SCÈNE II
JOHNSON, Mistress BRADLEY, KRAIG, TOBY.
KRAIG, entrant en icène per le second plan à gauche et poussant Toby devant lui.
Pourquoi m’as-tu suivi, drôle? T'en avais-je donné l’ordre?
TOBY
Maître, je croyais...
KRAIG.
Silence... — Pardon, monsieur Johnson, (saluant mistress Bradiej.) Madame...
JOHNSON
Je vous attendais avec impatience, monsieur Kraig.
KRAIG.
Je n’ai pas perdu une minute ; mais ce n’est pas une petite affaire de conduire vingt à trente tâtes de ce bétail-là. (11 montre T..:.y J’ai pris ce qu’il y avait de mieux dans la plantation Gérard j je crois que vous en çerez satisfait; quant à celui-ci, je l’ai acheté pour moi. (Faisant plier le bras de Tobj.) 11 est encore assez robuste ; qu’en dites-vous?
JOHNSON
Vous coûte-t-il cher?
Non. Il paraît qu’il s’entend aux chevaux. J’en ferai l’essai ce soir même, car j’attends ma voiture, (a Tobj.) Dès qu’elle sera arrivée tu viendras me prévenir. Tu entends?
Oui, maître !
TOBY
KRAIG.
Val... et une autre fois ne t’avise pas de me suivre sans que je te le dise!
(Tobj baisse la tâte et sort par le second plan & gauche.)
MJSTRESS BRADLEY.
Je vous laisse à vos affaires, messieurs; je suis curieuse de voir l’heureux troupeau dont monsieur Kraig a bien voulu se faire le pasteur.
(Elle sort du même côté que Tobj.)