externe complètement libre, ni que la Piéryle spinale soit mterrompue par une véritable solution de continuité. Les Zongipennes font exception à ces des règles... » (Nitzsch.)
Nous allons parler maintenant d’une manière générale
des Æspaces incubatorres (Brutflecken), dont le nombre est quelquefois caractéristique ; et pour cela nous citerons Faber, qui les a le mieux décrites :
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« Le savant éditeur de l’intéressant Voyage de Boie en Nor-
vège a émis cette opinion, que les œufs, pour être couvés, doivent être en contact immédiat avec la peau de l’oiseau ; c'est, en effet, ce qui a lieu. Je doute cependant que tous les oiseaux s’arrachent les plumes du ventre dans ce but; il y a même certaines espèces d'oiseaux aquatiques qui, pendant l’époque de la reproduction, conservent toutes leurs plumes : par exemple, Co/ymôus.
« Cependant la plupart des oiseaux ont pendant l’incuba- . tion les plumes du dessous du corps beaucoup moins abondantes que dans le reste de l’année; ce qui, à mon avis, est dû au frottement contre les œufs, et à une plus grande chaleur animale qui se concentre dans l'abdomen. Les femelles du Zagopède d’ Islande et de beaucoup d’Æchassiers ont tout le dessous du corps dégarni de plumes. Dans ce cas, les plumes tombent par suite de l'acte de l’incubation. IL
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en est autrement chez plusieurs oiseaux du Nord, qui s’arrachent les plumes du ventre avant la ponte, ce qui produit une ou plusieurs places dégarnies de plumes que je nommerai Æspaces incubatoires (Brutfiecken)..…… Je revendique la découverte de ce fait, qui est une loi pour les oiseaux des contrées septentrionales. Il est vrai que quelques auteurs ont parlé à plusieurs reprises de ces Zspaces inmcubatoires, mais ils n’en ont pas compris la véritable signification.
« Comme ces espaces nus n’ont été observés chez les oiseaux du Nord que pendant l’époque de la reproduction,
« leur découverte devait être réservée à un naturaliste qui « aurait eu l’occasion de séjourner en été dans les régions
septentrionales. Gunnerus fait remarquer que la Procellaria glaciahs (Drontheim. Gesellsch. S'chrift. t. 1. p.198) ne les offre pas; mais Martin a attiré l'attention (Æünigl. S'chwed. Wiss. Akad, Handl. 1759) sur un espace dégarni de plumes formant une cavité vers la région de l'estomac de ce même oiseau; l'observateur que nous venons de citer croit que l’oiseau y place son œuf pour le couver. Boie (Reese p. 182) dit au sujet du Zestris parasitica, qu'il pond 2 œufs, ét en donne la preuve en ajoutant que les deux sexes, qui couvent alternativement, ont un Æspace nu de chaque côté du ventre.
«.… Il est rare que les oiseaux s’arrachent des plumes pour
« Ces Fspaces incubatoires se trouvent toujours sur le ventre, ef jamais sur la poitrine. Lorsqu'il n’y en a qu’un seul, il est au milieu du ventre; s’il y en a deux, ils sont placés de chaque côté de celui-ci...» (Faber, Ueer das Leben der
hochnordischen Vôgel. p.136 et suiv.)
Consultez : Elliott Coues (on Classification of Water Birds.
Proc. Ac. nat Sc. Philad. p. 193. 1869.)
Cet Ordre, composé d'oiseaux organisés pour vivre au
milieu des eaux, répond aux f’almipèdes de la plupart des ornithologistes, à l'exception de deux groupes, celui des Manchois et celui des Zonipennes , qui ont dû en être écartés : les premiers, à cause de l’ensemble de leurs caractères, qui
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sont assez tranchés pour motiver un Ordre à part; les autres, | à cause de leur genre de vie, quiest plus aérien qu'aquatique. :
Les Anseres présentent des formes très variées, et nous font passer par degrés des oiseaux plongés presque toute. leur vie au milieu des eaux, à ceux qui se montrent à nos regards en navisuant à la surface des ondes comme de sœracieuses nacelles parées quelquefois de brillantes couleurs. De même que l'Ordre des Æchassiers, celui-ci se fait. remarquer par deux catégories d'oiseaux : les uns dont les jeunes ne quittent pas le.nid jusqu’à ce qu’ils soient revêtus de toutes leurs plumes, et les autres qui courent ou nagent aussitôt après leur éclosion. Les premiers correspondent à l'Ordre des GAv1æ de Bonaparte.
