‹ Contributions à la faune ornithologique de l'Europe occidentaleChapitre 75 sur 208 · HT RE · texte numérisé non relu

HT RE

PENELoOPE. Br. Orn. VI. p.384. pl. 25. fig. 1. (1760).

? PENELOPE NIGRA. Id. Zbid. p. 389. (Q ?).

Anatra Penelope o moriglione. ** Stor. degli Ucc. V. pl. 583. 584. (1767).

. ANAS RUFICOLLIS. Scop. Ann. I. p. 66. n° 81 (1769). Canard millouin. B. Ois. IX. p. 216. (1783). — Id. Ent. 803. ©”.

Anas RurA. Gm. Syst, p. 515. (1788).

Pochard Duck. Penn. Arct. Zool. p. 284. (1792).

NyrocA FERINA Flem. Phil. of Zool. Il. p. 260. (1822).

PLATYPUS FERINUS. Brehin, Lehrb. II. p. 828. (1824).

FuLIGULA FERINA. Steph. Gen. Zool. XII. p. 193. (1824).

AYTHYA FERINA et ERYTHROCEPHALA. Brehm, Jsis. p. 999, (1830). — Vogelf. p. 379. (1859).

AYTH. ERYTHROCEPHALA. Brehm, Handb. p. 919-920. (1831).

ANAS FERINA. Gould, Eur. pl. 367. (1837).

NyroGA FERINA. Reichb. Handb. pl. 125. fig. 124-126. (1850).

AYTHYA FERINA RUFICEPS. Brehm, Naumannia. p. 1298. (1855).

FULIGULA ERYTHROCEPHALA. Dubois, Ois. Belg. pl. 278. (1857).

NyroCA FERINA. Gould, B. Great Brit. V, pl. 20. (187.).

Suédois : Rothhalsad Dyhand. (Nilss.).

Danois : Tafeland. (Teilmann).

NYROGA FERINA AMERICANA. Reichb. Handb. pl. 77. fig. 892. (1850). AITHYA AMERICANA. Bp. C. R. XLIIT. (1856).

FULIGULA AMERICANA. Max, J. f, O. p. 175. (1859).

Le gris des parties supér. est linéolé de noirätre et de blanc; cette nuance paraît plus foncée chez À. ferina. Parti s infér. presques entièrement blanches; elles sont très finement pointillées ou linéolées chez À. ferina. Dessus de la tête et du cou à reflets d'un beau violet.

À. FERINA. | A. ERYTHROCEPHALA.

ei 1" 67 LANCE AN PA

BA lafoeur. 0, 81/2” Go

Sa hauteur près du front. 10” 8 3,47

AE UT O7 | SOA Fee 4%52/37 127

Dent médian. .; … 2". 1/2” LRO TE

PER tn 27 37 23,157 (Max)

HaBrrAT. — Amér. Sept. — Géorgie. (A. Gerhardt). Wisconsin, pas

R. (R. Hoy). Iles Bahama (Albrecht). Jamaïque. (W. T. March).

ee.

Allemand : Tafelente. Rothhals. Braune Ente. Rothkopf. Rothe Mittelente. Wildente. Quellje. (Bechst.).

Hollandais : Tafeleend. Roodhkop. Valinger. (Schleg.).

Anglais : Pochard. Great red-headed Wigeon. (Willughbg).

Français : Millouin. (Br.). Fast

Seine-[nf, : Mulouin. Rouget. Tétard à tête rouge. (Lemetteil).

Savoie : Rougeau. Morelon. Jaffre à tête rouge. (Bailly).

Gard : Bouy testo rousso. ©. Bouisso. ®. (Grespon).

Catalan : Anach gavaita. Buixot. (Vayreda). Valence, Sivert. (Ign. Vidal).

Andalousie : Cabezon. (H. Irby).

Italien : Moriglione. (Savi).

Sicile : Moyju. (L. Benoît).

Sardaigne : Cabarossu. (Cara).

Ferinus, sauvage, a été donné comme nom qualificatif par Linné à cette Espèce; c'était probablement comme traduction du nom allemand Wildente, sous lequel elle était désignée depuis longtemps. Quoique, par extension, ce même mot puisse signifier rude, désagréable, et que l’on trouve dans Ovide vox ferina, il est peu probable que le naturaliste suédois ait voulu faire allusion au cri désagréable du Milouin.

Nous trouvons dans les anciens auteurs que le mot Penelope a été un des premiers noms scientifiques donnés à notre Oiseau ; car Aldrovande donne pour synonymes à son Penelope la Cane à Teste rousse de Bélon et le Rothhals des Allemands qui sont des noms du Milouin. Et comme le terme d’Aldrovande a été appliqué au Canard siffleur, également par Linné, il est permis de supposer que les Anciens ayant confondu ensemble les diverses Espèces de Canards à tête et à cou roux, cet Auteur a cru pouvoir sans inconvénient donner le nom de Penelope au Canard siffleur, dont la tête et le cou sont de cette dernière couleur.

Le mot Millouin ou Milouin ne serait-il pas une altération de Mittelente ?

Nous avons passé en revue les principaux noms allemands de cet Oiseau. Les noms hollandais Tafeleend, Roodkop, ne sont que des traductions. II faut ajonter Valinger, usité.dans la Hollande méridionale.

Les Anblais se serveut du mot Pochard et de celui de Widgeon, Ge dernier s'applique à plusieurs autres Espèces d’'Anatidæ.

Mae. — Tête et cou roux. Parties supér. gris clair avec des 219zags noirs, croupion, queue et Souscaud. novrs, ainsi qu'un large plastron. Miroir gris. Ventre d'un blanc grisâtre. Free. T'éte el cou brun roux.

ar

Poitrine et haut de l'abdomen d’un blanc cendré. Bec

plombé. Tarses de même nuance. Long. tot. 0",45.

Mare. Hiv. et Print. — Tête et haut du cou d'un marron ocreux. Un petit triangle blanc à l’angle saillant que forment les plames du menton en s’avançant vers la membrane intermandibulaire. Haut et bas du dos, croupion, sus et souscaudales noirs. Un large plastron qui commence au bas du cou, s'étend jusque sur le haut du dos et descend au niveau du poignet de laile jusqu’à la hauteur du sternum, également noir. Ge plastron est écaillé vers son bord infér. de bordures grises plus où moins larges. Scapulaires d’un blanc gris, finement linéolées en travers de petites lignes brisées d’un gris foncé. Couvertures supér. des ailes d’un gris cendré, avec des ondulations un peu plus foncées, mais peu visibles. Miroir d’un gris un peu plus clair, chaque plume étant bordée étroite ment de gris foncé. Couvertures du dessous de laile blanches. Dessous du corps gris cendré blanchâtre, avec

ANAS VaLiSNERIA. Wils, 4m. Orn. pl. 70. fig. 5. (1814).

