‹ Contributions à la faune ornithologique de l'Europe occidentaleChapitre 185 sur 208 · L. GAviA. Id. Ibid. p · texte numérisé non relu

L. GAviA. Id. Ibid. p

L. ALBUS. P. L. S. Müller, Nat. Syst. Suppl. p. 108 (1776). (D'apr. Saunders, P. Z. S. p. 180, 1878).

JEUNE APRÈS LA MUE. Tête, devant du cou et dessous du corps, blancs. Au devant des yeux est un petit croissant ardoisé. Nuque et derrière du cou, région auriculaire, cendrés. Au bas du cou en arrière, est un large crois-

sn SEE

sant noir se fondant par mèches avec le blanc des côtés du cou, et par taches avec le gris du cou à son bord supér., et avec le blanc du dos de la même manière le long de son bord infér. Dos, Scapulaires et Couvertures inf. des ailes, gris cendré. Une ligne de taches noires occupe les plumes qui recouvrent l’avant-bras et se prolonge sur les dernières Rém. cubitales, sous forme de taches de même couleur, allongées, espacées et bordées de gris. Les 4 Rém. ext. noires sur leurs barbes ext. et sur une partie des int., le reste de ces barbes int. étant d’un blanc pur. 5° Rém. gris clair avec une bande étroite peu étenduesur les barbes ext. contre la baguette.

Une tache noire peu étendue, précédée de cette dernière .

couleur, occupe l'extrémité de cette Rém. La bande noire terminale est encore plus étroite sur la 6° Rém., dont la pointe est aussi blanche. Les autres Rém. n'ont pas de noir, excepté les dernières cubitales, qui ont vers les deux tiers de leur extrémité une bande longitudinale aigüe en arrière, arquée extérieurement contre le bord ext. de leur baguette. Ces Rém. sont assez largement terminées de blanc. Queue blanche, terminée par une bande transversale noire, découpée en haut; la Rectr. ou les 2 Rectr. ext. étant entièrement blanches. Bec jaune verdâtre. Pieds de cette couleur. Paupières et Iris noirs.

JEUNE AVANT LA MUE. Ressemble à la livrée précédente. Un croissant devant les yeux noirâtre. De chaque côté de l’occiput est une tache noire triangulaire. Bec et paupières noirs. (Tarses gris de corne, Brehm).)

Poussin. Duvet très soyeux sur la tête, plus laineux sur le dos, qui prend des teintes d’un gris violacé. Tête et ventre d’un blanc pur (A. Marchand, R. Z. p. 311, 1870, pl. 4, 1869).

PT ETS POS le de DU ENT EPS

et HE it nr) mise à

Li apres

Hagirar. Ile de J. Mayen, niche (F. Fischer et v. Pelzen). Islande (Faber). Ferôe (A. Holm.). Finlande, niche seulement sur les côtes de la Mer glaciale; R. dans le reste de la contrée (Palmén.). Angleterre, Cornouailles, Ile de Wight (Yarrell). Côtes d'Angleterre, arrive en Avr., disparaît en Mars. Niche sur les côtes d’Ecosse (Macgill.). Guernesey, Aut. et Hiv. (C Smith). En. Scandinavie, cet oiseau ne se voit en Eté que vers le Cercle polaire. En Norvège, il ne se trouve dans cette saison que près Helgoland. C. CG. au Finmark (Nilss.).

Tromsô, C. (Liljebord). Spitzberg (Malmgr.). Silésie, R.

R. (Gloger). Lac de Constance, R. (Holm.). Lacs de la

Suisse, quelquefois en Hiv. (Meisner et Schinz). De

passage en Hollande (Schleg.) Lacs du Tyrol. Jeunes (Althammer). Seine-[nf. Aut. et Print. (Lemetteil). Bords de l’Escaut, Hiv. (de Sélys). Manche (Le Mennicier). Sarthe, Ass. C. (Gentil). CG. en Aut. sur les côtes du N. de la France (Degl.). Morbihan, Ass. R. (Taslé). Alsace, Acc. (Kroener). Lorraine, Acc. (Godron). Savoie, Oct., Nov. et Déc. isolé ou par paires, rarement en compagnies (Bailly). Jura, Acc. (Ogérien). Côte-d'Or, R. (Marchant). Dauphiné (Bouteille). Allier, Acc. (Olivier). Loiret, Acc. (Nouel). Maine-et-Loire (Vincelot). Loire-[Inf., pas C. (Blandin). Golfe de Gascogne, CG. C. (Dubalen). Hendaye, G. CO. (L. O.-G.). Aude, Aut. Hiv. Print. Ariège, Acc. Gers, rég. Hérault, Aut. Hiv. Hautes-Pyrénées, Hiv. en très petit nombre. Tarn, rég. à la suite des gros temps. Tarn-et-Garonne, tous les ans. Pyrénées-Orient. Hiv. (Lacroix). Gard, Aut. Hiv. (Crespon). : Haute-Loire (Moussier). Grèce, R. (Linderm.). Galice, C. en Aut. quelquefois en Hiv. (Rio de Naceyro). Province de Gerona (Vayreda). Santander (H. Irby). Murcie (Guirao).