Tous les Anseres possèdent à un degré plus ou moins prononcé la faculté de plonger. Les mieux doués restent un temps considérable sous l’eau ; d'autres ne plongent que pour chercher leur nourriture ou pour échapper à leurs ennemis. |
La nourriture des Anseres est très variée, comme leur genre. de vie : elle est animale ou végétale ; dans le premier cas, elle se compose de poissons, de mollusques, de crustacés, de vers ou d'insectes. |
Les petits naissent généralement couverts d’un duvet abondant ; cependant, les PAalacrocoracidæ naissent presque nus.
Le mode de nidification est encore très variable : les uns ne font pas de nid ; d’autres pondent leurs œufs au fond de galeries pratiquées sous la terre. Ceux qui font des nids les confectionnent en façon de nacelles qui surnagent au milieu des jones, tandis que d’autres les construisent sur les arbres.
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SUBORDO I. — ANSERES BRE VIPENNES
CozymBus. Gm. Syst. (1788).
Brevipennes ou Uropodes, Dumér. Zool. anal: (1806). PyGoPopess, Illig. Prodr. (1811).
URINATORES. Vieill. Anal. (1816).
Les Plongeurs Less. Trait. (1831).
Plongeurs ou Brachyptères Bp. Ann. Sc. nat. (1854).
Bec fort, allongé, pointu, plus ou moins comprimé latéralement, à arête plus ou moins vive. Narines linéaires. Pieds hors de l’équilibre du. corps, courts, aplatis sur les côtés. Queue courte. Trachée simple.
PTÉRYLOGRAPHIE. « Les oiseaux de cette Famille sont in- « contestablement les plus remarquables par la forme de « leurs Pééryles et par la nature de leur plumage. Celui-ci est « plus serré, partout où il y a des plumes, que chez tous les « autres oiseaux, et se compose naturellement de plumes et « de duvet, excepté aux Aptéries, où il n’y a que des duvets. « Cependant les plumes aussi bien que les duvets ont une « baguette accessoire distincte...» (Nitzsch.)
Ces oiseaux sont essentiellement plongeurs et se rapprochent plus que tous les autres des Manchots. Leurs pieds situés à l'arrière du corps, et leurs tibias recouverts par la peau et susceptibles de peu de déplacement, facilitent beaucoup l'action de la nage, parce que les muscles de la jambe n’agissent que sur le tarse, qui est déjeté sur le côté et se trouve sur le plan du corps. À terre, la démarche de ces oiseaux est très pénible; aussi se: hasardent-ils rarement à venir: sur le, rivage. Lorsqu'ils veulent avancer, ils ne le font que par sauts ou à petits pas. À l’état de repos, ils se tiennent dans: une: station presque verticale, le tarse repo- Sant presque entièrement sur le sol, ou bien ils se couchent à plat ventre.
Leurs ailes, assez courtes et munies d’humérus allongés,
ne leur permettent pas de s'élever dans les airs pour exécuter de longs trajets. Cependant, leur vol est vigoureux et soutenu.
Leur mue est double, et les jeunes diffèrent souvent des adultes. |
Le nombre des œufs, de même que la nourriture, varie suivant les Familles.
Ce Sous-Ordre renferme des A/frices, oiseaux dont les jeunes sont nourris dans le nid, et des Præcoces, qui le quittent dès leur éclosion.
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FAMILIA I. — ALCIDÆ
PrauTus. p. Klein, Stemm. (1759).
ALCÆ. Pall. Zoogr. (1811).
BRACHYPTERI. Vieill. Anal. (1811).
Alcadées. p. Less. Man. (1828).
Les Alques. Less. Trait. (1831).