FuriGuLaA VALISNERIANA. Audub. B. of Am. VI. pl. 395. p. 299. (18..).

Nyroca Varisnerit. Reichb. Handb. pl. 75. fig. 127. pl. 80. fig. 2758- 2760. (1850).

AiTHYA VaLISNERII. Brehm, Vogelf. p. 380. (1855). — Naumannia. -p. 298. (1855). À

FuriGuzA VALISNERIA. Gundl. J, f, O. p. 229. (1857).

AYATHYA VALISNERIA, Baird, B. N. Amer. p. 794. (1860).

Cet Oiseau recherche pour sa nourriture une plante du genre Valisneria, de là les noms de Valisneria, Valisneriana, qui lui ont été donnés. Ces termes étant eux-mêmes des dédicaces ne devront figurer que dans la synonymie. Ù

Ma ce

les plumes bordées de la même teinte un peu plus foncée, ce qui produit des ondulations peu apparentes. Flancs du même gris blanc que les Scapulaires et rayés de même. Ventre gris noirâtre avec de petites ondulations transversales plus foncées et se fondant insensiblement avec le noir des Sous-caudales. Rémiges et Rectr. d’un brun noirâtre. Bec couleur d’ardoise à sa base, avec une bande bleu de plomb au devant des narines, et terminé par une bande transversale noire. Onglet de cette dernière couleur. Tarses et Doigts bleu de plomb. Palmures noires. Iris rouge orange. Long. tot. 0",45 environ. Aïle repliée. 0",22. Bec depuis les plumes du front 0",05, Tarses 0,031. Doigt méd. avec l’ongle 0*,062. Queue 0",053.

Mare. Éré. — Bec d’un noir plombé, avec une bande transversale antérieure plus foncée et moins bien limitée qu'au Print. Tête et cou d’un brun roux, plus foncé sur le dessus de la tête et la nuque, plus clair sur les tempes, les joues, l’espace qui existe entre l'œil et le bec. Cette teinte passe au blanc brunâtre contre le bec, plus claire sur le menton et la gorge. Du reste il ressemble à la Femelle (d’après Naumann).

FEMELLE. —- Une teinte brune remplace le roux de la tête et du cou du Mâle; dans cette dernière région les plumes sont bordées de la même teinte, mais blanchâtre

Maze. — Dessus de la tête brun. Cou d’un beau roux. Manteau et devant du cou notrs. Le reste du plumage avec des ondulations peu mnarquées et paraissant presque blanc (Brehm). Bec et pieds norwrs. Iris rouge foncé. Taille un peu plus forte que celle d’Anas

ne

et claire. Le plastron du Mâle est indiqué par des lignes transversalesun peu effacées d’un brun grisâtre,qui s’apercoivent comme par transparence sur un fond gris blanc, couleur qui est celle du dessous du corps. Haut du corps brun, avec des bordures transversales plus foncées et peu visibles. Croupion et Souscaudales d’un brun encore plus foncé et offrant des zigzags peu apparents. Gorge et haut du cou en avant roussâtres, avec des taches brunäâtres. Le cendré des Scapulaires du Mâle est indiqué par une série de zigzags très fins et très rapprochés, brunâtres sur un fond gris beaucoup plus foncé que chez celui-ci, et donnant à celte partie l’apparence d’être finement pointillée: Flancs du même gris que le dos, avec des zigzags bruns. Ventre gris noirâtre. Souscaudales de cette nuance, terminées de blanchâtre. Miroir à peu près comme chez le Mâle, de même que les couvertures supér. des ailes. — Bec noir verdâtre. Onglet noir. Pieds d’un cendré verdâtre, avec des raies transverales d’un brun de plomb en avant et sur les articulations des Doigts. Iris d’un brun roux (Degl.).

ee

ferina. Bec plus long. (Max). — FEMELLE. Bec couleur de plomb, noi à sa base, le long. de l'arête et vers la pointe. lis d’un brun foncé. Long. tot. 17” 6". La queue dépasse de 1” l'extrémité de l'aile. (Max).

ANATOMIE. — La trachée du mâle offre un large labyrinthe un peu aplati et concave, dont le sommet est couvert par une membrane mince et transparente ; au point où la trachée y aboutit, il est très étroit, mais immédiatement au-dessous, il se renfle de manière à acquérir trois fois son diamètre (Wils.)

HABITAT. — Répandu depuis l'embouchure du Mississipi jusqu’à l’'Hudson et le North River (Audub.). Chute du Niagara (Max ). Europe, Acc.

ER

JEUNE. — Anas civaREA. S. G.Gm. Reise, II. p.184, pl. 47. (1774). AN. CINEREA. Bechst. Naturg. Deutschl. I. p. 660. (1791). AN. CINERASCENS. Id. T'aschenb. p. 437. (1809). | Tête et cou d’un brun roux moins pur que chez le Mâle adulte. Bas du cou et jabot d'un gris brun, avec des bordures roussâtres. Aile de même nuance, laquelle s'étend | en dessous. Bas du jabot et Souscaudales gris, les plumes ; étant terminées de blanchâtre. Dessus du corps d’un brun noir à bordures claires. Bec d’un bleu noir mat. À un âge plus avancé se montre entre les narines et l'extrémité | du bec une tache d’un bleu de plomb plus claire. Iris brun clair. Pieds plombés tirant au jaunâtre. Ongles et membranes noirâtres (d’après Naumann).

HYBRIDE. — Saunoers (H.). Exhibition on behalf of M.R. J. Howard and Remark upon a specimen of a hybrid between the T'ufted Duck and the Pochard, Fuligula cristata et A. ferina (P.Z.8S. p.550. 1886.)

-(Brehm). Wisconsin (R. Hoy). Bermudes. (Wedderburn). Observé à Cuba en Déc. R. (Gundl.) Jamaïque. (W.T. March). Guatemala. (Salvin).

