FULIGULA CRISTATA. Steph. Gen. Zool. XII. p
Anatre colo ciuffo. **. Stor. degli. Ucc. V. pl. 591. 592. (1767).
ANAS ARCTICA. Leach, Cat. Brit. Mus. p. 39. (1816).
NYROCA FULIGULA. Flem. Philos, of Zool. II. p. 260. (1822).
AITHYIA FULIGULA. Boie, Isis. p. 564. (1822).
PLATYPUS FULIGULUS. Brehm, Lehrb. IT. p.833. (1824).
Moretta turca. Savi, Orn. tosc. IL. p. 131. (1827).
AYTHYIA FULIGULA et GRISTATA. Brehm, Jsis p. 998. (1830).
AYTHYIA FULIGULA. Brehm, Handb. p. 914-916. (1831).
Tufted Pochard. Selby. Brit. Ool. Il. p. 357. (1836).
ANAS FULIGULA. Gould, Eur. pl. 370. (1837).
ANAS CRISTATA. L. Benoit. Orn. Sic. p. 204. (1840).
FuLIGULA CRISTATA. Reichb. Handb. pl. XLI, f. 119-123. (1850).
F. PATAGIATUS ET GRISTATUS. Brehm. Naumannia. p. 298. (1855). — ; Vogelf. p. 381-382. (1855). |
RE Éd Een LS CE à
FULIGULA RUFITORQUES. Bp. J. Ac. Nat. Se. Philad. III, n° 13. (1824)
ANAS CoLLARIS. Donov. N. H. Brit. B. pl. 147. (1794-1812).
AN. FULIGULA. Wils. Am. Orn. p. 60, pl. 67. f. 5. (1814).
FULIGULA coLLARIS. Bp. Ucc. europ. p. 73. (1842).
ANAS FULIGULA. Audub. B. of Am. VI. pl. 398. (18..).
FurieuLa coLLaris. Reichb. Handb. pl. 76. f. 886. pl. 80. f, 2754-2768. (1850).
MARILA coLLARIS. Bp. C. R. XLIII. (1856).
Fuzix cocLanis. Baird. B.N. Am. p. 792. (1860).
F. CRISTATA. Gould. B. Great Brit. V, pl. 23. (1870 ?). F. ruzi@uLa. Licht. Nomencl. p. 102. (1854).
Furix CRISTATA. G. R. Gr. Handl. B. III. p. 86. (1871).
Suédois : Vigge. Scanie. Hügerund. (Nilss.). Norrland. Toppand. (Nilss.),
Anglais : Tufted Duck. (Willughby).
Allemand : Haubenente, Canard à bonnet. Wollente. Russfarbige Ente. Reiherente. (Bechst.) ;
Hollandais : Xuifeend (Ganard à toupet). Kamduiker, plongeur à crête.
Français : Morillon. (B.).
Savoie : Jaffre. Jaffre noir, Jaffre huppé. Morette (Bailly).
Gard : Boui négrë. Ciauquio. (Crespon)
Italien : Morellaturca. (Savi).
Sicile : Zupputu. (L. Benoit).
Sardaigne : Niedduzuw (Cara).
Castillan : Anade moñinegro. (Guirao). Catalan : Anade de cresta. (Vayreda).
Le nom de Glaucion convient à cet Oiseau, comme à certains âges de l’'Anas clanqula, puisqu'il a les yeux plus ou moins glauques.
Morillon viendrait de l'espagnol Morillo, qui signifie petit Maure. Salerne, qui donne ce nom au jeune, réserve celui de Molleton ou Horton à l'adulte, dont il fait une Espèce distincte. Mais ilne nous donne pas l’étÿmologie de ces deux dernières expressions. Remarquons, sans décider lequel dérive de l’autre, l’analogie de Molleton et de l'allemand Wollente.
Mare. — Tête et huppe d’un noir verdätre à reflets pourprés. Parties supér. d'un brun now. Mrow de l’arle blanc. Cou, poitrine et Souscaud. noirs. Ventre blanc. Long. tot. 0,45. Freeze. Huppe très courte.
Se distingue de F. cristata par un collier rougeätre au bas du cou. Mare. Bec couleur de plomb. Onglet now, ainsi que le bout du bec et une bande lranstversale sur les narines. Une bande transversale el base du bec blancs. Plusieurs taches de celte couleur prés des narines. Pieds d'un gris brunâtre pâle, plus foncé
Tête, cou, haut du dos et pourine d’un brun notirâtre. Le reste des parties supér. d’un brun noir mat, saupoudré de gris. Ventre blanc. Bas-ventre gris brun. Flancs brun roussätre. (Brehm). Jeune. Ressemble à la $. Une tache blanchätre à l'angle du bec. Mae. ANAS FULIGULA. L. Syst. p. 128. (1758).
