‹ Contributions à la faune ornithologique de l'Europe occidentaleChapitre 73 sur 208 · EST · texte numérisé non relu

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FULIGULA LEUCOPHTHALMA. Dubois, Ois. Belg. pl. 279. (1857). AvyTayA NYROCA. G. R. Gray, Handl. B. III. p. 86 (1871). NYROCA LEUCOPHTHALMOS. Gray, B. Great. Brit. V. pl. 21 (18..).

Anglais: Wite-eyed Pochard. (Macgill.).

Hollandais : Wüitoog, œil blanc. (Schleg.).

Savoie : Sarcelle rousse. (Baïlly).

Gard : Bouice raujhé (Crespon).

Italien : Moretta tabaccata. (Savi).

Catalan : Anach. chaalater. (Vayreda). Valence, Rochet. (Ign. Vidal).

L’étymologie de Nyroca ayant déjà été donnée, il ne reste plus que peu de chose à dire des noms peu nombreux qu'a reçus cet Oiseau i inconnu des premiers ornithologistes.

On ne comprend pas très bien le sens de l’épithète lurida, qui ne répond pas à la description de S. G. Gmelin, car cet adjectif signifie jaunâtre.

Le nom de Surcelle d'Égypte, donné par Bufton, vient de ce que cet Oiseau passait pour être exclusivement propre à l’ Égypte.

Mare. = Tête, cou el poitrine d’un beau roux rouge à reflets. Un collier noir peu distinct au bas du cou. Dessus du corps d'un brun noir lustré. Flancs d’un brun roux. Ventre blanc. Iris blanc. La FEMELLE res-

semble au Mâle, mans les teintes sont plus ternes el plus

mélangées. Long. tot. 0,89.

MaLe. iv. et Print. — Tête, cou et large plastron sur le haut de la poitrine d’un beau rouge marron très lustré. Un petit triangle blanc plus ou moins grand au sommet de l’angle que forment les plumes en s’avançant vers la membrane iutermaxilliaire de la Mandibule infér.

Bas du cou entouré d’un collier brun foncé, étroit et peu

tranché sur les couleurs environnantes. Parties supér. d’un brun noirâtre à reflets pourprés, très finement pointillés de roussâtre sur le haut du dos et les Scapulaires. Miroir de l'aile blanc, présentant la forme d’une large bande oblique de haut en bas et d’arrière en avant, bordé

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de noir en avant et en arriere. Rémiges et queue d’un brun noir ; les premières blanches sur la plus grande partie de leurs barbes int., qui sont largement terminées de brun noir. Poitrine et ventre blancs; celui-ci maculé de brun roussâtre; ses côtés d’un brun noir finement pointillé de blanc. Une bande transversale d’un brun noir sur la région anale. Souscaudales blanches. Rectrices d’un brun noir. Flanes d’un brun marron. Bec bleu cendré. Onglet noir. Pieds d’un cendré bleuâtre; membranes noires; {ris blanc. Long. tot, 0",89. Bec à partir du front 0",041. Aile repliée 0",195. Queue 0",06. Tarses 0,032. Doigt méd. avec l’ongle 0",049

FEMELLE. — Ressemble au Mäle. Tête et cou bruns, avec les plumes terminées de roussâtre. Dessous du bec blanchâtre. Devant du cou varié de blanc ct de gris; dessous du corps d’un brun noiräâtre lustré. Poitrine et flancs bruns, avec les plumes nuancées et bordées de roux terne. Milieu de lPabdomen d’un blanc argenté. Bas-ventre d’un brun roussâtre. Souscaudales rayées transversale -

ment de brun roussâtre sur un fond blanc; le reste comme chez le Mâle (Degl.).

JEUNE. — Tête d’un brun roux. Parties supér. d’un brun foncé à bordures grises et rousses. Devant du cou roux avec du blanc, qui se voit par transparence. Flancs d’un roux mélangé de roux jaunâtre. Le reste du dessous du corps blanchâtre, avec du gris foncé qui se voit par transparence. [ris gris. Tarses couleur de plomb (Brehm).

