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TERRES À BOIS DES FERMIERS

i° Les terres à bois appartenant en propre à des particuliers s'offrent, en premier lieu, à notre attention. Elles forment le joli total de 5 millions d'acres (recensement de 1901). Ces terres sont généralement la propriété des fermiers, c'est donc la classe des petits propriétaires. On pourrait aussi dire des petites forêts,, car la superficie de ces terrains dépasse rarement cent acres, sauf quelques rares exceptions, telle que la belle forêt appartenant aux messieurs Joly de Lotbinière. Dans ce groupe entrent également les érablières dont nous sommes si fiers.

Ces bois occupent l'es parties les plus pauvres ou les plus rocheuses des terrains, c. a. d. celles qui sont impropres à l'agriculture. On les trouve tantôt isolés et tantôt groupés, comme lie bois qui s'étend de Terrebonne à Berthier.

Ce sont les derniers vestiges du massif forestier qui recouvrait autrefois la plaine centrale du Saint-Laurent. Nous avions ici de très belles forêts de pins, d'épinettes, de cèdre et aussi de chênes, d'ormes, de frênes, de hêtre, de merisier, d'érables et autres bois. L'agrandissement des villages, le défrichement inutile et aussi les feux de forêt sont causes que cette grande richesse a disparu.

La rareté du bois qui commence à se faire sentir dans nos paroisses et surtout dans nos villes a incité les fermiers à exploiter ces terrains avec plus de système. On y fait en grande partie du bois de chauffage, parfois des billots pour la scierie locale ou bien du bois de pulpe. L'exploitation des érablières pour la fabrication du sucre et du sirop d'érable aide beaucoup a donner de la valeur à ces lots. Aussi le prix des bonnes terres à bois augmente, et. clans nos vieilles paroisses, quelques-unes sont évaluées jusqu'à $50.00 l'arpent c'est-à-dire presqu'autant que les meilleurs sols agricoles.

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