Côtes de l’Algérie (Loche). Tanger (Carstens). Egypte, Acc. (v. Heugl.). Açores (Du Cane Godman).

Baie d'Hudson (Richards.). Labrador (E. Coues). Bermudes ; Hiv. Print. (Wedderburn).

MœŒurs. « Qui n'a jamais vu un Vogelberg couvert de ces » oiseaux, ne peut se faire une idée de la beauté de ce spectacle. » On pourrait comparer un de ces rochers à un gigantesque » pigeonnier, couvert d'oiseaux tous de la même couleur. Gelui » de Inujuatuk est long d’un quart de mille, et couvert de » diverses Espèces de Mouettes, et cela jusqu’à une hauteur telle » que les oiseaux qui sont au sommet ne paraissent pas plus » gros que des points blancs. Lorsque je visitais ces localités, » j'y ai toujours vu des Aigles et des Faucons, qui faisaient la » chasse aux Jeunes de ces oiseaux; et ces Rapaces avaient leur » Nid dans le voisinage. » (Holbüll.)

« Cette Mouette, plus que toutes les autres, aime à se tenir en

» pleine mer... Elle arrive en Islande au commencement de » Mars, émigre fin Sept., quoique plusieurs séjournent pendant » l'Hiv. » (Faber.)

NoURRITURE. Poissons, surtout Mallotus arcticus, Gadus agilis, crustacés, et particulièrement Themisto arcticus (Hôlball.).

PROPAGATION. « Vers la fin de Mai, ces oiseaux commencent à » construire sur les rochers tournés du côté de la mer un Nid » très vaste et semblable à celui du L. glaucus..…. Lorqu'ils sont » près de leurs Nids, ils crient continuellement, soit qu'ils » volent, soient qu'ils soient posés... Tantôt c’est un ge-ge-dei » sonore, tantôt tack tack comme le fait entendre la Sylvia cur- » ruca. Tantôt ils imitent à s’y méprendre les gémissements » d’un enfant qui pleure. Ils ne cessent pas même de crier lors- » qu'ils apportent de la terre avec leur bec... Is nichent en » si grand nombre sur le Vogelberg de Grimsü, qu’ils obscurcis- » sent le soleil... Après les couvées, ils redeviennent silen- » cieux. » (Faber.)

AR TRA 4) 1 j

Le 80e

« Aux Ferûe, cet oiseau commence son Nid vers le milieu » d'Avr. Il se réunit en grandes troupes pour enlever des » marais la vase et la terre glaise, à laquelle il ajoute de la » mousse... Niche en colonies sur l'étage inférieur des Vogel- » berg. La terre glaise lui sert à coller les Nids sur les rochers; » sur cette base, il place de l'herbe. Le Nid est si solide, que les » chasseurs peuvent sans crainte s’y accrocher. » (Droste-

Hülshof}, J. f. 0. p.386, 1869.)

Œufs (2-4) courts, très arrondis vers le gros bout, plus ou moins pointus au petit bout. Verdâtres, passant au brunâtre et plus rarement au brun. Taches profondes assez grosses, d’un gris cendré, rarement effacées, peu nettes. Les moyennes, d’un gris brun plus ou moins foncé. Les superficielles, d’un gris brun plus ou moins rougeätre. Les taches sont pour la plupart petites ou médiocres, quelquefois cependant assez grosses, isolées ou réunies, accumulées en forme de couronne au gros bout. Coquille assez forte, mais peu solide, pourvue de pores visibles, serrés, sans lustre et rude. Vus par transparence, ces œufs paraissent verdâtres avec des taches (Thienem.). 0° 051-0*056 sur 0" 039-0" 041 (Degl.).

Thienemann, Fortpflanzungsg. pl. XC, f. 1, a.-b.

Bâdecker, Brehm et Passler, D. Eïer d. europ. Vüg. pl. 40, f. 2.

GENUS VIIT. GELASTES. Bp. Consp. Il (1856).

Gelastes, de T'eaorhce, rieur.

Bec allongé, grêle. Narines longues, étroites. Pieds allongés. Tarses longs. Aïles ne dépassant pas la queue. Tête toujours blanche. En Hiv., il existe une ligne noire derrière les yeux (D’après Bp.).

M: oi

Page 1