PODICIPES CRISTATUS. Lath. {nd. p
PODICEPS CRISTATUS. Lath. /. c.
PODICEPS CRISTATUS, MITRATUS @t PATAGIATUS. Brehm, Handb. p. 952-955. (1831).
TE Gould, Eur. pl. 388. (1837).
Pop. crisTATus. Reichb. Handb. pl. 11. f. 57-63. (1850).
Suédois : Dopping, du verbe Doppa, plonger. SHARE Canard de soie, à cause de son plumage soyeux. :
Danois : Topped Halfskjor. (Teilmann).
Norvégien : Toplom. (Nilss.) de Top, toupet, et Lom, Lumme.
Allemand : Der grosse gehaubte Taucher. Der Steissfuss. Pied au croupion. Greve. Merch. (Bechstein).
Hollandais : De Funt. Die Veelal zanddrijver (Schlegel).
Français : Grèbe. Ce nom, introduit en France par Brisson, qui ne nous en a pas donné l’étymologie, a été adopté par Buffon et les autres naturalistes. Ce qu’il y a de remarquable, c’est qu’on le trouve dans la plupart des lexiques allemands, anglais et français, où il a la même signification. Seulement, comme il est employé très rarement en allemand, on peut en conjecturer qu'il est étranger à cette langue. Les Anglais l’auront peut-être emprunté à la langue française. Il faut encore remarquer que ce mot se trouve employé au féminin par Brisson, tandis que Buffon et les autres le mettent au masculin.
(") Cette Remarque n’a pas le mérite de la priorité. Les mêmes observations sur le mot Podiceps ayant déjà été données, quoique en d’autres termes, par M. Coues, dans son Cheek Last., etc., publié à Boston en 1882
Or —
Grèbe ou Griaibe est employé par les habitants de la Savoie pour la Mouette cendrée. Dans le palois du canton de Vaud, Grebion signifie Petit Grèbe; près de Granson, Grebola a la même signification. Greboz, Grand Grèbe. Peut-être que dans les mêmes dialectes Grebola et Grivola, grelotter, seraient les racines de Grèbe.
Seine-Inf. Jeannette. Catelinette. Chat de mer. (Lemetteil).
Savoie : Graibioz. (Bailly).
Jura : Grand Bi. Ogérien.
Morbihan : Anguillier. (Taslé).
Gard : Cabussoün. Grando Midouquo. {Grespon).
S'appelait autrefois en français Ouria, du grec cugix, latinisé en Uria. {Salerne).
. Espagnol : Gallineta. Castillan : Somorgujo. Valence : Cabrellot.
(Ign. Vidal).
Italien : Suasso commune. (Savi'.
Sicile : Accedu parrinu. (L. Benoit).
Sardaigne : Gaugorra. (Cara).
Parties supér. d’un brun noirätre à bordures cendrées. Gorge, joues et parties infér. d’un blanc argenté. Collerette d’un noir lustré vers le bas et d’un roux ar-
dent dans le reste de son étendue. Cette collerette
manque en Aut. et chez les jeunes. Flancs roussâtres, avec des mèches effacées noirätres. Rémiges second. blanches.
Adulte. COLYMBUS CRISTATUS. L. Syst. p. 135. (1758).
Gehôrnter Taucher. Klein, Verbess. Hist. d. Vôg. p.159. (1760).
CozymBus coRNUTUS. Br. Orn. VI. p. 45. pl. 5. (1760.
COLYMBUS MAJOR CRISTATUS ET CORNUTUS. Sa!erne, Orn. p. 375. (1766).
Le Grèbe cornu. B. Ois. VII. p. 235. pl. 19. (1784). — Id. en/. 400.
Great crested Grebe. Penn. Arct. Zool. IT. p. 208. (1792).
Podiceps Widhalmi. Goebel, J. f. 0. p. 312. (1870).
Dessus de la tête et huppe d’un noir brillant. Es- ,
Les exemplaires provenant de Trans-Vaal (Afr. mérid.) sont remar- 1860 par leur petite taille. Long. tot. 17 inches. (Ayrès, {bis p. 300.
pace entre le bec et l'œil, joues et gorge d’un beau blanc. Au dessous de la naissance de la huppe s'étend en demi-cercle vers le bas, une large fraise de plumes allongées, qui laissent un petit espace sur le devant du cou. Ces plumes sont d’un roux ardent sur une grande partie de leur étendue, couleur qui se fond peu à peu avec le brun noir de leur extrémité. Parties supér. d’un brun noir brillant avec des bordures cendrées à chaque plume. Devant du cou et dessous du corps d’un blanc argenté. Flancs roussâtres avec un mélange de mèches effacées d’un brun noir. Couvertures supér. des ailes de la couleur du dos; les sousalaires blanches. Avant-bras bordé de blane le long du bord radial. Rém. second. d’un blanc mat, qui forme sur l'aile un miroir assez étendu et oblique. Bec d’un rouge mat, brun en dessus, blanc de corne vers l'extrémité. Lorums rouges. Iris carmin. Tarses
d’un brun verdâtre extérieurement, d’un blanc jau-
nâtre à l’intérieur. Festons de cette coùleur. Long. tot. Om57 environ. Bec à partir des plumes du front Om0OA1. Aïle repliée 0m19. Tarse 0065.