… … Mœvurs. — Se trouve en quantité considérable sur les rivières où croît | rien la Vafisneria, par ex. sur certains points de l'Hudson, du Delaware, près de Gloucester, etc. Ces Oiseaux sont généralement maigres au moment de leur arrivée, près du Havre-de-Grâce; mais vers le commencement de Novembre, ils commencent à s’engraisser.… Leur nombre est quelquefois si grand, qué lorsqu'ils s’envolent, ils produisent un bruit semblable au tonnerre... [ls sont très farouches, et on ne peut les approcher que par ruse... Le mole le plus propre pour les faire venir à portée de fusil consiste à employer un chien dressé à cet effet. Tandis que le chasseur posté convenablement, attend les Canards, le chien, s’il est bien dressé, va de côté et d’autre le long du bord; les Canards qui observent cette manœuvre, sont attirés peut-être par un sentiment de curiosité, et s’approchent peu à peu du rivage jusqu’à ce qu'ils ne soient plus qu’à 20 ou 30 yards du chasseur Si les Canards paraissent se décider difficilement à s'approcher, on attache sur le chien un objet très voyant, un gant rouge, par exemple; il est rare que ce moyen manque son effet... Quelquefois, à la clarté de la lune, le chasseur dirige son bateau du côté d’une troupe

ar Le

te

Poussin. Agé de 24 heures. Long. tot. 0",170. Bec 0",016. Tarse 0",018. Iris d’un gris verdâtre. Bec d’un gris olivâtre, jaunâtre en dessous. Pieds d’un brun noir, avec des bordures verdâtres le long des tarses et des Doigts. Duvet du dessus du corps d’un brun verdâtre. Les 4 taches sont bien apparentes, elles sont jaunes, ainsi qu'une bande qui s'étend le long des humérus. Dessous du corps et côtés de la tête d’un jaune teinté de vert. Une écharpe noirâtre sur le bas du dos. De la base du bec remonte jusque sur le front un trait étroit d’un brun vert. (Meves, Oef. K. Vet. Ak. Fôrh. p. 290. 1868. — À. Marchand, R. Z. p. 244. 1870. Descript. pl. 25. 1863. — Yarrell, Brif. B. éd. Saunders. p. 417. fig.)

ANATOMIE. — La Trachée du mâle est composée dans presque toute sa longueur d’anneaux entiers et cylindriques. Le tube se resserre subitement à l'endroit où se forme le Larynx inf. Celui-ci se dilate seulement en dessous en une cavité osseuse. Les ramifications qui s’élèvent du côté gauche, |

de ces Canards dont il avait eu soin préalablement de s’assurer de la position; pagayant silencieusement en profitant de l'ombre des bois ou de la disposition des alentours, il arrive jusqu'à la distance de 15 à 20 yards d’une troupa composée de plusieurs milliers d'individus, dont il fait un grand carnage... Rien n’effraye plus ces Oiseaux que lor:qu’on les tire la nuit. Ils quittent alors tout à fait cet endroit... Pendant le jour, ils se dispersent; mais le soir, ils se rassemblent en grandes troupes dans les criques où ils sont comme des bateaux à l’ancre, la tête sous l’aile pour dormir; mais auparavant, ils ont soin de placer des sentinelles qui les avertissent du moindre danger... Ils sont très estimés pour la délicatesse de leur chair, et se payent fort cher dans certaines occasions. (Wils ).

NouRRITURE. — Le Canvass-back, dos de canevas, se nourrit de grains, surtout de blé, et peut se laisser attirer par cet appât, si on le jette plusieurs jours de suite, dans des endroits déterminés. Uu vaisseau chargé de ble ayant fait naufrage à l’entrée du Great Egg Harbour, le grain surnagea et peu de jours après toute la baie fut couverte de Canards de cette Espèce (Wilson).

TE Le TO Tee ont absolument les mêmes formes que chez Anas nyroca ; mais le côté intér., qui est accolé contre le tube, est presque entièrement osseux, et

seulement garni de 3 petites membranes transparentes. (T.). — Yarell, Brit. B. éd. Sanders. p. 417. fig.

HABITAT. — Laponie. R. R. (v. Nordmann). R. dans la Scandinavie, plus G. dans les contrées orient. et sep. R R. en Norvège. (Nilson). Finlande seulement dans le S. (Palmén). Allemagne (Bechst.). Oeland, niche. (Wallengr.). Quelquefois en Hiv.sur les côtes orient. duJutland. (Kjärb.). Navaja Ladoga, Ass. C. (Liljeb.). Russie. Sibérie. Caspienne. (Pall.). Sarepta, C.; niche. (Mœschl.) Bakou, Hiv. CC. (Ménétr.). Niche sur les lacs du Mecklembourg, de la Poméranie, de la Prusse et de la Livonie. (Liljeborg) Silésie, niche. (Gloger.) Thuringe or. G.C. (Th. Liebe). Tyrol. Hiv. (Althammer). Suisse, C. en Nov. (VMeisner et Schinz.). Bavière, Hiv. Ass. R. (Koch.). De pass. en France, fin Oct. Revient en Avr.(Degl.). Lorraine, R. (Godron). Savoie, de passage (Bailly). Angleterre fin Oct. Mars. (Macgill.). Belgique, G. en Hiv. (de Selys). Alsace, Oct. (Kroœner). Isère. (Bouteille). Rhône, C. (L. O, — G.) Seine-Inf. (Lemetteil). Manche. (Le Mennicier). Haute-Loire, passage. (Moussier). Gard, de passage. (Crespon). Allier, Ass. R. (Olivier). La Brenne, Indre. C. C. (R, Martin). Charente, Ass. R. (de Rochebrune). Loire-Inf., de passage. (Blandin). Charente-Inf., Ass. C. Print. et Aut. (Beltrémieux). Loiret, Hiv. ét Print, R. R. en Sologne. (Nouel.). Côte-d'Or, de pass. rég. (Marchant). Allier. (Olivier). Aude, Ariège, Gers, Hérault, Pyrénées-Orient., Aut. et Hiv. (Lacroix). Landes, (Dubalen). Sardaigne, C. GC. en Hiv. (Salvad.). Péloponèse. Roumélie; Hiv. Pas obs. dans l’Archipel grec. (Linderm.). Iles loniennes, C. C. Hiv. (T. Powys). Lac d’Albufera, Hiv. C. (Ign. Vidal). Espagne mérid., de passage. Se reproduit peut-être sur les lacs de la Marisma. (Saunders). Sardaigne. Aut. Avril. (Cara).

