‹ Contributions à la faune ornithologique de l'Europe occidentaleChapitre 195 sur 208 · HR, NES · texte numérisé non relu

HR, NES

désigner cet oiseau. Suivant Nilsson, ce mot est une onomatopée.

Dessus de la tête noir. Manteau gris bleu très clair. Scapulaires, Couvertures supér. des ailes et Rém. second. de même. Joues, Lorums, Parties infér. el queue, blancs. Bec rouge. Pieds noirs. Long. tot. 0"55.

Dessus de la tête, front, une bande au-dessus de l'œil et nuque, d’un noir satiné très foncé. Manteau, dos, Scapulaires, Couvertures supér. des ailes et Rém. second. d’un gris bleu cendré très clair. Joues, Lorums sur un espace qui s’avance en pointe jusqu’au sillon du bord postér. des Narines, une tache au-dessous de l'œil, cou, dessous de l’aile, baguettes des Rém. et des Rectr., Sus et Souscaudales et le reste du dessous du corps, blancs. Côtés du cou et de la poitrine satinés. Rém. prim. d’un gris blanc saupoudré d'argent velouté, d'un gris argenté velouté à leur extrémité, bordées intérieurement de cendré foncé. Bec rouge. Pieds, membranes et ongles noirs. Iris brun noir (Meves). Long. tot. 0"55. Bec 0" 065. Ailes On 42. Queue 0" 142. Rectr. latérales dépassant de 0" 039 les 2 méd. Tarse 0%045. Doigt méd. avec l’ongle 0045.

Hiv. Front blanc avec de fines mouchetures d’un gris noir. Le dessus et le dessous de l’œil, ainsi qu’une bande qui s'étend de celui-ci en arrière, noirs avec de petites taches blanches ou grisâtres par ci par là. Dessus de la tête et nuque d’un blanc mélangé de gris et parsemé de taches allongées et étroites noires. Parties supér. d’un gris plus vif qu’en Eté. Le reste du plumage comme dans celte saison. Bec plus clair, plus jaunâtre, terminé plus largement de noir (Naum.).

Ge

JEUNE. Calotte d’un noir grisâtre avec de fines bordures blanches, d'un noir pur au-dessus et au-dessous des yeux. Dos, Scapulaires et ailes d’un bleu cendré clair, à bordures plus claires, tirant faiblement au jaune roussâtre; au devant de celles-ci est un croissant d’un brun clair sur les plumes du dos et des Scapulaires, ainsi que sur les Rém. int. et les grandes Couvertures des ailes. Rém. brachiales blanches avec une tache grise sur leur milieu. Rectr. d’un gris cendré clair, avec une bande transversale et des bordures blanches. Joues, gorge, cou et tout le dessous du corps, blancs. Bec d’un jaune rouge pâle, couleur de corne à son extrémité. Pieds pâles, d'un gris jaune rougeâtre, ongles foncés (Palmén..).

Poussin. Duvet laineux, grossier et peu fourni; d’un gris cendré pâle, avec des taches noirâtres plus nombreuses sur la tête et sur le dos que sur les parties infér Ventre et cuisses blanchâtres. Une bande noire indécise traverse l’œil. Peau jaunâtre sur le devant du cou, et incomplètement recouverte par un duvet violacé. Bec jaune, noir vers la pointe des deux Mandibules; extrême pointe du bec blanchâtre et portant le bouton. Pieds. d’un jaune rougeûtre (A. Marchand, R. Z. p. 393, 1873, pl. 10, 1871-1872).

D’après Blyth (7bis, p. 39, 1865), la St. strenua, Gould, ne différerait pas de la S£.caspia de l'Inde et de l'Afrique. Il faudrait peut-être rapporter à celle-ci la Sé. caspia de de Brehm (Handb. p. 770), dont les teintes diffèrent un peu de la Race qui se montre dans le N. de l’Allemagne: Bec plus fort. Plumage d’un très beau blanc. Manteau et Rém. d'un gris argenté. Propre à la Caspienne et à l'Egypte. |

LG blem ft Gltrge (GO

HagiraT. Niche régulièrement en Suède. Observé à Tornea. Pas sur les côtes septentr. de la Norvège; toujours par couples, et jamaisen colonies (Wallengr.). Finlande (Palmén.). Seine-[nf., très Acc. (Lemetteil). Acciden France, Belgique, Hollande, Angleterre (Degl.). Alonagme . Manche, R. R.(Le Mennicier). Loire-Inf., pas C. Diminue (Blandin). Quelquefois au Print. dans le Midi de la France (Crespon). Environs de Pierre, Saône-et-Loire; capturé par M. Rossignol Franon, ornithologisie distingué de cette localité (L. 0.-G.). Hérault, Acc. Pyrénées- Orient., Hiv. (Lacroix). Genève, Acc. (Fatio). Séd. dans l’Archipel grec (Linderm.). Corfou, Hiv. Côtes d'Epire (T. Powys). Sardaigne, pas R. (T. Salvadori). Murcie, quelquefois C. C. vers la Mare menor (Guirao).

