‹ Coquilles terrestres et fluviatiles recueilliesChapitre 31 sur 58 · Helix pisana Maüll · texte numérisé non relu

Helix pisana Maüll

Recueillie près du-Lazaret de Larnaca.

La forme ordinaire, test et peristome colorés en blanc.

. Helix eretica Fer.

Var. littoralis Nss.

T. minor, subius paulo convexior, minus distincte striala, griseo—-variegata.

Cette forme, fréquente sur le littoral de l'ile, ne

diffère que par les faibles particularités indiquées des échantillons de Syra et de Rbodes. Probablement l'H. cretica présentera-t-elle, lorsqu'on en connaîtra mieux la répartition, des variations aussi nombreuses que l’H. variabilis, qu’elle paraît remplacer dans la plupart des contrées du Levant. Cette dernière se retrouve cependant en Arménie, d’où M Huet la rapportée d’Ispir. . Helix cyparissias Parr. — Pfeiff, Mon. f. 171.

Trouvée en quelques exemplaires dans les alluvions du fleuve près Sirianocori. |

Cette petite espèce, peu apparente, rentre dans Île groupe de l'A. candidula Stud. et pourrait bien n’en être qu'une variété; du moins l'affinité avec l'ÆH. apicina Lam., énoncée par M. Pfeiffer, nous paraît, quant à la forme, moins marquée. ÉElle ne diffère de l'Æ candidula que par ses petites dimensions (6 millim. auplus), ses stries plus marquées, sa $pire un peu plus conique, sa coloration en taches plutôt qu'en bandes. Les variations, que subit l'A. candidula vers le Midi et l'Orient mériteraient d'être constatées avec soin.

S. Helix Liebetrutti Alb. — Zeitschrift 1852. 124.

Chemn. T. 101. f. 6—8.

Du même endroit que l'espèce précédente.

Cette curieuse espèce, rapportée pour la première fois par M. Lichetrutt, semble tout-à-fait particulière à l'ile de Cypre. Sa spire, aussi élevée que dans lH. Caroni Desh., est formée de tours rudement costulés et insolitement convexes; la base nest point applatie et devient lisse vers l’ombilic qui se réduit à un point. L'espèce la plus voisine nous parait être l'A. agnata ‘Ziegl. de l’île de Lesina en Dalmatie, laquelle dans lIcon. de M. Rossmaessler se trouve figurée No. 348 comme H. conica var. sulculata Jan. et reléguée dans la Mon. de M: Pfeiffer

(Mon. 1. 161) parmi les variétés de l'H. pyramidata, — deux rapprochements qui sont également inadmissibles , si réellement l'A. agnata se trouve accompagnée, mais

sans transition, des deux autres espèces.

9. Helix Bellardii Mss. hi T. obtecte umbilicata, globoso-depressa, solidiuscula, : laeviuscula, vix striatula, fusculo-grisea vel albescens, zonis à fuscis fulguratim albo interruptis ornata; anfr. 41/2, usque ad summum obtusum convexi, sutura subimpressa, ultimus antice valde deflexus, subteres; apertura obliqua, rotundata; perist. late expansum, plane labiatum, album; marginibus conniventibus, callo crasso junctis, columel-

lari umbilicum modicum semitegente.

Diam. maj. 33, min. 24, alht. 20 millim.

Apert. diam. maj. 19, main. 17 millim.

Sur les rochers calcaires entre Cérines et Nicosie.

| Pour justifier l'établissement de cette espèce il faut | jeter un coup-d'oeil sur tout le groupe auquel elle ap- | partient. Dans ce groupe, comme dans plusieurs autres, | chaque auteur s’est appliqué à classer les formes qu'il avait | à sa disposition sous les différents noms antérieurement | proposés, en négligeant quelques-uns des caractères in- | diqués dans les descriptions ou les figures. Il en est résulté un chaos qu'on ne saurait débrouiller qu’en suivant la distribution géographique et en adoptant un plus \ grand nombre de formes, que celui qu'on admet ordi- | nairement. Pour le moment il n’est guère possible de

| réduire ce nombre sans user d’arbitraire.