Algérie. (Loche). Tanger, niche. (Carstens.). Sahara algérien. (Tristram). Delta du Nil, pas G. Suez. (v. Heuglin).

Inde, Hiv.p.C. (H.Irby). Candahar.(T. Hutton). Turquestan. (Severtz.),

Mœurs. — Appartient aux contrées tempérées de l'ancien monde, surtout aux contrées orientales... Paraît dans ses migrations suivre généralement les fleuves; longe cependant, mais en petit nombre, les côtes de l'O. (Palmén). |

C’est un Canard d’eau douce, qui se trouve exceptionnellement sur la mer. Il plonge perpendiculairement et reparaît presque à la même place (Droste -Hülshoff). |

Arrive en Savoie au mois d’Oct. par pelotons serrés, sans tracer de lignes inclinées ou triangulaires... Ces troupes sont très farouches et se laissent rarement surprendre par le chasseu:... Ces Oiseaux disparaissent dès que les eaux commencent à se glacer..… Ils reviennent vers

le mois de Mars ct émigrent ea Avr... La chair est très savoureuse : (Bailly).

M. Hébert, eité par Buffon, atrès bien décrit les mœurs de ces Oiseaux. « C'est, dit-il, l’'Espèce du Millouin, qui après celle du Canard sauvage, « m'a paru la plus nombreuse dans les pays où j’ai chassé. Il nous arrive « en Brie, à la fin d'Oct., par troupes de vingt à quarante; il a le vol plus « rapide que le Canard, et le bruit que fait son aile est tout différent; la « troupe forme en l'air un peloton serré, sans former des triangles « comme les Canards sauvages ; à leur arrivée, ils sont inquiets, ils s’a- « battent sur les grands étangs, l'instant d’après ils en partent, en font « plusieurs fois le tour au vol, se posent une seconde fois pour aussi peu « de temps, disparaissent, reviennent une heure après, et ne se fixent pas « davantage. Quand j'en ai tué, ça a toujours été par hasard avec de très « gros plomb, et lorsqu'ils faisaient leurs différents tours en l'air; ils « étaient tous remarquables par une grosse tête rousse, qui leur a valu le « nom de Rougeot dans notre Bourgogne. »

« On ne lesapproche pas facilementsurles grands étangs : ils ne tombent « point sur les petites rivières par la gelée, ni à la chute sur les petits « étangs, et ce n’est que dans les canardières de Picardie qu’on peut en « tuer beaucoup... J'en ai tué un en Brie au mois de Juill... ce qui me « ferait croire qu'ils étaient appariés, et que quelques couples de l’Espèce « couvent en France dans les grands marais. »

NourRRITURE — Semences, Racines, Plantes d’eau douce (Droste- Hülshoff).

Sur la DomesrTicaTion de l’Anas ferina. (A. Marchand, R. Z, p. 78, 1862).

PROPAGATION. — Niche dans plusieurs contrées de l'Europe tempéree. (Thienem.). Niche dans plusieurs contrées méridionales, mais pas dans la péninsule scandinave. Il est cependant certain qu'il se reproduit, quoique très rarement dans l’île d’Oeland. (Wallengren.).

Se reproduit aussi en Sibérie suivant ce dernier auteur ; cependant von Middendorf ne cite pas de Milouin dans sa Faune sibérienne.

Le Nid est établi dans les roseaux, dont l'Oiseau brise les tiges sèches ; il forme avec des tiges herbacées et des feuilles de plantes aquatiques une couche qui lui sert de base. (Thienem.). Suivant A. Brehm, ces tiges sont solidement entrelacées; la coupe du nid est spacieuse et bien garnie de duvet.

Œufs (18-13, d'après Naumann) d'un gris verdâtre tirant au blanc verdâtre ou au vert jaunâtre. Coquille assez épaisse, pores très fins et très serrés, éclat peu prononcé. Vus par transparence, ces œufs paraissent d’un vert blanchâtre. (Thienem.) 0,060 — 0m,063 sur 9m,043 — 0,045. (Degl. et Gerbe).

nn on

Thienemann, Fortpflansunasg. pl. LXXIX. f, 1. 1. Bädecker, Brehm et Pässler, D. Eïer d. europ. Vôgq. pl. 23. f. 1. Sclater (P.E.) Fuligula ferina. Téal or Mallard(P.Z.S p.134, 1882).

L'errugineous Duck. J. H. Gurney et Fisher, The Zoologist, p. 1328. (1846).

FULIGULA FURINOIDES. Bartlett, Ibid. p. 1178. (1847).

F. Homeyeri. Baedecker, Naumannia. I. Hft. 4. p. 90. 1851. — II. LM 202412 ."pl (1853).

F. Houeyeri, Baldamus, Naumannia. Il, Hft. 2. p. 124 (1852).

Paraît être un Hybride de A. ferina et de Nyroca leucophthalmos. L’exemplaire de ma collection se rapproche plutôt de la dernière Espèce que de la premitre. D'après MM. Gurney et Ficher, le l'errugineous Duck serait un hybride dont la trachée, tout en présentant certaines analogies avec celle de N. leucophtlalmos, ofrirait plus de ressemblance avec celle de À. ferina. (Voyez van Wickevoort Crommelin, Arch. neerl. VII. 1872). — L. O.-G. Frage über Z'ulijula Homeyeri, Naumannia, p. 402. 1855. — Noch ein Wort, Ibid. p. 66, 1857. Réponse du C. L. W. Gloger, Ibid. p. 252. 1856. p. 71. 1857. — Einige Worte über Art, Bastard und klimatische Ausartung mit besonderer Rücksicht auf F. Homeyeri (E. v. Homeyer, J. f. O0. Erinnerungsschrift, p. LX VI. 1854).

Tête, cou et plastron pectoral d'un roux rouge brillant, qui rappelle les teintes de ces parties chez Nyroca leucophthalmos. Haut du dos un peu plus sombre, se fondant bientôt avec le gris des Scapulaires, qui est un peu roussâtre et linéolé de zigzags brunâtres. Ces zigzags sont moins apparents sur les couvertures supér:. des aïles, qui sont d’un gris brun. Croupion et suscaudales d’un brun nôirâtre. Un miroir blanc jaunâtre sale, bordé en avant et en arrière de gris noirâtre. Rémiges et Rectr. brun noirâtre. Des-ous du corps d'un blanc lavé de jaunâtre sae. Ventre grisâtre, poudré surtout sur les côtés de fins zigzags brunâtres. Flancs marqués de zigzags de même couleur bien accusés. Souscaudales d’un gris brun assez foncé, teintées de roux sur les côtés, les plus longues terminées de blanc, couleur, qui forme en cet endroit un triangle à base. antérieure. Queue un peu conique. (Iris d'un jaune orange, d’après M. van Wickevoort Crommelin, Lettre à L. O.-G. 9 Janv. 1874).