À l’âge de 2 ans. Colymbus cristatus. Br. {. c. p. 38. pl. À. | ne.
Le Grèbe huppé. B. Ois. NVIIL p. 233.— Id. ent. 944.
Automne: Huppe très courte. Collerette indiquée seulement par des plumes très peu allongées grisàtres, mélangées d’un peu de roussâtre.
Jeune. CozvmBus. Br. {. c. p. 34. pl. 3. f. 1.
COL. URINATOR. L. Syst. p. 223. (1766).
Le Grèbe. B.Ois. VIIL p. 227. — Id. ent. 941.
Huppe et collerette très courtes; celle-ci à peine indiquée par quelques stries foncées. Teintes beau-
coup moins vives que chez les adultes; beaucoup moins de roux sur les flancs.
Avant la première mue. Bec foncé. Collerette et collier très courts. Parties supér. d’un gris brun noirâtre. Un trait blanc sur le front et devant les veux. Deux traits gris sur le derrière du cou. Dessous du, corps blanc; côtés gris et roux, avec quelques stries noires sur la tête et un long trait de cette couleur sur les côtés du cou. (D’après Brehm).
Poussin. Nouvellement éclos, capturé le 11 juill. golfe de Hjelsta. Long. tot. environ 0m130. Bec Om10. Tarse Om13. Un second exemplaire ägé de 4 heures. Long. tot. 0m173. Bec Om10. Tarse Om13. Bec gris, avec une bande transversale noire. Un espace dépourvu de plumes sur la tête, et un autre entre le bec et lœil, rougeâtres. Pieds d’un gris de plomb plus foncé sur leur côté ext. [ris d’un gris blanchâtre. Tête, cou et dessous du corps blancs. Dos d’un gris roux. Cinq bandes longitudinales noires commencent sur les côtés du bec, et s'étendent le long du cou, jusque sur toute la longueur du dos. Sur la gorge, on en voit un autre, qui se partage en deux branches descendant sur les deux côtés du corps. Plusieurs taches disposées en ligne sur.les joues. Deux larges taches sur la tête. (Meves, Bidrag till Sveriges Ornithologie, K. Vet. Ak. Fôrh. n° 3. (1868).— (A. Marchand, R. Z. p. 194. 1871-1872. pl. 8. 1870). — Yarrell, Brit. B. édit. Saunders, p: 321. fig. du poussin.
Un exemplaire en plumage de Print., provenant de la Grande-Syrte, se distingue par une taiile inférieure à celle des exemplaires de l’Afrique australe. Bec à partir du fond 19”. Aile 611”. Tarse ?” 3 1/2” (v. Heuglin). ii
| mn VARIÉTÉ ALBINE. Voyez : Gloger, J, f. O. p. 285. 1866.
HaBirTarT. Se propage sur la côte occid. de la Norvège. Ne parait pas se trouver à l'E. du Cap Nord; du moins Malm ne l’a pas rencontré dans l’Ost-Finmark. Suivant Nilsson, cette Espèce parait étre la plus commune en Scandinavie. (Wallengr.) Upsal, R. (Mesch). Suède mérid. et centr., jusque dans l’Ostergôüthland. (Nilss.\ Niche sur les lacs du Jutland et du Slesvig. (Kjärb.) Finlande. (Palmén.). Toute la Russie et la Sibérie. (Pall.) Sarepta. (Moeschl.) Allemagne, de pass. (Bechst.). Thuringe or. est devenu R. (Th. Liebe, J. f. O. p. 85. 1878). Caspienne, près de Bakou. (Ménétr.) Silésie, niche. Gloger). Bavière, pas R. (Koch\. Tyrol mérid. Jeunes; les vieux se rencontrent dans le . NN. (Althammer). C. en Eté dans les grands marais de la Hollande; émigre en Hiv. le long des côtes. (De Sélys). Angleterre, niche. (Macgill.) Guernesey, Aut. (GC. Smith. Lac de. Neuchâtel. (Meisner et Schinz) De passage en France, Aut. et Print. ; se voit dans les départements septentrionaux en Mars, Avr., Mai, Oct., Nov. et Déc. Niche en France et en Suisse. (Degl.). Seine-Infér., C. C. (Le Metteil). Alsace, Nov.-Févr. (Kroener). Lorraine, R. (Godron). Saône-et-Loire. (L. 0.-G.). Savoie, arrive au Print., longeant de préférence les vallées que baignent le Rhône et l'Isère. (Bailly). Dauphiné, niche. (Beuteille). Côted'Or, passe en Avr. (Marchant). Jura. Ogérien). Rhône, pas R. {L. 0.-G.) Allier. (Olivier). Loiret, Accid. (Nouel'. Morbihan, ass. C. {Taslé}. Sarthe, ass. R. (Gentil). Manche, C. (Le Mennicier). Maine-et-Loire. (Vincelot). Loire-Inf. de plus en plus R. (Blandin). La Rochelle, Aut. Ass. R. (Beltrémieux\. Charente, R:'de Rochebrune). Haute-Loire, de passage. (Moussier). Gard. (Crespon\. Aude, Hérault, Tarn, Hiv. Gers, Ariège, Pyrénées-Orient., pas C. (Lacroix). Lac d’Albufera, pas C., sédent., niche. (Ign. Vidal). Santander. (H. Irby). Murcie. (R. Brehm). Andalousie. (H. Saunders'. Canton de Fribourg. Lac Noir. {L. 0.-G.). Sicile, toute l’année. :Malh.\. Grèce, Ass. C. Niche. (Linderm.) Epire, C. en Hiv. (T. Powys). ,
Algérie. (Loche:. El Baheira, Atlas orient. (0. Salv.) Tuggeurt, de passage. (Tristram). Lacs Mœris et Menzaleh'. :A. Brehm). Sénégal. (Hartl.). Afr. mér. (Verr.) B -Egypte. {v. Heugl.).