Algérie (Loche). Egypte, jusqu’au Sennaar (A. Brehm). Gambie. Rivière de Camma (du Chaillu). Sierra Leone (Sabine). Madagascar (Hartl.).

C. à Lenkoran. Juin (Ménétr.). Smyrne (v. Gonzenb.). Jaffa (Tristram). Chine, Hiv. (Swinhoe).

Mœurs. « Peu sociable, on en trouve rarement plus d’un cou- » ple à la fois sur un même ilot. Son cri semble répéter le mot » Tschgrava, ce qui lui a valu cette dénomination russe. Les » Suédois le nomment Skriktärna, Skränmase.…. Quoique farou- » che et défiant, on peut cependant l'approcher de très près » quand il a des œufs et des petits ; il défend ceux-ci avec beau- » coup de courage... » (Nilsson.)

« Son cri est fort et désagréable ; on peut le traduire par » Krädik-Krr&ik-Kräk. » (Palmén.)

NoURRITURE. Très vorace. Prend d'assez gros poissons et des petits oiseaux (Palmén.). S'avance fort loin dans la steppe pour chasser les sauterelles et les petits oiseaux (v. Heugl.).

Pour attirer ces oiseaux à portée du fusil, il n’est pas

LD

nécessaire de jeter en l’air ceux que l’on a tués; il suffit d'agiter un bonnet :

« Nous avions placé dans un creux pratiqué dans la » terre un grand tonneau dans lequel mon hôte se plaça » pendant que je me postais à quelque distance. Après

» chaque coup de fusil, lorsque les Hirondelles de mer

» faisaient mine de s’en aller, je voyais un bras sortir » du tonneau et agiter un bonnet. Ce qui ne manquait » pas son effet, de sorte que je pouvais tuer tous les » sujets de la troupe les uns après les autres. » (Tancré, D. Homeyer's, Ornith. Briefe, p. 274.)

PROPAGATION. Niche en colonies. Nid consistant en un simple creux pratiqué dans le sable (Thienem.).

OŒufs (2) « d'un ovale court ou allongé, à coquille assez » épaisse et raboteuse, pourvue de pores serrés. Coquille sans » lustre ou peu luisante, verdâtre, passant au blanchâtre, au » brunâtre ou au brun jaunâtre. Taches profondes grises, gris » brun, grandes et peu nettes, isolées pour la plupart et répar- » ties assez également, réunies parfois vers le gros bout; les » moyennes et les superficielles d’un brun jaune, d'un brun » rouge, ou d'un brun foncé, très grosses et isolées, quelquefois » petites et nombreuses (Thienem.). 0060-02 067 sur 0% 042- » 02 044. » (Degl. et Gerbe.)

Thienemann, Fortpflanzungsg. pl. LXXIIL, f. 1, a.-c.

Bädecker, Brehm et Pässler, D. Eier d. europ. Vüg. pl er ed.

OEufs recueillis en Amérique. R. Ridgway, Bull. Nuit. Club. p. 221, 1880.

GENUS II. ACTOCHELIDON. Kaup, Nat. Syst. (1829).

THaALAssUs, p. Boie, Isis (1822).

THALASSEUS. Brehm, Handb. (1831).

Actochelidon, de ’Axrn, rivage, et de Xe dwv, Hirondelle,

Ter PEUR

Bec grêle, très comprimé, sensiblement arqué, plus long que la tête. Narines basales, assez allongées. Tarses et Doigts courts; membranes très échancrées. Ongles recourbés; l’int. dilaté sur son bord int. Ailes très longues et très étroites, dépassant un peu la queue, qui est longue et très fourchue. Rectr. ext. très effilées. Plumes de l’occiput allongées et étroites. Teintes claires. Taille médiocre.

2. ACTOCHELIDON CANTIACA: G. R. Gr. Handb. B. Il, p. 419 (1871).

STERNA AFRICANA. Gm. Syst. p. 505 (1788).