Capturé dans le Département du Rhône en 1854. (Exemplaire de ma collection.) Un individu tué près de Liège diffère de celui qui est figuré dan la Naumannia. I a le dos brun, avec quelques lignes vermiculées d’un gris foncé, ce qui le fait ressembler davantage au Nyroca. Cependant on peut conserver encore quelques doutes, car la forme et la couleur du Lec et des pieds se rapprochent davantage de celles de ces parties chez

DT es

l'A. ferina. En outre, l'individu en question n’a de commun avec le Nyroca que le miroir blanc et le dos foncé (de Sélys Longchamps, Naumannia, p. 394. 1857,)

PORN PÉENPANNEARILA" Boie;, Isis, p. 06111822}

GLAUCIUM MINUS STRIATUM. Br. Orn. VI. p. 416. (1760).

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Scaup Duck. l’enn. Arct. Zool. III. p. 290. (1792).

FuLiGuLA MARILA. Steph. Gen. Zool. XII. p. 198. (1824).

PLaTypus MARILUS. Brehm. Lehrb. Il. p. 830. (1824).

Moretta grigia. Savi, Orn. tosc. III. p. 129. (1827).

NyYRoGA MARILA. Flem. Brit. Anim. p. 122. (18238).

AYTHYIA ISLANDICA, MARILA et LEUCONOTOS. Brehm. Zsis, p. 998. (1830). — Handb. p. 911-913. (1831).

Scaup pochard. Selby, Brit. Orn. Il. p. 354. (1834).

Fu:iGuca GESNERI. Eyton, Rare Brit. B. p. 56. (1836).

ANAS MaRILA. Gould, Eur. pl, 371. (1837).

NyrocAa MARILA. Reichb. Handb. pl. 75. fig. 131-133. (1850).

FULIGULA ISLANDIGA MARILA, LEUCONOTOS, Brehm, Vogelf. p. 351. (1855). — Naumanni:. p. 298. (1855).

ANAS MaRILA. Wils. Am. Orn. VIII. p. 79. pl. 69. f. 8. (1814).

?FULIGULA MariLoiDes. Vig. Zool. Blossom, p. 31. (1839).

FuLiGuLA AFFINIS. Eyton, Anat. p. 157. (1838),

DU ouARILA, Audub. .B. Am. VI. p. 316. pl. 397 et VII. p.355, pl. 498. (18..).

ANAS MARILA AMERICANA. Schles. Xrit. Ucbers. p. CXX. (1844).

FuLiGuLA MaRILA. Jard. Ann. Mag. N. H. XX. p. 377. (1847)

NyrocA mariLoibes, Reichb. Handb. pl. 77. f. 889. pl. 80. f. 2756- 2107. (1850).

ManRiLa AFFINIS. Bp. C. R. XLIIT (1856).

FuLIGULA MARILOIDES. Caban. J. f. O. p.20. (1857).

FuniG ArrINIS. Sclat. et Salv. Zbis. p. 231. (1859).

Fuuix AFrINIS. Baird, B. N. Am. p. 791. (1860).

Furix AFFINIS. Gundl. J. f. O. p. 382. (1875).

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MaRIiLA FRENATA. Bp. C. R. p. 051. (1850).

Furix MARILA. Baird, B. N. Aïner. p. 791. (180). FuriGuLa MARILA. Gould, B. Great. Brit. V. pl. 24. (1870?).

Marila n’est point un adjectif comme on pourrait le supposer d’abord;

ce mot vient de uapikn, qui signifie menu charbon, cendre chaude. Le mot grec latinisé convient donc au Milouinan, dont le plumage offre des teintes noires et grises, qui rappellent, les unes la couleur du charbon, les autres celle de la cendre. On peut croire aussi que Linné a voulu traduire en latin l'expression allemande Aschenente, qui désigne, suivant Bechstein, cette Espèce dans certaines contrées.

Aurait été décrit pour ià première fois par Gesner, suivant Willughby (Orn. p. 279), et désigné par Salerne sous le nom de luliqula forte Gesneri, d'après Ray; c’est ce qui a motivé la dédicace de Eyton.

Omis par Aldrovande et Klein, le Milouinan a été repris par Brisson, qui le regardait comme une Variété de son petit Morillon, et plus tard par Linné (Fn. Suec. 1761 et Syst. Nat., p. 196. 1766). Buffon lui a donné son premier nom français Millouinan, d’après certains rapports de distribution de nuances, qui rappellent celles du Milouin.

Willughby nous dit que le nom anglais Scaup Duck vient d’un certain mollusque testacé, dont ce Canard se nourrit, et qui se nomme Scaup.

Voyez : On a Scaup Duck found in China, R. Swinhæ. (P. Z. S. p. 411. 1873).

Mare. — Très voisin de À. Marila, mais de taille moins forte. Blanc des Rémiges prim. n'atteignant pas le bord postér. des secondaires. Tête des mâles pourprée et non pas d'un vert foncé. (Schleg.). Bec couleur de plomb. Onglet noir. Pieds couleur de plomb, teintés de jaune. Palmures noirâtres. Iris d'un jaune d’or brunätre. Long. tot. 1" 3" 9", La queue dépasse de 8"! l'extrémité de l'aile. (Gundl.).

Consultez : Max, J. f. O, p. 176. 1859.

HAB1TAT. — Amér. Sept. Acc. en Europe. (Bp.) Géorgie. (A. Gerhardt), Sainte-Croix (A. et E. Newton), Wisconsin, C. (R. Hoy). Cuba, Nov. R.

(Gundl.) Jamaïque. (March). Tabago. (Kirk). Trinité. Nov. — Avr. (Léo-

taud). Tué sur les côtes de Hollande. (Schleg.)

Mœurs. — Se trouve sur les eaux douces comme sur la mer, où il est commun. (Wils.).

