XVI ^• OTITE
L'admiration qu'inspiroit la conduite de madame Scarron, parvint à la reine mère, qui, touchée du malheur et de la vertu d'une fille de condition réduite à une aussi grande pauvreté, continua en sa faveur la pension qu'elle faisoit au mari en qualité de son malade. Elle n'étolt que de i5oo livres; la reine la porta à deux mille \ Madame Scarron écrivoit à cette occasion à la maréchale d'Albret : « J'ai « bien prorais à Dieu de donner aux pau- « vres le quart de ma pension ; ces cinq « cents livres de plus que n'avoitM. Scar-
da roi , madame Scarron eut tant insisté sur la bonne gTv-ice du marquis ? « Je cherchois, dit-elle, o M. de Tillarceanx , mais ii avoit an cheval si « fougueux qu'il étoit à vingt pas de moi devant « que je le reconnusse. lime parut fort Lieu ; il « étoit des moins magnifiques, mais des plus ga- « lammeut vêtus : de plus , il avoit un beati che- « val qu'il manioit bien ; sa tête brune paroissoit « fort aussi, et on se récria sur lui quand il passa.» ( Lettre à madame de Villarceaux , du 27 août 1660, rétablie d'après les manuscrits de mademoiselle d'Aumale. )
' Mémoires Anecdotes de Segrais , p. 148.