En négligeant les espèces qui appartiennent au coniinent européen (les Æ. Codringtoni et navariensis Gray., Ferrusaci Jan., Chelmea Boiss.), je crois devoir distinguer

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les formes suivantes, auxquelles j'ajoute de suite la patrie pour faire ressortir leurs relations géographiques. 1) H. diulfensis Dub. (inédite).

Diulfa (Dubois), Ordubat (Parreyss).

- 2) H. quttata Oliv. (nec Rossm., Pfeiff.,: Charp.). Orfa en Mésopotamie (Olivier. Ferussac).

3) H. Bellardiü Mss.

L'ile de Cypre (Bellardi).

k) H. caesareana Parr. (gutltata auct.).

Saida (Bellardi), Caesarea (Liebetrutt), Banias (Boissier). 5) H. spiriplana Oliv.

a. typica. — Creta (Olivier), Rhodes (Bellardi). b. var. hierosolyma Boiss. -— Jérusalem (Boissier, Liebetrutt). | Les H. caesareana et spiriplana sont nettement tranchées des trois autres par un caractère facile à saisir, savoir la présence dans les premiers tours, quelquefois méme jusqu'au dernier, d’une carène très prononcée, souvent marginée, Ce qui rend ces tours,- vus par en haut, entièrement plats. Les 3 autres espèces n'ont pas la moindre trace decarène, leurs premiers tours sont convexes comme les derniers et la suture est régulièrement enfoncée. | Qu'on examine maintenant la figure de M. Olivier (T. 31. f. 8) et celle de M. de Ferussac (T. 38. f. 2), qui représentent évidemment la même coquille, et l’on se convainera que la vraie guttata Oliv. a des tours convexes jusqu'au sommet. Ainsi la coquille du Liban, que la plupart des auteurs ont prise pour la guttata, que M. de Charpentier surtout a distinguée de l'A. spiriplana (Zeiïtschr. 1847. 135), ne doit plus porter ce nom, comme au reste la patrie différente pouvait le faire pressentir. Nous lui laissons le nom de caesareana que M.

DRE heu

Parreyss lui a donné. L’Æ. caesareana et V'H. spiriplana var. hierosolyma sont par leurs caractères et géographiquement les plus proches voisines. La première se distingue de la seconde par ses plus fortes dimensions, sa forme moins surbaissée, son dernier tour moins anguleux, ses bords moins rapprochés, l'absence d’un ombilic persistant, enfin le manque presque complet de fines granulations.

La vraie guttata Oliv. paraît fort rare; nous n'en connaissons qu'un exemplaire dans la collection de A. de Charpentier. Mais elle se place, d’après ses caractères, comme géographiquement, entre l'A. diulfensis Dub.*) du bassin de l’Araxe et l'H. Bellardü de Cypre. L’H. diulfensis est plus déprimée et plus fragile que la guttata, elle n’est que très faiblement maculée, presque blanche, assez lisse; elle a un bord mince peu labié, lombilic couvert d’une lame fragile et nulle callosité entre les bords.

L'H. Bellardu en diffère dans le sens opposé. Elle est la plus globuleuse du groupe, de la forme de PH. insolida Liegl., sa surface est presque lisse, à peine striée, quelquefois un peu vermiculée, cornée grisâtre ou blanchâtre, ornée de fascies très interrompues et incomplètes. La spire, composée de tours convexes, s’élève régulièrement vers un sommet assez obtus. La bouche, munie d’un péristome blanc très largement évasé, se rapproche d’une ellipse arrondie, qui se complète au moyen d’un callus, dans les vieux individus assez épais, qui réunit les deux bords fort rapprochés. Le bord co-

* Les espèces nouvelles recueillies dans les provinces caucasiennes par M. Dubois seront sans doute publiées par M. de Charpentier.

lumellaire à partir de son insertion s'étend en ligne courbe et non droite jusqu’à la base. L’ombilic est ordinairement recouvert ; il y a cependant une variété assez constante, provenant probablement d’une localité différente, dans laquelle il n’est pas caché sous la large expansion du bord.

Var. occlusa Miss.

T. subdepressa; anfractus superne juxta suturam

planiusculi; umbilicus major , partim modo intectus.

L'H. Bellardi rapelle à quelques égards VA. sarco-— stoma Webb. des Canaries, dont elle diffère cependant par la présence d’un ombilic (fermé ou recouvert) et la forme toute autre du bord basal.

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