PROPAGATION. — L'œuf ressemble à celui de À. marila d'Europe. 2.29 inches sur 1.63 ou bien 2 2 inch. sur 1.52. (A. Newton, P. Z.S. p. 117. 1867),

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En Amérique on le connait suus le nom de Blue-büll. (Wils.) Les noms islandais sont : Déukand, à Myvatn. Hrafnsond, dans les. de l'Islande. (Faber).

Suédois : Hvitbuk, dos blanc. Bergand, Canard de montagne. Grimmad And, Canard qui porte un licou. (Nilsson).

Danois : Bjergand. (Teilmann).

Hollandais : Tappereend. Veldduiker. (Schleg.)

Allemand : Warten. Moderente. Schaufelente. Unterirdische Ente. Morente. Schimmel. Aschenente. (Bechst.).

Français : Millouinan. (B.).

Anglais : Scaup Duck. Spoon-bill Duck. (Macgill.).

Savoie : Morette. Jaffre noir et blanc. ©". Jaffre gris et brun. ®. (Bailly).

Gard : Boui negrë. Bouisset. (Crespon).

Italien : Moretta grigia. (Savi).

Sicile : Busciu. (Cara).

Le bec de cette Espèce, qui est élargi notablement vers son extrémité, est probablement le seul caractere qui ait pu le faire séparer des Milouins et motiver la création du

genre Maria.

Mare. — Tête, cou, haut du dos et poitrine d’un now foncé tirant sur le vert à la poitrine et au cou. Manteau blanc avec des lignes novres ondulées. Ventre blanc. Tarses noirs. Femelle. Du blanc autour du bec. Le resle du corps brun noir, excepté le dessous, qui est blanc. Long. tot. 0",47.

Mace. PRINT. — Tête et haut du cou en arrière d’un beau noir à reflets verts. Devant du cou, haut du dos et un large plastron, qui s’arrèête sur les côtés un peu en dessous du pli de l'aile et s’étend jusqu’au haut du sternum, d’un beau noir brillant et lustré; ce plastron est assez

nettement délimité sur le blanc de la poitrine, du ventre et des flancs. Croupion, Suscaudales et bas-ventre, noirs. Ventre blanc, avec de fins zigzags grisätres tres clairs

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mu

et très déliés, ce qui donne à cette partie l'apparence d’être saupoudrée de cette dernière couleur. Scapulaires blanches, avec des lignes noires brisées et transversales; ces lignes deviennent de plus en plus foncées et plus larges a mesure qu'elles se rapprochent du bord postér.de l'aile; celles qui sont les plus proches du bord ext. des Scapulaires sont moins foncées et plus espacées, de sorte que Le haut du manteau offre plus de blanc que le bas, et que cette nuance domine sur ses côtés. Couvertures supér. des ailes grises avec des zigzags noirs rapprochés, imitant une sorte de pomtillage. Miroir blanc, présentant la forme d’une bande oblique asez étroite, finement liserée de noir ; ce miroir est bordé en avant d’une bande noir verdâtre, qui est tres large du côté du coude et le limite en arrière et en dedans; il est en outre bordé en bas et extérieurement par une bande large en arrière et s’avançant en pointe en avant, cette bande est également d’un noir verdätre. Flances blancs avec quelques zigzags roussätres. Ventre gris blanc, finement linéolé de cendré, puis de noir, couleur qui s’étend de plus en plus en arrière pour se confondre avec le noir des Souscaudales. Rémiges et Rectr. d'un brun noir. Bec bleu clair; ses bords et l'onglet noirs; man-. dibule infér. brune. Tarses et Doigts bleu de plomb. Palmures noirâtres. Iris jaune. Long. tot. 0,47. Bec à partir du front 0”,045. Aïle repliée 0",22. Tarse 0,4. Queue 0”,199.

Mae. Eré. — Ressemble beaucoup à la Femelle. Bleu du bec plus pur. Bande frontale plus étroite. Pas de tache claire sur l’oreille. Tête, cou et jabot d’un brun plus foncé. Haut du dos, Scapulaires et Rémiges les plus proches du

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corps plus sensiblement lavées de gris blanc. Les extrémités foncées des plumes du miroir ont des reflets verts SOyeUx. Du reste, l’aile comme en Hiv. Leurs couvertures sont lavés de gris blanc presque comme les Scapulaires, mais cette nuance est souvent interrompue par des bordures brunâtres. Poitrine d’un blanc brillant. Dos d’un brun foncé, tacheté de blanchätre. Sus et Souscaudales, croupion et bas du dos d’un brun noir, cette dernière partie finement tachetée de blanc. Rectr. d’un brun noir mat (Naumann).

Femezze. — Üne large bande blanche entoure la base du bec (elle est plus ou moins interrompue sur le front chez les jeunes). Tête d’un brun foncé; cou de teinte un peu plus claire. Sur la région auriculaire se trouve une tache de teinte claire peu marquée. Jabot d’un brun foncé, avec des bordures plus claires, qui sont blanches sur le milieu de la poitrine. Plumes des côtés du corps qui recouvrent l’aile, brunes avec de larges bordures d’un brun clair lavées de blanchâtre à l'extrémité. Poitrine et ventre blancs, lavés quelquefois d’un peu de jaunâtre. Souscaudales brunes, lavées à l’extrémité de chaque plume de blanchâtre et de gris brun clair. Couvertures des ailes d’un brun foncé, les plus petites sont lavées de clair, mais les autres sont d’un brun foncé uniforme, comme les Rémiges int. Rémiges prim. de même couleur, plus claire sur les barbes int. et à leur base. Partie visible des plumes du miroir blanche, largement terminée de brun noir, ce qui forme vers le bas un encadrement; plumes brachiales situées au-dessus du miroir d’un brun foncé à reflets verts. Queue, bas du dos et croupion d'un brun

no a foncé ; ces dernières parties à bordures plus claires. (Palmén). Bec, à l'exception de l’onglet et de la mandibule infér. d'un cendré bleu clair (presque blane en Hiv.). Iris jaune soufre. Pieds d’un gris plombé foncé, plus clair sur le côté int. des tarses et des doigts; ceux-ci ont les articulations noirätres. Membranes noires (Naumann).

FEMELLE Où JEUNE. — ANAS SsUBTERRANEA. Scop. Ann. I. n° 83 (1768).

ANAS FRENATA Sparrm. Mus. Carls. Fasc. Il. pl. 38. (1787).