ALCADÆ. G. R. Gray, List. gen. B. (1840).
Bec médiocre, de forme variable. Trois doigts antérieurs, pouce nul, ongles pointus. Plumage d'été le plus souvent différent de celui d'hiver. Système de coloration assez uniforme. Ces oiseaux sont généralement bruns ou d’un brun noir en dessus et blancs en dessous.
PTÉRYLOGRAPHIE. « Les Pééryles du dessous du corps offrent « une branche externe distincte, allongée quoique étroite. « Chez les membres de ce groupe... la Piylose continue, « s'étend jusqu'au milieu du cou. Là, elle est interrompue « par les Apiéries des côtés du cou qui s’avancent jusque dans « ce point, et bientôt après commence l’Apiérie inférieure, « tandis que la spirale ne dépasse pas trop la limite du
« tronc. La Pééryle inférieure, dont la division est visible « ainsi un peu au-devant de la gorge, se compose de deux traits larges et couverts de plumes serrées, qui ont la po- « sition oblique ordinaire et descendent parallèlement l’une « à l’autre et à la crête sternale jusqu’à l’anus, n'étant sépa- « rées que par une Aptérie très étroite. En dehors, chacun « de ces traits est d’abord aussi large que toute la poitrine, « et s’unit par conséquent avec l’extrémité antérieure de la « Piéryle axillaire; à partir de là, le trait passe sous le creux « de l’aisselle, embrasse l’articulation scapulaire, et s'étend « sur les côtés du corps jusque vers le genou, en s'élargis- « sant un peu en arrière... L’Aptérie spinale existe entre les « omoplates sous forme de ligne étroite qui s'étend jusqu'à « la fossette caudale..... » (Nitzsch.)
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Quoiqu’ils marchent fort mal, ces oiseaux grimpent facilement sur les récifs. Ils nagent souvent entre deux eaux en s’aidant de leurs aïles, qu'ils tiennent à moitié ouvertes.
Altrices. Les jeunes naissent couverts d’un duvet épais, qui s’imbibe d’eau très facilement, comme celui des jeunes Phoques; de sorte que les A/cidés, de même que ces derniers, ne peuvent s'exercer à la nage avant d’avoir atteint toute leur croissance. |
Les A/cidés ne s’éloignent pas de la mer ou des écueils sur lesquels ils viennent se reposer ou pondre leurs œufs. Mauvais marcheurs, comme il a été dit, ils se tiennent à terre le corps droit, sur tout le tarse, ou bien appuyant seulement les doigts sur le sol comme chez les Espèces des Genres Fratercula et Merqulus.
Monogames. Is se reproduisent daas les contrées septentrionales et même sur les côtes du Nord de la France, mais alors en petit nombre. Ils se réunissent avec d’autres Espèces pour former des colonies considérables et nicher ensemble sur les. mêmes rochers. Dans le Nord, ces sortes de rochers se nomment Pogelberg où Foyelüar (montagnes ou îles des oiseaux). Graba | Reise, p. 101) dit que les Espèces suivantes nichent aux îles Feroe dans l’ordre indiqué ci-dessous, à commencer par le haut :
1° Mormon arctcus et Larus marinus ;
— 14 — 7 2 Larus argentatus ; 3° Alca torda et Uria toile; 4° Larus tridactylus ; 3° Phalacrocoraæ et Uria grylle.
D'après le professeur Liljeborg, les oiseaux qui se trouvent sur les écueiis situés entre Hammerfest et Tromsô, observent un ordre un peu différent.
En commençant par le haut :
1° Zarus glaucus et argentatus ; 2° Uria troule ; Jo Mormon archcus ; 4° Alca torda ; 5° Larus tridactylus ; 6° Phalacrocorax. Liljeb. X. Vet. Ak. Handl. p. 326. 1850. — Nilsson,, Sand. Foglar. II. p. 545).
