Coprogène ou procédé de Bommer pour fabriquer toutes sortes d'engrais surtout les engrais végétal et minéral [microforme]
La méthode que nous offrons aujourd'h"i, est le fruit d'expériences pratiques et de nombreuses observations. Il ne s'agit pas d’une théorie, fondée sur des probabilités plus ou moins spécieuses, mais de règles, déterminées à la suite d'uneétude judicieuse des faits.
C'est notre conviction, chacun retirera sa quote-part des enseignements de ce petit livre. Notre prétention ue va pas jusqu'à vouloir opérer une révolution complète dans le système de l'aménagement des engrais, mais nous avons raison de compter sur des résultats très-satisfaisants. Les leçons données plus loin n’auraient-elles pour effet, que de faire comprendre à un grand nombre, la nécessité de la préparation des engrais, et le rôle que jouent l’air et l'eau dans la nourriture des plantes, notre but serait atteint et nous serions pleinement récompensé de notre travail.
Tout le monde le sait, la rareté des engrais est la cause des plus grands maux dont souffre notre agriculture. Règle générale, les cultivateurs n’appliquent à leur terre ruinée que le fumier de leurs bestiaux. Pour des fermes aussi étendues que le sont presque toutes les fermes en cette province, c’est bien peu, trop peu, même en suppo sant que cette faible quantité d'engrais soit préparée avec 2rand soin et enfouie dans les meilleures conditions. ce qui est très-rare.
li n'entre pas dans le cadre de cet ouvrage d'expliquer les causes de l'excessive lenteur du progrès, dans l’art de fertiliser la terre. Qu'il nous suffise de dire que les agrono | nes, anciens et modernes, n’ont pas découvert de systéme 2: qui pût répondre à tous les besoins. Les chimistes, de leur “ôté, n'ont été guère plus heureux.
M. Jouffret, agriculteur du sud de la France, a eu le premier, l’idée de la méthode qui va suivre ; mais son procédé était loin d'être parfait. Il a faliu l'améliorer considérablement pour en faire bénéficier l'agriculture. M. Bommer, agronome distingué des Etats-Unis, s'est chargé de cette tâche, Comme on pourra en juger, le succès a cou- li ronné ses efforts.
= Aux cultivateurs canadiens d'adopter le nouveau syseme, ou au moins d'en faire l'essai. Il est temps d’en finir avec cette vieille coutume de tout laisser faire au hasard ; li phisque des hommes d'expérience nous enseignent aujour- Îl
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d'hui, les moyens de faire un grand pas dans la voie des améliorations agricoles, pourquoi ne profiterions-nous pas de ces conseils ?
Cette méthode se divise en sections et se subdivise en articles. Elle comprend deux parties. Dans la première, se trouve une courte explication du procédé ; dans la seconde. il y a, sous forme de dialogue, des développements analytitiques très-complets.
Nous recommandons à tous ceux qui voudraient suivre les avis qui y sont donnés, de lire tout l'ouvrage, avant de commencer leurs opérations. De la sorte, on pourra s guider d’une manière plus certaine.
— mm D Dherve—
XVERTISSEMENTS.
L'éditeur a entrepris la publication de cette brochure, surtout pour le bénéfice des cultivateurs canadiens-français du Dominion. La méthode de Bommer est basée sur des expériences faites aux Etats-Unis, dans l’état de New-York. Mais, à part quelques légères différences-d’ailleurs très-faciles à Éabgen Mes Le ont trait au climat et à la culture de certaines plantes, le nouveau système peut s'adapter parfaitement à notre territoire.
Le nom de Coprogène, donné au procédé, lui convient très-bien. En effet, c’est un véritable générateur d'engrais. un puissant producteur qui peut fournir à volonté les éléments fertilisateurs les plus variés, comme les plus appropriés aux besoins d’une terre.
La traduction de l’anglais n’est pas absolument littérale, mais la pensée de l’auteur est rendue le plus fidèlement possible.
On trouvera à la fin du livre, des gravures qui aideront beaucoup à comprendre le texte.
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