Ressemble à la Femelle adulte, dont il se distingue par les caractères suivants : Iris d’un brun jaunâtre. Bec d’une nuance plus terne, ainsi que les Tarses. La bande blanche, qui entoure le bec, est interrompue sur le front. Les plumes d’un brun noir du haut du dos et des Scapulaires offrent de larges bordures d’un brun clair. Couvertures alaires un peu lavées ou tachetées de blanchät re (Palmén). -

Voyez Sclater (P. L.). Remarks on a curious Duck shot in Yorkshire

Fuligula marila Q avec le front d'un blane pur, très étendu et la tête noire du mâle de cette Espèce, (P. Z, S. p. 246, 1885).

Poussin. Des premiers jours de Juillet; Islande. — Tête, derrière du cou et dos d’un brunâtre clair teinté de verdâtre. Au bout de quelques jours, ces parties deviennent d'un brun foncé. Gorge, joues et devant du cou jaunes ou d’un blanc jaunâtre. Flancs jaunâtres, presque gris chez les individus plus avancés en âge. Bec noir ; mandibule infér. jaune. Se distingue du Poussin de l'Anas crecca par l2 bec, qui est plus court et plus large, ainsi que par la couleur uniforme du dos. (Krüper, Naumanma, p. 49. 1897).

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Comparez : Meves, Oefvers. K. Vet. Ak. Fôrh. p.296. 1868. Descript. d'un poussin âge de 24 heures.

A. Marchand, R. Z. p. 308. 1870. pl. 20. 1868.

ANATOMIE. — La large trachée du mâle est composée, pour les trois quarts de sa longueur, de demi-anneaux qui alternent, et qui ne se réunissent point à sa partie sup., où le tube est d’une substance membraneuse; à un pouce du Larynx infér. Le tube se resserre et est déprimé, les anneaux de cette portion sont entiers et liés près des membranes. Le larynx infér. se dilate de côté et en dessous en des cavités osseuses ; du côté gauche, il forme des ramifications osseuses, élevées et aplaties contre le tube. Chez les jeunes mâles, tout le tube est cartilagineux et membraneux; les cavités osseuses sont indiquées par des anneaux divisés par des membranes. (T.)

HABITAT. — Lac Myvatn, Islande; C. C. (Faber, Krüper). Feroë, Ass. C. au passage. (A. Holm). Tromsô, GC. en Sept. (Liljeb.). Upsal, R. (A. Mesch). Ile de Gottland. (A. Andr.). Plus C. dans les contrées septentr. et orient. que dans l’occ. de la péninsule scandinave. Scanie, niche. (Nilss.). Danemark, Hiv. G. C. (Kjärb.). Laponie; arrive au commencement de Juin ; niche; séjourne jusqu'à la fin Oct. (Schrad.) Nowajà L'adoga. (Liljeb.). Russie sept. Sibérie. Région infér. de l'Obi. (Pail.) Pas observé vers la Boganida avant le 4 Juin ; niche en grand nombre. (v. Middend.) Finlande; presque toutes les années sur les récifs d'Helsingfors. (Palmén). Côtes de la Baltique. (Brehm). Silésie, pas CG. (Gloger). Lac de Constance, pas R. certaines années. (Meisner et Schinz). Tyrol. Hiv. (Althammer). De passage en Hollande, Belgique, Angleterre et France, Alsace, R. sur le Rhin. (Krœner). (Degl. et Gerbe). Côtes de France, Hiv. CG. G. (Schleg.). Lorraine, R. (Godron). Bretagne. (Vincelot.) Morbihan, R. (Taslé). Loiret. (Nouel). Seine-Inf. (Lemetteil). Manche. (Le Mennicier). Savoie, Hiv. R. (Bailly). Dauphiné, R. R. (Bouteille). Rhône, R. (L. O. — G.). Côtes-d’Or, Irrég. R. (Marchant). La Brenne, Indre, Rég.R. (R. Martin). Allier, R.R. (Olivier). Haute-Loire, Hiv. R. (Moussier). Gard; Mars. pas CO. Voyage avec les Morillons. (Crespon). Aude, Ariège, Gers. Rég. Aut. et Hiv. pas C. (Lacroix). Loire-nf, pas G. (Blandin). Charente-Inf. Ass. R. (Beltrémieux). Sicile, Hiv. C.:sur le lac de Lentini. (Malh ). Grèce, R. KR. (T.Powys). Plus C. près de Missolonghi. (Linderm.) Province de Gerona, CG. (Vayreda). Andalousie. (H. Irby).

Algérie, Hiv. (Loche). Pas R. en Hiv. dans les lagunes de la B.-Égypte. Arabie pétrée. Djelah. (v. Heuglin). :

Mœurs. — Islande. C'est le plus commun de tous les Canards du lac Myvatn... Dans d’autres contrées de l'Islande, il est rare... La Femelle conduit ses petits sur les eaux et revient souvent à terre pour se reposer.

Si on les surprend, tous se jettent à le’au et gagnent le large, excepté la

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mère, qui nage en battant des ailes et en poussant des cris ; elle ne s’éloione pas à plus de 10 ou 15 pas, et ne se décide à rejoindre ses petits que lorsqu’elle les croit en sûreté. (Krüper).

Il se montre déjà vers le milieu de Mars sur les eaux douces de Ja partie mérid. de l'Islande, et arrive au lac Myvatn en Avril. Vers la fin de ce mois, le mâle fait entendre des accents que l'on peut comparer à ceux de la Tourterelle... Au commencement de Sept. le Milouinan réunit ses petits qu’il avertit du danger par un cri d'appel, que l’on rendrait par arrr. Vers la première moitié d'Oct., il se rassemble en grandes troupes dans les baies et quitte la contrée quinze jours après (Faber.).

Cet Oiseau appartient aux contrées les plus froides et les plus septent. des deux mondes. En Laponie et en Norvège, il passe l'Été sur les récifs, où il se propage à l’entrée de l'Hiv. Il se tient en troupes plus ou. moins nombreuses sur les lacs intérieurs de la Scandinavie, où le plus grand nombre reste tout l’Hiv., tant que la mer reste libre, ou bien qu'il reste encore sur la glace des trous (vakar).. Il plonge avec la plus grande agilité et presque continuellement. Son plumage très serré le rend très difficile à tuer. Comme il se tient presque toujours au large, il est difficile de l’approcher à portée de fusil. Néanmoins on en détruit un grand nombre tous les Hiv. On les prend aussi dans des filets... (Nilsson).