« Les plus remarquables de ces Vogelberg se trouvent en « Islande près de Langenass, de Grimsô, du cap Nord, à « l'Ouest de Lautraberg, etc. Tous les oiseaux qui nichent « sur les rochers s’y trouvent pêle-mêle, mais souvent cha- « que Espèce a le soin de se placer en ligne, et n’occupe pas « exclusivement une place déterminée sur les étages des « rochers, ainsi que l’affirme Fabricius dans sa Fauna Groen- « landica. p. 80, opinion à laquelle Boie paraît se ranger. « Cependant on peut affirmer que sur les écueils où se repro- « duisent Uria alle et Larus glaucus, le premier occupe toù- « jours le sommet et nesouffre aucun autre oiseau au-dessus « de lui, et que la seconde Espèce se tientsur l'étage inférieur. « Malcré cela, j'ai souvent observé que le Caro graculus S’éta- « blit dans le milieu, entre les bandes de l’Uria Troie, U. « Brünnichr, Alca torda, tandis que l’Uÿsa grylle et le Zarus « tridactylus, qui se tiennent ordinairement sur les entable- « ments-inférieurs, remontent quelquefois jusque sur les « plus élevés, au-dessus des oiseaux appartenant aux Genres « Uria, Alca, Mormon et F'rocelluria. (Faber, Ueber das Leben « der hochnordischen Vügel. I. p. 45, 46.)
« Beaucoup d’autres oiseaux, appartenant à des Ordres « différents, se réunissent aussi en colonies nombreuses « pour nicher : tels sont les Æérons, les Hurondelles, les Gué-
= É CHAR à
« piers, » (A. E. Brehm, Das Zeben der Vôgel. p. 247. et suiv., 2e éd. 1867. — Mitiheilung. Orn. Ver. Wien. p. 8. 1878). Voyez : : Aglaia von Enderez.
Les oiseaux de mer jouent un rôle très important dans l’économie des habitants du Nord. À Grimsô, on compte, surtout pendant l'Été,.sur le revenu des ogelberg ; et si cette ressource venait à diminuer, on serait exposé à la famine. Aux îles Westmannû, on prend chaque année des milliers de ces oiseaux ; mais on épargne les adultes, qui donnent des produits abondants. La plupart des H#acareux sont dépouillés de leur peau, et suspendus en l'air; ils se dessèchent ainsi: en Hiver, ils servent de combustible. Les habitants des Feroe et du Finmark emploient, pour prendre ces oiseaux, de longues perches, munies d’un côté d’un lacet et de l’autre d’une sorte de cuillère. On se rassemble au sommet d’un Fogelberg, et l’on attache l'extrémité d’un câble à la ceinture
d'un homme que l’on fait descendre le long des parois à pic des rochers. Dès que le chasseur, que l’on désigne sous le nom de Sigemänd, est arrivé dans -un endroit où il trouve bonne capture à faire, il donne un signal pour que ceux qui sont au sommet on de lâcher le câble ; alors il passe avec dextérité son lacet autour du cou des oiseaux, les amène à lui, et les tue. Il ramasse les œufs à l’aide de la cuillère fixée à la perche. Dès que la provision est suffisante, il fait un nouveau signal pour le faire remonter. En Islande, la nature des Fogeléerg étant toute différente, on n’emploie pas ce moyen, qui est d’ailleurs toujours dangereux. Quoique les gens qui s’exposent ainsi soient accoutumés dès lPenfance à cet exercice et qu’ils ne redoutent pas le vertige, il n’est pas rare que plusieurs ne périssent par suite de la chute des pierres au moment de leur descente. Voyez pour plus de détails : Horrebow, Zs/and. Olafsen’s Isländischer Reise. p. 963 et 703; Lucas Debes, Fürroa reserate, et Pontoppidan, Naturg. von Noriwegen. IT. p.118. pls. Landt, Peschreiô. d. Inseln Farroe. III. Kap. $ 6. (Extr. de Faber, op. cit. IT. p. 314-320.)
Œuf. Forme ovalaire allongée ou ovoïconique.
Coquille épaisse, peu résistante, poreuse, d’un blanc verdâtre intérieurement, mate et sans reflets.