Schwarze Schopfente. Klein, Verb. Hist. d. Vôg. p. 140. (1760). GLaucruM miNus. Br. Orn. p. 411. pl. 37. f. 1. ©. (1760). ANAS CRISTATA. Salerne, Orn. p. 419. pl. 30. f. 1. (1767). Le Morillon. Le petit Morillon. B. Ois. IX. p. 227, 231, pl. 15. 1783.
— Id. Ent. 1001. © | Tuftea Duck. Penn. Arct. Zool. II. p. 300. (1792).
Mare. Hiv. — Huppe, tête et haut du cou d’un noir à reflets verdâtres et d’un violet pourpré. Angle saillant des plumes du menton sur la membrane intermandibulaire, blanc. Gorge, bas du cou, un large plastron sur le haut de la poitrine, d’un brun noir lustré. Scapulaires noir mat saupoudrées de gris; les plus longues offrent des reflets vert bronzé. Couvertures supér. des ailes d’un noir brunâtre. Miroir blanc sous forme de bande oblique d’avant en arrière et de bas en haut, un peu arquée et à convexité postér.; ce miroir est bordé de noir en arrière. Rémiges
vers les articulations. Iris d’un jaune d’or. (Gundl.). FemgLze. — Bec d’un gris olhvâtre, avec une bande . grisâtre ax devant de l'extrémité, qui est noire. Preds comme chez lé s'.Iris d'unjaune brun olivâtre.(Gundl.). JEUNE. — Tête el dessus du cou d’un brun pourpré; chez quelques-uns, le coller est peu marqué. (Wils,)
HABITAT. — Amér, sept.; Acc. en Europe. (Bp.). Vera Paz. Guatemala. (Salv. et Sclat.). Wisconsin, GC: (R. Hoy.): Cuba, Nov. C: (Gundl.). Jamaique, R. (W. T. March.).
ASE 2
et Rectr. d’un brun cendré. Croupion et Suscaudales
noirs. Dessous du corps blanc. Ventre d’un noir de plus en plus foncé à mesure que l’on se rapproche des Souscaudales. Bec gris bleu, traversé à la base et avant l’extrémité par deux baudes d’un blanc bleuâtre. Onglet et bout du bec noirs. Tarses et Doigts plombés. Palmures noires. [ris jaune brillant. Long. tot. 0,45. Bec 0,045. Aïle repliée 0*,28. Queue 0”,051. Tarses 0°,082. Doigt méd. avec l’ongle, 0*,059. !
Mare. Été. — Tuë à Kuopio, le LR août 1848. Bec d'un bleu sombre en dessus et sur les côtés, d’un bleu clair au devant de l’extrémité qui est noire, le long des bords et vers la base. Pieds d’un gris bleu tirant au jaunâtre, noirâtres à l’intérieur et sur les articulations. Membranes noires. Iris d’un jaune clair. Tête et dessus du cou noirs à reflets veloutés brunâtres. Huppe très courte. La partie la plus étroite du cou d’un noir brunâtre mat ; le reste de celui-ci noir tirant au brunâtre avec des bordures étroites grisâtres, qui deviennent blanches et larges sur le milieu du jabot, et offrent des reflets soyeux; sur les côtés de celui-ci, où elles sont encore plus larges, ces bordures sont brunâtres et finement poudrées de blanc grisâtre. Bas du cou, haut du dos et Scapulaires finement poudrés ou lavés de gris blanc sur un fond noir, avec des reflets métalliques surtout sur les Scapulaires postér.
Ainsi le haut du dos et les Scapulaires offrent les mêmes
nuances qu'au Print.; il en est de même des ailes, excepté que les Rémiges Les plus int. ont en Eté leur extrémité arrondie. Bas du dos, croupion, Suscaudales et Rectr.
comme au Print., les Souscaud. grises, tachetées de noi- Fasc, IIT. “=
râtre. Côtés du croupion noirâtres, à bordures poudrées de blanchâtre, nuance qui se perd peu à peu dans les taches grises du dessous du corps en arrière. Milieu de la poitrine et ventre d’un blanc pur satiné. Plumes des flancs qui recouvrent les ailes gris brun, finement lavées de gris blanc sur toute la partie visible des plumes; les plumes postérieures seulement lavées de gris à leur extrémité. (Palmén).
