‹ Conversations sur la philosophie naturelleChapitre 35 sur 54 · DE L’AIRE · texte numérisé non relu

DE L’AIRE

Mad. B.

C’est en montrant la pesanteur de l’atmosphère. Be baromètre est un instrument extrêmement simple dans sa construction ; pour que vous puissiez le comprendre , je vous montrerai comment on le fait. Je remplis d’abord de mercure un tube de verre, AB ( fig. 5, pl. XL v ), de la longueur d’environ trois pieds , et ouvert seulement à un bout* puis bouchant du doigt le bout ouvert 9 je le plonge dans une cuvette* C* qui contient un peu de mercure.

Emilie.

Je remarque qu’une partie du mercure* qui etoit dans le tube, tombe dans la cuvette ; mais comment ne s’y précipitet- il pas tout; car il est contraire à la loi d’équilibre des fluides , que le mercure dans le tube ne descende pas au même niveau que celui de la cuvette ?

Le mercure qui est tombé du tube dans la cuvette ? a laissé un espace vide dans la

partie supérieure du tube , auquel 1 air est inaccessible; cet espace est par conséquent un ti de parfait ; et le mercure dans le tube est soustrait à la pression de l’atmosphère, tandis que celui de la cuvette y reste expose'.

Caroline.

Oh , je comprends à présent; la pression de l’air sur le mercure de la cuvette le force à monter dans le tube où il n’éprouve point de pression.

Emilie.

Ou plutôt cette pression supporte le mercure dans le tube et l’empêche de tomber*

Mad. B.

Cela revient au même ; car la force , qui peut supporter le mercure dans le vide, ly feroit aussi monter quand on lui présentèrent un tube vidé d’air.

Ainsi, vous voyez que l’équilibre du mercure n’est qu’un cas particulier de l’équilibre général des fluides.

Page 1