ST. cANTIACA. Gm. Syst. p. 606.

Sr. Boys. Lath. Ind. If, p. 806 (1790).

ST. COLUMBINA. v. Schranck, Fn. boica, p. 252 (1798).

THALASSEUS CANTIACUS. Boie, Isis, p. 563 (1829),

THAL. CANTIACUS, CANESCENS ET CANDIDUS. Brehm, Handb. p. 776- 777 (1831).

CUP Gould, Eur. pl. 415 (1837).

STERNA CANTIACA. Reichb. Handb. pl. 31, f. 262-264 (1850).

ST. CANTIACA. Saunders, P. Z, S. p. 653 (1876).

ACTOCHELIDON ACUFLAVIDA. G. R. Gr. Hand. B. III,

ST. Boysir. Nuttall, Man. If, p. 276 (1834).

THALASSEUS ACUFLAVIDUS. Cabot, Proc. Bost. Soc. N. H. If, p. 257 (1837).

STERNA CANTIACA. Audub. Orn. Biogr. II, p. 551 (1839). — B. Am. VII, p. 87 (1844).

Le jaune du bec est limité à l'extrémité de cet organe. Les proportions sont différentes de celles de l'Espèce d'Europe. (Voyez : E. Coues, Proc. Ac. Nat. Sc. Philad. p. 540 et suiv., 1862).

HABITAT, Am. sept.

«Le Sandwich Tern à été observé pour la première fois à » Sandwich par M. Boys, qui envoya des exemplaires à Latham; » cet auteur en a fait mention dans le sixième volume, p. 356, de

» son General Synopsis. » (Yarrell.) /

Stubberica, ainsi nommé par Bechstein d’après l'île de Stubber.

Cantiacus est le même mot que cantianus, GÉRÉE par une faute d'impression.

Caugek, nom que l’on trouve dans Temminck, est certainement une onomatopée, à moins que l’on ne préfère le faire dériver de Kavrnt, d'où serait venu Gavia d’après quelques-uns.

Dessus de la tête el nuque noir satiné. Manteau d’un gris cendré très clair. Extrémité des Rém. d’un gris foncé. Le reste du plumage d'un blanc satiné. Bec noir, jaune à la pointe. Piedsnoirs. Long. tot. 0"42. Hiv. Front et tête blancs. Occiput noir, varié de blanc. Un croissant noir devant les yeux. Jeune. Téte d'un blanc roussätre, avec des taches noires. Parties sup. d’un blanc roussûtre avec des stries transversales brun noirâtre, et de larges bordures aux Scapulaires. Parties inf. blanches. Couvertures supér. des aîles blanches, avec des

croissants brun noirätre. Rèm. cendré noirûâtre, bordées .

et terminées de blanc.

Eté. Front, dessus de la tête et plumes allongées de

l'occiput d’un beau noir; cette couleur s'étend du bord postér. de l’œil, reprenant ensuite au-dessus de son.

bord postér. et finissant en pointe à la nuque. Lorums, joues, gorge, devant et côtés du cou, croupion, suscaudales, queue el tout le dessous du corps d’un beau blanc. Cette nuance est teintée de rose sur la poitrine et le ventre. Manteau et ailes d’un cendré bleuâtre presque

re

blanc. Rém. de même couleur, poudrées de gris de perle; la 1° à barbes ext. d'un cendré plus foncé que le reste; baguettes blanches, excepté vers leur extrémité, qui est grise. Bec noir, avec l'extrémité des Mandibules jaune. Pieds noirs en dessus, jaunâtres en dessous. Iris brun foncé. Long. tot. 048. Bec O"054. Aïle 0"31. Queue 0"155. La Rectr. ext. dépasse les 2 méd. de 0087. Tarse 0028. Doigt méd. avec l’ongle 0"028.

H1v. STERNA STUBBERICA. Bechst. Naturg. Deutschl. II, ST. CANESCENS. Mey. et Wolf. Taschenb. II, p. 458 (1810). Front et partie antér. du vertex d’un blanc pur; l’autre partie du vertex et l’occiput, noirs, variés de blanc. Un croissant noir au-devant des yeux (Degl.).