Amér. sept. (E. Coues).
Smyrne. (v. Gonzenb.) Sandec, Inde, Ass. C. (H. Irby). Chine, C. en Hiv. (Swinhoe). Turkestan. (Severtz). Embouchure de lIndus. (A. Hume, Str. Feath. p. 265-266. 1873. Voyez cet article).
ANATOMIE. Deux Carotides. (Garrod).
Mogurs. « Pendant l'Eté, cet oiseau se tient sur les lacs ou les « étangs couverts de roseaux et de joncs. Il lui faut une étendue d’eau |
« assez grande. ..., Il se tient plus longtemps dans l’eau que les autres Grèbes..... C'est de tous les oiseaux de cette Famille le plus « circonspect et le plus farouche. .... Son cri est très fort et ses in- « flexions variées. Les deux sexes semblent s’entretenir en répétant « souvent K6k6k6k; le son kraor ou kruor remplace chez lui le chant « des autres oiseaux, et ne s'entend que pendant l’époque de la repro- (CAHCHON.. ;.. Les deux sexes montrent l’uu pour l’autre beaucoup « d’attachement. Si l’un des deux s’est éloigné, dit Naumann, l’autre « l'appelle avec anxiété. .... On peut conserver plusieurs mois cet « oiseau en captivité, si on a le soin de lui donner des petits pois- ( SONS: : Il est difficile de le conserver en Hiv., attendu qu’il ne « peut pas supporter les trop grands froids. .... » (A. Brehm).
« Ge Grèbe montre beaucoup d’attachement pour ses petits. On voit « sourent des jeunes ayant atteint toute leur croissance suivre encore « leurs parents. On peut expliquer ce fait en considérant que ces « oiseaux.-ayant besoin d’avaler des plumes pour leur digestion, ne « peuvent s’en procurer d’autres que celles que perdent leurs parents. » (D’après Meves).
« Au moment du passage, on rencontre cet oiseau en mer, particulièrement dans les baies abritées. Comme il recherche sa nourriture à proximité de l’endroit où il plonge, il ne parcourt jamais de grandes distances sous l’eau. » (F. Droste-Hülshoff). « Le cri des adultes peut être comparé au bennissement des pou- « lains, ou au cri des porcs qui se battent. » (Gloger .
M. Quand il est blessé, c’est toujours avec prudence qu’on doit « aborder pour le prendre; car il lance de violents coups de bec aux « doigts, et vise quelquefois au visage. » (Bailly).
La
CRN
en
NoURRITURE. Petits poissons, plantes et insectes aquatiques. (Nilss.\. Avale quelquefois des Brochets de plusieurs pouces de longueur. (Droste-Hülshof”).
PROPAGATION. Nid composé de plantes aquatiques amoncelées sans ordre, de manière à former une masse de 3-4” de hauteur. Le poids du corps de l'oiseau suffit pour y produire un creux, où les œufs sont déposés. Ces Nids flottent sur l’eau et s'élèvent ou s'abaissent suivant son niveau. (Thienem.). Ponte vers le commencement de Mai. Œufs 3-4), d'un blanc verdâtre mat lorsqu'ils sont fraichement pondus. Les pores en sont recouverts par un revêtement ealcaire d’une épaisseur variable et formant des boursoufflures arrondies. : Thienem.). Long. 0051 à 0056 sur: 0033 à 0m037. (Degl. et Gerbe). |
Niche dans les plaines de l'Inde. (A. Anderson, Str. Feath. p. 274. 1873). OEufs d'un blanc pur. (W. Theobald}. Thienemann, Fortpflan-