ANATOMIE. — La Trachée du mâle est d'un diamètre très étroit, surtout immédiatement au-dessous de la glotte et vers le Larynx infér. Dans le milieu, elle est du double plus large. Le Larynx infér. forme du côté

droit une protubérance osseuse, et du côté gauche un dôme, composé de Fase, III: : 5

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ramifications osseuses et garnics de membranes du côté extérieur, tandis que le côté accolé contre le tube est entièrement osseux. (T.).— Comparez : :Montagu, Ornith. Dict. f. I, IT. — Yarrell, Brit. B. ed. Saunders. V. p. 422. fig.

HABITAT. — Islande, R. R. Observé en Mai dans une baie du Defjord. (Faber). Ne se trouve pas en Scandinavie, (v. Heugl.}. Danemark, R. Niche. (Kjärb ). Finlande, R. R. R (Palméu). Russie, surtout vers le Don et le Volga (Pallas). Sarepta, C. (Mœschl.). Le Schleswig paraît être la contrée la plus septentr. où il niche (F. Droste-Hülshoff). R. dans l'Allemagne orient. (Brehm). Pas R. en Silésie (Gloger). Lac de Garde, Hiv. (Althammer). Bavière, Assez R. (Koch.). Irrég. en Belgique, Print. (De Selys), Angleterre, R. Pas R. en Écosse. (Macgill.). Alsace. Acc. Nov. et Mars (Krœner). Régulier dans les départements septentrionaux, Print. et Aut., Acc. dans ceux del’Est. (Degl.). — I] serait peut-être plus exaet de dire que cet Oiseau est rare dans les départements du centre et de l'O., et qu’il est assez rég. dans ceux de l'E. — Manche (Le Mennicier). Seine-Inf., Irrég. (Lemetteil) Sarthe, R. R. (Gentil). Lorraine, R. (Godron). Savoie, Acc. en Aut., Ass. Rég. en Mars et Avr. (Bailly). Environs de Grenoble, pas R. (Bouteille). Rhône,de pass. pas C. (L. O.G.). Côte-d'Or, Rég. (Marchant). Haute-Loire, Ass. R. (Moussier). Gard, Hiv. (Crespon). Allier, KR. (Olivier). Loiret, Acc. R. R. (Nouel). Maine-et -Loire, toutes les années. (Vincelot). R. près de Bordeaux. (Dubalen). La Brenne, Indre, C. C. (R. Martin). Aude, Oct.-Févr. Hérault, Tarn-et-Garonne, Oct.-Nov. Pyrénées-Orient. (Lacroix). Charente-Inf. R. R. (Beltrémieux). Loire- Inf., R. R. (Blandin). Tué dans le N. de l'Angleterre. (Montagu). Banat. (v. Pelzen). C. près de Syracuse, de Catane et du lac de Lentini, où il niche, et reste toute l’année. Quelquefois près de Messine, Avr. (Malh.). Grèce, Mars et Avr. (Malh.). Epire et Albanie, niche; arrive en Mars. (T. Powys). Turquie d'Europe. (Elliot). Lac d’Albufera, Hiv.; le © est plus G. que la ©. (Ign. Vidal). Espagne mér., C. niche, émigre en Aut. (Saunders).

Algérie (Loche). Sahara algérien. (Tristram). Niche à Zana et à Djendeli. (0. Salvin). Pas R. en Hiv. dans la B.-Égypte ; s’avance jusqu'en Nubie. (v. Heugl.) Canaries, Hiv., pas G. (Bolle). Portugal, R. (A. C.. Smith).

Capturé à la Trinité (Léotaud).

Jourdain. (Tristram). Pékin, Ass. G. (David).