JEUNE. Dessus de la tête et les deux tiers supér. de la nuque d’un blanc roussâtre pointillé et tacheté de noir. Bas de la nuque et dessus du corps d’un blanc nuancé de roussâtre, et rayé transversalement de brun noirâtre, avec de larges bordures brunes aux Scapulaires. Cou, dessous du corps, d'un blanc pur luisant. Couvertures supér. des ailes blanches, terminées de bandes demiovalaires d’un brun noirâtre. Rém. d'un cendré noirâtre, bordées et terminées de blanc. Les 4 Rectr. médianes cendrées, avec une tache noirâtre à leur extrémité; les autres cendrées à la base, d’un brun noirâtre vers le bout et terminées de blanc. Bec brun livide. Pieds et Iris noirs (Degl.).

Hagirar. Suède, R. (Nilsson). Observé une fois près de Gôtheborg (Wallengr.). Ostende, GC. C. (de Sélys). Hollande, C. (Schleg.). G. C. sur les côtes du N. de la France et de la Belgique (Degl.). Côtes de l'Angleterre. Arrive vers le milieu de Mai; émigre vers la fin de Sept. (Mac-

En gill.). Seine-Inf., arrive en Mai, émigre en Août et Sepl. (Lemetteil). Manche, C. GC. Août et Sept. (Le Mennicier). Sarthe, R. R. (Gentil). Morbihan, Hiv. Pas C. (Taslé). Côte-d'Or, R. R.(Marchant). Savoie, R. R. (Bailly). Anjou, R. (Vincelot). Loiret, R. (Nouel). Loire-Inf., G. (Blandin). Golfe de Gascogne, rég. (Dubalen). Pas R. en Provence,

niche (J. W. v. Müller). Midi de la France, niche (Cres-

pon). Aude, Print. Hérault. Pyrénées-Orient. (Lacroix). Sicile, R. R. (L. Benoit). Sardaigne, CG. C. séd. (Bolle). Iles Ioniennes, R. (T. Powys). Galice, Acc. (Don Francisco). Santander (H. Irby). Province de Gerona au Print. Vayreda). :

Mœurs. « Il existe à Borkum une colonie considérable de ces » oiseaux... Leurs longues ailes ne leur permettent que des » battements lents, irréguliers et dépourvus de vigueur. » (F. Droste Hlüshoff, Insel Borkum, p. 26 et 321-326.)

« Très sociable, cet oiseau se tient toujours en troupes nom- » breuses. On le voit fondre à chaque instant sur de petits » poissons, qui composent sa nourriture exclusive (Nilsson). Ne » redoute pas l'approche de l'homme, et les coups de feu ne » l’effrayent point (Crespon). Lorsqu'on en a tué un, tous » accourent autour du chasseur et se laissent tuer jusqu'au » dernier. » (Degl.)

PROPAGATION. Œufs (2-3) d’un roux clair ou d’un blanc |

laiteux, très faiblement lavé de jaunâtre, marqués d’un très grand nombre de très petites taches, la plupart

punctiformes, les autres irrégulières, le plus souvent :

isolées. Quelquefois, au lieu d’être petites, les taches sont plus ou moins larges et très irrégulières; mais quelles que soient leur forme et leur grandeur, elles sont également dispersées sur l'œuf. Les plus superficielles sont d'un noir profond; les plus profondes sont d'un gris violet ou d’un gris pâle; les moyennes ont une teinte

RE ras OU TRS ne à 5, L Joel, Dr 22 pis irte

GLEN. Ce

ASE |

Si)

noirâtre. 0"050-0"052 sur 0035-0037 (Degl. et Gerbe).

Thienemann, Forépflansungsg. pl. LXXXIIT, f. 3, a.-b.

Bädecker, Brehm et Pässler, D. Eïer d. europ. Vüg. pl. 24, f. 2.

GENUS Ill. GELOCHELIDON. Brehm, Handb. (1831).

Laropis. Wagler, Isis, p. 1225 (1842).

GELiCHELIDON. G. R. Gr. Handl. B. III (1871). Gelochelidon, de l'élu, rire; et de Xekdwv, Hirondelle. Laropis, Auoos, de mouette et de Q4, œil.

Bec comprimé vers la pointe, à peine arqué, plus court que la tête. Pieds grêles, plus longs que le Doigt méd. avec l’ongle. Membranes très échancrées. Ongles longs, peu courbés, celui du milieu évasé sur son bord int. Ailes très longues, dépassant de beaucoup la queue, qui est de médiocre longueur, fourchue, à Rectr. peu élargies, atténuées graduellement jusque vers la pointe, qui est arrondie. Taille médiocre. Teintes claires. Plumes de l’occiput et du haut du cou allongées.

Page 1