Nilsson décrit de la manière suivante un mode de chasse particulier d’après Rabbén (Tidskr. f. Jägare, 1833, p. 758). « Lorsque la mer . « est prise près des côtes, on examine les trous les plus rapprochés du « rivage, du côté de la côte, on élève près de l’un de ces trous un grand « morceau de glace. Aussitôt que l’on a remarqué un certain nombre « d’Oiseaux réunis dans cet intervalle, deux hommes rampent dans cette « direction-en s'abritant derrière le morceau de glace. Ils ne portent pas « de fusil, mais chacun est armé d’un grand bâton. Dès qu'ils sont arrivés, « ils se lèvent tout à coup et s’élancent de chaque côté du trou en poussant « des cris. Les Ganards se voyant surpris, et n’ayant pas le temps de « prendre leur vol, se mettent à plonger; mais ils ne peuvent pas rester « longtemps sous l’eau ; ils sont alors obligés de paraître pour respirer, « et dès qu’ils présentent la tête, ils sont assommés. De cette manière, on « les tue presque tous en peu de temps. On peut aussi par la même « méthode se procurer facilement un grand nombre d’Oiseaux aquatiques « d’Espèces différentes. » |

Le Milouinan est plus propre aux plaines qu'aux lacs des Alpes de la Scandinavie; il ne dépasse guère la région des arbres verts. (Wallengren.) 1

Se rmontre en Oct. à l’île de Borkum; il y demeure jusqu’en Mars ou jusque vers la fin Avr. C’est un Canard essentiellement marin, qui ne quitte la mer que pendant les tempêtes; aussi est-il beaucoup plus commun sur les étangs du continent que sur les iles au moment des grands oura-.

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gans. Lorsque le temps est calme, il est rare d’en voir ailleurs que sur la mer. Jour et nuit, cet Oiseau se laisse balancer sur les vagues. (F. Droste-Hülshoff.)

Savoie. — Le Milouinan n'est guère commun que lorsque les froids ont été précoces en Aut. et quand ils sévissent encore à l’approche du Print. Voyage par bandes quelquefois nombreuses, qui volent serrées et quelquefois à une petite hauteur... Les bandes des jeunes arrivent vers la mi-Oct., ou dans le courant de Nov. Quelques-uns restent jusqu'aux grands froids... Les adultes passent les derniers et toujours en plus faible quantité que les jeunes... Dès que l'Hiv. est fini, ils reparaissent assez souvent plus abondants que lors de leur premier voyage... Ils émigrent à la fin de Mars ou dans le courant d’Avr. La chair de ces Oiseaux est un manger médiocre. (Bailly.)

Gard, — Le Milouinan n’est jamais bien nombreux dans le midi. Se voit en Mars, On en prend quelquefois aux hameçons, comme les Morillons. (Grespon.)

NOuURRITURE. — Se nourrit surtout de coquillages des Genres ZLittorina, Littorea Teilina, Solidula et de petits Crustacés. Pour s’en emparer, il plonge jusqu'à vingt pieds de profondeur. (Droste -Hülshoff.) * En Savoie, il se nourrit au moment de son passage de petits poissons, de menus coquillages, vers et plantes aquatiques. (Bailly.)

PROPAGATION. — Islande. Nid placé sous des buissons d’Angelica ou de saules, ou parmi de hautes herbes, rarement dans un trou ou sous une pierre. Îl arrive souvent que plusieurs femelles pondent leurs œufs dans un même nid. La Femelle couve avec beaucoup d’assiduité, de sorte qu’on peut l’approcher de très près dans ce moment, La ponte a lieu vers le commencement de Juin. {Krüper.)

Ne niche certainement pas aux Feroë. (A. Holm.)

Mid assez gros, épais, composé de tiges herbacées ; il mesure 8” de dia-

mètre. Lorsque la ponte est terminée, l'Oiseau entoure ses œufs d’une

grande quantité de duvet. (Thienem.).

Œufs. — Niche en Laponie vers la seconde moitié de Juin. Œufs (8), 2", 4” sur 1” 6”. Coquille lisse, d’un vert grisâtre. (Schrader.)

Islande. —La forme allongée est dominante. La plupart des œufs sont d’un vert mat. On on voit, mais rarement, d’un jaune rougeûtre. (Kiüper.)

0m,064 — 0m,066 sur 0,043 — 0m,044. (Degl. et Gerbe.)

Thienemann, Fortpflanzungsgesch. pl. XXVII, f. 4. A.-B.

Bädeker, Brehm et Pässler, D. Eïer d. europ. Vôg. pl. 48, f. 1.

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GENUS III. NETTA Kaup, Nat. Syst, (1829).

BRANTA. Boiïe, Isis (1822). Nec Scopoli. (1769.) CALLICHEN. Brehm, Handb. (1831.) É MERGoIDEs. Eyton, Cat. Brit. B. (1836). 0 Kolbenenten. Schleg. Krit. Uefters. (1844).

NerrA (Nñtra ou Nicozx, Sarcelle, Canard).

BRANTA rappelle ici le nom allemand de l’Espèce de ce Genre, Brandtente.

MErGoipes. Mot hybride (Merqus et eièoc),

Kolbenenten, de Kolbe, massueet de Ente, Canard.

CALLICHEN. De rad, beau, et de Xv, Oie.

Bec beaucoup plus large à sa base que le front, peu élevé et déprimé près du front, un peu renflé sur ses côtés en arrière et en dessous des narines, assez déprimé et horizontal au devant de celles-ci. Bord de la mandibule supér. descendant en formant une courbe légere vers sa base. Les deux arêtes supér, envoyant chacune un petit prolongement entre les plumes du front. Onglet déprimé. Lamelles larges, cspacées, dirigées de haut en bas et d'avant en arrière, dépassant un peu le bord de la mandibule supér. vers son milieu. Narines ovales, allongées d'avant en arrière, horizontales, ne s’avançant pas jusqu'au milieu de la longueur du bec. Scapulaires assez larges, ne dépassant pas la 4 Rémige. Queue médiocre, peu étagée. Tarses plus courts que le Doigt médian. Plumes de la tête allongées en touffe, celles du derrière du cou un peu allongées chez les mâles. Sexes dissemblables.

. Gelbschopf. Klein, Verbess. Hist. d. Vôg.p. 142. (1760). “2 0 ANAS FISTULARIS CRISTATA. Br. Orn. VI. p. 398, (1760), ‘à

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