FEMELLE. — Bec comme chez le Mâle, mais plus ou moins tacheté de couleur foncée sur le fond-bleu sombre, et cela surtout en Été (en Hiv. du moins, il n’y a pas-de tache). Iris Jaune. Tarses comme chez le Mäle. — D'un brun foncé à reflets cuivrés. Plumes des parties supér., jabot et flancs d’un brun noir, avec des bordures foncées, d’un jaune roux ou tirant plus ou moins sur le gris brun, parfois finement saupoudrées aux extrémités. Dessous du corps blanc ou avec des taches sombres sur un fond blanc argenté, surtout vers l'extrémité postér. Plumes des flancs qui recouvrent les ailes à bordures rouges et pour la plupart d’un brun roux. Huppe courte, brune, souvent peu apparente, quelquefois assez longue. Aiïle et queue comme chez le Mâle. — Quelquefois 1l existe un bandeau d’un blanc pur. Dans ce cas, l’Oiseau ressemble beaucoup à la Femelle de lAnas maria, dont il se distingue par sa huppe et l’absence de teinte grise sur les Scapulaires (Palmén).
JEUNE. — ANASs GLAUCION. L. Syst. p. 126. (1758). — Id. Fn. Suec. p. 43. (1761).
GLaucrum. Br. Orn. p. 406. pl. 36. f. 1 et 2.
ANAS LATIROSTRA. Brüm. Orn.bor.p. 21. (1764).
ANAS FERA FUSCA MINOR. Salerne, Orn.p. 423, (1767).
a do © M
Le Canard brun. B. Ois. IX. p. 253. — Id Enl. 1007. ANAS SCANDIACA : Gm. Syst. p. 520. (1788).
Lapmark Duck. Penn. Arct. Zool. III. p. 303 (1792). ANAS coLymBis. Pall. Zoogr. Il. p. 266. (1811).
Bec bleuâtre, un peu tacheté et à pointe noire. Iris jaune brunâtre clair. Tarses bleu de plomb teintés de jau- nâtre, surtout sur le côté int. des tarses et sur les doigts, toutes les articulations étant foncées. Tête et cou d’un brun assez foncé; sur les côtés de la base du bec et vers le menton, cette couleur est d’un gris jaunâtre clair, blanchâtre chez quelques sujets. Huppe d’un pouce de longueur environ. Bas et côtés du cou d’un brun clair, à bordures gris blanchâtre surtout en avant; ces bordures deviennent plus larges vers la poitrine. Plumes des flancs qui recouvrent les ailes d’un gris brun jaunâtre. Les plumes étant plus grisätres vers la base, et leurs baguettes plus foncées. Haut du dos et Scapulaires d’un brun noir, finement poudrées ou lavées de gris blanc. Plumes situées au-dessus du miroir offrant des reflets vert foncé. Couvertures des ailes d'un gris noir uniforme. Tout le dos, le croupion, les Rectrices et les Suscaudales d’un brun noir; Souscaud. d’un gris blanc, avec des taches foncées. Côtés du croupion d’un brun noir, à bordures blanchâtres devenant de plus en plus larges vers le bas, de sorte que la partie postér. du dessous du corps offre de petites taches d’un gris blanc et d’un brun clair. Tout le ventre et le milieu de la poitrine d’un blanc satiné, cette couleur se fond insensiblement avec la teinte foncée vers le haut. (Palmén). |
N. B. — La description de l’Anas glaucion de Linné paraît convenir en tous points au jeune de la F, cristata, sauf l’indication d’un collier
blanc, qui rappellerait la livrée de la Femelle ou du jeune du Glaucion clangula. Mais si l’on considère que d’un côté la Femelle ou le jeune du. Garrot sont assez bien décrits dans le Systema Naturæ et dans le Fauna suecica, que de l’autre, des tarses à teinte sembre sont attribués à l'A. glaucion des mêmes ouvrages, on peut admettre que cet Anas glaucion ne fait pas double emploi, et qu'il se rapporte réellement à la F. cristata, jeune âve. Voyez, du reste, ce qui a été dit sur ce sujet à l’articlede l’Anas clangula.
Deux Mäles capturés dans les environs de Toulouse en Déc. 1874avaient
la tête et le cou d’un beau vert brillant. Huppe longue et noire. Tout le reste du corps comme chez le Morillon ordinaire. (Lacroix, Cat, d’Ois. d. Pyrénées franc. p. 249. pl. 7.)
