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L. RirBuNDuS. Saunders, P. Z.S. p

Le nom de ridibundus a été donné à cet oiseau à cause de son cri.

Suédois : Skrattmase (Nilsson).

Allemand : Lachmôüve (Brehm).

Hollandais : Ka pmeeuv (Schleg.).

Anglais : Laughing Gull. (Penn).

Francais : Mouette rieuse {B.).

Savoie : Falourde. Faloirde. Gouala (Bailly). Espagnol : Gaviota risueña. Valence : Gavina (A. Brehm).

Fasc. X., — Stercorariinæ. Larinæ. 1

Italien : Gabbiano commune (Savi).

Sicile : Oca marina (L. Benoît).

ADULTE. Bec et pieds d'un rouge de laque. Tête et gorge brunes. Manteau et Couvertures supér. des ailes d'un gris bleuâtre. Extrémilé des Rém. noire. Le reste du plumage blanc teinté de rose. Long. tot. 037. Hiv. Tête et gorge blanches. Un croissant noir au-devant des yeux et une tache de même couleur sur les oreilles. Jeune. Tête d'un brun clair. Derrière du cou blanc. Manteau d’un brun clair, à bordures d’un roux jaunàtre. Une bande noire à l’extrémité de la queue. Bec livide, terminé de noir. Pieds jaunûâtres.

ÉTÉ. Braunkopf. Klein, Verbess. Hist. d. Vüg. p. 145 (1760).

GAVIA RIDIBUNDA PHŒNICOPOS. Br. Orn. VI, p. 196 (1760). Larus riniBunDus. L. Syst. p. 223 (1766).

La Mouette rieuse. B. Ois. VII, p. 433 (1781). — Ent. 970. LARUS ATRICILLA. Pall. Zoogr. Il, p. 324 (1811).

Un capuchon brun chocolat peu foncé enveloppe la tête, couvre la gorge, et dépasse un peu l’occiput en arrière; ce capuchon devient presque noir sur son bord infér. devant le cou. Cou et tout le dessous du corps d’un blanc rosé. Croupion, Suscaud. et bord antér. de l'aile, blancs. Manteau, Scapulaires et Couvertures supér. des ailes d'un cendré bleuâtre clair. 1'° Rém. blanche, avec un liseré étroit noir jusque vers les deux tiers de sa longueur; un autre liseré plus large, mais moins foncé sur le bord int. des barbes int. ; l'extrémité de la Rém. est noire sur un petit espace ; la baguette de cette Rém. est blanche, mais noire lorsqu'elle traverse la tache terminale. 2° Rém. blanche, bordée de noir seulement sur le bord int. des barbes int., et ter-

LS Ode

minée par une tache plus grande que dans la 4x. 8° Rém. de même, seulement le noir est plus étendu en longueur, et le liseré int. un peu plus large. La 4° Rém. a les barbes ext. blanches jusqu'à la tache terminale noire ; les barbes int. sont gris cendré; la tache noire est terminée de blanc; elle remonte comme bordure int. le long de cette Rém., se fondant bientôt avec le gris de ces barbes. La 5e est grise avec une tache noire terminale ouverte en V du côté de la base de la Rém., à l'extrémité de laquelle est une petite tache gris clair. La Ge ressemble à la 5°, mais le noir est aussi terminé par une tache grise. La 7e enfin est entièrement grise avec une teinte noire sur l'extrémité de ses barbes int. Les autres Rém. sont gris clair, terminées de gris blanchâtre. Bords des paupières entourés de petites plumes blanches. Bec et pieds rouge laque. Long. tot. 0"37. Bec 0"035. Aile 0"315. Queue O%11. Tarse 0"049. — Iris brun rouge ou gris brun (Meves).

N. B. Chez quelques sujets, il n’y a pas de taches blanches à l'extrémité des Rém. prim.

Hiv. Gavia cinerea minor. Br. Orn. VI. p. 178, pl. 17. PER LARUS GINERARIUS. L. Syst, p. 224 (1766).

Petite Mouette cendrée. B. Ois. VIT, p. 431.

? LaRuS ciNERARIUS. Pall. Zoogr. II, p. 320 (1811).

Tête et gorge blanches. Un petit croissant noir au devant des yeux. Une tache de même couleur sur la région des oreilles.

Jeune. Larus erythropus. Gm. Syst. p. 597 (1788). STERNA OBSCURA. Lath. Ind. p. 810 (1790). D'après T. Larus Nævius. Pall. Zoogr. Il, p. 327.

LARUS RIDIBUNDUS. Leisler, Nachtr. 3. Bechst. Naturg. Hft. I, p. 7 (1811).

