‹ Coquilles terrestres et fluviatiles recueilliesChapitre 3 sur 58 · CORFOU · texte numérisé non relu

CORFOU

4. Helix Olivieri Fer. — Tabl. syst. 47, No. 255. var. parumcincta Parr.

J’emploie ce nom dans le sens que M. Mencke (Syn. 1830. p. 21) et après lui la plupart des auteurs allemands ont adopté. Il est naturel d'admettre que M. de Férussac ait de préférence donné un nom particulier à celle des formes du groupe de VA. carthusiana Müll. (carthusianella Drap), qui en différait le plus sensiblement.

La vraie carthusiana Müll. s'étend à travers toute la zône moyenne de l'Europe, jusqu'en Russie, à l’exception des hautes chaînes et de leurs pentes septentrionales. Dans tout ce trajet ses caractères ne varient que peu; mais à partir de l'Italie moyenne, de la Dalmatie, de l'Asie mineure, du Caucase, le type se diversifie.et produit plusieurs espèces, dont les rapports mutuels ne sont qu'imparfaitement connus. Tantôt elles paraissent coexister sur le même point sans transition, tantôt s’exclure l'une l’autre comme des variétés locales, tantôt enfin se méler, au dire des observateurs, par gradations insensibles, comme le feraient de simples déviations individuelles. (Phil. Enum. 1. p. 132).

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Les deux espèces les plus dominantes sont l’H. Olvieri Fer. et l'H. syriaca Ehrbg.. La première est plus globuleuse, présente une ouverture arrondie, un bord basal concave s'insérant verticalement, une surface à la loupe irrégulièrement cicatrisée; la seconde reste plus déprimée et en cela plus voisine de l'A. carthusiana, son ouverture est transversale et munie d'un bord basal presque droit, s'insérant dans un sens latéral; enfin la surface est plus finement et plus également martelée. Toutes deux diffèrent de l'espèce typique du groupe par un ombilic presque ou entierement clos. En allant de l'Italie vers le Midi et l'Est, ces deux espèces, souvent séparées, souvent réunies, développent différentes variétés.

Pour FA. Olivieri ce sont surtout les suivantes:

a) var. dilucida Ziegl. — (Rossm. No. 565).

mince, diaphane, assez lisse, uniforme, cornée-clair; perforation souvent un peu visible; bord basal moins recourbé.

Environs de Naples (Escher), la Calabre (Philippi Enum. N. 105), la Sicile (Escher. Schwerzenb..

b) var. parumcincta Parr.

plus solide; deux bandes blanchâtres, lavées, l’une bordant la suture, l'autre la circonférence des tours; perforation entièrement fermée; bord basal concave; inégalités de la surface plus marquées.

Calabre (Phil. Enum.); Sicile, où elle a reçue les noms de A. bizona Mühlf, ornata Jan. (Bossm. Icon. No. 365), bicincta Benoît (Parr. in sched.); la Dalmatie (parumcincta Parr. in sched.); Corfou (Bellardi); la Grèce (Parr. in sched.)

c) var. ocellata Parr.

- Plus forte encore, souvent plus grande; laiteuse, presque opaque, à lexception d'une ou deux minces

Se. QE

zônes et quelques taches cornées-foncé; inégalités de la surface distinctes et serrées. | |

Constantinople (Roth, Diss. 14. — Schwerzenb.); Asie mineure, (Parr. in sched.)

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