Couleur. Fond blanc, blanc fauve, brun clair, d’un beau vert, sans taches, ou avec quelques taches nuageuses, ou parsemé de rayures sinueuses, irrégulières, brunes, noires, avec de larges mouchetures de même couleur (d’après Des Murs).
Œuf très gros rela‘ivement à la taille de ces oiseaux, qui le déposent sans apprêt sur le roc nu; c’est ce qui a fait croire à quelques-uns, nous dit Gloger, que lorsqu'il vient d’être pondu, il est revêtu d’une substance gommeuse, qui le colle contre le rocher pour le fixer. Mais c’est là une erreur, et l'on verra plus loin que c’est à leur forme que des œufs placés ainsi sur des entablements de rochers, doivent d’être maintenus à peu près à la même place malgré l’action du vent, qui ne fait autre chose que les faire pivoter sur euxmêmes.
Jonsultez : Elliott Coues, Alcide. (Proc. Ac. nat. Sc. Philad. p. 2 et suiv. (1868).
TRIBUS IL — ALCINÆ
ALcA. L. Syst. (1758).
ALCANÆ. G. R. Gray, List. Gen. B. (1840;.
Bec court, étroit, élevé; arête de la mandibule supérieure arquée; cette dernière pourvue d’une échancrure à son extrémité; l’inférieure présentant un angle saillant obtus en dessous. Les deux mandibules offrent chez les adultes des sillons de couleur claire. Narines linéaires, situées près des bords du bec, recouvertes par une membrane emplumée. Aïles très étroites, pointues. Queue étagée et pointue. Plumage d'Eté différent de celui d'Hiver.
PréRYLOGRAPHIE. « … Chez l’Alca torda le trait principal de « la Ptéryle inférieure est encore assez étroit relativement à « sa branche, mais cependant beaucoup plus large que
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celle-ci. Cette disposition est beaucoup plus prononcée chez l'Acca impennis.. … L'Alca impennis diffère davantage -encore des oiseaux du même Groupe, par le développement remarquable du trait principal de la P{éryle sur le ventre, lequel pénètre en arrière à angle aigu dans la région inguinale et donne à la portion ventrale des deux Piérytes Vaspect d'une large flèche... Cette Espèce est celle dont l’Aptérie inférieure est la plus étroite; du reste, toutes ses Apéeries le sont également... . » (Nitzsch.)
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Œuf. Forme de la Famille.
Couleur. Fond blanc, ou blanc fauve, etc. mais toujours avec des taches et des rayures (d'après Des Murs).
STIRPS — ALCEÆ GENUS I — PINGUINUS. BonNsaT. Æncyclop. [1790]
ALCA. p. L. Syst. (1758).
PLauTuUs. Brünu. Zool. Fundam. (1771 .
DIoMEDEA. p. Scop. Introd. ad Hist. nat. 1777).
Panope. Chenalopex (*:, (d’après Moehring . Vieill. N. Dict. xx1v. p. 466 (1818)
MaATAEROPTERA. Gloger, Hand-und Hilfsb. p. 475 (1842).
Pinguinus, nom latin forgé d'après le français Péngomwn,
dont «l’étymologie la plus généralement adoptée est celle.
« qui le fait dériver de l’adjectif pinguis; car Clusius (1605) « la donne telle. Il dit(Zæor. Libr. X) : « ZUlas (aves) a pinque- « dine, que erant predite, pinquins appellarunt (Batavi).» Mais « une autre opinion sur l’origine de ce mot prime par son « ancienneté celle de Clusius : sir Georg. Pekham Knight, « un des principaux promoteurs de l'expédition de Gilbert * « (1573), et qui en faisait partie lui-même, cherche à prou- « ver le droit historique que possède ce pays sur l’Amé- « rique du Nord par suite de l’établissement du prince gallois
() Chenalopex de Mœhring doit être rejeté comme datant de 1752.