Dessus de la tête jusqu’à la nuque d’un brun plus ou moins mélangé de roussâtre. Manteau d’un brun plus foncé, avec des bordures roux jaunûâtre claires. Bas du dos cendré,avec les plumes terminées de roussâtre clair. Suscaudales, dessous du corps, et un collier sur la nuque blanc terne. Haut de la poitrine roux jaunâtre clair, plus foncé sur les côtés. Les plumes des flancs terminées de cette couleur. Scapulaires comme le manteau. Couvertures du dessus de l’Avant-bras d’un cendré bleuâtre, ce qui forme une bande longitudinale. Parallèlement et au-dessous de celle-ci est une autre bande de plumes brunes terminées ou bordées de jaune roussâtre. Le reste des Couvertures et la plupart des Rém. second., d’un gris cendré terne, les plus longues et les plus proches du corps étant brunes et terminées de jaune roussàtre clair. 1° Rém. noire sur son bord ext., blanche dans son milieu jusque vers sa pointe, qui est noire, etliserée intérieurement de noir. La 2° de même, mais le liseré int. est plus large ; sur la 3°, qui est de même, le blanc est plus éloigné de l'extrémité de la Rém., et finit en pointe. Sur la 4°, le noir commence étroitement vers le milieu de la plume du côté ext., occupe beaucoup de place vers le bout de celle-ci et remonte largement sur le bord int. La 5° diffère des précédentes par ses barbes int. entièrement noires. La 6°, la 7° et la 8e sont grises: noires sur les barbes int. et leur extrémité. Queue terminée par une bande transversale d’un brun noir, frangée de blanc roussâtre. Bec jaunâtre livide, noir à la pointe. Tarses jaunâtres. — Iris brun clair (Meves).

Poussin. Nouvellement éclos; 28 juin. D'un brun jau-

nâtre avec des taches noires sur le dessus du corps, et une bande étroite autour du menton. La plupart des taches sont apparentes. Une tache à la base du bec; une plus grande sur le haut de la tête (elle est entourée d’une couronne de taches plus petites); quelques taches sur la nuque et une grande sur les flancs. Sur le haut du dos s'étend une large bande, qui se divise vers le bas sur les côtés du croupion. On remarque, en outre, quelques taches sur les ailes et les épaules. Bec OO12. Tarse 0"029 (Meves, Oefvers. K. Vet. Ak. Fôrh. p. 283, 1868).

N. B. Les exemplaires de l'Egypte offrent généralement un bec très mince. Le brun de la tête tire sur le fauve. Long. tot, 12 à 13 pouces (v. Heugl.).

. Hagrrar. Finlande, côte occ. (Palmén.). Suède mérid. R. R. en Norvège (Nilss.). Se reproduit en Scandinavie, surtout du côté de l'E. Remonte rarement pour nicher au-delà du 56°, mais s'avance d'environ 2° plus au N.du côté de l'E. (Wallengr.). Allemagne (Bechst.). Silésie, C. tout l'Eté (Gloger). Lac de Constance, Hiv. (Koch). Suisse, C. (Meisner et Schinz). Hollande (Schleg.). Angleterre (Macgill.) Guernesey, C. Aut. et Hiv. (C. Smith). Il existe dans plusieurs contrées de l'Angleterre de nombreuses colonies de ces oiseaux qui se rassemblent pour nicher (Yarrell, Brit. B. 4e éd.). France, de passage dans le N. en Aut. et au Print. C. en toutes saisons. Côtes du Languedoc et du Roussillon. De passage en Aut. sur les côtes septentr. (Degl.). Seine-Inf.(Lemetteil). Manche. (Le Mennicier). Morbihan, C. C. (Taslé). Sarthe, C. (Gentil). Jura, arrive en Aut. (Ogérien). Alsace, Hiv. (Kroener). Se montre au moment des équinoxes dans les vallées de la Meurthe et de la Moselle (Godron). Côte-

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d'Or, G. C. (Marchant). Arrive en Savoie vers la mi-Août. Devient C. vers la fin Sept. Se réunit en troupes sur les rivières, les lacs, les marais. Emigre en Mars et Avr. (Bailly). Environs de Lyon, G. (L. O.-G.). Allier, Ace. (Olivier). Loiret, Acc. (Nouel). Dauphiné, C. (Bouteille). Maine-et-Loire (Vincelot.) Loire-Inf., Acc. (Blandin). Charente-Inf., C. niche (Beltrémieux). Haute-Loire (Moussier). Gard, toute l’année (Crespon). Golfe de Gascogne, C. Aut. et Hiv. (Dubalen). Aude, séd. Ariège, de passage accid. Hérault, séd. Hautes-Pyrénées, R. le long des rivières. Tarn, de loin en loin. Tarn-et-Garonne, à la suite des gros temps en mer. Pyrénées-Orient. Séd. (Lacroix). Pas en Sicile pendant l'Eté. C. en Hiv. (Malh.). Grèce, CG. Séd. (Linderm.). De passage en Castille (de Graells). C. dans tous les ports de la Méditerranée (A. Brehm). Lac d’Albufera (Ign. Vidal) Santander (H. Irby). Corse, Ass. C. en Hiv. (J. Whitely).

