L. glaucus. Rém. d’un cendré pâle. — Long. tot
environ.
ADULTE. Print. D'un blanc pur. Manteau d’un cendré bleu très pâle. Rémiges entièrement blanches. D'après Faber, le bec jaune teinté de verdâtre. L’angle saillant de la mandib. inf. présentant une tache rouge. Rém. prim. gris clair passant au blanc à leur extrémité. Pieds jaunûâtres. Iris jaune. Long. tot. 0"54 environ. Aïles 0" 41. Queue 0" 16. Tarse 0" 056.
ADULTE. AUT. Des taches grises sur la tête et sur le Cou.
JEUNE au 2° Print. Bec d’un plombé terne; sa moitié antér. d'un carné sale. Intérieur du bec et langue pâles. Iris brun. Bords des paupières d’un gris brun. Parties supér. blanchâtres, avec des taches gris cendré presque effacées, visibles surtout à la tête, au cou et au croupion. Rém. d’un blanc sale. Couvertures supér. des ailes blanchâtres avec des taches gris cendré; les infér. blanchâtres. Rectr. d'un blanc sale, avec des taches gris cendré et des nuages de cette couleur. Sus et Souscaudales et pieds, comme dans l’âge suivant (Faber). .
JEUNE au 1° Print et Aut. Bec couleur de chair à sa base, noir à son extrémité. Intérieur du bec couleur de plomb pâle. Iris brun. Bords des paupières gris brun. Au devant des yeux est une tache foncée composée de
NA ti
plumes en brosse, noires. Tête et cou blancs, avec des stries grises. Dos gris cendré, avec des ondulations gris brun, l'extrémité de chaque plume étant blanche. Gorge et abdomen, blancs. Le reste du dessous du corps d'un blanc sale, avec de petites taches accumulées gris cendré, ce qui fait que tout le dessous du corps parait de cette couleur; cependant les flancs et le dessous des ailes offrent des taches blanches. Rémiges d’un cendré sale, terminées de blanchâtre; les plus grandes Couvertures supér. des ailes d’un gris bleu sale terminées de blanc; les autres de la couleur du dos. Queue d’un gris cendré lavé de blanc, blanche à l'extrémité. Pieds d’un blanc plombé. Ongles gris brun, plus pâle vers la pointe (Faber).
Vers la 4° année, le plumage est parfait (Faber).
Hagrrar. Ile de J. Mayen, C. (F. Fischer et v. Pelzen, Mittheilgn. Orn. Ver. Wien, p.210, 1886).Islande(Faber). Côte occ. de la Scandinavie jusqu’à Oeresund, seulement Aut. et Hiv. Ne dépasse guère le 59° (Wallengr.). Tué deux fois près d’Helsingôr (Kjärb.). Observé la première fois en Angleterre en Mars 1823 par Edmonston (Macgill.). De pass. en petit nombre et dans les Hiv. très rigoureux sur les côtes de Hollande, d'Angleterre et de France (Degl.). Belgique, Acc. (Dubois). Seine-[nf., Très-Acc. (Lemetteil). Tué près de Cholet (Maine-et- Loire), Nov. 1852 (Vinceloi). Biarritz, R. R. (Dubalen).
Groenland (Reinhard). Baie de Baffin. Labrador (E. Coues).
Sibérie or. et sept. (v. Middend.).
