‹ Contributions à la faune ornithologique de l'Europe occidentaleChapitre 42 sur 208 · PES · texte numérisé non relu

PES

FAMILIA II PODICIPEDIDÆ.

CozymBus p. L. Syst. (1758).

DacryLogus p. Klein, Stemm. (1759).

Cozymgus. Br. Orn. (1760).

Les Grèbes, Gérardin, Tabl. élém. (1806.

CoLzyMBr. Pall. Zoogr. (1811).

Les Colymbidées. p. Less. Man. (1828 .

Les Dactylobes p. Less. Trait. 1831.

Tête petite, cou long et mince. Corps allongé. Bec de la longueur de la tête ou plus court, droit, pointu, un peu élargi à sa base, comprimé à son extrémité, à bords tranchants et rentrants. Narines allongées, ouvertes dans un sillon de la mandibule supér. Arêtes des deux mandibules arrondies; celle de la supér. rentrant un peu entre les plumes du front, qui s'avancent du côté du bord postér. des narines sans les atteindre, et forment ainsi un angle aigu à sommet dirigé en avant. Lorums nus sur un espace assez étroit. Humérus allongés, ailes courtes, à Rém. peu résistantes; les primaires ne dépassent pas les secondaires lorsque lPaile est fermée. Scapulaires atteignant ou dépassant l’extrémité des Rém. Tarses situés hors de l'équilibre du corps, déjetés en dehors, enfoncés dans la peau du bas du corps, comme chez les Colymbidæ, très comprimés, largement scutellés et comme dentelés sur le bord postérieur, qui est un peu tranchant. Fémur surmonté également, comme chez les Colymbidæ, d’une apophyse saillante audessus de l'articulation du genou. Quatre Doigts; les trois antér. pourvus latéralement de très larges festons, creusés de sillons parallèles et transversaux. Celui du Doigt ext. forme deux légères sinuosités : la première à la hauteur de l'articulation digitotarsien-

ne, la seconde vis-à-vis de la seconde articulation de ce Doigt. Peu étendue du côté ext., elle est beaucoup plus large du côté int., où elle dépasse en avant l’ongle de ce Doigt, décrit une courbure, et passe par dessous le bord ext. du feston du Doigt médian, sans s'unir immédiatement avec lui. Le feston de ce Doigt médian offre à peu près la même disposition; mais. il est plus étendu des deux côtés, et passe par dessous la base du feston du Doigt ext. Celui du Doigt int. est très peu sinueux, et presque aussi large du côté int. que du côté ext. de ce Doigt; il ne passe pas par dessous celui du Doigt méd. Pouce pourvu d’un lobule.

Ongles à bords arrondis, très aplatis. Plumage très

soyeux. Tête ornée de huppes et de collerettes dans la plupart des Genres.

« Queue formant un bouquet de plumes molles et « courtes, cachée par les plumes environnantes. « Chez le Podiceps cristatus, elle se compose de 14 « plumes disposées en demi-cercle; elles sont con- « tournées, à bords désagrégés, et duveteuses à leur « extrémité. » (Gloger, d’après Audubon, J. f. O. p. 480. 1854).

PTÉRYLOGRAPHIE. « Ces oiseaux se distinguent par la lon- « g'ueur des deux apléries médranes. Elles remontent très haut « sur le cou. Il en est de même de l’Apiérie spinale. L’inférieure « est très large sur le ventre. Les branches de la Péryle spi- « nale dépassent peu le commencement des omoplates, et sa « portion postér., qui est très étroite, s'étend assez loin entre « ces 0.32 Rémiges (chez P. cristatus) dont 11 pour la main. » (Nitzsch).

ANATOMIE. Les Grèbes sont caractérisés au premier coup d'œil par un cou mince et des doigts festonnés... On remarque entre les yeux très peu de largeur. Les arcades sourcrhères du Frontal ne sont pas proéminentes et n’offrent que des im-

