Ancylocheira davidis Fairm
Cette espèce, comme plusieurs de ses congénères, doit présenter de grandes variations. M. Delagrange a rapporté des Monts Amanus (Haute Syrie) deux femelles à coloration extrême qu’il convient, à mon sens,, de rattacher au Davidis. La l re est marquée en dessus de 6 taches jaunes formant, deux par deux, 3 bandes transversales interrompues, d’une 7 e sous l’épaule et d’une 8 e subapicale; en dessous, les 2 e et 5 e segments sont marqués chacun de 4 taches plus ou moins unies et formant des lignes transversales. La 2 e Ç a les ély très marquées de 5 ou 6 points jaunes imperceptibles, mais bien placés comme les bandes de l’autre individu; le dessous est identique. Aucun des deux ne présente de ligne médiane jaune sur le corselet, comme l’indique M. Fairmaire.
En dehors de ces deux sujets, M. Delagrange a capturé dans la même localité un couple très remarquable par plusieurs caractères : le çf est d’un beau bleu brillant uniforme, sauf une tache jaune subhumérale assez large, et le corselet est bordé d’une bande jaune aux angles antérieurs et sur les côtés, celle-ci plus large à la base de ce segment. L’abdomen ne présente de tache jaune qu’au dernier segment qui est bimaculé. — La 9 est d’un vert très brillant, colorée comme le cf, sauf un point jaune au milieu de la base du corselet, un autre extrêmement petit de chaque côté de l’écusson, et les deux avant-derniers segments abdominaux bimaculés, — La couleur brillante, les stries superficielles, le milieu des segments ventraux immaculé, le bout des élytres encore plus inerme sembleraient indiquer qu’il s’agit d’une espèce nouvelle. Il me paraît cependant difficile d’admettre qu’on
rencontre ensemble deux espèces si voisines et j’appellerai cette dernière forme Davidis var. metallescens. Le o* a des tibias antérieurs très renflés et fortement évidés dans leur 2° moitié; leur épine terminale est épaisse.