Mœurs.-— Voyage par couples et en petites troupes. (Degl.). Apparaît en Savoie par couples ou par petites bandes, très souvent à la suite d’une volée de Sarcellines, de Milouins ou de Morillons. Tres alerte et très remuant, on le surprend quelquefois dans les fourrés ou dans les grands joncs. Il est très rare qu’on l'approche de près dans les lieux découverts.Sa

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chair est d’un goût agréable. Dans plusieurs contrées, cet Oiseau est regardé comme gibier maigre (Bailly). À une certaine époque de l’année, on détruit en Russie un grand nombre de ces Oiseaux vers les lacs Onéga, Ladoga et sur le Volga. Plusieurs centaines de paysans armés de bâtons se rendent vers les lieux fréquentés par cette Espèce, et où ils sont sûrs d’en trouver les nids. Aux jours de fête d'Urbanus, de Medardus et de Vites (ancien style), ils prennent tous les œufs et tuent les Oiseaux à coups de bâton, Ce massacre est renouvelé à la Saint-Jean et à la Saint-Kilian.… L’Anas leucophthalmos est très exposé à diminuer en nombre, à cause du peu de soin qu'il prend de cacher son nid. De même que l’A. ferina, il le place quelquefois tout près des habitations.

Les Phaleris arundinacea et Cyperus esculenta croissent spontanément dans l’Istrie, et sont encore plus communes vers le lac de Côme, et c’est précisément dans ces contrées que l’on rencontre le plus abondamment l'Anas leucophthalmos etl’A. ferina. Peut-être que cette nourriture, leur mode exclusif d'alimentation en Aut. et en Hiv., a pour effet de communiquer à leur chair une saveur très délicate.'Ceci est d'autant plus vraisemblable qu’à Cherbourg et à Dunkerque on a observé, au contraire, que ces Oiseaux avaient un goût rance et peu agréable. (Lotz).

NOURRITURE. — Semences, feuilles de diverses plantes d’eau douce. (Droste-Hülshoff.) : En Été, petits poissons, mollusques, scarabées, semences de Alisma Plantago, Phalaris arundinacea, Cyperus esculentus. (Lotz).

PROPAGATION. — Établit son nid au milieu des herbes, sous des touffes de roseaux et de plantes aquatiques; entoure ses œufs d'un cercle de plumes. (Thienem.)

Œufs (9-10) de forme ovalaire, assez allongés, d’un gris jaunêtre pur, plus où moins foncé. Coquiile assez forte, à pores distribués sans ordre, offrant un luisant bien marqué. Vus par transparence, ils sont d’un blanc jaunâtre. (Thienem.) 0M,050-0m,055 sur 0",036-0m,038 (Degl. et Gerbe).

Thienemann, Fortpflansungsgesch. pl. LXXX. fig. 8. Bädecker, Brehm et Pässler, D. Eier d. europ. Vüg. pl. 23. fig. 3.

BIBLIOGRAPHIE. — LoTz. Ueber die weissäugige Ente, Anas leucophthalmos. Borkh. mit Anmerkngn. von Gloger. (Isis. p. 1233. 1828.)

G. Lorz, de Neudorf en Silésie (Gräflich-Stollbergischer Revierjäger). Forestier très instruit, bien connu par ses écrits ({artigs Forst und Jagdarchiv), a enrichi le Musée zoologique de l'Université de Breslau, ete. (Gravenhorst, Isis, L. ce.)

GENUS II. AITHFYIA. Boie, Isis (1822).

Aïtbvrx, Plongeon.

Bec un peu plus long que dans le Genre Nyroca, aussi haut à sa base que large vers son extrémité, offrant audessus des narines deux arêtes, qui s’écartent en forme de V, dont les branches ouvertes sont dirigées du côté de la tête ; entre celles-ci, les plumes du front s’avancent un peu en pointe. Ces arêtes dépassent en dessus l’angle antérieur des narines ; entre leur extrémité antérieure et l'onglet du bec, çelui-cis’élargit un peu en se déprimant. Faces latérales de la base du bec légèrement obliques de haut en bas et de dedans en dehors, limitées postérieure ment par les plumes des Lorums, qui forment en cet endroit un demi- cercle à convexité antérieure. Lamelles courtes, obliques d’arrière en avant et de bas en haut, ne dépassant pas les bords des Mandibules. Scapulaires moins longues que dans le Genre Nyroca. Queue courte,

arrondie. Doigts longs. Formes massives. Sexes dissem blables. ,

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