‹ Coquilles terrestres et fluviatiles recueilliesChapitre 42 sur 58 · Bulimus labrosus Oliv. — Voy. T. 3. f · texte numérisé non relu

Bulimus labrosus Oliv. — Voy. T. 3. f

M. Bellardi a recueilli cette belle espèce, bien connue par la figure très reconnaissable qu’en a donné M. Olivier, sur les rochers du Liban. Tous les exemplaires, quoique très différents sous le rapport de la grandeur et de l’épaisseur, appartiennent à l'espèce typique ayant 61/2 tours et un sommet moins obtus. Il y en a parcontre qui atteignent et même surpassent les plus grands individus que j'aie vu du B. Jordani Charp. (Zeitschr. 1814.

Le AN

141}. Je ne puis décider, — ce qui pour ma part me paraît probable, — si ces deux formes, qui au fond ne différent que par le nombre des tours (le B. Jordani en a un de plus) et le sommet plus ou moins obtus, ne sont, comme le pense M. Pfeiffer (Mon. I. 65), que des variétés d’une seule espèce ou des espèces réellement distinctes. Les localités n'étant pas très distantes, on reconnaîtra avec le temps s'il y a passage entr'elles ou non.

. Bulimus sidoniensis Fer. — Tabl. syst. 60.

Sur les rochers au M. Liban.

Cette espèce, que M. Boissier avait également rapportée de Beirut (Zeitschr. 1847. 141), paraît assez répandue en Syrie. Elle se lie, d’un côté, par le contour et l’insertion des bords, ainsi que par la forme de la columelle, malgré les proportions différentes, au groupe du B. labrosus Oliv., de l’autre, par sa coquille cylindrique et allongée, aux espèces B. pullus Gray. (Prot. zool. Soc. 1834. 66) et insularis (Pupa), Ehrbg. (Symb. Pfr. Mon. EL. 307) que M. Pfeiffer réunit en une espèce (Mon. II. 403). Le B. sidoniensis avait d’abord été placé par ce même auteur, bien à tort, sous le nom de bulimoides Pfr. (Mon. IL. 308) dans le genre Pupa.

Les formes les plus voisines du B. sidoniensis sont d’abord le B. syriacus Pfr. (Mon. IL. 66), qui en est pour ainsi dire une forme gigantesque, à test coerulé et à bord développé; puis la petite espèce que M. Parreyss nomme B. turbatus, qui habite les côtes de la mer noire depuis l’Iméreth jusqu'à Sevastopol. (Cette dernière a l'ouverture plus petite et plus ronde, un péristome plutôt épaissi que réfléchi et une columelle sans plis apparent, — ce qui lie ce groupe avec les espèces de la Walachie et de la Transylvanie.

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