L'Anas Baeri. Radde, Sibir. p. 376, serait un hybride, suivant Th. vx. Heuglin, O. Afr. Il. p. 1337. — E. v. Homevyer. J.f DD
Le plumage de cet Oiseau rappellerait en effet celui de la F. crestata et du Nyroca leucophthalma. |
En voici une courte description d’après un sujet de ma collection en mauvais état : Pas de huppe. Dessus de la tête brun noir avec quelques reflets verts. Joues d’un noir roussâtre. Cou de cette même nuance, mais avec quelques reflets verts. Un plastron d’un brun châtain terne sur la poitrine. Dessus du corps d’un brun noir, ainsi que les Suscaud. et les Rectr. Un miroir blanc assez étendu sur l’aile. Dessous du corps blanc, Flancs d’un brun roussätre. Ventre d’un gris brun roussâtre clair, les plumes étant bordées de cendré blanchâtre. Souscaud. blanches. Long. tot. 0",47 environ. Bec 0°,047. Tarses 0,05.
M. v. Homeyer regarde cet Oiseau comme une bonne Espèce, et cela avec d’autant plus de raison que Raddeen a rencontré un certain nombre réunis ensemble.
Poussin. Agé de 2 jours. — Long. tot. 0”,160. Bec 0°,015. Tarse 0",017. Bec d’un brun olive en dessus, jaunâtre en dessous. Pieds d’un vert olive, Iris d'un gris
verdâtre. Dessus du corps d’un brun olive foncé, sans taches. Dessous du corps d’un vert jaunâtre. Joues et jabot plus foncés. (Meves. Æ. Vet. Ak. Fürh. p. 290. 1S08). — À, Marchand, -R. Z. p. 801. 1870. Descripr.
ANATOMIE. La Trachée du Mâle a le tube peu large et d'un diamètre égal sur toute sa longueur. Le Larynx inf. forme en avant et du côté droit deux faibles dilatations osseuses séparées par une rainure; du côté gauche, il s'élève des ramifications osseuses garnies de membranes. Gette partie du Larynx a les mêmes formes que dans les Trachées des Canards Milouin ct Milouinan. T.). — Yarrell, Brit. B. éd. Saunders. p. 434. fig.
HaBiraT. — Pas en Islande ni aux Feroë, — C’estle plus G. de tous les Canards plongeurs en Laponie. (Wolley). Laponie sous le 690. Se trouve seulement près d'Enare; jamais dans l'Ost-Finmark. Qvickjok, niche. (Lôwenh.). Finlande, niche. (Palmén). Russie et Sibérie. Wuitegra. Bords de la Dwina (Pall.). N. de la Suède et de la Norvège en Été, (Nilss.). Sarepta, niche (Mœschel.). Baxou. Hiv. C. (Ménétr.) Upsal. R.(A.Mesch.), Niche assez souvent dans les marais d'Oeland. (Meves). Silésie. Hiv. (Gloger). Niche dans le Mecklembourg. (Droste-Hülshoff). Bavière. Hiv. Pas R.(Koch). Genève. Hiv. (Fatio). Belgique fin Aut. et Print. (de Sélys). Angleterre. Aut.-Avr. (Macgill). Jura. Irrég. (Ogérien). Lorraine. R. (Godron). Seine-Inf. Aut. (Lemetteil). Savoie. Aut. Hiv. et Print. (Bailly). Dauphiné. de passage CG. C. (Bouteille). Rhône. Hiv. et Printemps. (L.-0.- G.). La Brenne.[ndre. C. G.(R. Martin. Bull. Soc. Z.de Fr. 1887). Sologne. Hiv. Ass. R. (Nouel). Côte d'Or. Reg. (Marchant). Pierre. Saône-et- Loire. G. G. (L.-0.-G.). Haute-Loire. Hiv. (Moussier). Manche. (Le Mennicier). Morbihan. CG, (laslé). Loire-Inf. Hiv. pas QG. (Blandin). Charente-[nf. Hiv. Ass. G. à Esnandes. (Beltrémieux). Maine-et-Loire. (Vincelot). Charente. Hiv. G. (de Rochebrune). Gard. Hiv. et Print. C. C. (Crespon). Landes. C. (Dubalen). Aude. Ariège Gers. Tarn. P yrénées- Orient., Hérault; Hiv. G. (Lacroix). Niche dans certaines contrées de l'Angleterre et en petit nombre, (More). Lac d’Albufera. GC. Hiv. ([gn. Vidal). Galice. Acc. Rio del Burgo, près de la Corogne, Janv. et Fevr. (D. Francisco). Murcie. (Guirao). Espagne mér. irrég. Hiv. (Saunders). Province de Gerona. (Vayreda). Marais de Catane et de Lentini. Hiv.G. Cdans le N. de la Sicile. (Malh.). Sardaigne. Hiv. G. (Cara). CG. G. Hi. (Linderm). Gyclades. Hiv. (Erhard). Iles Ionicnnes, Hiv. G (T. Powys).