. MœuRs. « Cette Mouette est la seule qui passe tout l'Hiv. » en Islande, sans y demeurer en Eté pour y nicher. Elle doit » se propager dans les régions polaires... J'ai parcouru toute
Fasc. X. — Stercorariinæ, Larinæ. 4
» les côtes de l'Islande, sans pouvoir trouver nulle part le lieu » où elle niche... Peu de jours après le milieu de Sept. on » voit arriver les premières, généralement dans le N. où elles » passent l'Hiv. en grand nombre dans le fond des baïes peu » étendues... Vers la fin d’Avr. leur nombre diminue, et vers » la fin de Mai, presque toutes ont disparu. Ces oiseaux fami- » liers venaient quelquefois près de mon camp pour attraper les » débris que l'on jetait, et les disputaient vigoureusement au » Corvus corax. J'avais apprivoisé une des Mouettes, au point » qu'elle venait chaque matin à heure fixe devant ma porte, » pour recevoir quelque chose... Elle faisait entendre un cri » pour annoncer {sa présence... L. leucopterus indique aux » chasseurs de Phoques le lieu où ils se trouvent, car il les suit » toujours en grand nombre et en poussant de grands cris; » les Phoques, et particulièrement le Phoca groenlandica, font » venir du fond de la mer à la surface des Clupea Sprattus, » Salmo arcticus, sur lesquels fondent sans cesse ces Mouettes et » les saisissent sous l’eau. Le L. leucopterus suit également les » grandes Espèces de poissons, telles que Gadus morhus..……. » Pendant l'Hiv. de 1820 à 1821, je séjournai à Drebakke au S. » de l’île, et je n’aperçus pas un seul L. leucopterus, parce que » cet oiseau se tient ordinairement pendant cette saison sur la » côte Septentr..…… On n’apercevait que quelques L. glaucus, et » le 4% Mai 1821, la plage était presque dégarnie de Mouettes ; » mais en sortant de mon habitation, le lendemain matin, l'air » était presque rempli de Goelands. Je m'approchai pour les » examiner, et je reconnus les L. leucopterus, qui venaient d’ar- » river en grand nombre pendant la nuit. Les habitants conclu- » rént de cette apparition subite, que le Gadus morhus qu'ils » avaient attendu avec impatience, était arrivé. Ils préparèrent » leurs bateaux et virent, en effet, que les poissons se trouvaient » en grande quantité... Le cri du L. leucopterus est tout dif- » férent de celui du L. glaucus...… Il fait entendre une sorte de » grincement, &k-knirrrr, au Print. comme en Eté... Parfois » son cri ressemble à celui de F. albicilla, gi-ouw, d'un ton plus » bas que celui de D. marinus. Lorsqu'il est effrayé il pousse un
St =
» fort hooo. Les jeunes ont, comme plusieurs jeunes Goelands, » un cri tremblant. Le L. leucopterus était pour moi un véritable » baromètre ; lorsqu'il s’approchait de la côte, à la nage, il » paraissait inquiet, et tenait ses plumes hérissées, je savais » d'avance que le lendemain il y aurait une tempête ou de la » neige. Lorsque le temps est beau, il s'élève très haut... » souvent on en voit des centaines sur un glacon, qui les » emporte à plusieurs milles de distance. » (Faber.)
PROPAGATION. Se reproduit au Groenland et en Laponie (Degl.).
Œufs (2) semblables pour la couleur, la forme et la disposition des taches à certaines variétés d'œufs du L. argentatus. 0"070-0073 sur 0"048-0"050 (Degl. et Gerbe). |
Thienemann, Fortpflanzungsgesch pl. XCII, f. 2. a.-b
Bädecker, Brehm et Pässler, D. Eïier d. europ. V5g.
GENUS IIT. GAVINA. Bp. Consp. Il, p. 222 (1856).
Bec fort. Pieds et Doigts très courts. Aïles très longues. Manteau gris. Tête blanche en Eté, avec des stries en Hiv. (D'après Bp.).
? LARUS QUADRICOLOR. Scop. Ann. I, p. 81 (1769).
L. Aupouni. Payraud. Ann. Sc. Nat. VIIL, p. 462 (1826). L. Aupouini. T. PJ. col. 481 (1826).
Gabiano corso. Savi, Orn. tosc. III, p. 74 (1831).
Larus Aupouini. Gould, Eur. pl. 438 (1837),
Ad Levaill. Explor. Alg. pl. 13 (1845).
GLaucus Aupouini. Reichb. Handb. pl. 46, f. 311 (1850).
ne Le
Gavina AupouIni. Bp. Naumannia. p. 212 (1854).
GLaucus AunouInr. Bruch, J. f. O. p. 102, pl. 111 (1853) ; p. 282 (1835).
Laroïnes Aupouini. Brehm, Vogelf. p. 339 (1855).