on

pressions assez faibles comme indication de #osses faléiformes. La paroi antér. de la cavité du crâne ne paraît pas close, au-dessus de la grande aile du S'phénoïde, et la lame cridlée % VEthmoïde est faiblement indiquée en avant. Les os lacrymaux, qui sont très étroits en dessous, n’atteignent pas l’#7%4moïde ni l'os jugal..……. Les os palatins sont plus larges postérieurement et plus courts que chez les Plongeons. Vomer court, sans apophyses latérales horizontales... 18 Vertèbres cer- DIQleSe Vertèdres caudales très peu développées et un peu comprimées sur les côtés... S'ternum peu voûté, fortement échancré sur le milieu de ses bords latéraux. Bréchet triangulaire, médiocre... Bord postér. du S'ernu » offrant de chaque côté deux échancrures ovales, assez longues, ce qui produit trois apophyses, l’une médiane très large, courte, échancrée triangulairement dans son milieu, et deux latérales légèrement arquées, beaucoup plus étroites, plus ou moins élargies à l’extrémité. Le bord postér. du S'ernum se trouve vis-à-vis de l’articulation du Fémur. Fourchette et Clavicules peu élargies... 10 Côtes de longueur médiocre. Æwmérus plus long que l’avant-bras. Bassin médiocrement allongé, étroit relativement... Péroné très long, se terminant vers le bord antérieur de son extrémité supér. par une apophyse pyramidale, mesurant près du quart de la longueur du reste de cet os. Carotide gauche très développée: la droite est faible.

Re Jabot allongé, vase, musculeux.... Æ'slomac assez grand, à parois musculeuses, revêtu à l’intérieur par une membrane forte, blanchâtre. Vers le bas du Pylore il présente un fort élargissement... Canal intestinal plus court que chezles Plongeons (Brandt, Bull. Ac. Pélersô. V. pl. XI. f. 5, 6,

7 et pl. XIV.).

NourRiTURE. Petits poissons, plantes et insectes aquatiques, auxquels ils ajoutent des plumes, soit celles qu'ils perdent eux-mêmes, soit celles qui proviennent d'autres oiseaux. — Il est difficile d’expliquer pourquoi ils ajoutent ces produits à leur alimentation. Cependant, comme on trouve dans leur gésier des coléoptères et de grandes larves pourvues d’épines le long de leurs tarses, et en outre Ges Brochets de plusieurs pouces de longueur, on peut supposer que ces plumes sont nécessaires pour protéger les parois de l’estomac contre

a. NU

l’action de ces organes piquants, en le tenant distendu. (Meves Bidrag. till Sveriges Ornithologie, Jägarefürb. nya Tidskrift p. 182. 1868.

Moeurs. « Monogames. Habitudes plus fluviatiles que celles des « Colymbidæ; nourriture plus végétale. Les parents placent souvent « sous leurs ailes leurs petits dès qu’ils sont éclos, ec plongent ainsi « avec eux; souvent ils les cachent dans les plumes de leur poitrine, « et les transportent ainsi en volant. » (A. Brehm).

PROPAGATION. Vid flottant attaché aux joncs et aux roseaux, composé d’un amas de plantes aquatiques, construit sans art et pénétrable à l’eau. Lorsque l'oiseau quitte ce Nid, il le recouvre de vase pour le cacher. Thienem.).

Œuf. Forme elliptique, avec les deux extrémités également aiguës. Coquille à test médiocrement épais, recouvert d’une seconde couche ou épaisseur calcaire ou crétacée, inégalement répartie, tout en masquant entièrement le test, verdâtre intérieurement, sans aucune tache extérieurement. Fond d’un blanc légèrement verdâtre, fréquemment caché par l’autre couche sédimenteuse, qui se présente à l’aspect d’un blanc sale, ou fauve, ou brunâtre, teintes qui sont le résultat du contact de ce sédiment avec des débris de végétaux. (D. Murs).

Consultez sur ce sujet : W. Schlüter, J. f. O0. p. 302. 1857, et Th. Krüper, Vaumannia p. 53, 54. 1857.

BRIBUS- PODICIPE DINÆ,.

STIRPS. PODICIPEDEÆ..

GENUS I. PODICIPES. Lath. Znd, (1990).

Popiceps. Lath. L. c.

LOoPHOAITHYIA. Kaup, Nat. Syst. (1829).

Si le mot Podiceps ne devait pas, comme l’a démontré Gioger (Zand-und Hilfsb. d. Naturg. p. 473.), être considéré comme une contraction vicieuse du mot latin Podcipes (Pied au croupion, de Podex, croupion, et de Pes, pied), il n’aurait aucun sens, et semblerait dérivé du grec rit, je lie les pieds, et de ceps, caput. Il faut donc corriger le mot Podiceps en Podicipes, que l’on fera toujours suivre du nom de La-

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