Algérie, Hiv. (Loche). Sahara algérien (Tristr.). El Bahcira. C. GC. Hiv. (0. Salvin). Visite en Aut. eten Hiv. le Nil jusqu’à la Nubie (v. Heugl.).
Gro énland. R. R. (Reinhardt).
Sibérie. (v. Schrenck). Chine. (Swinhoe). Japon. (Schleg.). Turkestan. (Svertz.). Inde, Hiv. pas C. (H. Irby). Candahar, C. {T. Hutton). Iles Pelew. (Hartl. et Finsch.).
Mœurs.— Passe l'Eté et niche dans les petits marais à bords peu élevés et dont l’eau est peu profonde, en même temps que le fond est boueux, et
que la surface est couverte de feuilles et de plantes aquatiques. Au mois de :
Sept. on trouve parfois une famille de ces Oiseaux réunie dans la baie garnie deroseaux d’un fleuve, et quelquefois même à une assez grande distance de l'endroit où ils ontniché. Les Morillons ne se tiennent pas au milieu des roseaux, mais en pleine eau. Ce n’est que lorsqu'ils sont effrayés ou poursuivis, qu'ils y cherchent un refuge. À la fin de Sept. ou au commencement d’Oct., ils émigrent. (J. v. Wright, Kuopiotraktens Fogelfauna).
Les mâles vivent pendant l° Été réunis en troupes sur les lacs de [’intérieur et les eaux tranquilles. (Aschan).
Arrivent en Finlande à la fin d'Avr. ou au commencement de Mai. On les rencontre vers les embouchures des torrents, sur les marais, ou vers les détroits où l’eau est courante, ainsi que sur les fleuves. (Palmén).
Cette Espèce fréquente les étangs et les rivières ; on la trouve également en mer. Le Morillon est moins défiant que le Canard suuvage. On peut l’approcher à portée du fusil sur les étangs ou mieux encore sur les rivières quand il gèle. Lorsqu'il a pris son essor, il ne fait pas de longues traversées. (Hébert, cité par Buffon).
Lorsque le Morillon nage, son corps est presque entièrement enfoncé dans l’eau, tandis qu'il tient son cou allonge. Il plonge avec une agilité étonnante. (Ekstrôm).
Dès que les bandes de Morillons arrivent (Avr.ou Mai), ces Oiseaux se séparent sur les eaux de l’intérieur de la Scandinavie, où ils demeurent réunis par couples pendant le temps de la reproduction. Des qu’une Femelle commence à couver, son Mâle la quitte pour se joindre aux bandes des autres Mâles et se rendre avec eux sur les grands lacs où sur les côtes. Les Femelles s’y rendent ensuite avec les jeunes, dès que ceux-ci ont pris toutes leurs plumes. (Nilss.)
Peu farouche, le Morillon pénètre quelquefois dans ee étangs et les mares au milieu des villes et des villages, sans se laisser effrayer par les passants. Il vit aussi bien sur les eaux salées que sur les eaux douces. On voit peu d'Oiseaux plongeurs aussi actifs que ce Canard; il parcourt de grands espaces sous l’eau et remonte loin de la place où il a plongé. Avant de s'élever, il vole un certain espace presque à fleur d’eau... Son cri se rend par Aarrr karrr, auquel il ajoute quelquefois un sifflement flûté. (Droste-Hülshoff).
« .…. J’en ai privé facilement plusieurs dans ma cour ; ils sont devenus « si familiers en peu de temps, qu’ils entraient dans la cuisine et dans
sat ae
« les appartements. On les entendait avant de les voir, à cause du bruit « qu’ils faisaient à chaque pas, en plaquant leurs larges pieds par « terre. Ils s'écorchaient les pieds sur le pavé, néanmoins ils ne maigris- « saient que fort peu, et ils auraient pu vivre longtemps, si les autres « Oiseaux de basse-cour les avaient moins tourmentés. » (Baïllon, cité par Buffon).