‘Madoc op Owen Gwyneths en Amérique dès l’année 1170. Il cherche à prouver, en outre, l'authenticité des chroniques g'alloises, en appuyant les hypothèses par la similitude des mots qui subsistent encore : « Were Le then gaue lo certaine Tlands, beastes, and foules sundry welsch names, as the Tlandof Peng'win, #44ck yet io this day beareth the same. There is hhexwse a foule in the saide countreys called by the same name al this day, and is as much to say in English, as whiehead, and intrueth the said foules haue white heads.» D'après cette explication, le mot Penyivin aurait été donné en premier lieu à l’'Alca impennis par les Anglais à cause de la grande marque blanche qui se trouve sur la partie supérieure de sa tête, et qui la fait appeler aussi, Brolefugl.…… Le nom de Pingouin ne peut avoir été donné aux oiseaux du détroit de Magellan dans les circonstances indiquées par Clusius. .… Ce nom leur a été transporté par analogie par les Anglais... Il semble que c’est le nom de notre Poingoin du Nord, qui a prévalu pour nommer les oiseaux de l’hémisphère sud vivant apparemment sous les mêmes conditions..…… Le nom de Gorfou..……. fut souvent employé par les navigateurs. Ce nom pourrait bien avoir quelque analogie d’étymologie avec Gerfugl..….. Pengwaï est employé dans la langue gaëlique pour désigner l’AZca lorda. Le Polyglotien Lexicon de Nemnich donne pour le même oiseau cette autre dénomination gaëlique de Grwalch y Penvaig.……… Le mot, comme je viens de le dire, est d’origine gaë- Jlique et signifie tête blanche; et d’après le dictionnaire g'aëlique, Pen signifie tête, et gwen blanche. Il se présente ainsi dans la langue danoise plusieurs associations semblables : ainsi on trouve dans Cambdens /Britanma) que le nom d'une montagne est Pennegent, sans aucune allusion aux oiseaux qui portent le nom de Pengivin ; le nom de Pennegent est indiqué comme une corruption de Pengivin : S'o called perhaps from its ivhite and snowy Lead.» (Steenstrup,
trad. franc. Bull. soc. Ornith. S'ursse TI. Ire part.)
Driomedea. Scopoli, doitêtre rejeté commeayantété employé
antérieurement par Linné pour désigner le Genre de l’A7batros. Plautus de Brünnich peut être considéré comme une altération du mot Plotus, par lequel Linné avait désigné le
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Genre Anknga de Brisson, qui date de 1760; il devra donc être mis de côté etse trouver remplacé par Pengquinus Bonnaterre. Quoique ce dernier auteur ait donné ce nom à un Genre dans lequel il plaçait les A7ca impennis et torda de Linné, Espèces réparties maintenant dans deux Genres différents, le nom de Pinquinus sera maintenu; car s’il ne fallait choisir parmi les noms génériques ayant la priorité que ceux qui répondent exactement à l’'Espèce pour laquelle un Genre spécial doit être établi, on serait conüuit très loin : il faudrait alors, pour la même raison, éliminer la plupart des noms linnéens, qui presque tous désignent des Genres qui ont été ensuite démembrés, et par conséquent ne jamais employer le nom d’Alca, puisque dans ce Genre Linné avait compris plusieurs Espèces qui ont été ensuite rangées sous une autre dénomination générique.
Plotus, de Dos, qui nage.
Panope, de niv, tout; A4:, œil, à cause des grandes taches blanches que cet oiseau à de chaque côté du bec et qui figurent deux grands yeux.
Chenalopez, de Xiv, oïe, et de Axwrr£, renard. Mataeoptera, de Mario (je suis inutile) et de Hrsoëv (aile).
Bec couvert à sa base de petites plumes veloutées, plus long que la tête, très comprimé latéralement, beaucoup plus haut que large, sillonné transversalement vers le bout de ses deux parties; mandibule supérieure recourbée et comme coupée carrément à sa pointe; l’inférieure anguleuse en dessous vers son extrémité et aiguë. Narines allongées, cachées sous les plumes près de l'ouverture du bec. Ailes impropres au vol, à rémiges très courtes, la deuxième ‘la plus longue de toutes. Trois doigts devant entièrement palmés; le postérieur nul. (Vieill.) 16 Rectr. suivant Vieillot, et 18 suivant Nitzsch. |
. Œuf. Forme ovoïconique.
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