Algérie (Loche). Egypte (v. Heugl.).

Palestine (Tristram). Formose, R. (Swinhoe). Can dahar (T. Hutton). Inde, Hiv. (H. Irby). C. sur les grandes rivières du Punjab, du Sindh, port de Kurrachee (A. Hume, Sfr. Feath. p.278,1873). Turquestan (Severtz.). Japon, Hiv. (H. Saunders).

Mœurs. « Cet oiseau vole mollement en tenant ses ailes très » étendues. À chaque instant il interrompt sa course pour papil- » lonner, ou tourner en cercle sans remuer les ailes. S'il décou- »vre une proie, il se laisse-tomber brusquement dessus, » sans toucher l’eau comme les Sfernes, mais il ne fait que » l’effleurer, pour se relever aussitôt après... Cette Espèce » aime à se rendre dans les terres labourées, en compagnie des » Choucas et des Corneilles, pour suivre la charrue et chercher » les larves de Hannetons. Naumann a observé ces oiseaux vol- » tigeant autour du sommet des arbres et s'y livrer à La chasse » de ces insectes. » (F. Droste-Hülshoff.)

Voyez: Hans Neweklowsky, Beitriäge zur Kenntniss der Lebensweise der Lachmeve (Mittheilgn. d. Orn. Ver. Wien, p. 5,

Naumann, Ueber die Adelsdorfer Colonie von Larus ridi-

bundus (J. f. O. p. 194, 1879).

G. D. Rowley, On Scoulton mere, Norfolk and the Black-hea-

ded Gull. (Ornith. Misc. p. 407 et suiv., P. X, Oct. 1877, pl. LXXVI, LXXVII, LXX VIIL.).

En Egypte, la Mouette rieuse visite les champs de coton et de riz, ainsi que les steppes, où elle fait la chasse aux Sauterelles. On la voit en troupes dans les ports, où elle recherche, soit en volant, soit en nageant, les débris que l’on y jette (v. Heuglin).

NouRRITURE. Larves, Vers, Insectes (Nilss.).

PROPAGATION. Niche dans le N. de l’Europe. Dans le Jutland, cet: oiseau niche dans les champs de blé près de l’eau. Pallas dit qu’il place son Nid sur les arbres. Niche en colonies. Nid construit sans art, composé de roseaux et de tiges herbacées sèches (Thienem..).

OEurs (3) assez allongés, ou d’un ovale court, très arrondis vers le gros bout. Verdâtres, tirant au bleu verdâtre, à l’olive et au vert brun. Taches profondes gris brun, comme effacées, assez isolées, assez grosses ; les moyennes d’un brun verdâtre; les superficielles de même couleur, mais plus foncées, médiocres, quelquefois assez grosses, régulièrement réparties, ou formant une couronne vers le gros bout (Thienem.). 0#048-0%052 sur 0"038-0"039 (Degl. et Gerbe).

Thienemann, Fortpflanzungsgesch. pl. LXXXVII, F2, 8-Kk;

Badecker, Brehm et Pässler, D. Eier d. Europ. Vôg. ph 12). 8.

N. B. Le Larus capistratus. T. n’est, suivant la plupart des ornithologistes, que la livrée d’Été du Larus ridibundus. Thienemann dit que les œufs sont plus petits que ceux de ce dernier : 184/2-%" sur 1”3 4/2”.

Brehm ajoute, pour donner plus de valeur à cette prétendue Espèce, que le L. capistratus aurait, suivant Naumann, un cri plus élevé et plus fort que celui du L. ridibundus.

GENUS ll. HYDROCOLÆUS. Kaup, Nat. Syst, (1829).

Hydrocolæus, de “Yôwp, eau, et de Kolowe, Choucas.

Bec grêle. T'arses courts. Ongles aigus. Taille petite.

19. HYDROCOLÆUS MINUTUS. G. G. Gr. Handb. B. IN, p. 115 (1871).

LARUS ALBUS. Scop. Ann. I, p. 80 (1769).

XEMA MINUTUM. Boie, Isis, p. 563 (1822). È

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