Le Morillon se prend aux pièges appelés Cabussaïrës dans le Gard. Ce sont des espècesde filets tendus dans l’eau... Quelquefois aussi, il se prend à l’hamceçon. (Crespon).
C'est un des Canards les moins défiants et les plus faciles à se laisser aborder. Il prend.en Aut. beaucoup de graisse, et sa chair devient (contrairement à ce que dit Nilsson) délicate et très savoureuse; aussi le chasse-t-on partout avec acharnement. On le capture dans certaines localités de la France avec des filets tendus dans l’eau. (Bailly).
NourRiTURE. — Plonge assez profondément, et fait sa pâture de petits poissons, de Crustacés et Coquillages, ou de graines d'herbes aquatiques. (Buff.).
PROPAGATION. — Niche seulement dans les contrées orient, et sept. de la Scandinavie, au delà du 64°. GC. dans l’Enare-Lapmark, entre les 690 et 70°. (Wallengr.). Niche sur les monts Stanovoj. (v. Middend.).
Place son Nid sur un ilot ou sur un monticule près de l’eau. Il le compose d'herbes sèches et de quelques plumes qu’il s’arrache lui-même. (v. Wright.).
Ponte au commencement de Juin. Œufs lisses et luisants, d'une teinte blanche tirant au gris cendré. (Wallengr.).
Œufs d’un brun ou d'un gris verdâtre sans taches, très clairs. Long. 0m,058 sur 0m,030. (Degl. et Gerbe).
Thienemann, F'ortpflansungsgesch. pl. LXXIX, f. 1,1.
Bädecker, Brehm et Pässler, D. Fier d. europ. Vôg. pl. 56, f. 4.
FAMILIA. — CAIRINIDÆ.
Côtés de la tête nus et caronculés. Bec plus haut que large à sa base. Tarses courts. |
TRIBUS. — CAZRININÆ STIRPS. — CAIRINEÆ
GENUS. CAIRINA. Flem. Phil. of Zool. p. 260.(1822)
Mosca. Leach, Cat. Brit. Mus. (1816).
MoscaaTus. Less. Man. II. p.416. (1828).
GymnaTaus. Nuttall, Man. (1833).
CAIRINA. Eyton, Anat. (1833).
Cairina. Le lieu d’origine de cet Oiseau n'étant connu que d’une manière vague des anciens ornithologistes, a donné lieu à une foule de dénominations vicieuses, qui ont servi à le désigner. Belon le nommait Cane de la Guinée. Aldrovande croyait qu’il venait du Caire ; de là le nom de Cairina ; mais aussi il le nommait dans un autre chapitre Anas indica, d'après Gesner, qui aurait été près de la vérité, si par ce mot endica, il avait entendu l'Amérique.
Le nom de Canard musqué ne lui vient pas de ce qu'il sent le muse mais de ce qu’il se trouve particulièrement à l’état sauvage sur la côte de Mosquito (nom que l'on atraduit fautivement par moschata, ainsi que ;. fait observer W. T. March ).
Moschata a été corrompu en Muscovitica (Charleton, Exercit. p. 104 et Onomazt. p. 99), d'où le nom de Canard de Moscovie, qui a aussi été appliqué à cet Oiseau.
Gymnathus, de youvos, nu, et de yvéos, méchoire.
Bec allongé, droit, plus haut que large à la base, d’une égale largeur dans toute son étendue, pourvu d’un tubercule arrondi à la base de son arête supér., qui est presque droite jusqu'au bout, où elle se termine en un fort onglet. Lamelles de la Mandib. supér. larges et espacées. Narines situées près de la base et de l’arête du bec, larges et ovales. Ailes médiocres; 3° et 4 Rém. les plus longues. Queue longue, large et arrondie. Tarses plus courts que le Doigt médian, réticulés ; cependant on remarque quelques Scutelles très petites sur leur face antér. Doigts réu-
DO
nis par une membrane complète. Doigt postér. court et lobé. Côtés de la tête nus et caronculés (d’après Fleming). Tête huppée.
CAIRINA MOSCHATA. Flem. Philos. of Z. p. 260. (1822).
ANAS REGIA. Molina. J. N. Chili. p.206, 305. (1786).
El pato grande o real. d'Azara, Apuntam. II. p. 410, (1805).
ANAS MERIAN&. Shaw, Z. Misc. pl. 69. (1817).
CAIRINA SYLVESTRIS. Steph. Gen. Z. XIII. p. 69. (1826).